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(#) Mar 20 Mai 2014 - 21:34
Anoki Céleste Singh

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Rosebud Sur ton passeport, on pourrait trouver ce nom, officiellement c'était ton nom, mais personne ici, ne l'entendra. Bouton de rose ? Sérieusement ? Comme si tu allais laisser quiconque t'appeler comme ça. Non, ton nom à toi c'était Singh, le lion. सिंह c'était le nom que tous les Sikhs recevaient lors de leur baptême. Les autres femmes s'appelaient Kaur, princesse, mais toi, t'étais pas comme les autres. T'étais une Lionne, pas une Princesse. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Georgia-Elinor Deuxième partie de ton nom apparemment officiel. Rien que l'entendre, ça te donnait la nausée. Tu t’imaginais une famille de bourgeois anglais pur souche, avec un nom comme ça, t'aurais fini là. Prénoms d'un autre monde, mais pas du tien. Tes prénoms, tu les avais choisi. Anoki, Différente. Tu étais Différente. Pas comme les autres. Trop blanche, trop blonde, mais pourtant pas assez occidentale, trop africaine, trop indienne. Qu'ils aillent se faire voir, t'étais différente, mais c'était mieux. Céleste, c'est comme ça qu'ils t'appelaient tous quand t'étais enfant. La seule béninoise aux cheveux couleur du soleil et aux yeux couleur du ciel qu'on se souvenait avoir vu. Céleste, petit ange blond déchu.C'était mieux avant ♆ Plus de 22 années que tu erres sans trouver ton foyer. Première Bouffée d'air ♆ Dès la naissance, t'as eu ton univers parallèle, ton monde qui n'existe que par moment. T'étais née à Sheffield, et t'aurais pu vivre dans la bonne famille bourgeoise que tu détesterais, mais ça tu le savais pas. Parce que Papa c'était enfui avec toi dans ses bras. T'étais persuadée d'être née à Cotonou, d'être au moins une vraie béninoise par la naissance, mais même ça, tu l'étais pas.Papa et Maman ♆ Ton père, parfois il te disait qu'il vécu en Angleterre, il y a longtemps, qu'il pleuvait, qu'il faisait gris et qu'on était bien mieux ici. Alors tu supposais qu'il était anglais, et que c'était de là, que venait le nom sur le passeport. T'avais pas de mère, jamais eu, en aura jamais. T'en voulais pas, n'en avais pas besoin. Pas de génétrice, rien, t'avais ton père, point.Dans mon lit ♆ Dans toutes les religions qu'on t'avait fait rentrer dans le crâne, le seul truc sur lesquels ils s'accordaient c'était le caractère sacré du mariage. Ca avait fini par rentrer en partie, mais tu te souvenais plus de tout. Il fallait être mariée, tu l'étais. Il semblerait juste que t'ais oublié la partie sur la fidélité, mais ça devait être un détail. Le mariage n'était pas une solution à la solitude, mais l'infidélité, si. Alors, ton lit était rarement vide. On t'avait aussi appris l'égalité. Pas de discriminations, chacun y avait sa place.  Degré de solitude ♆ Mauvaise épouse, certes, mais épouse quand même. Faudrait-il préciser que le mariage était arrangé ? Peut importe, Monsieur supporte mal le gaz. Bientôt, tu espérais, on pourrait corriger ton statut : Veuve serait plus approprié. Tant que l'héritage suivait.Tromper l'ennui ♆ Artiste de cirque depuis toujours. La contorsion, c'était un art, ton art. Mais si on regardait d'un peu plus près, on pouvait voir que tu offrais tes services de sorcière vaudou, à qui voudrait bien te payer. Faut croire que l'arnaque coule dans son sang, parce qu'après tout faut bien gagner sa vie. Tombé dans le trou à rat ♆ Quelques mois tout au plus. Le temps pour ton cher mari, d'agoniser tranquillement pendant que tu découvrais ta nouvelle demeure. Il semblerait que le voyage de noce dure un peu plus que prévu. La nouvelle famille ♆ errant


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Cécile   Pseudo pas beau ♆ Un jour je m'en trouverais un. Nombre d'hivers endurés ♆ 16 encore pour une semaine.(EDIT : J'ai 17 ans, youhou   )Pierre précieuse préférée ♆ J'en sais toujours rien, j'avais dit Opale j'crois, c'est bien ça. Compagnie de voyage ♆ Dédoublement de personnalité    Mot doux ♆ J'vous aime putain pervDegré d'addiction ♆ Aussi souvent que possible. Y a le bac tout ça, mais on va faire style que non  Laughing  Sésame ouvres-toi ♆ OK PAR ANATOL Tête de cochon ♆ Josephine Skriver Remerciements ♆ Avatar d'Angel Dust Mot d'amour en plus ♆ On verra si vous l'méritez  perv EDIT : J'suis membre du mois, faut croire que vous savez acheter mon amour   Vous êtes des putains de licornes parfaites va  perv 
Avec l'amour maternel, la vie nous a fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. ▲ Romain Gary
C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière.

J'ai tout essayé.

J'ai tout tenté.

J'ai tout raté.

