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ΘMBRE — the scars on your heart are yours to atone

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(#) Mer 15 Jan 2014 - 23:27
OMBRE CAEL BARBOSA

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Barbosa - sirène sans corsage et cauchemar de tes nuits. Ce n'est pas un nom maudit mais il se peut qu'elle change la donne. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Ombre ; Cael, là pour vous user jusqu'à la moelle, à votre service. C'était mieux avant ♆ 19 putain d'année, bloquée dans sa 17ème, cependant, mentalement. Comme si le temps n'avait pas passé pour elle, comme si elle tournait en rond sans trouver la sortie de sa maudite adolescence, de son chaos existentiel un peu trop bancal pour ne pas entacher sa psyché déjà froissée. Première Bouffée d'air ♆ Un premier mars, à São Luís do Maranhão. Papa et Maman ♆ Un père brésilien ( no shit, avec un nom pareil ? ) et une mère écossaise. Paie ton mélange. avec des origines pareilles, elle était condamnée à être weather confused à vie. Dans mon lit ♆ Hétérosexuelle à tendance pan' pendant les phases maniaques et les bouffées autodestructrice.  Degré de solitude ♆ seule sous le soleil mais jamais vraiment seule dans le cloaque putride qui lui sert de lit. Tromper l'ennui ♆ Absence d'occupation, empêcheuse de tourner en rond. Accessoirement, elle se la joue apothicaire malsaine et deal la came qu'elle arrive à se procurer, après déduction d'une taxe personnelle. Tombé dans le trou à rat ♆ Depuis qu'elle a cru bon de suivre son daron pour venir voir le phénomène, n'y croyant pas trop. Avant, elle vivait à Barreirinhas, parce que sa mère s'y plaisait et qu'elle suivait le mouvement et puis un jour, sur un coup de tête, elle s'est retrouvée là. Ca doit faire quoi ? Un an ? deux peut-être... elle a perdu toute notion de temps. La nouvelle famille ♆ Crapule.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ J'attends de voir combien de temps il faudra à amiante pour me griller. prédiction ? environ vingt-quatre secondes et quelques poussières de centième. edit : sur le net, je suis whorecrux      Pseudo pas beau ♆ cf précédent, I'll update it. edit : mon p'tit nom, c'est mary. Nombre d'hivers endurés ♆ ma vingtaine commence à se tasser salement. Pierre précieuse préférée ♆ Le grenat, pour le côté "perle de sang".  Compagnie de voyage ♆ techniquement, amiante m'en avait parlé mais c'est un ami qui me l'a rappelé. Mot doux ♆ j'm'attendais pas à willy cartier sur la ban, mes ovaires ont explosé. Degré d'addiction ♆ il parait que je ne fais qu'un avec mon pc. c'est faux. il a sa propre volonté, ça tient plus du partenariat domestique qu'autre chose. Sésame ouvres-toi ♆ OK PAR CLEB Tête de cochon ♆ kaya scodelario. Remerciements ♆ gif trouvé sur tumblr, j'ai fermé l'onglet depuis, ahem. Mot d'amour en plus ♆   je mérite des baffes parfois, je préviens, mais comme vous êtes seks, vous avez l'droit de me frapper.
...occasionally I wished I could walk through a picture window and have the sharp, broken shards slash me to ribbons so I would finally look like I felt ▲ ELIZABETH WURTZEL - PROZAC NATION

Chienne sans Gloire



Ombre tombe

Des nœuds dans les cheveux, son t-shirt tombé de son épaule malingre sur lequel il avait été perché tel un corbeau attendant le moment opportun, elle s’était plantée devant le gaz qu’elle avait allumé, fixant en silence les flammes bleuâtres qui dansaient devant elle. Elle se pencha en avant, retint de justesse ses cheveux noirs et alla allumer une cigarette, ne se donnant cependant pas la peine d’éteindre le feu alors qu’elle se redressait pour tirer la première latte. Âpre et nauséabonde, la fumée bougea un moment sur sa langue avant de serpenter jusqu’à ses lèvres, s’échappant dans la pièce, macabre manège d’un suicide plus que lent. Ombre n’était pas et n’avait jamais été quelqu’un du matin – et ce même quand ses matins s’avéraient débarquer largement après quinze heures, bien souvent – ayant une vicieuse tendance à faire n’importe quoi lorsqu’elle se réveillait. Elle était hargneuse, famélique, comme un chat de gouttière à l’oreille estropiée et au pelage abîmé. La seule réellement différence, peut-être, avec les sacs à puces qui part centaines peuplaient les bas-fonds de la ville à la recherche de souris ou de rats aux allures buboniques, c’était que ses marques de chamaillerie, elle, elle les portait sur ses cuisses et elle se les imposait toute seule plutôt que de les récolter dans quelconque ruelle, à feuler contre un intrus.

L’intrus, c’était elle.

