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The dreams in which I'm dying are the best I've ever had. (basile)

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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 79
♆ PSEUDO : P&H
♆ AVATAR : contrairement au reste ici, seydoux.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : Divinité de sainteté, elle incarne la normalité. Immunisée, le monde change autour d'elle sans qu'elle ne puisse rien y faire.
♆ ÉGARÉ : A la mairie, un peu partout, les ruelles sales ne sont pas si nombreuses.
♆ ENNUI TROMPÉ : Debout au milieu des camés, elle incarne une certaine stabilité. Les faux-semblants sont de mise, et la mairie son terrain de jeu.

(#) Mer 8 Mar 2017 - 15:21
La crasse ambiante parviendrait presque à se frayer un chemin directement au coeur de ses poumons, si seulement ils n'avaient pas déjà eu tout le loisir de s'accommoder à celle-ci. La maire adjointe en avait vu bien d'autres avant et la voir traîner sur le territoire des Amigos Dos Amigos n'était pas aussi déplacé qu'on pourrait le penser. Enfin, ce n'était pas avec plaisir qu'elle venait, et c'était même plutôt des moments qu'elle tentait, du mieux qu'elle le pouvait, de passer sous silence. C'était mieux pour tout le monde.
De plus, personne n'aimait se vanter d'être habitué à la boue, aux aboiements terrifiés des chiens maltraités, et aux odeurs pestilentielles qui régnaient ici en maîtres. Pourtant, elle avait quelques arrangements – c'était peu dire – avec le groupuscule, si bien qu'elle pouvait se permettre de déambuler sur ce territoire hostile sans y être inquiétée. Elle, plus que quiconque d'autre, en avait gagné le droit, et ce n'était pas grâce à son poste à la Mairie. De plus, elle venait pour les affaires, pour se ravitailler. Accompagnée d'un vieil ami, si les termes s'y prêtaient pour le qualifier ainsi, elle avança donc sans encombres jusqu'au coeur des Amigos, leur laboratoire. Puisque les propres membres du cartel n'avaient pas le droit de trop y toucher, les réserves étaient assez surveillées.
Enfin, elle eut tout de même un léger passage à vide avant d'entrer dans la pièce. Les odeurs, les sons … tout s'était imprimé dans sa mémoire, y laissant des séquelles uniques. Elle réprima un frisson, le temps que les illusions s'effacent et laissent place à la réalité. Revenue de loin, elle n'avait pas vraiment pu fuir le village lorsqu'elle en avait eu l'occasion … la laissant avec pour seule option, ou presque, de pactiser avec le diable. Mais ce n'était pas la première fois qu'elle revenait ici, et elle s'appropria l'espace à nouveau. Rassurant. Familier. Sain ...

C'était compliqué. Mais elle parvint à rentrer dans la pièce, à toiser les quelques âmes qui y travaillaient, et comme si de rien n'était ou presque, elle déambula avec une étonnante facilité, aisance, dans le laboratoire. Elle aurait pu s'y repérer les yeux fermés. Dans une armoire, elle retira un gros bocal en verre, rempli à ras de cachetons roses. Sans prêter beaucoup d'importance à ceux qui se trouvaient dans la pièce, elle en glissa un entre ses lèvres avant de croquer dedans. Pour les autres, c'était une drogue, pour elle, rien qu'un joli bonbon dont elle se délectait de la saveur. Ce qu'elle préférait, c'était les fruits. Sauf qu'il n'y en avait pas dans l'armoire.
Alors elle lança un regard au chimiste qui était le plus proche d'elle, qu'elle ne connaissait pas d'ailleurs, et lui demanda banalement, sur le ton d'une conversation qui aurait commencé il y a un moment, comme si sa question n'était pas très importante et la réponse insignifiante : Vous avez déplacé les selvagem ?  Je pourrais … en avoir ? Les lèvres ourlées en un charmant sourire, Ofelia sait qu'il doit sans doute se demander ce qu'elle fait ici, à se servir dans leurs réserves et demandant une marchandise encore plus puissante. Mais son esprit n'était pas encombré par les psychotropes, même si elle en parlait comme si elle parlerait d'une poule ou du beau temps. Oui, elle devait juste être dingue, naturellement.