Elle a fini par devenir comme sa mère. J'ai pas pu l'en empêcher. Faut croire que la mauvaise herbe, ça revient toujours, quoiqu'il arrive. J'aurais dû deviner quand j'ai remarqué ses aptitudes à la contorsion. Mais je lui ai laissé une chance. J'avais été trop tendre. Beaucoup trop tendre. Ils avaient eu le temps de planter en elle des idées stupides. Elle avait été trop naïve cet enfant. J'avais pensé  qu'imposer mon autorité pourrait la faire rentrer dans le rang. Le temps d'un instant, j'avais sincérement pensé que j'avais réussi. L'Inde avait un effet bénéfique sur elle. Elle était plus coopérative. Mais elle avait commencé à grandir. Physiquement, la ressemblance était frappante. Chaque jour, elle me rappelait un peu sa génétrice. Tant pis pour elle. Elle n'avait qu'à pas lui ressembler. Elle n'avait qu'à pas réveiller ma haine. J'avais vraiment essayé de ne pas y penser, de lui donner sa chance. Elle n'avait jamais su la mériter. Elle se croyait Béninoise. Elle refusait son nom. Oh, elle devait se sentir très libre comme ça. Elle ne savait rien. Elle pensait savoir. Mais elle ne savait rien. Elle avait failli faire rater ton plus beau plan. Le plus abouti. Elle n'avait qu'une mission. Se faire passer pour une jeune anglais de bonne famille, amoureuse éperdue de son oriental fiancé. J'avais pensé que ça, au moins, ça serait dans ses capacités. Mais apparement, même ça, elle avait du mal. Oh, oui, mademoiselle ne pensait pas aux heures de négociations que j'avais passé à négocier ce mariage et à réparer ses erreurs.

Mais bientôt, mon plan allait aboutir. Bientôt, elle serait mariée. J'osais espérer qu'après, elle aurait compris. C'était sa faute après tout. Je lui avais toujours dit que les femmes étaient néfaste. Elle en était devenue une quand même. Elle était devenue comme sa mère. Je faisais confiance à son mari pour finir de me l'éduquer. Demain, elle se marierait. Après-demain, elle partait en voyage de noce. J'avais peut être pas tout raté. Elle ne pouvait plus protester. Elle ne pouvait plus annuler. Elle n'était pas capable d'avoir trouvé un plan toute seule.

Je restais prudent. Cette enfant me tuerait un jour, tellement elle me décevait.



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(#) Mar 20 Mai 2014 - 21:34
Pretty lies and Ugly truth

l'étrange
Sao Poeira, Brésil. An 2014
Un sourire doux flottant sur tes lèvres, les yeux volontairement embués, montrant tout ton amour et ton affection, tu remettais en place, sans mouvement brusque, le coussin qui maintenant la tête de ton cher mari. Il faisait des progrès. Chaque jour, il se rapprochait inexorablement de l'état de légume. Tu recommençais à avoir un peu d'espoir. Si votre arrivée à Sao Poeira avait semblé annoncer l'excellente nouvelle de sa disparition prochaine, ton cher époux tentait toujours de s'accrocher à la vie. Cela continuait de t'étonner, comme cet homme apathique et mou pouvait se découvrir des trésors de volonté quand arrivait le moment de refuser la fin. Le gaz, parasite des ténèbres, s'insinuait partout, et apparemment, certains ne semblaient pas le supporter. Tu sentais que Papa Legba avait posé sa marque sur cette ville, comme abandonnée par la lumière, et que pour célébrer ton arrivée, tu avais reçu un cadeau. Cadeau que tu entendais bien utiliser. Tu étais une bokor, une sorcière vaudoue, tu avais le don, tu étais connectée aux Iwas. Tu avais souffert en silence depuis toujours. Mais c'était fini. Tu étais Céleste, l'ange déchue qui prenait sa revanche. Il était là, impuissant, agonisant. Sans savoir, que c'était toi, sa tendre épouse qui lui fournissait ses plus grandes douleurs.
« Comment ça va aujourd'hui mon trésor ? »
Un grand sourire recouvrait maintenant ton visage. Jouer à la bonne épouse, t'amusais beaucoup. Penser que bientôt, tu serais veuve, te réjouissais encore plus. Tu te sentais chez toi ici. Tu n'étais pas faîte pour les grands hôtels, les belles maisons, le luxe, l'argent. C'était bon pour les crevures d'occidentaux qui exploitaient les autres afin d'accumuler les richesses et d'acquérir ce pouvoir dont ils étaient tant avides. Oh oui, ils se pensaient supérieurs avec leurs technologies débilitantes et leurs études réputées, mais toi, tu étais vraie. La crasse, la poussière, les vieilles maisons décrépies, c'était là, où tu te sentais bien. Tu détestais encore plus les gens qui cherchaient à devenir des occidentaux, qui les idolâtraient. Comme ton mari. Sa souffrance n'était pas suffisante. C'était pour ça que tu étais là. Tu pouvais le punir. Tu devais le punir. Il était sikh. Mais il n'avait pas encore compris le premier des prétextes. L'égalité. Même ton pouvoir respectait ta deuxième religion. Tu les faisais souffrir. Et tu souffrais. Mais la douleur ne te faisait plus peur. C'était ta vieille amie, tu l'avais apprivoisée. Et ressentir t'apporter un avantage, tu pouvais faire souffrir comme tu le voulais, tu savais ce qu'ils ressentaient, tu savais que tu avais réussi.
« Tu as l'air en forme aujourd'hui. Ne bouge pas, je reviens »
C'est vrai qu'il avait l'air en forme, trop en forme à ton goût d'ailleurs. C'était l'heure de sa thérapie, c'était l'heure de ton entraînement. En soulevant une latte du plancher, tu récupérais une petite boîte en bois, joliment décorée. A l'intérieur, des dizaines de poupées en chiffons. La couture n'avait jamais été ton fort, et certaines étaient plutôt hideuses. Mais ce n'était pas ça que tu cherchais. Pour lui, pas de poupée. Tu préférais le faire toi même, il méritait un minimum d'intimité quand même. Tu repoussais aussi ton petit poignard recourbé, signe de ton appartenance à la communauté sikhs, tu ne t'en servais jamais directement sur ta peau. Tu avais une façon toute particulière de t'occuper de lui. Tu récupérais juste un petit fétiche de Shango. Tu aimais toujours avoir Shango à tes côtés quand tu utilisais ton pouvoir.
Tu t'allongeais à plat ventre, tout doucement. Tu respirais plus lentement et te concentrais. Cela faisait bien longtemps que tu ne t'entraînais plus tous les soirs. Heureusement, tu n'avais pas tout perdu. Sans te presser, tu te cambrais jusqu'à ce que ta tête atteigne le niveau de tes jambes. Tu savais qu'il devait avoir l'impression qu'on allait lui briser la colonne, que ses vertèbres allaient se disloquer une à une. Rien de tout ça ne lui arriverait. Seulement la douleur, sourde et pénétrante. Ta concentration était telle que tu ne souriais pas, seul tes yeux le pouvais encore. Lentement, tu attrapais tes jambes et les ramenais sur ta poitrine. Tu fermais les yeux et tenait la position, continuant de respirer à intervalle régulier pour maîtriser la douleur. Dans la pièce à côté, tu l'entendais, il essayait de bouger un peu pour trouver une position dans laquelle il n'aurait plus mal, poussait des petits gémissements, qui, pensait-il, évacuerait mieux la douleur. Mais il n'y avait pas d'échappatoire. Tu lâchais tes jambes, et redressait ton buste. Serait-ce des sanglots que tu entendais ? Tu te relevais, te recoiffais, et rangeait tes affaires. C'était tout pour aujourd'hui, tu étais de bonne humeur.
« Encore les douleurs qui reviennent ? Ne bouge surtout pas chéri, je viens t'aider. »
(c) MORIARTY


