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(#) Dim 27 Sep 2015 - 22:46
Doc Bonham

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Bonham. Un humour tordu d'une famille bien droite. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ John. Mais à présent, il ne répond plus qu'au nom de Doc. Un titre, d'une tristesse. C'était mieux avant ♆ 38 ans. La vieillesse lui barre le front, lui tord les joues. Première Bouffée d'air ♆  Le printemps ou l'été, il a oublié. Seattle, 1977. Papa et Maman ♆ Des américains qui ne connaissaient rien d'autre que l'Amérique.  Dans mon lit ♆ A une époque, il aimait les femmes, il aimait creuser des sillons dans draps. Il  les aimait tous, mais ne désiraient qu'elles. A présent les draps sont froids, trop de nuits passées à dormir sur les fauteuils, trop de solitude de la part d'un homme qui n'a plus goût à rien.  Degré de solitude ♆ Veuf. Ça lui écorche la gueule, ça lui érafle l'anneau ancré à son doigt. Tromper l'ennui ♆ Médecin, vétérinaire, psychologue, un amas de titres sans aucun sens. Il est le soigneur, l'adulte vers qui on se tourne pour tout et n'importe quoi. Idolâtrie ♆ Enfant chrétien, ado  athée, adulte dégoûté.  Tombé dans le trou à rat ♆ Une décennie. La nouvelle famille ♆ salaud.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ justine   Pseudo pas beau ♆ hiraeth Nombre d'hivers endurés ♆ 23 Pierre précieuse préférée ♆Tourmaline  Compagnie de voyage ♆ Je connaissais de la première version, puis j'ai vu le projet et JE SUIS DEVENUE HYSTERIQUE. Un peu.   Mot doux ♆ j'aime à mort Degré d'addiction ♆ Au gré de mon travail pour les rp (je suis plutôt régulière), mais je me connecte souvent. Sésame ouvres-toi ♆ validé par vlad Tête de cochon ♆ Hugh Dancy, monsieur petit chien perdu malheureux. TYPE DE PERSONNAGE ♆ UN PV DONT JE REVAIS BYE Remerciements ♆ savage. ; eden memories, tumblr pour le gif Mot d'amour en plus ♆ MERCI DE L'OUVRIR A NOUVEAU
It's so hard to forget pain, but it's even harder to remember sweetness. We have no scar to show for happiness. We learn so little from peace ▲  Chuck Palahniuk
besoin d'aide ?


Jane, je crève

Où sont nos belles années à rire dans les couloirs de l'université pour pas grand chose, pour des blagues de nos amis, pour une erreur commise ? On était heureux, n'est-ce pas ? On était les enviés, ceux que tous auraient voulu être, les futurs médecins heureux, amoureux, qui trouvaient la vie si facile et si tendre. Je rature cette page, j'en ai déjà déchiré des dizaines alors que ces mots ne t'atteindront jamais malgré tout l'espoir que j'y mets. Tu es morte à cette frontière, dans cette ville de fous, et chaque jour je regrette ta perte. Si l'on me donnait l'opportunité de faire l'inverse... oh mon dieu, Jane, je repartirais en arrière, j'enverrais toute cette ville se faire foutre et tant pis pour eux, tu me haïrais pour cet acte sans doute, t'avais bien trop foi en l'être humain pour croire à ça. Toi si pure, si belle, est-ce être horrible que d'être ravi de ta mort ? Tu aurais tant souffert ici, dans cette crasse absurde. Ils feraient mieux de tous s'entretuer, c'est ce qu'Il demande à ce que l'on entend parfois. Tu n'as pas eu à voir l'Enfer dans lequel on se dresse aujourd'hui, si partants pour une vie à demi. Tu n'as pas eu à voir les bouteilles s'empiler sur la commode poussiéreuse d'une chambre qu'on aurait partagé, ni les larmes s'étaler sur ce papier qui finira au feu comme tous les autres. Ni ceux qui viennent s'écrouler dans le cabinet en faisant craquer le parquet délabré.