Ou bien était-ce le connard qui, sans discrétion, s’était levé pour traverser l’appartement miteux et bordeline taudis-esque, s’étirant et marchand, pataud, jusqu’à la fenêtre, l’ouvrant pour attirer un courant d’air qui ne viendrait pas, un peu comme la chance qu’ils pouvaient tous attendre mais leur faisait joyeusement un bras d’honneur bien évident en les laissant dans ce merdier. Il sentait la sueur, le sexe, le tabac et le mauvais déodorant, le genre d’odeur entêtante et nauséabonde qu’elle avait enduré avant de se retrouver coincée ici. La brise faiblarde n’était pas assez pour chasser ce cauchemar olfactif. Ça sentait les vestiaires, les salles de classes peuplées d’adolescents couvrant leurs hormones et la sueur émanant de leurs pores quasi-obstrués avec du Axe-plus-t’en-mets-plus-t’en-as. Bullshit. Il était loin, ce temps, il semblait loin en tout cas. Années lycées qui s’étaient retrouvées fauchées par le temps, par le destin, alors qu’Ombre, elle, s’était retrouvée ici. Quelque part, elle était parfaitement satisfaite de la distance qu’elle avait réussi à mettre entre elle et cette putain de vie ne menant nulle part, non pas qu’elle puisse aller où que ce soit à l’heure actuelle. Ca avait été un échange, un enfer de routine contre ce purgatoire de misère, aussi n’avait-elle pas besoin qu’il vienne lui foutre dans les narines les réminiscences de son existence envolée. Elle avait été quelqu’un, fille d’un connard ayant de l’argent comme un chien à des puces et maintenant, maintenant elle n’était personne, à peine un fantôme, un petit démon sans importance dans une cour où les miracles n’existaient pas.





Ombre sombre

Les yeux fixés sur les flammes léchant le bruleur, elle refusait catégoriquement d’accorder le moindre sursaut d’attention au jeune homme. Elle pouvait l’entendre et elle savait qu’il ne tarderait pas à s’approcher, lui donnant des envies de meurtre. Il ne fallut pas longtemps pour qu’il remarque et se décide à venir en traversant la pièce, sortant de sa torpeur en s’étirant encore. Presque aussitôt, encore un peu lucide, elle détesta l’attention qu’il lui portait, la regardant trop, la dévisageant comme si elle lui appartenait. Elle n’était à personne, elle ne s’appartenait même pas à vrai dire. Il traversa la pièce, pourtant, ne sentant pas l’aura destructrice qui l’entourait, comme un grand châle autour d’une silhouette endeuillée. Il avait pu la toucher la veille, elle avait bien voulu baisser sa garde mais l’Ombre nocturne et celle diurne étaient deux créatures bien différentes. Celle qui hantait les rues de la ville lorsque le soleil daignait pendre dans le ciel était quelque part bien plus alerte et bien plus cruelle que son homologue. L’autre, de toute façon, était souvent trop high pour s’avérer réellement dangereuse et c’était probablement pour ça qu’il était encore envie, pour ça aussi qu’il jugea acceptable de venir se placer derrière elle, pressant son bassin contre les fesses de la petite brune et effleurant ses hanches du bout des doigts. Elle grimaça, cherchant à se détacher un peu mais, coincée entre le feu encore allumé et lui, elle était limitée dans ses mouvements. « Come on, get back to bed, we can take a hit and then you could, maybe, I don’t know, blow me or something… »

Une envie de vomir plus tard, alors qu’elle se demandait pourquoi diable c’était cet abruti là, et pas un autre, qu’elle avait ramené, qu’elle avait laissé approcher, elle se sentit trembler et réalisa qu’elle perdait un peu pied, prise dans un vertige provoqué par les restes de la veille. Elle fronça son nez et sans plus réfléchir, tirant une longue latte sur la cigarette qui se consumait sans l’attendre, un peu comme le monde continuait de tourner sans se soucier des prisonniers de cette ville maudite, elle tendit sa main libre et la posa sur le métal rougit, laissant le feu s’approprier sa peau, la calciner, la détruire. Une douleur incroyable la submergea mais dans les effluves de chair calcinée, elle ne recula pas, ne bougea même pas, retenant tout hurlement d’agonie et ignorant les larmes amères qui, déjà, perlaient à ses yeux. Un gout de sang ne tarda pas à exploser dans sa bouche, tsunami ferreux teintant ses dents et troublant ses sens, à moins que cela ait été l’œuvre de l’affliction auto-infligée. Elle refusait de hurler, refusait de montrer ne serait-ce qu’une once de vulnérabilité, aussi avait-elle brutalement enfoncé ses dents dans sa joue, mordant furieusement l’intérieur de sa bouche et détournant ainsi son attention du crépitement nauséabond s’élevant de la plaque de cuisson. Quelques secondes, à peine, s’égrainèrent avant qu’il ne réagisse, la voyant faire, comprenant ce qu’il se passait. Pensant comprendre du moins. D’une voix moins sirupeuse, moins sale peut-être, que celle qu’elle avait entendu un peu plus tôt, il s’exclama vivement « Are you crazy ? What the fuck are you doing, stop it ! » et avec une force évidente, il chercha à la tirer pour l’éloigner de la source de danger, finissant par y arriver et la poussant à décoller, trop vite surement, sa main brulée. Des lambeaux de chair cramée, de peau abimée se détachèrent mais elle ne tiqua pas, se contentant de faire volte-face et de lui jeter un regard immonde, colérique, chaotique.