São Poeira
Fortaleza, Brésil. An 2014

Les tambours résonnent en rythme dans la nuit.

Boum. Les vibrations emplissent ton corps. Tes yeux se ferment. Ta fine robe blanche commence à tournoyer comme celle des autres femmes. Elle traîne et se soulève alors que la danse commence. Boum. Le sang coule.  Calme. Insensible à l'agitation de la cérémonie. Il fallait appeler Papa Legba pour qu'il ouvre le passage à tous les autres. Boum. Le brasier est allumé. Les coups deviennent de plus en plus rapides, de plus en plus puissants, repris par les chants envoûtants. Et tu tournes, tournes, tournes. Boum. Tout devient flou. Le sang du sacrifice, le feu, les offrandes. Tu ne vois plus rien que le ciel au dessus de toi. Le ciel qui danse avec toi. La musique rentre dans ta tête et te montre. Boum. Les Autres ne sont plus. Boum. Papa Legba va arriver. Tu le sens. Boum. Papa Legba aime la colère. Et tu es en colère. Ta haine est la seule chose que tu laisses dépasser de ta conscience. Boum.  Le reste n'est que tourbillon et percussion. Boum. Un voile se pose. Boum. Tu ne sais plus trop. Boum. L'obscurité arrive. Boum. Tu n'as plus à savoir. Boum. Le monde est fluide. Boum. Tu tournes et tu souris. Boum. Papa Legba sait pour toi.

Boum.

Il est là.

Boum.

Il a compris. Tout. Toi. Le Brésil. Et il a la solution.

Boum.

Le ciel est beau ce soir. Papa Legba aussi le trouve beau.

Boum.

Tu tournes de plus en plus lentement. Le monde revient par étape.
Mais avant de s'effacer, Papa Legba sussure deux petits mots à ton oreil. C'est ton seul espoir. Il est le dieu des barrières. Il va ouvrir les tiennes. Tu peux être libre. Tu peux te venger.

Boum.

Ton esprit revient. Mais ton corps lâche. Ce n'est pas grave. Il fait beau ce soir. Tu n'es pas seule. On dirait le Bénin. Une larme coule le long de ta joue. Mais tu as une excuse. Tu vois la liberté au bout du tunnel.

Sao Poeira. C'est ça, qu'il avait dit Papa Legba.
(c) MORIARTY

La femme a une puissance singulière qui se compose de la réalité de la force et de l’apparence de la faiblesse▲ Victor Hugo
We don't own our heavens now. We only own our hell.