Tu te souviens à quel point on aimait le lever de soleil ? Quand on loupait des cours en culpabilisant juste pour se poser avec un thermos de thé dans un parc pour voir l'astre s'élever dans le ciel, seul au monde. Il n'a pas le même sens ici. Il relance la torture, la violence, les insomnies le rendent cruel. Je hais le réveil à présent, chaque jour c'est un peu plus douloureux. Cette peine dans le cœur, tu l'as déjà ressentie ? Le pincement qui fait que tu veux tout foutre en l'air, prendre un lance-flamme et brûler le reste du monde pour qu'enfin tout s'apaise ? Quelques fois, j'ai cette envie. D'autres jours, j'ai presque le besoin de sourire parce qu'ici je suis utile. Je me lève avec l'envie de sauver le monde entier, comme avant;

puis je bois. Tu te souviens, quand on sortait et que je finissais par rouler au bout de deux verres ? Là il me faut une bouteille pour être bien. Les gens et les choses évoluent, je m'en rend compte maintenant. Et à ces moments, je suis sûr qu'Il me parle, Jane. J'entends une voix qui me chuchote l'Enfer à l'oreille, qui me dit de ne sauver personne. de ne pas me sauver moi-même. Que tu aurais dû vivre, et moi mourir. Mais certains matins, je veux vivre, Jane. Le diable chuchote, mais je refuse de me soumettre.

On a grandi pour ça, Jane.
Pour sauver des gens. C'est ça, le plus important. Ne pas le laisser gagner, sinon, à quoi ta mort servirait ?

Je t'aime;



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(#) Dim 27 Sep 2015 - 22:46
titre de l'histoire

l'étrange
Roi des miracles.
Jour après jour, le parquet craque sous l'amas de crevants décidés à ramper pour supplier. Des mains d'or, qu'on dit. Jour comme nuit, les blessés lui demandent des soins, les maîtres de chiens avariés appellent à l'aide, les vieux sont certains de venir au bon endroit pour discuter de leurs problèmes. Le bruit a couru il y a dix ans : Cet homme n'est pas un médecin comme les autres. La ville pénétrée, et voilà que sa femme mourrait sans qu'il ne puisse rien y faire, et que le Diable décidait d'une ironie cruelle. La rumeur s'est répandue, elle est devenue réalité. Il suffit de quelques massages, quelques pressions, et les maladies disparaissent comme si elles n'avaient jamais existé. Un don précieux que personne ne peut ignorer, son don le protège et le dresse au rang des importants, il n'est pas de cette masse sale et affamée qui se bat pour survivre, ils le connaissent tous. Le médecin qui n'a pas de prénom, qui a seulement un don. Blessures et horreurs ne sont que de vagues inquiétudes lorsqu'on est de ceux qu'on doit soigner. D'autres pourtant ne frôleront jamais ses doigts magiques, laissés à l'abandon sur ordre ou simple envie.
(c) .savage


São Poeira
Dix ans qu'il creuse sa tombe entre la maison et le cabinet, avec des détours hâtifs dans les bars crasseux qui parsèment la ville. Dix ans, et pas l'ombre d'un sourire heureux. Seuls ceux de circonstances, seuls ceux cruels trouvent leur liberté contre ses lèvres. Pendant quelques mois les patrons de bar l'ont catalogué comme un meuble faisant parti du décor, le poivrot là du matin au soir à se lamenter sur sa femme morte les premiers jours, puis le type silencieux qui s'accrochait à sa bouteille comme à une bouée de sauvetage dégueulasse. C'était l'inconnu, un de ces fantômes qui s'est retrouvé coincé chez le diable sans le chercher, un de ceux qui n'a pas supporté la pression du démon. Puis Primo a tout renversé, il l'a collé dans un des endroits les plus visités de la ville pour qu'il porte son pouvoir à contribution, et le voilà titré comme Doc, il en a même oublié son prénom. Il ne peut plus se traîner dans les bars, Doc. Sous surveillance depuis dix ans, il n'a rien d'autres à quoi se raccrocher que sa bienveillance. Le perdu ne compte plus les jours ici, il n'y a pas de réveil ni de calendrier. Une éternité qu'il hait cette ville, un néant pire qu'un ciel sans étoiles. Au milieu de ce millénaire, il a essayé de s'enfuir, de foutre les pieds hors de la ville, en échange il s'est fait massacré, surveillé, déshumanisé.
(c) eden memories