« Let go of me » souffla-t-elle simplement. Il avait encore ses mains sur elle, sur sa peau. Elle pouvait sentir ses doigts calleux qui reposaient contre son épiderme, contre sa hanche, à la limite de l’élastique de la petite culotte qu’elle avait enfilé à la va-vite en se levant, déjà d’une humeur massacrante. Lui regardait sa main avec une expression d’horreur peinte sur le visage, fixant le carnage purulent. Pour un peu, elle aurait pu en rire, se contentant de tirer une autre taffe de fumée âpre, lui laissant quelques secondes pour réagir, ce qu’il ne fit pas. Alors qu’elle voulait hurler pour qu’il recule, imaginant la tête qu’il pourrait faire en voyant le sang qui tachait ses dents, ses lèvres à présent, elle sentit une rage toute autre naître en elle. Une envie de le blesser, une envie de lui faire mal pour le faire déguerpir, pour avoir la paix, pour le simple plaisir, aussi, de le voir en train de gueuler comme un cochon qu’on égorge, vengeance quant aux traces qu’il avait laissé sur sa peau, quant à cette bonne idée qu’il avait eu de l’étrangler pour la maintenir dans le matelas pendant qu’il la baisait la veille. C’était un connard et il ne méritait que ça, aussi elle n’eut besoin que d’un peu de volonté pour qu’un sourire répugnant se peigne sur ses lèvres, ne laissant rien présager de bon.

D’une certaine façon, elle s’était toujours demandé ce que les gens pouvaient ressentir, niveau douleur, lorsqu’elle faisait usage du talent étrange qu’elle avait pu développer. Alors qu’elle observait ses mains à lui, alors qu’il ne l’écoutait pas, alors qu’elle se concentrait, laissant son agacement prendre le dessus sur l’étourdissement qu’elle pouvait bien ressentir face à la douleur semblant ineffable, elle se retrouva avec trop de questions. Comprendrait-il que cela venait d’elle ? Surement. Était-ce comparable à une vraie brulure de cigarette ? Elle plissa les yeux, se recentrant sur la petite trace rougeâtre qu’elle était en train de graver dans la peau du jeune homme. Cela y ressemblait, en tout cas. Elle se demanda aussi quel était son pouvoir à lui, attendant presque un retour de manivelle… Il se contenta de retirer vivement ses doigts, jurant « Damnit ! » mais la tenant pourtant toujours avec la main qu’elle avait épargnée. Semblant saisir ce qu’il se passait, il se mit rapidement en colère et bientôt, la rage fusa : « You little cunt, don’t you ever dare do that again, you hear me? Now back away from the stove, you’re gonna burn the whole place down… »

Il ne l’écoutait pas et elle détestait ça, cette impression d’être insignifiante, de ne pas être importante, de n’être qu’un morceau de viande dont il pouvait disposer. Elle ne le connaissait pas mais elle avait envie de le détruire, de le secouer jusqu’à ce que les dégâts causés soient irréparables. Elle avala difficilement, lâchant sa cigarette et entre ses dents, elle cracha alors : « I said : let go of me, for fuck’s sake » ne lui laissant cette fois pas de temps pour réagir, estimant avoir été suffisamment clémente. Elle tendit sa main sauve et la glissa jusqu’à la nuque de l’idiot qu’elle voulait briser. Un coup de genou plus tard, le poussant à se pencher un peu et forçant comme une folle pour le diriger comme elle le voulait, elle se débrouilla avec application et détermination pour appuyer son visage contre la plaque incandescente, le laissant gueuler à s'en faire exploser les poumons et n’encaissant qu’un haut de cœur face à l’odeur avant de reculer, s’éloignant, repoussant mentalement la satisfaction qu’elle avait pu ressentir à l’idée de faire de lui une pâle copie d’Harvey Double-Face. « Now get out » aboya-t-elle, ne se souciant pas de ses jérémiades, du fait qu’il était tombé à genoux, de son œil atrophié, de sa peau se détachant et coulant comme du plastique laissé au soleil. « Get the fuck out » elle pointa la porte, tremblant comme une feuille alors que sa main blessée reposait le long de son corps, de longues traces rouges et jaunes, mélange d’hémoglobine et de pue, coulant sur sa cuisse laiteuse.

Lorsqu'il s'effondra, pitoyable, inconscient, son corps ayant surement décidé de se foutre hors-tension pour mieux gérer, tout ce qu'elle trouva à faire dans son agacement fut de lui balancer ses affaires dessus, voulant le voir disparaître et trépignant comme une enfant capricieuse.