Cotonou, Bénin. An 2000


Tu enlevais tes chaussures, discrètement, sans faire de bruit, sans te faire remarque. Tu posais tes cahiers sur la petite table en bois et enlevais ton petit uniforme kaki. Dès que tu avais passé la porte, la petite boule avait retrouvée sa place dans ton ventre. T'avais l'habitude. Tous les jours, c'était le rituel. Tu enlevais tes affaires de l'école, tu quittais l'école, pour l'autre lieu. La maison. Toute la journée, tu étais entourée par les autres, le bruit, la vie. Puis en rentrant, tu t'adaptais. La boule revenait, comme une vieille amie.

« Tu t'es entraînée en rentrant de l'école ? »

La voix résonnait depuis le salon. Tu étais bien rentrée, pas de doutes. Tu baissais les yeux. Il savait que non. Il savait toujours. Ce n'était qu'une question de secondes avant qu'il s'énerve. Il avait raison de toute façon. Il te répétait tout le temps, que c'était un don, et que tu n'avais pas le droit de le gâcher. Et il le disait pas pour rien. La contorsion, c'était ton art, que tu le veuilles ou non. T'étais sa fille, c'était forcément pour ton bien. Vous étiez tous les deux. Y avait personne d'autres, t'avais que lui, il avait que toi. Mais si tu ne t'entraînais pas tous les jours, tu ne pourrais plus continuer. Parce que ton corps il dirait non, stop. Et ça, il ne le permettrait pas. Le spectacle, c'était toi. Ca tournait autour de toi. Sans toi, plus de représentation. Tu attirais l'attention sur toi avec tes figures. Les gens oubliaient de se rendre compte que c'était trop tard, qu'ils étaient attrapés et que Papa allait pouvoir leur prendre leur argent. Grâce à toi. A cause de toi. Y avait pas de tradition du cirque ici, évidemment que non. Mais ton papa, lui, il savait parler aux gens, et les convaincre. Les convaincre qu'ils devaient venir vous voir, qu'ils rateraient quelques chose. Il fallait que le spectacle soit à la hauteur de ce que Papa leurs promettaient. Alors tous les soirs, tu devais t'entraînais, pour te rapprocher la perfection qu'il voulait que tu atteignes. Tous les soirs, il te rappelais à quel point tu en étais loin. Mais pourtant, ce soir, tu n'avais pas envie de t'entraîner, parce que tu pensais trop. Depuis quelques temps, il y avait une petite idée qui se frayait régulièrement le chemin jusque dans tes pensées. Depuis qu'en classe, vous ayiez fait de l'Histoire. T'aimais pas trop ça, l'Histoire, c'était que des trucs trop vieux, que tu connaissais pas. Mais là, vous aviez parlé de l'esclavage. Évidemment, que tu connaissais l'esclavage. Le maître avait expliqué que les bateaux ils partaient de Ouidah. Ouidah, c'était juste à côté. Peut être même que vous iriez il avait dit. Les bateaux, ils traversaient la mer, jusqu'en Amérique. Et avec eux, les esclaves, ils avaient amenés le seul truc qu'ils avaient pu prendre, leur culture, leurs Vodouns. Même que les autres, ils s'étaient moqués de toi, parce que toi, tu connaissais pas trop le vaudou. Papa, il t'en parlait jamais. Il venait pas d'ici lui, c'était pour ça. Alors, les autres, ils t'avaient expliqués. Puis, tu t'étais rendue compte, qu'ils avaient raison. Que les lwas,  bah ils avaient étaient créés comme lien avec le Mawu, l'inaccessible. C'était logique, parce que bah tu sentais bien que les choses, elles existaient pour une raison. Alors, à l'école, ils voulaient que tu viennes à une cérémonie, pour que tu vois, que tu comprennes. Parce que tu devais connaître, comme ça tu pourrais faire tes offrandes aux fétiches comme il fallait. Mais tu savais pas trop si tu pourrais y aller. Tu voulais y aller. Juste pour ce soir, juste pour apprendre. Tu t'entraînerais encore plus demain. Et tu ferais de ton mieux ce week-end, pendant le spectacle.  Tu ferais comme si c'était facile. C'était ça le truc, plus c'était technique, plus il fallait sourire. On s'en moquait de tes entraînements, quand ça faisait mal. C'était pas ça qui donnait envie. Tu devais leur amener de la magie, pas leur transmettre ta douleur. S'il fallait, tu amènerais les gens de l'école pour avoir plus de spectateurs. Peut être que Papa, il voudrait bien si tu promettais que beaucoup de gens seraient là. Tu voulais jamais qu'ils viennent. Ils te demandaient à chaque fois, ils avaient entendu parler du cirque. Ils comprenaient pas pourquoi ils avaient pas le droit. Eux, tu voulais pas, parce que c'était méchant de leur prendre leur argent. C'était chez toi ici, c'était ton pays, c'était tes amis. Quand t'étais petite, tu comprenais pas trop, alors tu faisais juste les numéros et puis tu souriais tout grand, comme papa il te disait. Puis, maintenant, il avait que t'étais grande, qu'il fallait t'expliquer. Que le cirque, c'était qu'un moyen de se rapprocher des gens, pour après, lancer les arnaques comme il disait. Mais qu'il fallait que tout soit parfait, que tout soit précis, pour que personne se rende compte de rien. Et c'était ton rôle. Il était très important ton rôle. Alors, tu savais qu'il allait pas être content. Parce que tu le trahissais. T'étais faible. T'étais pas digne.

