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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 27
♆ PSEUDO : léopoldine
♆ AVATAR : dane dehaan
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE NEUTRE
♆ PERDITION : ça peut te prendre comme une envie de pisser ; une fois par jour au moins, tu dois te nourrir du plaisir d'un partenaire. Vampirisme sexuel qu'ils ont tenté d'appeler ça, siroteur d'orgasme, tu ne t'es jamais essayé à t'en priver plus de deux jours de suite, au vu de l'état lamentable dans lequel tu t'es retrouvé à cette occasion, comme si on ne t'avait pas nourri depuis des semaines.
♆ ÉGARÉ : entre les cuisses d'un client ou dans les pattes de Jesús
♆ ENNUI TROMPÉ : catin

(#) Mar 7 Mar 2017 - 22:50
Pius & Godfrey
my black blood soils your dress ; Your white flesh excites me so
I am just a gigolo ; your white flesh enlightens me

 
Tu as quatorze ans, ça va faire un peu plus d’un an que la camionnette refuse toujours de redémarrer. Entre temps, Jesús avait accompagné ceux d’entre vous encore en vie dans le bordel de la ville comme on reconduit des brebis égarées dans le troupeau d’un autre. Tu ne vis pas trop mal cette nouvelle vie, à ceci près que tu balises chaque soir avant de t’endormir de ne pas pouvoir te réveiller le lendemain, comme c’est arrivé pendant longtemps à tes petits camarades. Ceux d’entre vous qui n’ont pas encore clamsé ont en revanche manifesté d’étranges capacités. Pour ta part, ça s’est un peu fait à tes dépens. Tu gères encore mal tes subites envies de plaisir, parce que t’as 14 ans et que tu réalises encore mal que tu pourrais mourir de ça.

En attendant, c’est Jesús qui veille au grain, même si, aujourd’hui, tu as réussi à lui filer entre les doigts. Tu ne sais plus si tu as des gens qui vont venir te visiter cet après-midi, mais peu t’en chaut, tout ce dont tu as envie, c’est de courir pieds nus dans le sable brûlant et parsemé de bouts de verre de São Poeira. Tu regrettes bien vite ta décision et te retrouves dans l’incapacité de faire demi-tour, sans quoi Jesús ne serait vraiment pas content. De fait, pour fuir le soleil de plomb, tu jettes ton dévolu sur l’église et t’y engouffres aussi sec, comme un amant impoli et pressé.

La fraîcheur des lieux te frappe en pleine poire sur tes joues carbonisées par le soleil. Jesús va pas être content, tu te vends plus mal quand tu n’es pas pâle comme un linge. On est en plein milieu de l’après-midi, les bancs sont vides, si ce n’est occupé par une vieille drame égrenant un chapelet. Tu n’y fais pas attention, déambulant comme une âme pas si en peine que ça dans l’allée centrale, jusqu’au choeur. Tu tournes autour de l’autel en chantonnant, essayes à plusieurs reprises de crocheter le tabernacle pour pisser dans la ciboire et faute de mieux, finis par te soulager dans le bouquet posé au pied de l’autel.

C’est en rebouclant la ceinture de ton short que tu remarques un nouveau venu dans l’église qui se faufile jusqu’au confessionnal. Tu crois reconnaître Pius, un garçon de trois ans ton aîné qui présentait l’avantage d’être la seule personne que tu fréquentais qui n’appartenait pas au bordel. Autant dire qu’il constituait dans ton quotidien une bouffée d’air frais que tu aimais un peu trop respirer à plein nez. Gai comme un pinçon, tu trottes jusqu’à l’intrigante petite boîte dans laquelle il s’est installé. Tu décides de lui faire une surprise et pénètres dans la partie réservée habituellement au prêtre. Tu ravales tes ricanements, t'assois le plus droit possible pour paraître suffisamment grand et tires le rideau qui recouvre la grille qui vous sépare. « Je vous écoute, mon fils. » singes-tu de ta voix la plus grave.
Tu le laisses se confesser un moment (pour une fois que ça se passe dans ce sens-là et pas l’inverse, tu profites), jusqu’à ce que tu ne tiennes plus. « Dieu vous pardonnera, mon fils » et par-là, tu fais clairement allusion à ton surnom God. « Il vous pardonnera seulement si vous lui faites une pipe, là, ici, maintenant. » et d’éclater de rire en collant ta figure contre le grillage en fourrant ta langue dans les petits trous. « Alleeez mon fils, à genoux ! Mais cette fois, c’est pas pour la prière ! » Et c’est toujours un peu troublant, de te voir parler et agir si vulgairement alors que tu mouilles encore tes draps à l’idée de ne pas survivre à la nuit.
made by black arrow

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Someone to hear your prayers Someone who cares Your own personal jesus .nyx
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 64
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : DANIEL RADCLIFFE.
♆ ALIGNEMENT MORAL : NEUTRE BON
♆ PERDITION : AIMANT À CONFESSIONS. LES SOMBRES SECRETS SE MURMURENT À SON OREILLE SANS QU’IL N’AIT RIEN DEMANDÉ.
♆ ÉGARÉ : À GENOUX POUR LA PRIÈRE.
♆ ENNUI TROMPÉ : VICAIRE. LA CROIX AUTOUR DU COU ET LES MAINS JOINTES. LE COL BLANC ET LA ROBE NOIRE, LA FAÇADE DU SAINT POUR PARDONNER AUX AUTRES, MAIS TOUTES LES PRIÈRES PSALMODIÉES NE RÉPARERONT PAS SA VERTU ÉTIOLÉE.