   
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(#) Mer 15 Jan 2014 - 23:28
if I was in world war two, they'd call me spitfire

l'étrange
ASHTRAY GIRLI hold an image of the ashtray girl ; by the cigarette burns on my chest.

T’es celle qui écrase ses cigarettes sur les gens, qui rêve de le faire du moins et qui, dans le doute, se retrouve à le faire sans contact, par une quelconque opération du saint esprit.  Ca vient comme un coup de colère, un coup de sang, un caprice, ça te prend à la gorge, ça te donne envie de hurler, ça te fait mal aux os et tu dois laisser filer, tu dois blesser quelqu’un pour te calmer. Ca vient quand t'es pas bien, ça vient quand tu te perds et malheureusement, tu t'égares trop souvent. C'est comme tes crises, t'y peux pas grand chose t plus tu luttes, plus c'est moche. T’as pas la force de le retenir, la plupart du temps. T’as déjà essayé, ça t’envoie dans les vapes, ça te fait tomber. T’as les genoux qui flanchent, la tête qui tourne, les mâchoires qui se crispent et boom, t’es à terre, recroquevillée, en train de trembler. Alors tu laisses tes tourments faire, tu laisses le monde bruler, tu mitrailles ta victime du regard et dans la foulée, elle se retrouve avec une brûlure de cigarette sur l’épiderme. Enfin, brûlure de cigarette… c’est juste plus facile à décrire. T’as surtout l’impression de distiller des gouttes d’acide sulfurique. Genre « salut, tu m’as fait chier, tiens, une marque de la taille d’un vaccin old-school sur le dos de ta main ». Il y a des filles qui sucent bien, toi tu sais faire mal, parce que t’étais pas assez chiante et nocive à la base.

Le pire, c’est que ça t’amuse, ça te soulage, ça te fait sourire et tu ne peux pas t’en empêcher. Tu sens encore le rire chaud emplissant ta gorge face à ce genre de scène et il en faudrait peu pour que ça te manque. Le pire c’est que ça t’encourage à faire d’avantage de dégâts. Curiosité malsaine, t’as essayé de t’en servir contre toi-même et t’as découvert que ça ne marchait pas. C’est pas grave, tu t’fais du mal autrement, ça c’est juste pour te défendre. Ça ne semble pas immense, pas glorieux, mais tu sais déjà que le prochain qui plaque sa main sur tes fesses en murmurant que t’es bonne alors que tu voulais juste avoir la paix, c’est ce qu’il a entre les jambes que tu lui crames. Ou bien la cornée. C’est plus subtil, une cécité partielle.... Tu t’es toujours demandé si ça risquait de crépiter, comme une poêle chaude qu’on fout sous le robinet – Après tout, tu t’es habituée à l’odeur de chair calcinée, c’est normal que tu passes à autre chose.
(c) MORIARTY

São Poeira
Tu sais pourquoi t’es là ?

T’es là parce que t’es conne, t’es là parce que t’as voulu aller là où t’étais pas supposée être. T’as suivi ton père, il venait voir les dégâts, de loin, n’y croyant pas trop et profitant d’être dans les parages pour en déduire que ouais, cette mine-là, il ne pourrait pas la racheter et en faire une autre de ses réserves à esclaves obéissant. Tu l’as suivi, t’as profité du fait qu’il n’était pas vraiment du genre à se soucier de toi et de l’endroit où tu pouvais bien être et tu t’es faufilée. T’aurais mieux fait de rester à l’hôtel, au bord de la piscine, avec ta mère qui draguait le maître-nageur et cette putain d’odeur de monoï et de martini. T’aurais dû rester à ta place, endurer. Au lieu de quoi t’as fugué, comme une conne, du haut de tes dix-sept piges tu t’es barrée et t’as emporté avec toi tout ce dont tu pensais avoir besoin. T’as vidé le minibar de la suite, t’as vidé l’étagère à médicaments de ta mère, entre les cachets pour dormir et ceux pour ne pas réfléchir, attrapant aussi les petites pilules permettant de tenir toute une journée sans songer à l’inutilité de ce putain de monde privilégié, de cette saloperie de bulle dorée.

Ca va faire deux ans, deux ans que t’es coincée, deux ans que tu te hais et que tu les détestes encore plus. Deux ans que tu te mets à rire comme une hystérique parce que tu réalises que, mine de rien, ta famille te manque un peu. Au fond tu t’en fous mais c’est étrange, les raccourcis que prend ton cerveau. Tu sais que t’es pas plus mal ici qu’ailleurs mais t’as besoin de te plaindre, de vouloir te barrer, c’est dans ta nature. T’as survécu pourtant, t’as commencé à vendre les cachets que t’avais volé et puis tu t’es retrouver à construire un fond de commerce, à monter ton entreprise. Ah, papa serait fier, tiens. Tu vivotes, t’emmerdes le monde, tu lui craches à la gueule tous les jours mais au moins, ici, tu peux pas tout détruire. T’es enfermée dans une autre sorte de cage, une cage qui te va bien mieux que celle dans laquelle t’as grandi. Au moins, si ce n’est que ça, elle te ressemble un peu. Pourrie de l’intérieur.
(c) MORIARTY

