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Here comes another, it pulls me under. || Ryan

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(#) Dim 27 Sep 2015 - 18:45
ryan samantha prescott

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ C'est Prescott son nom, Prescott. Connu par certains, ignorés par d'autres. Connus par ceux qui sont des amateurs de musique classique. Connus parce ceux qui connaissent William Prescott, le grand violonniste qui a cassé sa pipe il y a de ça deux ans. Connus aussi par les services de police parce que le nom figure sur un avis de recherche. Faut dire qu'elle a fait parler d'elle Ryan et pas en bien. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Son père voulait un garçon et, surprise, c'est une demoiselle qui a pointé son nez dans la salle d'accouchement. Alors, le prénom qu'il avait en tête, il l'a gardé et il a décidé de donner à sa fille un prénom de garçon : Ryan. Sa femme l'a laissé faire car finalement, elle trouvait l'idée originale. C'était déjà moins original quand on se moquait de Ryan à l'école mais bref. Elle a finalement appris à l'aimer son prénom. Quant au deuxième, Samantha, c'est sa mère qui l'a choisi, tout simplement pour faire honneur à sa propre mère décédée qui s'appelait elle-même Samantha. Si ça avait été son premier prénom, on aurait pu la surnommer Sam mais comme ce n'est pas le cas, aucun surnom. C'est Ryan ou rien du tout, point. C'était mieux avant ♆ Peu d'années au compteur. Vingt-cinq, c'est peu, c'est jeune, la fleur de l'âge diraient certains sauf que Ryan, elle, elle a l'impression d'avoir plus de vingt-cinq années dans sa caboche et sur ses épaules. Les saloperies qu'elle a pu s'enfiler durant toutes ces années et qu'elle continue de s'enfiler n'aide pas à paraître ni à se sentir plus jeune. Première Bouffée d'air ♆ Son premier cri, elle l'a poussé dans une grande baraque de Bournemouth, en Angleterre. Grande baraque, grande famille, grand nom, grand tout. Trop grand pour elle mais ça, elle ne l'a découvert que plus tard. Il pleuvait ce jour-là. C'est peut-être pour ça qu'elle aime autant la pluie, allez savoir. Papa et Maman ♆ Anglaise, anglaise, anglaise, anglaise. Elle est née anglaise, a grandi anglaise, vieillit anglaise et mourra anglaise. Même quand elle reviendra hanter les connard qui lui ont pourri l'existence elle sera anglaise. A jamais. On ne peut pas passer à côté de ses origines tellement son accent est à couper au couteau. Pourtant, elle a passé de nombreuses années aux U.S.A mais elle n'a jamais perdu son accent, jamais. Dans mon lit ♆ Elle se fout du sexe de la peau qu'elle caresse tant qu'on lui fait prendre son pied. Ceci dit, elle ne peut nier avoir une préférence pour les courbes féminines. Elle ne fait cependant pas la fine bouche : elle prend le plaisir là où elle le trouve. Degré de solitude ♆ Célibâtarde. L'amour, c'est jamais que de la crasse qui vous pourrit le cœur et l'âme. Non, elle n'a pas toujours pensé comme ça mais vu la façon dont elle a perdu la femme qu'elle a le plus aimée, impossible pour elle de penser autrement à l'heure actuelle. Et puis, avec le métier qu'elle fait, mieux que personne n'occupe son cœur et vice versa : ça compliquerait la situation et elle a eu assez de compliqué dans sa vie. Elle veut faire simple mais on ne choisit pas toujours... Tromper l'ennui ♆ Pute, c'est assez clair ? Pour les plus ignares ou les plus puritains, elle vend son corps à qui veut bien payer pour qu'elle offre du plaisir et ça fait belle lurettes qu'elle le fait. Tombé dans le trou à rat ♆ Elle ne compte pas. A quoi ça pourrait bien lui servir de compter les jours, les semaines, les mois, les années ? Elle est là, elle n'en partira jamais, c'est suffisant. Enfin, pour les petits curieux, ça fait déjà deux ans, trois mois et dix jours qu'elle est là mais non, elle ne compte pas. La nouvelle famille ♆ Prostituée. C'était tout vu. C'était écrit. Elle ne pouvait pas y échapper. Elle n'a même pas essayé. C'est comme ça.