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. ▲ BAUDELAIRE
ici un titre
(au-dessus de 400 mots) [uc]

Doc aime bien raconter des histoires. Des vies qui ne sont pas les siennes, celles qu'il a pu lire dès qu'il a apprit à déchiffrer ces formes encrées sur des pages, celles qu'il s'invente depuis des années dans un coin de la tête, espérant qu'un jour il pourra les écrire et les publier, un mince espoir encore enfantin et loin de la réalité. Aujourd'hui, dans ce bar crasseux et une bouteille à la main, c'est pas un mensonge qu'il a envie de raconter. Le sang sur ses mains l'ulcère, il se perd. Un besoin affligeant de s'accrocher à une réalité vacillante, un nom qui sonne de moins en moins comme le sien, juste un souvenir qui brille trop pour être vrai sûrement. Ce type là, un autre tabouret dégueulant attablé à ce bar, va devoir faire semblant de l'écouter, on ne fuit pas Doc si on espère un jour se faire soigner. La langue se délire, et Doc s'oublie quelques heures dans la vie de John Bonham.


I.


Le soleil caresse les vitres de la clinique, les oiseaux chantent, ça ressemble au début d'un roman à l'eau de rose. Les parents sont si heureux d'avoir un second enfant, un garçon, après Elizabeth. Celui-là ils le nommeront John, ils annoncent le nom avec un sourire tendre à la femme chargée d'enregistrer le bambin. Ils savent déjà le prénom du prochain enfant, persuadés qu'il s'agira d'une fille, Thelma, histoire d'être un peu originaux ce coup-ci. La nurserie est devenue bleue pâle cette fois, le berceau couvert de peluches plus grandes que la petite chose qui dort à l'intérieur, les menottes d'Elizabeth clanchées sur les barreaux, à observer de ses grands yeux verts le poupon qui va devenir son nouveau jouet. L'enfant ne pleure que rarement, la petite travaille bien à l'école, les parents sont heureux, amoureux. Un tableau parfait que beaucoup envient, il y a les photos toutes les années que les parents s'acharnent à montrer. Neuf mois après vient se rajouter un nouveau bébé, Thelma, comme les parents en avaient rêvé. La famille complétée.

La vie parfaite existe, si on en croit leurs sourires et la maison tout droit sortie des magazines féminins que sa mère déposent dans la cheminée, clamant que les inepties inscrites font de bon charbon. Maintenant Elizabeth est plus grande et les portes claquent comme avec tous les adolescents, et John en vient à gratter à sa porte, les lunettes tombant sur le bout du nez. Elles sont trop grandes pour lui, mal resserrées, mais il n'a pas osé en parler à ses parents. Ils sourient un peu moins, les parents, les temps deviennent rudes peut-être, et le trio de gamins se retrouve souvent accroupis en haut de l'escalier à essayer de les écouter. La dernière fois, Papa a pleuré. « Qu'est-ce que tu veux John ? » La grande sœur gueule souvent à ce moment, mais le gosse n'est pas perturbé. Loin s'en faut, le sourire accroché, le cœur bien blindé, il attend en murmurant qu'il veut aller nourrir les oiseaux. Elle soupire, râle, mais comme toujours elle ouvre la porte pour lui. Mains dans la mains, ils vont attraper Thelma occupée avec ses poupées, puis déguerpissent au petit parc du coin, les poches qui débordent de morceaux de pain. Papa est encore en train de pleurer, il ne s'est pas levé ce matin.
 

II.