Don't say I'm better off dead, 'cause heaven's full and hell won't have me. Won't you make some room in your bed ? Oh, well you could lock me up in your heart, and throw away the key ? Won't you take me out of my head ? I'm just a would've been, could've been, should've been, never was and never ever will be... And the snakes start to sing. ▲ BRING ME THE HORIZON
reine de pacotille


( Let Them Sing )

« Where do you think you’re going ? »

Comme un fouet, la voix sèche et dénuée de la moindre infliction résonna dans l’entrée, allant claquer contre les murs et se répercutant sur le carrelage. Presque aussitôt et alors que les derniers décibels n’étaient pas encore retombés, Ombre se tendit comme la corde d’un arc, épaule crispée et mâchoires serrées. Elle baissa la tête et réalisa qu’elle avait tant serré ses mains que, fermées autour de la poignée de la porte ses articulations étaient à présent blafardes. Aussi blanches que l’ardoise sur laquelle on aurait pu compter les preuves d’affection maternelle de la bonne femme se tenant derrière elle. Comme une épée de Damoclès prête à s’abattre sur sa gueule, la matriarche guettait, mauvaise. Une marche grinça, indiquant un pas et sans se retourner, la jeune femme su qu’elle s’approchait. « You’re not leaving, not again, no way » le ton était sec, plein d’un dédain qu’elle ne prenait même pas la peine de cacher, giflant l’adolescente avec comme s’il s’agissait d’un revers de main. Les chiens, cependant, ne faisant pas de chats, la petite brune se retourna vivement et darda un regard électrique sur sa génitrice alors qu’un sourire narquois ourlait ses lèvres. « I do whatever the fuck I want… » cracha-t-elle, abaissant la poignée de la porte, se pensant maligne mais déchantant bien vite. Verrou fermé et pas une clé en vue, elle était coincée alors que sa mère avançait, diminuant une distance qu’Ombre avait tendance à considérer comme vitale. « Language, for heaven’s sake, why are you always this rude ? » Le sermon arrivait, ou alors les reproches. Il était difficile de deviner mais généralement, tout ce qui sortait de la bouche de la britannique, porté par son accent posh, tenait dans ces deux ordres d’idée. « You were out last night and didn’t come back before at least 6am. God you’re sixteen, what on earth are you doing outside this late ? and what kind of mother would I be if I didn’t worry ? »

Brusquement, retenant un flot de paroles qui auraient prouvé que tout cela l’atteignait, la brune planta ses dents à l’intérieur de sa joue, faisant bien vite exploser du sang qui alla partiellement imbiber sa langue. Le coup ferreux lui donna l’envie de faire mal à cette femme qui se tenait droite devant elle, statue plus si imposante que ça tant elle était corrompue par son désir d’importance et la place qu’elle accordait au paraître. Ce n’était qu’un masque, faux et glacial qui méthodiquement avait repoussé chaque tentative de l’enfant qu’Ombre avait été, la transformant peu à peu en merdeuse insolente, en teigne ingérable. « The kind I’d love to have, actually » souffla-t-elle simplement, d'une voix à peine audible et s’empêchant alors de dire qu’elle n’était rien, qu’elle ne voyait rien, pas même sa fille filant comme un chat de gouttière pour trainer dans les rues et ce depuis des années à présent. Détournant le regard, balayant de ses iris céruléens la console trônant dans l’entrée de la maison, elle tomba sur un vide poche et dans la lumière du lustre, elle remarqua un éclat familier. La clé de la porte d’entrée, la clé de sa cage. Presque aussitôt, elle plongea pour tenter de l’attraper et parvint à s’en saisir, se retournant alors pour planter le morceau de métal dans la serrure, bien décidée à mettre les voiles. C’était cependant sans compter sur sa mère qui posa le plat de sa main sur le pan de bois, murmurant d’un ton trop sirupeux, trop faux même pour elle. « You’re not going anywhere, plus we have to talk to you, we have some exciting news ! » et pendant un instant, Ombre croisa le sourire carnassier de la junkie sociale qui lui servait de figure d’autorité à ses heures perdues et elle comprit que la clé était à présent le cadet de ses soucis. Mauvais pressentiment pour l’oiseau de mauvais augure.