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Virginie Pseudo pas beau ♆ BereniceWCL Nombre d'hivers endurés ♆ FUCK U Pierre précieuse préférée ♆ Bah le Rubis HEIN ! Compagnie de voyage ♆ J'étais là avant, je suis partie, je suis revenue, je suis repartie, le forum est entré en hibernation et voilà que sur Bazzart on a annoncé qu'il allait sortir de son hibernation alors je ne pouvais pas ne pas revenir robert Mot doux ♆ Je l'aime d'amour sinon je ne serais pas revenue DUH Cunnilingus Degré d'addiction ♆ Vous profiterez de ma divine présence (mes chevilles vont bien je vous remercie) de façon régulière, je passerai probablement sur le forum tous les jours et un RP par semaine pedo Sésame ouvres-toi ♆ ok par cosme Tête de cochon ♆ RUBY SEXY ROSE TYPE DE PERSONNAGE ♆ Elle sort de ma tête celle-ci :beat: Remerciements ♆ Je m'auto congratule et m'auto remercie pour la recherche des images, des vidéos et pour avoir su utiliser CS5 pour me faire mon kit y tout. Je remercie Solosand avec ces codes qui déchirent pour les signatures. Je remercie ma famille pour m'avoir toujours soutenue dans mes choix. Que Dieu vous bénisse. AMEN. colgate Mot d'amour en plus ♆ Je l'ai dit que je vous aimais, ça vous suffit pas ? Suspect JE VOUS AIME !!!!!! Rah la la, ce qu'il faut pas faire...
L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. ▲ BAUDELAIRE
T'es toi ou t'es rien
Tu veux quoi ? Pourquoi tu la regardes comme ça ? Tu crois qu'elle veut de ton regard ? Tu crois qu'elle a envie que tu la fixes comme ça ? Ses tatouages te dérangent ? Sa coiffure te dérange ? Ses allures masculines te dérangent ? Ses cernes te dérangent ? Tu peux aller te faire foutre, elle se fout de ce que tu penses d'elle, elle se fout de ton jugement, elle se fout de toi. Toi, t'es rien de plus qu'une ombre qui rôde autour d'elle, comme tant d'autres, et elle, les ombres, elle les ignore. Elle sait faire ça Ryan, ignorer, se fermer au monde extérieur et se complaire dans sa petite bulle rien qu'à elle. Les autres, on s'en fout. Ils font du mal alors on s'en fout. Ils sont cruels alors on s'en fout. Ils sont pourris alors on s'en fout. Oh, elle aussi elle est pourrie, un peu, beaucoup, assez. La drogue ça vous change une personne, ça vous la détruit de l'intérieur mais si il n'y avait que ça qui a détruit Ryan de l'intérieur... Y'a la douleur d'avoir perdu un être cher, l'être cher, le seul, la seule, l'unique. Putain, ça lui fait mal ça, ça la ronge. On pourrait croire qu'elle est rongée aussi parce qu'elle est différente, parce que sa famille l'a rejetée, parce qu'elle a été traitée comme une moins que rien, comme une sous merde, parce qu'elle a été trahie mais si elle a eu mal au départ, elle a fini par s'habituer. Le temps a aidé, la drogue aussi, on va pas se mentir. La drogue a beaucoup aidé et elle aide toujours. Enfin, à présent, ce sont les médicaments qui l'aident (quand elle en a) car ni la cocaïne, ni l'héroïne n'ont plus aucun effet sur elle. Elle a jamais essayé d'être clean, elle essaiera probablement jamais. Ce qu'elle trouve, elle s'en sert. Elle aime se sentir pousser des ailes, elle aime se sentir plus forte et surtout, elle aime oublier cette foutue douleur. Elle fuit en gros mais c'est tellement bon de fuir cette façon. Ah, Ryan elle est brisée, elle est bonne à jeter mais on la jette pas parce qu'elle est utile, au moins un peu. Enfin, son cul est utile, son sang, sa salive, ça aussi c'est utile, ça les fait revenir tous et ça fait rentrer l'argent. Au moins, elle sert à quelque chose, pas qu'elle ne servait à rien avant parce qu'avant aussi elle leur permettait de se vider les couilles mais maintenant c'est différent : elle est différente. Elle reste cette femme à fleur de peau, elle reste cette femme capable d'aimer si seulement elle en a l'occasion, elle reste cette femme qui rend service à ceux qu'elle estime dignes de confiance et d'attention, elle reste cette femme qui adore la musique, elle reste cette virtuose du violon mais elle reste cette droguée, cette camée, elle reste cette prostituée, cette pute, elle reste cette meurtrière, cette femme avec du sang sur les mains, elle reste ce morceau d'être humain qui a été trop brisée pour pouvoir être complètement recollée. Ryan, c'est qu'une bagnole qui a pris trop de murs, qui sera jamais réparée et dont le moteur s'arrêtera un jour sans prévenir.