Papa et maman ne se parlent plus vraiment, et John n'arrive plus à dormir. Le beau tableau se fade. Elizabeth a claqué la porte de la maison cette fois, elle ne reviendra pas. Ça s'est passé en un hurlement, quand John finissait ses devoirs dans la cuisine, les échos répercutés dans toute la maisonnée. « Comment ça, maman a eu une aventure ?! » C'était Elizabeth et ses cris, ses mots crachés dans le visage d'un père déphasé. C'est une mère déchirée qui tente d'expliquer, de se faire pardonner. Les cris se poursuivent, lui les doigts crispés sur son stylo, les jointures blanchies. Thelma se glisse dans son dos, fourrant son nez dans son cou, les poings agrippés à son pull. Presque son âge, mais encore une enfant qui ne supportent pas les disputes. Le silence bourdonne à ses oreilles quand Elizabeth dépose des baisers à leurs tempes avant de disparaître de leurs vies. Les pas résonnent et avant que les parents ne les trouvent, John attrape la main de sa petite sœur et l'attire avec lui, il ne veut pas leurs parler. Il ne veut pas s'en mêler. Il veut faire semblant, encore un peu. « Allons nourrir les oiseaux Thelma. » Dans ses poches, encore des miettes de pains, des pièces qui traînaient sur sa table de chevet. Avec Thelma, ils s'assoient auprès d'un groupe de jeunes traînant dans la rue. Ils discutent de longues heures, et le cœur s'arrange, il se remet à la bonne place quand John achète à manger pour toute la bande. S'il peut coller des sourires aux autres, le brouillard n'est pas si important.


III.


Ils passent de nombreuses heures chez Elizabeth, frère et sœurs enfin réunis.Devenue infirmière, c'est tout naturellement que John s'est proposé en bénévole à l'hôpital, autant pour aider que pour voir un peu plus son âme-liée. Thelma a suivi le duo en traînant les pieds avant de trouver à nouveau le sourire, appréciant en silence les regards chaleureux des patients. La plus jeune ne parle pas vraiment, pendant de nombreuses années ses parents se sont demandé si elle n'était malade ou retardée. John n'a pas eu le cœur d'avouer la vérité ; c'est à cause d'eux, de leurs disputes, du froid qu'ils exposent dans ce tableau autrefois si beau. Le gamin se contente de parler le plus souvent à Thelma pour qu'elle ne perde pas l'usage de cet art le temps qu'elle ne voudra plus parler. Quelques années s'égrainent, les deux enfants emménagent chez la plus grande pour l'université. La voix douce de Thelma chantonne dans la salle de bain.


IV.


Le groupe est apprécié des professeurs, des autres élèves. Les plus attentifs et assidus, et parmi les plus gentils du campus. Parfois on les traite d'illuminés quand ils passent une énième nuit à faire des maraudes dans les rues craintes de la ville pour apporter repas et couvertures aux sans-abris, ou que certains filent directement à l'hôpital après un cours de biologie. Animé par des sentiments trop purs pour ce monde, ils créent autour d'eux un nouvel univers un peu plus doux. Meilleurs élèves, ils rentrent ensemble dans la même université de médecine, le sourire agrafé jusqu'aux oreilles et l'envie d'aider brûlant leurs veines. Leurs nuits sont courtes entre les aides, les révisions et le tutorat,  et le serveur du café d'à côté devient bientôt un de leur meilleur ami. C'est cette année qu'une panne d'oreiller le fiche en retard, et qu'il court comme un dératé pour ne pas louper un cours d'embryologie. Avec dépit, toutes les places vers ses amis sont prises, et il s'assied auprès d'une demoiselle. Jane. Le coup de cœur est immédiat, et le soir-même il l'intègre au groupe avec un sourire en coin et les yeux qui brillent.


L'amour se construit avec douceur. Rien ne presse, ils vivent comme ils l'entendent. John présente Jane à ses sœurs et elles ont un sourire en coin elles aussi. Ce gamin trop plein d'amour pour l'humanité toute entière, elles veulent le protéger, mais avec celle-ci elles savent. Il n'y aura pas de peine, jamais, une vie entière à le voir heureux. Pour une fois, Elizabeth n'essaye pas de faire fuir les amis de son frère, et elle pose un des chats sauvé par John sur les genoux de la jeune femme. « Habitue toi à avoir des animaux partout avec celui-là. » Le garçon fait les gros yeux et récupère le matou en le posant sur son épaule, clamant pour la cinquantième fois qu'ils sont juste amis. Parfois ils se tiennent la main, parfois ils s'enfuient en voiture jusqu'au lac pour se baigner, quand le père de Jane trépasse c'est chez lui qu'elle passe ses nuits à sangloter silencieusement dans ses bras.


V.