Elle se retrouva avec un étau autour du poignet, se retenant de hurler pour que sa mère ne soupçonne pas les atteintes qu’elle avait pu s’infliger un peu plus tôt. En dépit de ses talons plantés fermement dans le parquet, il ne fallut pas longtemps pour qu’elle se fasse trainer jusqu’à la pièce voisine, enfonçant rapidement l’objet subtilisé, solution pour sa liberté, dans sa poche en espérant pouvoir s’en servir le plus tôt possible. Elle n’avait pas la moindre idée de ce qui allait lui tomber sur le coin du nez mais elle ne voulait pas s’inquiéter. Que pouvaient-ils faire de pire que de l’ignorer totalement, assez pour qu’elle en vienne à aimer cette liberté non-volontaire ? Ils, oui, parce que sous le ventilateur paresseux qui tournaient régulièrement, brassant mollement de l’air moite, se tenait son père. En costume, bien qu’elle se soit toujours demandé comment il pouvait supporter ça et pourquoi il s’acharnait, il la regardait et pendant une seconde, elle eut l’impression qu’il cherchait en elle la petit fille qu’il avait fait danser sur ses chaussures fut un temps. Il pouvait toujours creuser car elle était bien loin, méticuleusement achevée par l’adolescente famélique qui freinait des quatre fers pour ne pas être forcée dans une discussion avec ses parents, mais pendant un sursaut, un instant plus rapide que la foudre s’abattant sur la forêt vierge, Ombre réalisa qu’elle avait honte d’être méconnaissable. L’envie de repentance lui passa cependant bien vite car il attrapa son téléphone, se concentrant sur le petit écran et lui rappelant pourquoi elle avait toujours du se débrouiller. « Is it gonna be long ? My friends are waiting for me… »

« It’s not important sweetheart, they’re just high school friends, they come and they go, it doesn’t really matter if they have to wait, especially with what we have to tell you… » Et avant de pouvoir gueuler comme elle le faisait si souvent, Ombre se retrouva projetée dans l’assise d’un canapé. Sa mère semblait heureuse, ce qui ne laissait présager rien de bon, aussi se tendit-elle encore un peu plus, se demandant combien de temps il faudrait avant que sa colonne vertébrale ne lâche. Sur la défensive, articulant avec méfiance « What it is ? » et elle passa d’un géniteur à l’autre en un regard, attendant le moment fatidique. Déjà, elle voyait se profiler la silhouette d’un tuteur ou d’une gouvernante, pour la corriger tant il était encore temps, mais cette image se fit bien vite pulvériser. « We’re moving ! We're getting you away from that posse of yours. Your dad finally signed a deal he’d been working on for month and he was able to buy a lot of land down by the coast… »

Plus vite qu’une marée, la panique submergea la jeune fille alors qu’elle se redressait un peu. Des questions se formèrent dans son crâne mais ses lèvres ne suivirent pas le mouvement, aussi resta-t-elle silencieuse, secouée par l’incessante diatribe de sa mère. Ce qu’elle pouvait haïr cet enthousiasme soudain, cette joie qu’elle pouvait entendre. « They’re building us a beautiful mansion with lots of land and a perfect view, ideal to make everyone there so jealous they’ll run to visit the property during our house warming party. Of course your dad will have to work a lot but while they built everything, you and I will get to live in one of the finest hotel they have there... » Et ballotée dans le courant, la petite brune ne parvint pas à saisir toutes les nuances. Elle ne vit pas le regard plein de reproche que sa mère jeta à l’homme qui se tenait là, elle ne vit pas l’étincelle de vie partiellement éteinte dans le regard de cette femme qui, à l’instant où elle serait livrée à elle-même, irait se jeter dans les bras du premier jeune adonis un peu trop naïf ou un peu trop beau parleur. Elle resta concentrée sur l’annonce première. Le départ. Et un peu plus loin dans la rue, dans le parc magnifiquement agencé qui trônait aux cœurs des beaux quartiers de São Luís, elle pensa au petit groupe de jeunes qui squattaient les bancs en fumant des cigarettes et des joints. Ils l’attendaient, elle avait besoin d’eux. Ses amis, sa famille de substitution, son repère. Elle pensa à l’imbécile trop arrogant dans les bras duquel elle passait ses nuits, refusant d’admettre qu’elle tenait à lui mais sentant son palpitant se froisser douloureusement face au concept. Départ, annihilation, une nouvelle vie, un vide total. L’envie de sortir la petite lame qu’elle planquait constamment dans la doublure de son sac se fit soudain brutale, il fallait qu’elle expie, qu’elle fasse sortir le poison. Elle ne réalisa qu’en se levant vivement que sa mère avait une main sur son genou pour attirer son attention, jouant les concernées car intéressée par la nouveauté de la situation. Comme si une fuite allait changer la donne, faciliter les choses.

Ombre se dégagea et, fouillant dans ses poches, elle remonta son sac sur son épaule malingre, dégagea ses lourdes boucles brunes pour les ramener d’un côté de sa tête et elle fila, murmurant « I’m not going, I'm not leaving, no chance... » comme une litanie, cherchant à s’en convaincre.