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(#) Dim 27 Sep 2015 - 18:45
you will not hear me say I'm sorry

l'étrange
On peut dire que c'est le mot qui convient : étrange. Son don, elle n'a d'abord pas su ce que c'était. Elle a survécu, elle n'est pas morte après son arrivée donc, ça voulait dire qu'il y avait quelque chose en elle mais elle ne savait pas quoi. Elle a bien essayé d'envoyer des trucs valser par la pensée, elle a bien essayer de se concentrer pour lire les pensées des gens, des trucs bateaux, les premiers trucs auxquels on pense quand on apprend qu'on est censé avoir développé un don ou quelque chose dans ce goût-là. Et puis, elle a arrêté d'essayer ces trucs débiles parce que visiblement, son don, il était bien caché et probablement inutile. Elle a mis du temps avant de comprendre ce que c'était et c'est quand un type s'est montré violent, parce qu'en manque alors qu'il ne se droguait pas qu'elle a réalisé que ça venait d'elle, ce manque. Pas une ligne de coke, pas une injection d'héro, rien, le type était clean, le seul truc qu'il faisait régulièrement c'était baiser Ryan... Et puis, il n'y a pas eu que lui, y'en a eu d'autres des types qui sont revenus dans un état de manque alors qu'ils ne se droguaient pas. La seule façon de voir si c'était bien ce à quoi elle pensait, c'était d'arrêter de les embrasser, arrêter de les laisser lui faire quoi que ce soit. Pendant un temps, elle s'est donc contentée de quelques préliminaires pour apporter du plaisir sans pour autant en prendre et ça s'est calmé. Eux, ils se sont calmés et elle a compris. Elle était une putain de drogue. La théorie, elle l'a testée sur d'autres et ça s'est révélé réel, bel et bien réel. Pour faire plus clair ? Ses fluides, quels qu'ils soient, sont pareils à de la cocaïne. Donc, c'est quelque chose qu'elle ne contrôle pas, c'est en elle, c'est comme ça. Du coup, ça a été plutôt chiant qu'autre chose parce qu'il a fallu apprendre à doser avec les clients : moins de salive, ce genre de choses, faut gérer pour leur apporter du plaisir, une certaine euphorie aussi (ils y coupent pas vu ce que sa salive et autres fluides font seuls sans qu'on leur demande rien) et surtout éviter qu'ils développent une dépendance. Ceci dit, c'est en partie pour ça qu'elle est appréciée des clients. Elle baise bien, on va pas se mentir, mais ce don (qu'elle considère plus comme une malédiction qu'autre chose elle), ça rend les rapports plus intenses pour les clients alors... La droguée qui est devenue elle-même une drogue. Dans le genre karma, ça se pose là.
(c) BERENICEWCL