Ils hurlent autour d'eux, les chapeaux s'envolent, et les mains de John se glissent contre la taille de la jeune femme en même temps qu'il l'attire vers lui pour un baiser des plus tendres. « Je t'aime. » Il le murmure au milieu des cris de joie et le sourire dévorant de Jane lui répond qu'elle a entendu, qu'elle l'aime aussi. Dans le bonheur d'avoir réussi, d'être ensemble, le petit groupe des fous se décide à une aventure exceptionnelle : partir sur les routes avec leurs économies, servir à ceux qui ont besoin d'aide. Ils n'ont qu'une vie, autant en user pour rendre les autres plus belles. Quelques mois de cavale, de vies dures, mais ils ont tous des putains de sourire qui rendent les gens heureux. D'une certaine façon, ils s'échappent de la dure réalité qui sera la leur, aucun d'entre eux n'a envie de rester dans un hôpital pour la vie entière, enfants avides d'un monde merveilleux et de pays imaginaires.


VI.


São Poeira. Il faut quelques semaines pour qu'ils comprennent l'ampleur de la déchéance. Là-bas, ils crèvent tous les uns après les autres, les gens n'en reviennent jamais. Les réflexions fusent, un virus, une épidémie ? John fronce les sourcils quand ils parlent du Diable, et rejette l'idée d'un geste de la main. « Ils ont besoin de nous. » C'est tout, c'est aussi simple que ça. Le groupe se sépare, John et Jane roulent main dans la main en direction de la ville du diable, persuadés de pouvoir apporter de l'aide. Ils n'ont que ça à offrir, leurs soins et leurs sourires. Ils prévoient déjà de rester quelques mois, le temps que tout s'arrange, de s'y établir si jamais la ville est belle, loin des États-Unis. Ils arrivent, demandent des informations à la première personne qui passe. Mais a peine quelques heures et le cœur de Jane commence à s’essouffler, à se compresser dans sa poitrine. John la voit porter la main à son cœur, tomber à genoux sur le sable sale. Un murmure, une toux ensanglantée, elle n'arrive plus à respirer et, impuissant, John glisse ses bras autour d'elle. Il est le seul médecin, et il ne peut rien faire. Des murmures, des larmes, et le corps de sa femme pressé contre son torse, le nez enfoui dans ses cheveux. Le dernier souffle trace sa course dans le ciel et le corps s'affaisse dans un enlacement douloureux. Le cœur rage, hurle, réclame de l'aide mais il n'arrive pas à ouvrir les lèvres pour appeler au secours. On les trouve, on le débarrasse du corps inutile, du pantin sans fil, on le guide vers quelqu'un dont il ne se souvient pas, il ne se rappelle de rien.

Les jours s'éteignent dans la noirceur d'un bar, ses doigts comme attachés à un verre poisseux. Enfermé, prisonnier, il ne peut s'échapper du domaine, il a essayé à maintes reprises jusqu'à ce qu'on lui explique. Alcoolique pathétique, il enchaîne les dépenses de ses dernières économies pour des liquides ambrés un peu dégueulasses, le moins cher qu'on peut trouver. Il ne pleure plus, il n'a presque pas pleuré. Cœur absent, il refuse de voir un lever de soleil à présent, il ne dort presque plus, espérant courir à sa perte, voulant accueillir la mort à bras grands ouverts. Un geste absurde, et le verre s'éclate contre sa paume, l’œil hagard s'abandonne sur le sang qui coule et sur la blessure qui se referme. L'ironie lui fout la nausée, il peut guérir mais n'a pas été foutu de soigner sa femme, hein ? Quelques jours plus tard, on frappe à sa porte. On lui propose, on lui impose, un job dont il avait envie il y a quelques millénaires. Le même refrain éclate à ses oreilles, il n'a qu'une vie, autant en user pour rendre les autres plus belles.


VII.