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(#) Dim 12 Mar 2017 - 0:08
ofelia & basile
hole in the hole
Le laboratoire des Amigos était l’empire de l’approximation. C’était presque un vrai laboratoire, presque aseptisé, avec un matériel presque entièrement fonctionnel et une équipe de chimistes presque tous compétents. Ça impressionnait les badauds, ça faisait la fierté du chef de gang et c’était sans nul doute une sorte de lieu de pouvoir, mais parmi les scientifiques personne n’était dupe – le labo était aussi bancal que le reste de cette foutue ville. Malgré tout, Basile l’aimait bien. Les effluves magiques des décoctions embrumaient son cerveau, juste assez pour qu’il oublie sa triste condition, tout en se sentant incroyablement opérationnel. Il allait de découverte en découverte, de progrès en progrès, plus rapidement lui semblait-il que tout ce qui se faisait dans le monde extérieur, ce vaste océan brumeux et flou qui ne l’intéressait plus depuis longtemps. Des lambeaux de souvenirs lui revenaient parfois, et si ses compétences en matière de chimie restaient intactes, les impressions, les visages, les voix dansaient dans les vapeurs d’opium comme des fantômes insaisissables. Il se rappelait en flashs les paillasses propres, l’odeur des acides, les blouses immaculées, et aussi la satisfaction de la réussite. Il lui semblait que les couleurs étaient plus vives alors, et le soleil, perpétuel. Pourtant il ne regrettait rien – il ne lui semblait pas avoir perdu au change.

C’était une journée banale, autant que puisse l’être une journée à Saõ Poeira. Ils reconstituaient les stocks, appliquant des formules connues, exécutant une cuisine bien rodée, à grande échelle. Même les plus inexpérimentés des chimistes remplissaient bien leur rôle, ce qui semblait absolument logique et nécessaire, mais ne coulait pas pour autant de source dans ce petit monde de la débrouille. Basile était un des rares à posséder un diplôme, et à avoir officiellement étudié la chimie pendant autant de temps ; beaucoup des autres avaient appris sur le tas. Ils le surpassaient sur certaines choses, parfois. Pas de beaucoup, et pas longtemps. Il avait un rang à tenir.

Il était en train de peser une poudre quelconque, lorsqu’une femme entra dans son champ de vision. Pas de blouse blanche. Elle se dirigea avec une assurance princière vers une des armoires du fond et, sans plus se préoccuper de ce qui l’entourait, l’ouvrit pour y récupérer une pilule de falsida, qu’elle avala dans le plus grand des calmes. Basile la fixait sans comprendre, relativement frappé par son audace. Relativement, car s’il y a bien une chose qui caractérise Basile lorsqu’il a l’esprit clair, c’est son sang-froid. Il posa donc ce qu’il avait dans les mains, retira lentement ses gants, et se dirigea avec raideur vers l’intruse. Il était aussi méfiant qu’agacé, parce qu’il n’était ici que depuis peu de temps et qu’il ne la connaissait pas alors qu’il aurait peut-être dû. Autour de lui, personne ne semblait trop s’émouvoir, mais les chimistes étaient tous assez occupés. Il verrait bien.

Il ne répondit pas tout de suite lorsqu’elle lui demanda des selvagem, dont elle connaissait l’ancien emplacement. Sa voix était claire, son ton posé, et il ne lui sembla pas déceler en elle la moindre trace d’hallucination ou de perte de repères liées à une potentielle prise de psychotropes. Ce qui était plus étrange encore. Basile passa devant elle et, d’un geste sec, referma la porte de l’armoire. Ils étaient très proches l’un de l’autre maintenant, lui plus grand qu’elle, barrant le passage vers le pays des rêves. Il scruta ses yeux, son visage, avec une expression dure et détachée, qui s’opposait au drôle de sourire de la blonde. La prudence bâillonnait sa colère, qui se fit sourde et sardonique. « Pas de selvagem, non. Pas après être arrivée comme une fleur, pas après avoir pioché dans la marchandise, et sûrement pas sans que je sache qui tu es. » Il eut un sourire narquois : « Réponds bien. T’as pas intérêt à être ici pour les mauvaises raisons. » Quoi qu’elle dise, Primo allait en entendre parler. Mais elle ne se serait sans doute pas mise en danger aussi délibérément, sans l’assurance d’un minimum de sécurité au sein du cartel. Qui pouvait-elle bien être ? Basile, comme à chaque fois qu’il faisait face à un nouveau problème, était devenu sincèrement curieux.
(c) AMIANTE