São Poeira
Elle était en pleine fuite. Elle avait les autorités au cul et venir se planquer dans ce pays était la meilleure solution, la seule plausible en fait. Elle avait un contact alors elle est venue jusqu'ici. Pendant un temps, elle a changé de nom, histoire d'être tranquille. Elle s'est teint les cheveux et puis elle a continué à ouvrir les cuisses pour se payer un endroit où vivre et se payer sa came. Elle aurait pu en finir mais la seule chose qui la poussait à rester en vie, c'était parce qu'elle l'avait promis à Penny. Putain de promesse de merde... Mais bon, quand on promet un truc à la femme qu'on aime, même si elle se tire une balle dans la tête quelques jours plus tard, on rompt pas la promesse : jamais. Alors elle a continué et puis elle s'est foutue dans la merde parce qu'à force de demander des avances de came sans pouvoir payer, elle a eu des enfoirés au cul qui en voulait justement à son cul. La fuite, encore la fuite, toujours la fuite. Elle était planquée dans le fond d'un bar quand elle a entendu des gens parler d'un village planqué, d'un village où il y avait une malédiction et dont les gens qui y pénétraient ne revenaient jamais. C'était pas tant la malédiction qui l'intéressait (faudrait être cinglé) et puis elle n'y croyait pas mais un village éloigné de tout, planqué, c'était ce dont elle avait besoin. Alors, elle est allé poser des questions, elle en a posé beaucoup des questions et puis, quand elle a eu les réponses qu'elle voulait, elle y est allée. C'est aussi simple que ça : elle y est allée, toute seule, de son plein gré. Et elle n'est jamais repartie et ça fait plus de deux ans maintenant. Finalement, la vie ici, c'est pas si mal, c'est pas pire, c'est un peu mieux même. Elle est en sécurité, enfin, au moins, les autorités et les types auxquels elle doit de l'argent ne viendront pas la chercher ici. Elle a repris son vrai nom, elle est redevenue elle. Alors partir, pour quoi faire ? Personne l'attend. Enfin, y'a bien sa mère et sa sœur en Angleterre mais elle a aucune raison de vouloir retourner auprès d'elles : Ryan a rien à y foutre là-bas, elle fait plus partie de cette famille. Ryan, elle est là, elle en bougera pas. Et ceux qui en ont marre de l'entendre jouer du violon peuvent bien aller se faire foutre.
(c) BERENICEWCL

You lie, silent there before me. Your tears, they mean nothing to me. The wind howling at the window, the love you never gave,I give to you. Really don't deserve it, but now, there's nothing you can do. ▲ Silent Hill - The Room
my heart is torn


J'ai à peine passé la porte d'entrée que j'entends mon prénom. Je pose mon sac à dos au sol mais ne lâche pas mon violon : je ne le lâche jamais. Je m'approche du salon et lorsque j'y arrive, je fronce les sourcils en voyant mes parents et le Père Daniels assis sur le canapé tandis que ma petite sœur est assise dans un fauteuil, la tête baissée. On m'intime de m'asseoir, ce que je fais doucement sur le canapé faisant face à celui sur lequel mes parents et le Père sont installés. Je pose mon violon à côté de moi et tente de capter le regard de ma sœur pour chercher des réponses mais elle ne me regarde pas. Je n'aime pas ça. Je n'aime pas cette impression qu'il s'agit d'une sorte d'intervention. Je n'aime pas le regard empli de pitié du Père Daniels : ils me font quoi là ? La réponse ne tarde pas à tomber. Je les entends me parler avec douceur, je les entends me dire qu'ils ont eu vent que je baignais dans le péché, je les entends me dire qu'il ne sert à rien de mentir car on m'a vue. On m'a vue avec elle, avec Emily. On m'a vue. Sauf que si on m'a vue, c'est parce que quelqu'un leur a parlé, le Père Daniels l'a dit lui-même. Tout à coup, je comprends mieux la présence de ma petite sœur. Tout à coup, je réalise qu'ils l'ont faite rester pour qu'elle confirme ce qu'elle a dit si jamais je venais à nier. Les larmes me montent aux yeux alors que j'observe ma petite sœur.

« Tu leur as dit... » je murmure la voix tremblante. « Tu m'as trahie... » j'ajoute plus bas.

Elle s'évertue à ne pas me regarder alors que les larmes de tristesse et de rage me brûlent les yeux. Ma mère s'en mêle soudain.

« Elle n'y est pour rien, ne t'en prends pas à elle Ryan...
- Toi, je ne t'ai rien demandé ! » je vocifère.

Jamais je n'ai parlé à ma mère de cette façon, jamais mais les circonstances sont ce qu'elles sont. Je me relève, toujours en fixant ma petite sœur.

« Je te parle ! Regarde-moi ! Assume ! »

Elle relève son regard plein de larmes vers moi.