Il rentre du bar en chancelant, et ils le réveillent pour un nouveau blessé. Aujourd'hui il ne veut pas. Ce n'en est qu'un en plus. Un mort de plus. Ce type dont il sait avec certitude les pêchés, ce type qu'on lui demande expressément de sauver sans se soucier de ses actes odieux. Mais il signerait ainsi son accord. Ça voudrait dire qu'ici, le tabou cesse. Il s'en est prit à un enfant, que serait Doc s'il le laissait vivre ? Et qui serait-il s'il le laissait mourir ? Il n'est ni Dieu ni Juge. Un rien, une poussière au milieu de la ville, un crevard de plus. Pourtant. Pourtant il est le pouvoir de vie ou de mort incarné, pourtant il l'observe et soudain un sourire fend son visage, le premier depuis des années. « Crève. » On ne touche pas les enfants, on ne les soumet pas à de furieux délires. Dans cette ville qui succombe au roi des fous, on les protège envers et contre tout. Avec délices il l'agonise, de sauveur à tueur. Dernier râle, dernier soupir, et Doc jette un drap sur le corps, dissimulant les derniers spasmes de survie. Qu'ils crèvent tous.



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(#) Dim 27 Sep 2015 - 22:56
Bienvenue perv
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 22:56
j'ai lu "fist" en voyant le titre de ta fiche, voilà, le ton est lancé niark
rebienvenue chez toi si j'ai bien tout suivi perv
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 22:59
Fist aid kit, j'aime bien l'idée
Merci Cunnilingus (le nom du smiley bordel )
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 23:18

je n'ai commencé la série hannibal que récemment mais je suis tellement tellement tombée sous le charme de hugh. (puis toute cette tension entre lui et mads olala.  niark) bref, tu vois je fangirlise déjà beaucoup.
(et pis ce pv quoi. )

brefouille, re-bienvenue par ici, contente que tu aies retrouvé le chemin des enfers toute seule. pedo ça aurait été dommage que satan vienne te chercher par la peau des fesses. bonne rédaction de fichounette. gnah

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(#) Lun 28 Sep 2015 - 0:27
attends, je me mets une piqûre de calmant avant de répondre, je deviens hystérique quand on me parle d'Hannibal (je suis une très grosse fan ) Il est adorable dans cette série avec son air de garçon perdu dans les trois quarts des épisodes, t'as envie de lui faire des câlins (ne parlons pas de la tension, je hurlais à chaque épisode de la S3 tellement c'était plus possible ) ce pv est magique
ET MERCI BEAUCOUP (je repars baver sur tom hardy d'ailleurs perv )
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(#) Lun 28 Sep 2015 - 0:31

si tu me laisses baver sur toi, je te laisse baver sur moi, deal ? niark
j'viendrai violer ta fiche de liens, c'est décidé.  

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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Mer 30 Sep 2015 - 0:53
rebienvenue, petite chose
azy j'suis heureuse que tu prennes ce petit doc tout mignon, j'sais que tu vas en faire de grandes choses niark pis on se trouvera un lien classe avec mon Vlad, vu la compétition/coopération potentielle niark histoire de lui faire faire un peu des vilaines choses gnah
bon tu connais la maison donc perv

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Jeu 1 Oct 2015 - 21:37
Jax, bavons-nous dessus perv

Vlad, j'espère que j'vais pas décevoir demain je suis en congé je vais enfin finir ma fiche je pense Et oh oui, la compétition, je sens bien que Doc va le craindre celui-là, jusqu'à essayer de récupérer tous ses patients pour pas qu'il leur pique des organes
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(#) Sam 3 Oct 2015 - 15:21


bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


oh wow wow wow quelle fiche ! je viens de me prendre une grande claque dans la figure et, aussi masochiste que cela paraisse, ça fait du bien.
j'ai adoré, adoré, adoré cette fichette. elle est tellement belle, tellement triste et noire aussi mais belle dans sa douleur. ah pauvre petit doc, je veux bien le consoler. niark

non, sérieusement, j'ai beaucoup aimé te lire et je suis impatiente de voir ce docteur (frankenstein ) évoluer sur le forum. je viendrai sûrement, comme dit, violer ta fichette because rp avec toi serait un vrai plaisir.

je te valide, puis aussi nous préférons n'avoir qu'un seul guérisseur (puis nous avons notre vilain vlad aussi) so voilà. mais ça ne change rien à ta magnifique fichette.
amuse-toi bien parmi les tarés du bocaaal.


Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient  ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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(#) Sam 3 Oct 2015 - 17:15
Merci pour le petit mot, je suis tout ému, c'est chou
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