Il ne fallut pas longtemps évidemment pour que sa mère ne la rattrape et le ton monta instantanément. « Oh come on, grow up a bit, it’s a great opportunity, you need it, you can just keep on drinking and smoking weed and flanking all of your classes. You won’t be forever young and that little fantasy of yours has got to stop… » La patience et l’enthousiasme n’étaient déjà plus. Ombre accéléra le pas mais elle se retrouva plaque contre un pan de mur dans l’entrée, son flanc heurtant la console et manquant de la briser tant elle était frêle. « How can you be so dumb ? Don’t you see it’s good for us ? How can you be so selfish and stupid ? » Elle sera les dents mais l’acidité passa quand même, en dépit des barrières. « I might be a selfish bitch but at least I know whom I get it from » cracha-t-elle. Evidemment, une gifle vola aussitôt mais Ombre ne s’arrêta pas, hurlant de plus belle « Don’t you fucking dare touch me, I’m not going » et se redressant contre le mur comme elle le pouvait. Elle cherchait à se détacher de l’étau que maintenait sa mère, ne voulant pas que cette dernière continue ainsi à presser sur les cicatrices encore fraiches qui bardaient ses bras mais en dépit de ses colères, elle était physiquement trop faible pour se débattre bien longtemps, déjà à bout de souffle, déjà prête à s’écrouler, sentant son cœur se fissurer et la panique s’instaurer « It’s good for you, you mean... You’re gonna be all by yourself and for the first three month, they won’t notice that you’re getting fucked by half the staff of that hotel » et une nouvelle claque vola, s’abattant cette fois si fort qu’elle en perdit l’équilibre, sa tempe allant frapper contre le meuble qui, déjà, lui avait laissé un futur hématome sur la hanche.

Silence. Elle glissa contre le mur, partiellement inconsciente, encore rageuse mais sentant une envie de vomir prendre le dessus alors qu’on décidait pour elle de sceller sa vie dans des cartons et qu’on la jetait dans un tourbillon qu’elle ne pouvait pas encaisser, pas assez forte pour être déracinée comme ça.





( Seen it all before )

Elle avait été consciente pour l’intégralité du voyage, elle ne s’en souvenait que trop bien. Refusant de dormir car elle détestait déjà assez l’impression d’être empaquetée et déplacée comme un objet, elle avait gardé les yeux ouverts pendant tous le voyage. Comme droguée par la peine, elle avait pu garder le silence et rester immobile, installée à l’arrière d’une voiture, maudissant le monde entier et se demandant si elle allait trouver la force de bouger pour attraper le volant et envoyer cette funeste procession dans le ravin une bonne fois pour toute. Ils ne lui avaient pas laissé l’occasion de dire au revoir à ses amis, pas même un dernier baiser, un dernier joint, pas même un regard. On l’avait assommé et foutu dans une berline en lui ordonnant de rester tranquille pendant que son père checkait ses mails sur son téléphone et que sa mère se souciait plus de la façon dont on déplaçait les cartons étiquetés ‘fragile’ que la détresse de cette gosse qu’elle n’arrivait pas à contrôler comme elle le voulait.

Mais c’était loin tout ça. Retenant ses cheveux, Ombre se pencha un peu par la fenêtre et cracha dans la rue, ne vérifiant pas si quelqu’un passait par là. Elle était fatiguée mais elle s’en moquait bien, parce que la torpeur était abrutissante et au moins, au moins elle n’avait pas mal. En dépit du temps passé, elle n’arrivait pas à secouer son ressentiment, toujours amère, toujours vicieuse. Sa mère était loin pourtant, toujours à l’hôtel… ou probablement installée dans sa jolie demeure. Ombre s’en foutait. Deux ans s’était écoulé depuis qu’elle avait suivi son père pour fuguer, cherchant à s’échapper, ayant besoin de voir ailleurs, ayant besoin de faire quelque chose. Deux ans et la seule chose qui lui manquait réellement, c’était la climatisation de cette foutue chambre d’hôtel.

Désertant finalement la fenêtre en réalisant que le courant d’air ne viendrait jamais, elle recula et attrapa son sac avant de faire volte-face, fuyant le trou à rat qui lui servait de planque. Elle grimaça lorsque la lanière vint frotter sa main encore bruler mais en silence, ses pas ne résonnant même pas dans l’espace, elle traversa les lieux et passa la porte avant de dévaler les escaliers, bientôt enveloppée par la nuit. Sa peau était blafarde, couverte de tâches de rousseur et cette pâleur faisait penser à la lune, d’autant que ses traits étaient entourés de larges boucles brunes, masse de cheveux digne d’un voile nocturne dans lequel elle se cachait souvent. Ombre, elle portait bien son nom, à filer dans les rues en ne se souciant guère des gens qui risquaient de lui sauter à la gorge. Elle avait appris à se défendre, s’épanouissant étrangement dans ce chaos. A sa ceinture, elle avait un couteau et dans son sac… oh dans son sac, elle avait l’espoir des pauvres, la foi des âmes perdues, l’opium des cassés et des enfants égarés. Des cachets, de la poudre, des fioles. De la merde pharmaceutique empaquetée soigneusement qu’elle revendait à prix coutant, ne jouant pas les âmes charitables. Elle avait besoin de survivre, instinct venu de dieu sait où. Elle avait besoin de survivre et si cela impliquait de couler son prochain pour y arriver, au diable sa conscience, elle était déjà trop amochée.