« Pas encore. Un petit peu quand même. J'avais quelques devoirs. Mais, je... peux te demander quelque chose ? Juste un petit truc. Pas grand chose. Trois fois rien...
- Georgia. Je t'ai déjà répété des millions de fois, que tes devoirs, ça passe après l'entraînement. Comme si l'enseignement valait quelque chose ici. Et comme si on avait besoin que tu fasses des études ou quoi que ce soit. Va t'échauffer. Maintenant. Tu cherches quoi ? Tu veux qu'on arrête les représentations ? Et tu ferais quoi quand aura plus d'argent ? Bah oui, mademoiselle, si t'es assez grande pour décider par toi même, t'es assez grande pour qu'on parle d'argent. Tu crois que c'est gratuit d'avoir l'eau courante ? Les autres à l'école, ils en ont peut être ? T'es au courant que t'es privilégiée ? Moi, je fais ça pour toi. Pour que tu sois heureuse. Si tu t'en moques et que tu veux vivre dans la misère, c'est ton problème. Je me tue pour ton bonheur. Et toi, tu t'entraînes même pas en retour. Je te demande pas grand chose. Et tu crois que je vais être d'humeur à accepter quoi que ce soit ? »

T'aimais pas Georgia, c'était pas ton nom, c'était pas toi. Tu faisais toujours un peu la grimace quand il disait ça. Mais il avait raison. Tu savais que t'avais de la chance. Beaucoup de chance. Plus que les autres. Pourtant, c'était pas juste.

« Pardon. Je suis désolée. Je vais le faire, promis. Mais c'était juste un tout petit truc. C'est juste que, je devais aller quelque part. Même qu'ils viennent me chercher et tout. Normalement, tout le monde peut pas y aller à cette cérémonie, ils ont dit que j'avais beaucoup de chance. Tu savais toi, que Shango, bah c'était le Vaudoun du Tonnerre ? »

Là, papa il avait commencé à rire. C'était pas souvent qu'il riait. Il était beau son rire. Il faisait plaisir. Donc, tu t'étais dis que c'était plutôt bon signe. T'étais quand même soulagée, parce que t'avais eu peur qu'il dise non. Alors que c'était vachement important pour toi. Parce que tu pouvais pas être une vraie béninoise tant que t'avais pas vu de cérémonie vaudou. Et que toi, t'étais une vraie béninoise, une vraie de vraie. Papa, il parlait même pas fongbe, alors c'était toi qui traduisait. Le français, il disait qu'il arrivait, mais en fait pas trop, donc tu l'aidais un peu parce que la plupart des gens parlaient pas anglais. Mais ton Papa, il devait comprendre que c'était pas n'importe quoi. C'était ton Papa, il savait tout.

« Tu comptais vraiment ne pas t'entraîner pour aller à une de ces cérémonies de tarés ? Crois moi, t'as pas besoin de voir ça, je peux te résumer. T'auras des tarés qui vont prier une pauvre statue en pierre, ils vont faire un sacrifice, y aura du sang partout, ils vont danser, si on peut appeler ça danser, rentrer en transe, et voilà. Tu n'iras pas. Point. Va t'entraîner maintenant, on a déjà assez perdu de temps. »

Tu serrais les dents. Parce que tu savais que tu pouvais pas pleurer. Papa, il disait que c'était que les faibles et les femmes qui pleuraient. Et puis, bah t'avais pas le droit d'être faible. En général, quand il avait bu, il rajoutait qu'il devrait t'interdire de devenir une femme, parce que les femmes c'était des connasses. Et que c'était pour ça, que t'avais de la chance de l'avoir lui, et de pas avoir de mère. Les autres, ils croyaient que t'avais pas eu de mère, parce qu'elle était morte et que c'était triste. Mais c'était pas triste. Elle était pas morte, elle était pas partie. Ca, tu le savais, t'avais tout compris à ce que Papa t'avais expliqué. T'avais pas de mère, c'était comme ça, elle existait pas. Pour une fois, tu te disais qu'il avait pas trop raison. Parce qu'ils étaient pas tarés. C'est juste que Papa, il croyait pas, parce qu'on lui avait jamais expliqué. Mais c'était logique. Juste logique.

« Mais. Je. Tu sais, c'est pas n'importe quoi, ils m'ont tout expliqué, j'ai posé plein de questions et tout, pour tout savoir, pour pouvoir t'expliquer que c'était très important et tout. Même, qu'ils voulaient que je vienne pour Shango. Parce que Shango, bah c'est le ciel en colère. Puis, le ciel, c'est moi. Parce que je suis Céleste. Parce que mes cheveux ils ont la couleur du soleil, et que mes yeux ils ont la couleur du ciel. Et que du coup, moi, je suis le ciel. Mais quand je me met en colère, c'est parce que c'est Shango. Et puis, c'est pas juste une danse, c'est la divinité qui se manifeste. Elle possède le danseur pour faire passer le message. C'est pour remercier parce qu'elle a reçue l'offrande...
- Stop. Tu ne réponds pas. Je suis ton père. Je sais ce que je dis. Je sais pas qui te fout ces conneries dans le crâne, mais on va s'occuper de ça plus tard. Tu t'appelles pas Céleste. Je m'en fous qu'ils soient trop cons pour pas le retenir dans ton école, mais tu t'appelles Georgia-Elinor, y a pas de négociations possibles. Je m'en fous, de ton Shango ou j'sais pas trop quoi. Va t'échauffer.
- Mais c'est pas des bêtises, je te jure. C'est le maître, il nous a dit que quand nos ancêtres ont été réduits en esclavage, ils ont amenés le vaudou avec eux et que maintenant, bah au Brésil, y a encore des cérémonies un peu comme ici et tout et... »

