N'oubliez pas de déclarer votre amour pour satan, en postant sur bazzart Hope
Ils sont beaux, ils sont frais, ils n'attendent que vous.
N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil aux PVs Hope
on veut plus de boobs :pff:
- la surpopulation de mâles sur le forum
Pensez à privilégier les hippies, les voleurs et les pirates
afin de préserver les âmes sensibles, le forum est déconseillé aux moins de 17 ans
Si aucune fiche est postée après cinq jours, votre compte sera supprimé.

TA TÊTE SUR UN PLATEAU

 :: ET ILS RIENT :: FICHES V1 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Invité
Invité
avatar
(#) Lun 13 Jan 2014 - 7:28
salomé reis

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Reis. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Salomé. À peine née était-elle damnée. Salomé. La tête de Jean Baptiste la regarde, sur un plateau d'argent, alors que ses voiles se meuvent autour d'elle et la font disparaître aux yeux des mortels. Salomé qui a les yeux innocents d'un faon, si bien que son père la surnommait 'Gamo'. Avant. Maintenant, c'est Salomé. Juste Salomé. C'était mieux avant ♆ Seize ans. Première Bouffée d'air ♆ 14 février, Sao Paulo. On se fout d'elle jusqu'au bout. Papa et Maman ♆ Brésilienne. Tout simplement. Dans mon lit ♆ Elle s'en fout. Elle ne voudrait pas le savoir. Elle ne veut personne dans son lit, mais elle attire les hommes. Degré de solitude ♆ Célibataire. Tromper l'ennui ♆ Rien. Elle a seize ans. Elle ne sait rien faire. Tout ce qu'elle sait faire, elle ne peut pas le faire. Donc, elle ne fait rien. Elle attend. Elle cherche. Elle tente de s'échapper. Revient en rampant, crachant ses poumons de toutes ses forces, ses cheveux lourds de poussière, ses yeux d'animal traqué fixés sur un monde qu'elle espère rejoindre. Tombé dans le trou à rat ♆ Deux ans. La nouvelle famille ♆ Salaud. Salope.

   

au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Matt.  Pseudo pas beau ♆ MARRAKECH. Nombre d'hivers endurés ♆ 22. Pierre précieuse préférée ♆ L'émeraude. Ça va bien avec mes cheveux. Compagnie de voyage ♆ Bazzart. Mot doux ♆ Ça a l'air bien. Degré d'addiction ♆ On verra. J'essaie d'étudier. Sésame ouvres-toi ♆ OK PAR ADOLF Tête de cochon ♆ Alice Englert. Remerciements ♆ bannière de google, avatars de tussanus poster. Mot d'amour en plus ♆ Je ne joue jamais de nanas. Je ne joue jamais d'ados. On va rire.

(et dans le vide le plus profond du monde)
faon
Elle compte jusqu'à cent.
Puis à l'envers.
Une fois. Deux fois.
L'alphabet. Dans tous les sens.
La gamme.
Des noms d'animaux. Des marques de voitures. De shampoings. Des noms de pays. Leurs capitales. Les planètes. Les étoiles. Les constellations. Les lunes. Les galaxies. Des auteurs. Les livres qu'ils ont écrit. En ordre alphabétique.
Il arrête quand elle est aux Hauts de Hurlevent. Elle a détesté ce bouquin. De toutes ses forces. C'est lui qui marque pourtant la fin du calvaire et pour cela, il deviendra son préféré. L'homme se relève d'au-dessus d'elle, trempé de son sang, son sang à elle, et lui sourit. Il ne la voit pas. Elle ne sait pas ce qu'il voit, mais il ne la voit pas. « T'en veux encore ? » Elle hoche la tête négativement, se recule légèrement. Son corps brûle et hurle, et sur ses joues sèchent des larmes qui n'ont pas cessé de couler alors qu'elle récitait l'alphabet dans sa tête pour ne pas penser à l'homme. À son immonde pénis entre ses jambes. À sa langue qui fouillait sa bouche, à ses dents qui mordaient son cou, à ses mains qui pétrissaient des courbes inexistantes et à ses oreilles insensibles à ses supplications de cesser. « J'entends pas. » Il sait. Il doit savoir. Elle ouvre les lèvres. « Non. » Juste ce mot. Un 'non' qui dit tout, un 'non' qui tremble et qui pourtant rallume la flamme dans le regard de l'autre. Les mains puissantes l'agrippent par ce qui seront un jour des hanches de femme, la ramènent, alors qu'elle tentait de se sauver, frêle oiseau qui n'ose plus chanter de peur d'être abattu. Le désir brûle dans les yeux de l'homme – la peur dans ceux de la jeune fille.

« Non. Non, non, non... » Elle sanglote alors que l'homme la retourne, enfonce son visage dans le matelas d'une main et empoigne ses longues mèches brunes de l'autre. Et recommence. Encore. Jusqu'à ce qu'il parte sans demander son reste, laissant sur un lit crasseux une silhouette frissonnante, une adolescente brisée. Cassée. Elle ne parlera plus. Elle le sait. Parce que ce qui la faisait vivre la fait maintenant mourir. Et que le diable, dans ses vices, voulait sa voix pour lui seul – ainsi l'a-t-il damnée, Salomé qui demandait la tête des hommes en dansant, Salomé qui désormais charme en chantant, pour que la musique lui soit réservée.