(#) Mer 29 Mar 2017 - 23:56
GODFREY
& PIUS
- il y a quoi exactement
entre nous ?
- un mètre tout
au plus
On n’est pas sérieux à dix-sept ans, clamait le poète. Pourtant, l’enfant est encore à son bureau, sourcils studieux à la lumière vacillante d’une flamme. Quelques heures déjà que vêtue de son grand manteau sombre, la nuit a dévoré le jour faiblissant. Les yeux qui se perdent entre les lignes du même livre usagé. La Bible est bien loin de sa gloire passée, angles arrachés et papier jauni. Mais l’enfant n’y prête point attention, chérit l’ouvrage comme neuf et précieux, l’emportant partout, comme un cabot qu’on traine au bout d’une laisse. Le texte qu’il murmure entre ses lèvres roses, prières psalmodiées dans l’espoir de les imprimer pour toujours dans l’esprit. L’ambition tenace de se tenir un jour devant la messe réunie, comme Altaïr lui a promis. Dehors, les frères et sœurs d’infortunes se préparent à leurs larcins, riant de bon cœur dans leur misère, se tenant la main et plus encore dans l’étang de leurs péchés. Ils se fichent bien du petit Pius, reclus dans sa chambre, le nez dans ses textes sacrés, si sérieux malgré la jeunesse qui courent dans les veines. Seulement, la fatigue est lourde et cruelle, elle fait ployer les épaules et clore les paupières. Futile lutte des volontés, l’enfant se laisse emporter dans l’étreinte de Morphée. C’est une caresse qui essuie le sable dans ses pupilles, un murmure qui l’attire dans la réalité. Douleur lancinante qui perce les brumes du sommeil, la tête inconfortablement installée à même le bois rugueux du bureau. Des phalanges qui se glissent entre les mèches sombres, les mots doux que le père d’adoption murmure, pour l’emporter vers ses draps. Le tissu ramené jusqu’au visage, il tente de dissimuler le vermillon colorant ses joues, pour toutes les fois qu’il a partagé sa couche, pour le baiser chaste qu’il pose sur son front. La bougie meurt dans son souffle, la porte se ferme et le laisse seul aux ténèbres qui s’installent. Quelques minutes suffisent pour rejoindre de nouveau le royaume assoupi.

Les heures défilent trop vite, l’aube pointe le bout de son nez, dans toute sa malveillante clarté. Les draps se font possessifs autour de l’enfant aux yeux encore pleins de sables, le tissu pourtant rêche se revêt de fausses allures de satin, le matelas élimé se regonfle de confort, s’accommode comme un beau nuage blanc dans son ciel azur. Mais le matin est cruel, l’astre tire l’enfant trop sérieux de son lit et le mène jusqu’à l’église. Quelques ombres pourpres s’invitent sous les prunelles céruléennes, l’échine se courbe sous le poids de la fatigue qui s’empâte et s’engraisse sur les minutes qui s’allongent, bercée à l’infernale chaleur. Le corps proteste et l’esprit hurle au repos, au soleil qui ne se couche pas, au calvaire qui n’en finit pas. Alors, l’enfant sérieux, l’adolescent studieux, s’autorise un écart, se glisse à l’ombre du confessionnal, s’assoit contre le bois froid, où il ne serait point importuner. C’est étrange de se retrouver de l’autre côté, celui des pécheurs qui défilent, murmurant leurs vices à travers la grille, souvent futiles, parfois fades, mais ignobles par moment. Quelques instants à peine et Morphée le cueille déjà dans ses bras, dès lors que les paupières succombent enfin à la tranquillité momentanée. Seulement, le repos est de courte durée et la chute et rude contre les récifs de la réalité retrouvée. La voix grave qu’il méprend pour celle du curé dans sa torpeur. La panique chassant l’engourdissement d’un souffle glacial. « Bénissez-moi, mon père, parce que j’ai péché… Je demande pardon au Seigneur d’avoir… été paresseux en me réfugiant dans le confessionnal plutôt que… de prier davantage… Je m’accuse d’avoir succombé au péché de la… luxure en ressentant du désir envers… » L’enfant bafouille, les mots peinent à sortir, les bêtises se pressent contre la langue, la gêne grimpe jusqu’au visage, la confession s’étrangle dans la gorge.

Sans doute que le seigneur prend enfin pitié de l’enfant, le sauve de l’embarrassaient, de ce silence qui s’éternise. La supercherie éclate, lorsque la voix s’élève de nouveau. À la place de la désapprobation quasi paternelle retentit l’obscène moquerie de l’ami. La langue rose se glissant entre le grillage pour appuyer sa victoire. Vermillon enflammant les joues aux insinuations lubriques. « Arrête ! Ce n’est pas drôle, ne dis pas ce genre de choses ici ! » Pius, vexé de s’être fait avoir si facilement se précipite pour sortir Godfrey de l’endroit sacré. La main agrippant fermement le poignet de l’adolescent, toute trace de fatigue oubliée. « Viens avec moi, on ne peut pas rester ici. » Appréhension d’énième blasphèmes au cœur de la maison de Dieu. Pius ne s’arrête que lorsqu’il trouve un petit coin d’ombre entre deux ruelles. « Je t’ai dit de prévenir si jamais tu venais à l’église. Qu’est ce que tu veux ? » Vains efforts de se donner contenance, dans son ton sérieux, trahi par les teintes carmin qui ne veulent quitter son juvénile minois.
(c) AMIANTE

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