Tu savais que ça ne servait plus à rien d'insister. Que t'avais perdu. Qu'il était tant d'abandonner.

« Tes ancêtres ? Il est vraiment si mauvais que ça, ton prof ? C'est pas tes ancêtres. Tes ancêtres à toi, c'était plutôt les esclavagistes. T'es pas comme les autres de ton école, ou du quartier. T'as un peu trop tendance à l'oublier. Tu crois que si tes copains réalisaient que c'était peut être tes ancêtres qui ont tués les leurs, ils te considéreraient encore comme une des leurs ? Non. Parce que t'es pas une des leurs. De toute façon, la situation commence à devenir un peu trop compliqué par ici. Profite bien, parce que l'année prochaine, à la même époque, on sera plus là. On était ici pour se faire de l'argent, ça s'arrête là. On est déjà resté bien trop longtemps, pour pas te perturber. Faut croire que je t'ai trop protégée. Faut croire que tu n'arrives à comprendre que quand je deviens méchant. Si tu veux qu'on fonctionne comme ça maintenant, c'est ton problème.»

T'étais faible. Et puis t'étais une fille. Tu voulais pas pleurer.

Ce soir, le ciel, il était pas en colère. Il était triste.

Ce soir, t'avais encore oublié, que toi, t'étais blanche.