Ainsi est le diable.

Cruel mélomane, debout dans son paradis, écoutant la voix des anges qui ne chantent désormais que pour lui.
   

   
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
(#) Lun 13 Jan 2014 - 7:28
la danse des sept voiles

l'étrange
Elle chantait. Une voix d'or. Elle suivait des cours. Elle deviendrait célèbre. Elle voyageait. On connaissait son nom. Elle chantait et savait faire rire, pleurer. Ses doigts glissaient sur son piano, accompagnant une musique qui venait du centre même de son corps. Elle était une gamine. Elle est devenue une femme et elle ne chante plus. Elle ne chante plus, car chaque note envoûte. Déroute. Charme. L'oreille des hommes se tend, les poings se crispent, le sang coule plus vite dans leurs veines, leurs pupilles se dilatent, leur souffle s'accélère, et alors que la voix de sirène sort des lèvres d'une adolescente aux yeux de faon, ils voient une femme. Ils désirent et elle ne peut que fuir, impuissante devant ce qu'elle ne cherchait pas à créer, et quand les mains se referment sur elle et que les lèvres emprisonnent les siennes, le charme ne se rompt souvent que trop tard. Même ses supplications et ses prières, même ses pleurs, on des airs d'extase. Les femmes ne l'entendent pas, à peine un murmure dans le vent, et quand elles tendent l'oreille, elles entendent bien la voix d'une enfant. Salomé chantait, Salomé ne chante plus, son don étant devenu malédiction. Salomé riait, ne riait plus, car même la cascade de son rire fait faiblir les plus forts. Salomé parlait, ne parle plus, car ses accents rauques et cassés sont promesses de luxure et de décadence. À peine sourit-elle. Sait-on jamais. Seule la musique reste, quand elle approche le piano, et qu'elle fredonne au milieu des heures bleues, quand seul le Diable l'écoute chanter.
(c) MORIARTY


São Poeira
Ses parents voulaient voyager. Sa mère était actrice, son père curieux, et le village était fantôme. Dans leurs bagages, cette fine adolescente souriante. Et bientôt, plus qu'elle. Le souffle du diable a tué la mère, a failli tuer la fille, a rendu fou le père. Celui-ci se berce sans cesse, devant une habitation abandonnée, marmonnant des prières qui ne concernent que lui-même. Salomé, quant à elle, parcourt les rues sans rien dire, joue avec des couteaux, contemple São Poeira dans un silence grave, vêtue de ses robes diaphanes et de ce qui reste d'une autre vie. D'un monde qu'elle veut plus que tout rejoindre, pour laisser cette ville maudite qui lui a volé tout ce qu'elle était avant d'y mettre les pieds. Elle est étrangement solide, cette petite, qui s'avance dans le désert pour ensuite revenir la respiration sifflante et des points colorés dansant devant ses yeux sombres. Assez solide pour essayer trop souvent de partir et chaque fois revenir. L'animal est en cage, l'animal ne peut fuir, et chaque échec fait faiblir la flamme qui danse au centre du corps de Salomé. Un corps toujours plus mince, plus frêle, ne laissant dans son visage aux rondeurs encore enfantines que le spectre de son regard apeuré, alors qu'elle semble s'effacer.
   
(c) MORIARTY

(I was begging for mercy, but on the inside I was begging for more)
sirène
« Danse. »

L'ordre arrive. Elle baisse la tête et commence à danser. Elle sait que le charme n'est pas dans ses gestes, qu'il est dans sa voix, et que même si on lui ordonne de danser, comme la réelle Salomé, rien n'arrivera. Ses mains s'envolent, ses cheveux s'emmêlent, alors qu'on la regarde et qu'on se détourne finalement. Il n'y a rien d'intéressant à regarder une gamine, pas même encore une femme, danser. Si au moins elle avait des seins. Les pas s'éloignent et la brunette baisse les bras, fixant ses yeux sur l'endroit où l'homme attendait. Cherchait. Il est venu la chercher, pour vérifier les rumeurs, et elle n'a pu suffisamment se débattre. Elle n'a que seize ans. Elle est frêle comme une brindille, plus mince à chaque jour puisque la nourriture est celle qu'elle chaparde et que l'enfant jadis aisée jadis prodigue n'aime pas voler, et quand il lui a dit de danser, elle l'a fait. Elle l'a fait et a gardé ses lèvres closes, malgré les insultes et les coups, malgré les cheveux tirés et les menaces. La sereia n'a pas pipé mot et le charme n'a pas pris forme.
Elle est sauve. Encore un jour. On se désintéressera d'elle, une étrangère qui a respiré le souffle du diable et est désormais une des leurs. On se désintéressera de son cas, de sa voix, et elle rejoindra les fantômes de la ville.
Salomé quitte l'habitation crasseuse et retourne à la sienne, celle où son père vit seul, cadavre décharné qui se berce sans cesse devant les fenêtres sales. Il ne la voit même pas alors qu'elle entre et qu'elle va brosser ses longs cheveux, qu'elle attrape les couteaux de chasse, ceux volés à un mort, pour aller chasser. La bestiole empoisonnée qui saura la garder en vie, qui barbouillera son faciès angélique de sang, qu'elle mangera cachée pour qu'on ne la voit pas. Elle devrait garder une arme sur elle. Elle fait du mieux qu'elle peut, la chanteuse muette, mais elle n'a pas été élevée pour ça. Elle a été élevée pour les opéras, les robes de soirée, le champagne et les ha-has flûtés, élevée pour les livres, les concerts et l'infini beauté de l'art. Pas pour la mort, le sang, la chasse, les crachats noirs de ses poumons et la peur qui coule dans ses veines. Une peur épaisse comme du goudron qui la rend si difficile à apprivoiser.