Elle était à sa place ici, mais elle n’était pas stable. C’était peut-être pour ça qu’on lui foutait la paix. Parce que la teigne brune, ils la connaissaient maintenant comme le loup blanc. Petite dealeuse, petite fouteuse de merde,  cauchemar ambulant pouvant exploser n’importe quand… Elle tira sur ses manches pour cacher ses bras et accéléra le pas, ayant des gens à voir, de la came à refiler. Elle tapait dans sa marchandise, trop régulièrement pour que ses affaires ne prospèrent réellement mais elle avait l’impression que c’était nécessaire. Comme un bouclier, une issue, une scie pour faire tomber momentanément les barreaux de sa cage. Elle avait quitté sa prison pour en trouver une autre, se démenant comme une cinglée et finissant par y laisser une partie de sa raison. Sournoise, elle l’était, capable de vivoter dans ce cloaque oublié en dépit des difficultés. Elle n’était pas foutue de dire ce qui avait fait commencer ses tourments, des années plus tôt… tout ce qu’elle savait, c’était qu’elle était capable de tenir le coup, quand bien même elle avait l’impression d’oublier souvent sa force, celle des gens brisés.

« des jeunes en galère qui trafiquent la misère... »




   
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(#) Mer 15 Jan 2014 - 23:28
+1 ; Arrow
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(#) Mer 15 Jan 2014 - 23:36
Citation :
SÉSAME OUVRES-TOI ♆ j'ai une tête à lire les règlements avant de m'inscrire ?
ah bah on a vu ça   comme précisé dans le modèle, les fiches vides (sans les informations du début, au minimum) sont envoyées vers les fiches refusées. je la déplace donc le temps que tu complètes le début. bienvenue à toi  
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(#) Mer 15 Jan 2014 - 23:42
Pardoooon. J'ai tendance à "poster" pour éviter de perdre ce que j'ai commencé à écrire, genre de sauvegarde, parce que je suis une grosse bille avec le code, tout ça. J'étais même en train d'compléter la partie concernée parce que pour une fois, j'avais noté les consignes    Don't hit me.
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Jeu 16 Jan 2014 - 6:03
vingt quatre secondes, tu me sous estimes Rolling Eyes mon cerveau va un peu plus vite que ça What a Face
bon allez bienvenue quand même et va lire les règles, vilaine Adolf 
(j'ai sorti le fouet perv)

faut qu'on discute d'éventuels liens avec mes deux persos totalement sains d'esprit sur skype aussi

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Jeu 16 Jan 2014 - 7:25
bienvenue ici ma petite perv

bonne chance pour la suite (pas juste ta fiche, pour supporter les cinglés) Arrow

le choix d'avatar est hot perv
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(#) Jeu 16 Jan 2014 - 11:22
J'adore déjà ton personnage ! En plus avec la belle Kaya !
Bienvenue parmi nous
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(#) Jeu 16 Jan 2014 - 12:10
Adolf — bwahaha ; ça dépendait de l'heure à laquelle tu tombais sur cette fiche, en fait. Et oui, ouiii, des liens, plein d'liens. Comme tu t'en doutes, de toute façon, Ombre va être totalement équilibrée et saine   

Soren — Je te retourne le compliment, monsieur fantasme ambulant   

Celestina — Merci   J'vais changer deux trois trucs sous peu, j'espère que tu l'aimeras encore   
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(#) Ven 17 Jan 2014 - 6:29
(il paraît que j'ai le droit alors... *toussote* seja muito bem-vindo  What a Face genre je suis pas arrivé après, nonon  Arrow )

Barbosa   
J'ai hâte de lire.
(garde-moi une place au chaud    )
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(#) Ven 17 Jan 2014 - 13:58
Bienvenue    
j'adore ton personnage, je suis fan   
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(#) Mer 22 Jan 2014 - 10:26
Rosàrio —   Que t'es bonne   Evidemment que j'te garde un lien, un gros même    :**: 

Antony — caaaaarl *fangirl* Merci ♥
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(#) Mer 22 Jan 2014 - 15:01
oh la belle kaya   pis en plus en dérangée mentale. ça risque d'être beau.   

bienvenue.
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(#) Mer 22 Jan 2014 - 15:09
Ahah, j'espère qu'elle sera à la hauteur
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(#) Sam 25 Jan 2014 - 13:04
temps écoulé

le sang a giclé
Larmes de sang, là, qui dégoulinent le long de ses traits. N'entends-tu pas ses cris d'agonie, les âmes qui se voient alors meurtris ? Il fait l'enfant, le pauvre Satan, de ne pas toucher ton âme, de ne pas s'amuser avec toi. Il te voit, là, au travers de la foule, t'éloignant doucement, t'effaçant presque tendrement, et il ne l'accepte pas. Connais-tu seulement la sentence, pour rendre le démon aussi triste, aussi humain ? Dix larmes de sang ont déjà été versés, si tu n'es pas là d'ici quatre nouvelles larmes, il sortira les crocs, il sortira le fouet, et ton âme, brusquement, sera détruite à néant. Ce que Satan n'a pas, n'existe pas.


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