Jaipur, Rajasthan, Inde. An 2013

Le Brésil. C'était décidé, ce serait le Brésil. Hanuman voulait ressembler aux Occidentaux. Monsieur voulait un voyage de noce. Bien sûr, il était persuadé de te faire plaisir. A cet instant, tu haïssais ton père de te faire continuer cette masquarade. De vous faire passer pour des nobles anglais, avec l'héritage culturel qui compensait votre absence de fortune. Ta future belle-famille, elle, l'avait la fortune. Mais pas le prestige du nom. Et c'est là qu'intervenait la jolie petite Georgia-Elinor. Tu serrais les dents en continu. Les entendre t'appeler ainsi, toute la journée, c'était comme trahir ce que tu étais. Ils étaient tous tellement persuadés de te connaître. Alors qu'ils ne voyaient pas plus loin que cette immonde et ridicule façade. Toi, une héritière anglaise ? Toi, avoir les bonnes manières et la politesse de la noblesse ? Toi, être diplômée d'universités prestigieuses ? Quelle blague. Tu n'étais pas du même monde qu'eux. Tu étais moins occidentale qu'eux. Ta couleur de peau était un mensonge. Comme tout le reste. Papa t'assurait que ça serait bientôt fini. Il fallait juste le mariage. Et le voyage de noce pour que personne ne se doute de rien. Papa avait pris toutes les précautions pour que ta future belle-famille n'y voit que du feu. De ta rencontre fortuite avec Hanuman, qui t'avait "sauvée" alors qu'un "malautru" essayait de t'agresser dans la rue, jusqu'aux fausses photos d'une mère aristocrate était soit-disant décédée, il avait tout prévu. Cela faisait plus d'un an que vous étiez sur l'affaire. Il n'y avait pas de place pour l'improvisation. C'était votre arrivée dans la cour des grands. Le jackpot pouvait être estimé en millions. Le choix de la famille avait été méticuleux. Des Indiens riches, très riches, propriétaires de mines de pierres précieuses, fascinés par l'Occident et prêt à tout pour se rapprocher de leur idéal de l'Ouest. Un fils, unique, héritier un peu pataux, bien trop gentil, bien trop doux pour toi. Dès que tu l'avais vu, tu avais su que tu n'aurais pas de difficultés à le faire tomber dans le piège. Aussi caricatural que ce soit, le coup de la jolie blonde en détresse avait marché avec une facilité déconcertante. C'en était pathétique. Où était l'enjeu ? Mais tu n'avais pas ton droit à la contestation. La règle était toujours présente, dans toutes les situations. Tu obéissais. Tu ne posais pas de questions superflues. Tu faisais ce que Papa disait. Point. Si tu voulais obtenir un espace de liberté vital, tu ne rechignais pas. Si tu voulais un jour, reprendre sa place, tu acquiescais. Tu serrais les poings, et te défoulais sur quelques pauvres types un peu trop maîgrichon pour avoir une réelle chance contre ta fureur. Tu intériorisais ta douleur, comme toujours. Tes petits bras frêles étaient ton seul moyen de tout laisser sortir. La seule façon, de toucher du doigt, d'apercevoir de loin la liberté chérie. Alors, tu t'évadais avec le vaudou. Tu fermais les yeux et tu revoyais ton Afrique, la poussière rouge, le sourire des enfants, les boubous aux motifs naïfs. Tu revoyais ta première maison et ton insouciance, que tu avais dû oublier là-bas. Ici, la condition des femmes te semblaient bien plus insupportable. Tu n'étais pas comme elles. Mais les autres ne le savaient pas. Et ils essayaient de t'enfermer dans une case. Tu n'étais pas faite pour les cases. Les cases, tu préférais les tordre, les déformer, les détruire. L'innocence et les petits bonheurs simples, ce n'était plus pour toi. Pour devenir Georgia-Elinor, tu devais te briser, te contorsionner pour entrer dans la boîte si étroite de la future mariée énamourée de son bel Indien. Dans leur immense demeure, où tu avais ta propre suite, tu n'arrivais pas à dormir. Tu n'étais pas à ta place. La nuit, tu restais, recroquevillée dans un coin du lit bien trop grand pour ton seul corps. Ta solitude appuyait sur ta cage thoracique si fort, que souvent tu avais l'impression que ton coeur et tes poumons allaient exploser à l'unisson. Tu n'avais jamais eu peur de quoi que ce soit. Pourtant, ici, dans ta prison dorée, dans l'attente de cette union écoeurante, qui saurait rapporter, tu n'en doutais pas plus d'argent que ton père ne pourrait en dépenser. Tu te sentais sale, alors que celui qui allait devenir ton époux ne t'avait encore jamais touchée, heureusement. Tu te sentais réduite à l'état d'objet. Papa t'avait fait rentrer dans la boîte, tu pensais contrôler la situation. Mais bientôt, Papa allait refermer le couvercle pour toujours, te laissant prisonnière pour l'éternité. Tu contemplais pensive, le Kirpan qu'on t'avait offert. Un des 5K des Sikhs. Parce que tu étais Sikh maintenant, comme eux. Etonnament, tu te retrouvais dans leurs principes. Ils étaient un peu utopistes, penser que l'égalité pouvait exister. Mais comme tous les adorateurs vaudous, tu étais capable d'accepter les autres religions qu'on voudrait t'imposer. Au fond, ton coeur resterait fidèle au vaudou. Mais ce Kirpan t'intriguait. Seule dans cette chambre démesurée, ton nouveau poignard courbe semblait vivant d'une lueur étrange. Tu voyais se refléter dans sa lame, toute ta vie, vide et plein de barrière. Tu y voyais même ton avenir, sous la forme de ténèbres qui venaient te noyer. Nulle part tu ne semblais voir la lumière. A aucun endroit il n'y avait marqué que ça irait mieux. Pourtant, le poignard en lui même semblait représenter la seule forme tangible d'espoir. Pour la première fois depuis longtemps, tu ne te sentais pas impuissante. Tu détenais le pouvoir. Tu avais le choix. Du bout de ton doigt si pâle, tu caressais la lame, le fantôme d'un sourire flottant sur tes lèvres. Tu pouvais être libre et choisir. Tu pouvais sortir la tête de ta prison, et décider. Enfin. La courbe tranchante semblait faîte pour épouser ton poignet tremblant. Toute la douleur pourrait sortir, se répandre lentement sur les draps blancs. Toute la peine, toute la peur, toute la colère, elles partiraient toutes. Plus de mariage, plus de nuit de noce, plus rien que la brise de la nuit qui soufflait doucement sur ton visage. Même la boule dans le ventre s'en irait. Il n'y aurait plus rien.

A côté de toi, le fétiche de Shango, toujours là pour te protéger. Depuis toujours. Tu sentais qu'il désapprouvait. Mais ce soir, tu étais juste fatiguée. Tu étais juste faible. Tu en avais marre de te battre contre des moulins à vent, de gaspiller tes forces dans un combat qui n'en valait pas la peine. Tu avais perdu. Le jour de ta naissance, tu avais reçu le mauvais sexe, le sexe faible. Et pour ça, tu étais punie. Le spectacle que tu donnais te répugnait. Les larmes qui coulaient abondamment le long de ton visage, les sanglots que tu ne parvenais à retenir, tout ça ne parvenait qu'à faire ressortir ta fureur. "Pas ce soir" semblait te murmurer la nuit. Tu fermais tes yeux et calmais ta respiration. De ta main devenue ferme à présent, tu serrais le manche de ton poignard. Non, pas ce soir. Mais il fallait te souvenir de ce soir. Le soir où ils avaient failli gagner. Le soir où la lionne avait failli abandonner. Un rire clair se mit à sortir de ta gorge. Quiconque te prendrait pour une folle, une arme à la main et le rire dans la voix. Mais tu étais plus lucide que jamais. Tu étais Céleste. Tu étais Anoki. Tu ne t'abaissais pas au commun des mortels. Ceux qui avaient essayé de te soumettre le paieraient. En temps voulu. Respirant profondemment, tu apposais le bout de la lame contre ta paume. Le métal était froid, dangereux, menaçant. En serrant les dents, tu appuyais jusqu'à ce que la lame entâme ta chair sur tout le long de ta main. La douleur n'était rien. Juste un souvenir. Pour plus tard. Pour se rappeler que non, pas ce soir.