« Je suis désolée...
- Tu peux l'être... 
- Suffit. Je ne veux plus t'entendre. »

Cette fois-ci, c'est la voix de mon père. Je tourne mon regard vers lui. Si ma mère est au bord des larmes et le Père Daniels hésitant, mon père, lui arbore un masque glacial.

« Ne rejette pas la faute sur ta sœur : tu es la pécheresse, pas elle. Elle, elle a dit la vérité et elle a bien fait. 
- Pécheresse... Tu t'entends papa ?... C'est moi, ta fille... Comment tu peux dire une chose pareille ?
- Parce que c'est la vérité. Tu le sais que c'est un péché, tu le sais que si tu ne changes pas, tu brûleras en Enfer pour ça.
- Allons Monsieur Prescott, il ne faut pas parler comme ça. Ryan, ce que ton père essaye de te dire c'est que tu es sur le mauvais chemin mais il n'est pas trop tard pour retrouver la bonne voie. »

Je jette un regard mauvais au Père Daniels qui se ratatine sur lui-même puis, je reporte mon regard sur mon père.

« Là-dessus, on ne va pas être d'accord. Je ne suis pas sur le mauvais chemin, je suis sur mon chemin et Dieu, lui, il le sait et il m'aime quand même parce que Dieu il n'est qu'amour et pardon. Il n'est pas haine et jugement comme toi...
- Là-dessus, on ne va pas être d'accord. »

Je déglutis.

« Alors quoi ? Qu'est-ce qu'on fait ?
- Nous rien. Toi, par contre, tu as un choix à faire : soit tu acceptes de partir avec le Père Daniels pour un camp où tu resteras le temps qu'il faudra pour retrouver le bon chemin, soit tu quittes cette maison. »

Mon cœur se brise. Il se brise en mille morceaux. Ma bouche s'ouvre puis se referme. Je regarde ma mère, elle ne dit rien. Je regarde le Père Daniels, il ne dit rien. Je regarde ma petite sœur, elle ne dit rien non plus. Un sourire triste étire mes lèvres.

« Finalement, il en faut peu pour qu'une famille n'en soit plus vraiment une... »

Mes épaules s'affaissent, je me penche pour récupérer mon violon puis je les regarde tous.

« C'est pas moi qui brûlerai en Enfer. C'est vous. »

Et je me détourne d'eux. Quelques heures plus tard, la jeune fille de dix-sept que je suis se retrouve dans la rue. Le monde dans lequel j'ai grandi vient de s'écrouler. Mon monde vient de s'écrouler et je sais qu'il ne reprendra jamais son ancienne forme, jamais.

▲ ▲ ▲

« Ne plus t'entendre jouer pendant plusieurs jours, ça va me faire bizarre.
- C'est mon violon qui va te manquer ou c'est moi ?
- Les deux. »

Penny se faufile derrière moi, glisse ses mains sur mes hanches et je frissonne à son contact.

« Ce n'est jamais que l'histoire de quelques jours, le temps des funérailles et du notaire. Il a laissé un truc pour moi apparemment.
- Tu penses que c'est quoi ?
- J'en sais rien, je vois pas ce qu'il aurait pu me laisser. On s'est pas parlé depuis près de cinq ans alors... Franchement, je comprends même pas qu'il m'ait laissé quoi que ce soit. »

Elle resserre son étreinte, dépose un baiser dans mon cou et je ferme les yeux.

« Est-ce que ça va aller ?
- C'est que quelques jours, je vais réussir à les supporter.
- Je ne parle pas de ça.
- Ah, oui, j'ai quelqu'un sur place, t'en fais pas. »

Parce que ne pas avoir de doses pendant plusieurs jours est exclu, je le sais, elle le sait, nous le savons. Je me perds dans ses bras, dans ses cuisses, manque de louper mon avion par la même occasion mais pourtant, je l'attrape à temps et me retrouve près de sept heures plus tard devant la porte de la maison familiale. Une maison dans laquelle je n'ai pas mis les pieds depuis cinq ans. Je n'ai pas envie d'être là, vraiment pas, mais même s'il m'a reniée, c'était mon père et elles, ce sont ma mère et ma sœur alors il faut que je sois là. Je frappe à la porte, j'attends en me tordant nerveusement mes doigts tatoués et, quand la porte s'ouvre, au-delà de la tristesse que le visage de ma mère laisse entrevoir, je vois le choc. La dernière fois qu'elle m'a vue, sa fille avait les cheveux longs, elle avait la peau vierge de tout tatouage et maintenant... Je ne suis plus la même, à bien des égards, au-delà du physique. C'est cependant le choc de mon physique qui la cloue sur place.

« Bonjour maman. » je termine par dire avant de m'approcher pour l'embrasser sur la joue.

C'est formel, froid, étrange. J'aimerais la prendre dans mes bras mais en même temps je m'y refuse.

« Tu... Hum... Tu as bonne mine. »

Je laisse échapper un rire sans joie.

« Arrête tes conneries, j'ai une mine de merde et je le sais très bien. »

Et voilà, en plus du choc physique, le choc mental car non, je ne suis plus la même, vraiment plus la même. Quelques instants plus tard, je me retrouve assise dans un fauteuil dans le salon, après avoir salué brièvement ma sœur qui a bien grandi. C'est une belle jeune femme. Elle et moi, c'est le jour et la nuit : je vous laisse deviner qui est qui.

« Alors, il s'est passé quoi ? » je demande finalement. Après tout, j'ignore de quoi il est mort.

Ma sœur et ma mère se regardent puis c'est ma mère qui s'adresse à moi.

« Un cancer, il a été emporté en quelques mois. »

La nouvelle se fraye un chemin jusqu'à mon cerveau. Il était malade. Il était malade... Je fronce les sourcils, une vague de colère m'envahissant soudain.

« Il était en train de mourir et vous ne m'avez même pas prévenue ? Putain... 
- C'est lui qui n'a pas voulu. Il ne voulait pas que tu le voies comme ça. »

La voix de ma petite sœur claque comme un fouet. Le ton est donné. Je ravale une remarque et préfère rester silencieuse tandis que ma mère reprend la parole et poursuit. Le soir-même, je vais le voir à la morgue et j'ai l'impression de voir un étranger parce que dans mon souvenir, mon père, il n'était pas comme ça. Le lendemain, ce sont les funérailles et je ne pleure pas. Je n'en ai même pas l'envie. On me lance des regards en biais, on murmure sur mon passage mais je m'en fous. Je suis là sans être là. Je suis comme anesthésiée, j'ai du mal à réaliser. Ce n'est que quand on sort du notaire, le surlendemain et que j'ai une lettre et la clé d'un coffre de banque dans la main que je commence vraiment à réaliser. La lettre, je la lis, puis je la glisse dans ma poche. Puis, je finis par arriver devant la banque, je m'assois par terre et m'allume une cigarette. Il me faut un certain temps et plusieurs cigarettes avant que je ne me décide à me relever et à entrer. Une fois à l'intérieur, j'ignore les regards qui se posent sur moi et je me contente d'aller montrer la clé à la personne concernée. Puis, quand je me retrouve seule face au coffre dans cette pièce trop blanche à mon goût, là encore il me faut du temps pour l'ouvrir. Quand j'y parviens, il n'y a pas grand chose mais c'est déjà trop. Je vois l'album de photos mais je vois surtout l'étui du violon, l'étui de son stradivarius. C'est avec délicatesse que je me saisis de l'instrument et quelques minutes plus tard, j'ai quitté la banque. Je me retrouve finalement assise sur un banc, l'étui ouvert, mes yeux posés sur le stradivarius.

« Earl Spencer... » je murmure la voix tremblante alors mes doigts frôlent les cordes du magnifique instrument.

Ce n'est que lorsqu'il est posé contre mon épaule et que je joue pour la première fois dessus que tout me frappe de plein fouet et je pleure, comme je n'avais pas pleuré depuis bien longtemps. Non, je pleure comme j'ai jamais pleuré. Je pleure en repensant à ces quelques mots sur la lettre de mon père : « Je t'en prie, ne le vend pas. »

Je ne l'ai pas vendu. Jamais.

▲ ▲ ▲

C'est le coup de trop. C'est vraiment le coup de trop. Son poing frappe le visage de Penny et elle se planque, essaye d'éviter le prochain coup qui va arriver mais le prochain coup il n'arrive pas parce que je lui fonce dessus. Cet enfoiré ne lèvera plus jamais la main ni sur elle, ni sur moi. Plus jamais il ne la violera. Plus jamais il ne me violera moi. Je cogne, je suis transformée en une véritable furie et pourtant, j'ai l'impression que tout se passe au ralenti. J'en encaisse des coups moi aussi mais bientôt, Penny se relève et se met à cogner aussi. Lui, il sort son cran d'arrêt et je le chope au poignet, le mord jusqu'au sang si bien qu'il hurle jusqu'à finalement lâcher le cran d'arrêt. Penny, elle, saute sur son dos et moi, je ramasse le cran d'arrêt que je viens planter dans son ventre. D'un geste du bras il m'envoie valser au sol et j'encaisse le coup non sans hurler car je sens que mon arcade sourcilière s'est ouverte sous la violence du coup. Le sang coule sur mon visage mais si je vois rouge ce n'est pas à cause du sang mais bien parce qu'il vient de jeter Penny au sol et qu'il est au-dessus d'elle. Je le vois dégainer son arme à feu et je prends le risque de lui sauter de nouveau dessus. Je ne vois pas Penny tenir son poignet à lui pour éviter qu'il ne lui tire dessus. Je suis aveuglée par la colère, par la rage, par la haine, et la lame du cran d'arrêt, je la glisse sous sa gorge que je tranche d'un coup net. Il se redresse aussitôt, après avoir lâché son arme à feu et plaque ses mains contre sa gorge mais j'ai tranché profondément, le sang gicle à flots, il m'asperge moi, il asperge Penny mais très vite, l'enfant de salaud se retrouve au sol et je le toise, je le regarde se vider de son sang. Quand son corps se soulève une dernière fois avant que ses mains ne retombent mollement le long de son corps, je laisse enfin tomber le cran d'arrêt avant de m'accroupir en face de Penny qui est assise au sol. Mes mains touchent son visage affreusement marqué par les coups. Elle glisse doucement sa main sur mon arcade.

« C'est rien, ça va aller... » je lui dis en esquissant un sourire.

Je la dévore du regard puis viens poser mes lèvres sur les siennes.

« Tout va bien se passer. » j'ajoute dans un murmure avant de plonger mon regard dans le sien. « On va t'en débarrasser et on va s'enfuir et tout ira bien. »

Oui, on va la débarrasser de ce bébé qu'elle porte en elle, de cette chose qui grandit en elle parce que cet enfoiré a semé sa graine. Puis, on va récupérer tout l'argent qu'il a de côté, tous ses billets on va les lui voler et on va s'enfuir. Le Brésil, c'est là qu'on va aller. On a un contact là-bas. On va s'en sortir. Elle me rend mon sourire et je glisse mon visage dans le creux de son cou alors que mes mains s'accrochent à ses épaules. Je sens ses lèvres se poser sur le haut de ma tête et je ferme les yeux. Je la sens se mouvoir et je me blottis davantage contre elle encore. Je l'entends murmurer qu'elle m'aime puis je l'entends me demander pardon. Et j'entends le coup de feu.

Ce putain de coup de feu.

Je reste un instant sans bouger, mes yeux ouverts, mes mains crispées d'effroi. Je n'ose pas éloigner mon visage de son cou. Je n'ose pas bouger parce que je sens le liquide chaud couler sur moi. Je sens son propre sang. Lorsque je finis par me reculer, c'est le souffle coupé que je pose mon regard sur Penny. Ses yeux sont vides mais je ne vois pas le vide de ses yeux, je ne vois que le trou béant qu'elle a sur la tempe.

Elle a abandonné. Elle m'a abandonnée.

▲ ▲ ▲

« Papa,

Putain...

A peine j'écris ce mot que j'ai l'impression d'écrire un mensonge. Mon père, t'as cessé de l'être depuis longtemps maintenant, pas vrai ? Ce jour où tu m'as dit que je devais quitter la maison si je refusais de me faire soigner, ce jour où tu m'as dit que je n'étais plus ta fille, t'as cessé d'être mon père. Je sais même pas pourquoi je t'écris... Je crois que j'ai juste besoin de te dire à quel point je te déteste pour avoir fait de ma vie ce qu'elle est devenue parce qu'on va pas se mentir, ce que je suis aujourd'hui, c'est à toi que je le dois. Je veux dire, si tu m'avais aimée comme on doit aimer son enfant, si tu m'avais acceptée comme on doit accepter son enfant, je ne serais pas partie, j'aurais pas sombré comme j'ai sombré. La seule chose pour laquelle je peux t'être reconnaissante, c'est que si j'étais pas partie, jamais j'aurais rencontré Penny et elle, elle en valait la peine. Elle en valait tellement la peine. Toi, t'es passé à côté, t'es passé à côté de tout et maintenant tu te fais bouffer par les vers, comme elle. Tu liras jamais ces mots. Cette lettre, je vais la brûler quand elle sera terminée, comme tout est terminé pour moi. Je sais pas si tu me vois de là où t'es mais tu sais... Tu le sais que c'est ta faute. Tu l'as écrit. Tu me l'as écrit dans cette dernière lettre mais tes excuses ont servi à rien, elles ne serviront jamais à rien. Je suis ce que tu as fait de moi.

C'est trop tard. Beaucoup trop tard.

Va te faire foutre.

Je te déteste.

Je te déteste mais putain je t'aime papa... »


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(#) Dim 27 Sep 2015 - 18:51
BIENVENUE. alors toi, je t'aime déjà collègue. intense
j'ai hâte de lire la suite de ta fiche et tu m'réserves un lien hein. Cunnilingus
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Dim 27 Sep 2015 - 18:52
bon je te l'ai déjà dit, mais RUBY ROSE quoi
je suis complètement amoureuse Cunnilingus
j'me réserve la meilleure place dans tes clients VIP (c'est non négociable de toute :pff:)
et rebienvenue parmi nous, tu connais la maison Cool

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(#) Dim 27 Sep 2015 - 19:03
Jon Merci mon bichon Hope La suite devrait arriver d'ici peu et j'te réserve un lien OF COURSE Cool

Vlad Client VIP ? AVEC PLAISIR Surtout avec Viggo quoi et puis Vlad... Je l'aime d'amour Donc voilà : il va être accro à elle, ATTENTION ! Merci, merci
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 19:18

ruby rose. cette meuf, je deviens lesbienne pour elle quand elle veut. niark je plussoie tellement ton choix d'avatar.

brefouille, je te baise et te souhaite la bienvenue en Enfer au passage. que ta visite chez satan te soit fatale et que tu y meures d'un orgasme.
sinon, bonne rédaction de fichette, obv.

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(#) Dim 27 Sep 2015 - 19:26
Thanks Jax robert

Pareil, Ruby c'est... Ruby quoi. De toute façon, cette fille, elle pourrait faire devenir n'importe quelle hétéro lesbienne tellement elle est parfaite

Tu me réserveras un lien hein ? Parce que Hardy quoi LA VACHE
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 20:19
Tellement parfaite Ruby Rose Bienvenue !
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 21:44
Merci beaucoup Blue
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 21:55
je m'occupe de toi (pour la validation bien entendu, voyons)
mais avant de faire quoi que ce soit, il faut juste que tu saches qu'Alien a une malédiction similaire à celle de Ryan, sachant que lui ça ne le dérange pas qu'un autre personnage est un don similaire au sien, à toi de voir si tu veux préfère changer ou non ?
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 22:01
HEY YOU !

Justement, je viens de m'en rendre compte en allant lire sa fiche parce que j'ai été attirée par Heath Ledger comme un aimant du coup j'étais curieuse robert Et donc, je me suis rendue compte que son don était similaire à celui de Ryan mais comme ça fait un moment que j'ai mon personnage en tête, si lui ça ne l'embête pas que les fluides corporels de ma demoiselle rendent dépendants, j'aimerais autant garder le don tel quel gnah
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 22:24
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


je te souhaite quand même la bienvenue pour commencer (ouais, j'avais oublié, on a rien vu   )
l'histoire de ryan est vraiment trop déchirante, je crois que dans le genre l'amour de ma vie se tue devant moi, elle pourrait bien s'entendre avec cosme  Cool
t'es validée ma jolie !


Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient  ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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