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(#) Dim 19 Mar 2017 - 16:44
Elle avait toujours un peu d'appréhension, toujours quelques idées sombres qui planaient légèrement au-dessus de sa tête. Comme une plume, à attendre de se poser délicatement, ou bien en un souffle, partir, devenir inaccessible. Dans cet endroit où elle reprenait ses marques, elle remarqua rapidement certains détails, certains visages qu'elle ne connaissait pas, certaines denrées qui avaient été déplacées. Des choses sur lesquelles, bien sûr, elle n'avait aucun droit de regard, mais qui ne lui avaient pas échappé.
Alors qu'elle s'était déjà servie dans l'armoire, d'une pilule rose qui aurait dû l'emmener au pays des rêves mais dont elle ne décelait qu'un goût vaguement sucré, et qu'elle avait demandé au chimiste le plus proche d'elle où se trouvaient les fruits qu'elle convoitait, elle se pencha pour récupérer quelque chose dans son sac. Elle sursauta quand l'inconnu referma la porte juste devant elle, bloquant l'accès à l'armoire. Elle ferma les yeux, le temps de reprendre sa respiration. Elle n'aurait pas dû se laisser surprendre. Elle n'aurait pas dû avoir peur. Pourtant ici, dans cet endroit, ses impressions étaient comme décuplées. La stature de l'homme, sa proximité … lui firent reculer d'un pas sans qu'elle ne le veuille réellement. Elle jeta un coup d'oeil derrière elle, à celui qui l'avait accompagné jusqu'ici. Elle n'était pas seule, elle n'était pas en danger. Ofelia tentait de s'en convaincre, mais son assurance en avait pris un sacré coup.

Elle avait cessé de sourire.
Le regard froid de l'homme sur elle ne lui plaisait pas, pas plus que la possessivité dont il venait de faire preuve. Elle l'écouta avec attention, et imita le sourire narquois sur son visage quelques secondes après lui. Il était vraiment nouveau dans le coin. Ofelia jeta un œil sur les autres chimistes qui n'avaient pas bougé le petit doigt, un peu attristée. Depuis quand méritait-elle autant d'ignorance ? Et les mauvaises raisons sont … ? lâcha-t-elle, incertaine de la version qu'il voulait entendre. Parce que je vais continuer à piocher dans la réserve.
Cette fois, elle garda un œil sur lui alors qu'elle cherchait un pot dans son sac. Pot qu'elle comptait remplir avec les drogues roses. Elle inclina légèrement la tête, incertaine du chemin qu'elle devait suivre – en tous cas, elle était certaine que le chimiste ne coopérerait pas avec elle tant qu'elle ne lui céderait pas quelques informations, quelques réponses à ses interrogations. Regardant à nouveau le reste de la salle, où toujours personne n'était venu à sa rencontre … elle surprit l'un d'eux jeter un regard non pas sur elle … mais sur son interlocuteur. Elle trouva cela aussi intéressant que problématique, et replaça une mèche de cheveux pour calmer sa nervosité. Bien. Tu m'as l'air nouveau ici. Je suis la maire adjointe de São Poeira, mademoiselle Sanches ... Elle éludait volontairement son prénom, parce qu'elle voulait qu'il connecte les informations par lui-même. Et puis, elle voulait voir s'il allait un jour l'appeler de la sorte, et entendre la manière dont « mademoiselle Sanches » résonnerait alors. Elle continua sur un ton plus doux : Et tu peux venir me voir si tu as des questions ou … des problèmes … de toute sorte. Mais avant – où sont les selvagems ? Avait-elle bien répondu et profiter de sa collaboration ? Ou allait-elle devoir enquérir l'aide de celui qui l'avait accompagné jusqu'ici ?

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