Alors ce serait le Brésil. Il était temps que tu renoues avec le vaudou. A côté de toi, tu aurais pu jurer que Shango s'était mis à sourire. La fatigue sûrement.

Fortaleza, Brésil. An 2014

Adieu Papa. Adieu pour Toujours. Tu n'avais pleuré que devant les Autres. C'est ce qu'ils attendaient de toi. Mais quand ils n'étaient pas autour de toi, tu n'avais pas laissé couler une seule goutte. C'était le minimum pour respecter sa mémoire. Il t'avait toujours interdit de pleurer. C'était les Femmes qui pleuraient. Et les Femmes, il les haïssait. Il te disait que c'était pour ça, qu'il fallait être dur avec toi. Pour t'empêcher de devenir comme les autres. Alors tu étais devenue Anoki. Celle qui est différente. Tu regardais les nuages par le hublot. Tu laissais derrière ton père. Tu savais qu'il aurait sûrement préféré être enterré quelque part d'autre. Que ce soit le Bénin ou l'Inde, il ne s'était jamais intégré. Pas qu'il n'avait pas réussi. Il avait toujours refusé. Tu avais toujours essayé de te sentir chez toi où vous viviez. Lui, essayait de t'en empêcher. S'attacher est inutile et rapporte des problèmes. Tu avais retenu la leçon. Il avait quand même vu le simulacre de cérémonie. Il était là pour ton "mariage". Quelle chance.

Adieu aussi l'Inde, si ton plan se déroulait correctement. Une autre chose qu'il t'avait transmise. Toujours préparer sa fuite, en la camouflant. Tu ne savais pas ce que ça te faisait au final, de quitter l'Inde. Si le Bénin concentrait tout tes instants de bonheur passés, ta relation avec l'Inde était plus tumultueuse. Entre amour passionné et haine destructrice. A l'image du pays, tout en extrêmes. Tout en couleurs et en horreurs. C'était ta deuxième grande traversée. D'un continent à un autre, d'une culture à une autre, d'une langue à une autre. Pourtant, tu avais presque l'impression de retourner chez toi, de retourner à l'Origine. Jouer à la mariée écervelée ne gâchait même pas ton plaisir. En souriant, tu contemplais la cicatrice qui barrait ta paume. Petit rappel que ta vengeance approchait. Tu serais bientôt libre. L'autorité paternelle disparue, ne restait que celle du mari. Mari, qui ne parvenait à voir en toi, que la blonde et pâle façade que tu lui servais.

Bonjour le Brésil. Le voyage de noce. Le début de la vie maritale. Une nouvelle étape avant le début de sa fin.


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(#) Mar 20 Mai 2014 - 21:47
T'es la plus belle mon chou
Sois sage si tu veux qu'Atlas te fasses de jolies poupée hein perv
Hâte de lire la suite et REBIENVENUE darling, bon courage pour ta fiche, éblouis nous
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(#) Mar 20 Mai 2014 - 21:55
C'toi la mieux dearie
Céleste, elle veut pas des "jolies" poupées, elle veut les PLUS jolies poupées vaudou d'Sao perv
Merci mon chat, j'vais essayer   
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(#) Mer 21 Mai 2014 - 0:28
Re-bienvenue à toi !
J'sais pas qui c'est mais elle est belle.
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(#) Ven 23 Mai 2014 - 21:37
Rebienvenue *-* elle est belle cette femme et j'adore les prénoms !!
Bonne fichette à toi  :**: 
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(#) Ven 23 Mai 2014 - 22:07
Merci à vous deux Vous êtes tout choux perv

Issaï : C'est une mannequin danoise s'tu veux tout savoir d'ailleurs Arrow
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(#) Ven 23 Mai 2014 - 22:27
oh elle est belle
J'ai hâte de voir la suite
et puis je valide ton code
rebienvenue ici
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(#) Ven 23 Mai 2014 - 22:53
Merci  perv 
Céleste, c'est mon bébé, elle est un peu folle, mais j'l'aime quand même   
Ca l'aurait foutu mal si j'avais même pas mis le bon code quand même  Arrow 
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(#) Sam 24 Mai 2014 - 15:33
ANH j'ai failli te manquer !!

T'es belle    
mais je crois que le vaudou ça me fait peur   mais si les poupées sont jolies  Rolling Eyes :**: 
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(#) Sam 24 Mai 2014 - 15:50
Genre, t'as failli me rater   
Oh merci   
J'confirme que le vaudou ça fait peur, puis Céleste encore plus  Laughing Mais elle est un peu choue, tout au fond  Arrow 
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(#) Sam 24 Mai 2014 - 17:17
Rebienvenue à toi jolie coeur, t'es sublime perv
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(#) Sam 24 Mai 2014 - 19:06
Merci à toi p'tit chat, j'peux te retourner le compliment perv
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(#) Sam 24 Mai 2014 - 19:53
Oh merci beaucoup   Je t'embrasserais bien haha.
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(#) Mar 27 Mai 2014 - 17:37
Juste pour prévenir que je vais avoir besoin d'un délai, je suis désolée mes p'tits chats, mais j'viens d'avoir un nouvel ordi, donc faut que je fasse tout passer d'un ordi à l'autre et tout, donc c'est un peu la galère  Arrow Désolée  Laughing 
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