Le jour passe. Le soleil brûle. Elle reste à l'ombre, celle qu'elle trouve, regarde le monde en silence. La nuit tombe finalement sans qu'elle bouge et quand la lune est haute, enfin elle se lève. C'est sans crainte qu'elle s'enfonce dans la végétation longeant le fleuve, jusqu'à cet endroit qu'elle aime. Jusqu'à la lumière dans la nuit éternelle de São Poeira. Dans l'habitation délabrée, abandonnée, le piano est intact. Il brille dans la lune, il l'attire, l'appelle, et ses touches d'ivoire forment le plus beau des sourires. Ses doigts minces le caressent amoureusement et elle s'y installe, le souffle déjà coupé. Et dans une inspiration, qui vibre jusqu'au centre du monde, elle joue. Les doigts s'envolent, la musique s'élève, puis la voix vibre, résonne. Pas d’œil dessiné sur le mur, personne pour l'observer, l'écouter, que le monde pour vibrer.
   

   
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
(#) Lun 13 Jan 2014 - 7:33
oh cette petite je devrais être au lit, et puis hop, tu t'inscris juste à ce moment là, comme ça. La curiosité a gagné la bataille et j'dois te dire, c'est une bonne chose. J'aime sa tête, j'aime le don, j'aime le début. Le fait que tu fasse un tel personnage pour la première fois aussi, en fait Le début est déjà prometteur et la suite, je l'attends avec impatience perv bienvenue, donc   
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
(#) Lun 13 Jan 2014 - 7:40
Merci ! J'espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances et que d'autres curieux viendront voir  perv On verra bien ce que cette petite saura faire.

Invité
Revenir en haut Aller en bas
avatar
♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Lun 13 Jan 2014 - 12:48
oh dis donc un mâle qui joue une fille, c'est rare ça perv moi j'dis bon courage, perso j'ai jamais réussi et je suis une fille Laughing sinon j'adore ta salomé, ton style, son pouvoir et tout, j'ai bien hâte de voir la suite perv ah oui et bienvenue (a)

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
(#) Lun 13 Jan 2014 - 19:15
Je relève le défi   Et bien merci ♥

J'ai fini ma fiche ! Elle est courte, mais il y a peu de choses à dire sur cette pitchoune (et c'est déjà assez dit, pas besoin de répéter tout le temps). J'espère qu'elle vous plaira ;)
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
(#) Lun 13 Jan 2014 - 20:00
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


La première fiche de FV a valider perv tu sais que c'est tout un honneur, ça ? Laughing Arrow J'adore la petite Salomé, sincèrement. En plus, il a fallu que tu prenne un prénom que j'adore. J'aime comment elle se dessine, j'aime le fait qu'elle ne soit pas particulièrement cruelle, mais douce. Petit oiseau fragile, elle fait la différence avec les autres brutes qui ornent le village   Je l'aime encore plus et j'ai bien hâte de voir ce que tu as en faire en rp perv Je vais penser à des liens, parce que je veux pas passer à côté d'une perle pareille. Bref, t'es validé.

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

les liens utiles

VOS LIENS
POUR LES DIVERSES DEMANDES
REGISTRE DES EMPLOIS - IMPORTANT, À REMPLIR -
LA VILLE
LES POUVOIRS
LE BOTTIN
LES INTRIGUES & ÉVÉNEMENTS
LES ANNONCES




Invité
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
avatar
(#) Lun 13 Jan 2014 - 20:34
bon bah tout est dit.

pour ma part se sera un grand bienvenue, puis oui sa tête, ton avatar ( et chapeau aussi parcque j'ai jamais réussi à jouer de fille --> )
Invité
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
(#)
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Donjons et dragons : figurines sur plateau lumineux
» Horus Heresy - Jeu de Plateau?
» Plateau de jeu maison...
» décor maison : plateau rocheux
» Plateau de présentation

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FOUTUE VERMINE :: ET ILS RIENT :: FICHES V1-
Sauter vers: