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~ la mécanique du coeur

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(#) Sam 11 Jan 2014 - 16:18
tiago caesar delacruz

âme égarée
HÉRITAGE INFORTUNÉ ♆ Delacruz, une famille sortie du trou du cul du Monde. Du Brésil quoi. APPELLATION AUX ORIGINES CONTRÔLÉES ♆Tiago Caesar, il y a peut-être une certaine prestance dans tout ça mais c'est seulement en apparence. Au fond, ce ne sont que des prénoms, rien de matériel et de scientifiquement prouvé. On s'en aperçoit bien vite. Surtout quand on essaye de le surnommer. Eh les gens vous vous prenez pour qui ? Un meurtre c'est vite arrivé. C'ÉTAIT MIEUX AVANT ♆ Vingt-huit lasses années qu'il traîne sa carcasse et qu'il se dit que vraiment il ne sert à rien sur cette fichue Terre PREMIÈRE BOUFFÉE D'AIR ♆ C'était en mars. Le treize. Mille neuf cents quatre-vingt cinq même. Un tel jour que tout le monde l'a déjà oublié. C'était dans une maison miteuse dans les abîmes de San Salvador. Mais ça aussi tout le monde l'a oublié. PAPA ET MAMAN ♆ Sur les papiers -oui, oui il en a- c'est marqué en long, en large et en travers brésilien. C'est pas faux en même temps, il est né et a vécu dans ce tendre pays. Néanmoins, si on prend la peine de chercher un peu plus on finit par voir ses origines boliviennes très proches. Brésilien sur le papier, bolivien dans le coeur c'est bien ce qu'il est en plus d'être un pauvre type. Si on sait ça, on comprend pourquoi l'espagnol lui vient toujours plus facilement que le brésilien. C'est pas un intellectuel ce Tiago, il faut jamais chercher bien loin. DANS MON LIT ♆ Touche-à-tout, un trou reste un trou. Mais essayez de lui faire avouer ça ! Il préférerait se vitrioler lui-même plutôt que de crier haut et fort qu'il est attiré par les hommes. Sainte Marie mère de Dieu n'aurait jamais voulu ça pour un de ses enfants ! DEGRÉ DE SOLITUDE ♆ En apparence, il est libre. Il essaye un peu tout pour l'être. Ou pour se donner l'illusion qu'il l'est. Parce que ça fait un bon moment qu'il a perdu toute liberté, toute fierté, depuis qu'il a croisé le beau regard brun de Rosalia TROMPER L'ENNUI ♆ Il se qualifiera lui-même de justicier du temps perdu, des non-dits et de sa propre misère au fond ce n'est qu'un petit avorton qui essaye de donner un sens à sa vie en se vengeant de sa belle qui lui a ravagé le coeur. Sinon, s'il s'ennuie vraiment, c'est un voleur de pacotille. Sans importance. Comme sa vie elle-même. TOMBÉ DANS LE TROU À RAT ♆ Trop longtemps. Il suffoque dans ses barreaux invisibles et pourtant ça fait un an qu'il y vit LA NOUVELLE FAMILLE ♆ Errant, comment trouver une place ici quand on ne sait même pas où on en est ?


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Philippine Pseudo pas beau ♆ Kispz. (effectivement c'est pas beau) Nombre d'hivers endurés ♆ Seize ans Pierre précieuse préférée ♆ Moi :arrow:Non en vrai c'est le saphir  Compagnie de voyage ♆ Le projet, ce si beau projet Mot doux ♆ C'est tellement beau   Degré d'addiction ♆ 6/7 (genre j'ai une vie) Sésame ouvre-toi ♆ OK PAR CLEB Tête de cochon ♆ Jon Kortajarena Remerciements ♆ (crédits des images) bannière sur tumblr, avatars de ladyfame Mot d'amour en plus ♆    
L'amour est masochiste. Ces cris, ces plaintes, ces douces alarmes, cet état d'angoisse des amants, cet état d'attente, cette souffrance latente, sous-entendue, à peine exprimée, ces mille inquiétudes au sujet de l'absence de l'être aimé, cette fuite du temps, ces susceptibilités, ces sautes d'humeur, ces rêvasseries, ces enfantillages, cette torture morale où la vanité et l'amour-propre sont en jeu, l'honneur, l'éducation, la pudeur, ces hauts et ces bas du tonus nerveux, ces écarts de l'imagination, ce fétichisme, cette précision cruelle des sens qui fouaillent et qui fouillent, cette chute, cette prostration, cette abdication, cet avilissement, cette perte et cette reprise perpétuelle de la personnalité, ces bégaiements, ces mots, ces phrases, cet emploi du diminutif, cette familiarité, ces hésitations dans les attouchements, ce tremblement épileptique, ces rechutes successives et multipliées, cette passion de plus en plus troublée, orageuse et dont les ravages vont progressant, jusqu'à la complète inhibition, la complète annihilation de l'âme, jusqu'à l'atonie des sens, jusqu'à l'épuisement de la moelle, au vide du cerveau, jusqu'à la sécheresse du cœur, ce besoin d'anéantissement, de destruction, de mutilation, ce besoin d'effusion, d'adoration, de mysticisme, cet inassouvissement qui a recours à l’hyper-irritabilité des muqueuses, aux errances du goût, aux désordres vasomoteurs ou périphériques et qui fait appel à la jalousie et à la vengeance, aux crimes, aux mensonges, aux trahisons, cette idolâtrie, cette mélancolie incurable, cette apathie, cette profonde misère morale, ce doute définitif et navrant, ce désespoir, tous ces stigmates ne sont-ils point les symptômes mêmes de l'amour d'après lesquels on peut diagnostiquer, puis tracer d'une main sûre le tableau clinique du masochisme ? ▲ BLAISE CENDRARS
triste manège
Ton souffle est coupé. Devant autant de Beauté, c'est qu'il n'y a pas une seule autre façon de réagir. Je reste là planté à la regarder. Cligne même plusieurs fois des yeux. C'est fou. Impensable. Improbable. Bordel c'est pas possible ! Cette profonde envie de se terrer dans un trou, de s'y lover et de ne plus bouger. En attendant que ça passe. En attendant que la tempête dans mon coeur se calme. Définitivement. C'est que ça fait finit par faire mal ce coeur qui tambourine dans ta poitrine. C'est comme s'il voulait s'arracher. Il sait déjà d'avance qu'il va souffrir. Il essaye de se barrer. Il a pas tort en même temps. Autant éviter la douleur le plus vite possible. Il faut l'éviter elle surtout. Et pourtant, une partie de toi ne peut s'empêcher d'y voir un rêve. Alors que l'autre n'y voit qu'un pur cauchemar. Ton coeur hésite, ton coeur vacille. Quel beau dilemne. Aussi beau que ses courbes magnifiquement dessinées. Tu te repais de ce délicieux paysage. Trois ans. Trois ans que ton regard ne s'est pas posé sur elle. Mais pas un seul jour tu avais  cessé de penser à elle. En fait, c'était comme si elle n'avait pas bougé. Et maintenant, elle était là. Telle un fantôme du passé. Telle le pire des bourreaux. Ton amertume, tu l'as bien vite ravalée. Comment détester un être à la beauté aussi pure ? Et merde, c'est que tu te faisais avoir à ton propre jeu maintenant ! Quelle belle ironie ! Toi qui avais préparé ta vengeance avec tant de soin. Tu voulais la faire payer ta Rosalia. C'était à cause d'elle. Si tu étais dans ce trou à rats. Si ta mère mourante était sûrement crevée à l'heure qu'il est. Toute ta famille dispersée. Tes soeurs finiront probablement putains dans les bras du premier chacal de la ville. Et toi, t'étais bloqué ici. Alors, forcément tu avais eu le temps de réfléchir. De comploter surtout. Préparer tes pions pour te venger de sa belle gueule. Elle s'était foutue ouvertement de ta gueule. Tu pouvais pas décemment laisser passer un tel outrage. Une telle injustice. Pourtant, t'as ravalé ton amertume. De toute façon, elle allait bientôt finir par cette joie débordante. Cette joie de la voir. Au fond, t'as toujours eu son nom sur tes lèvres mais t'avais presque oublié son visage. Ses traits incroyablement fins. Si t'avais pu passer l'éponge sur tes sentiments passés ! Alors, tu t'es orné d'un de tes plus beaux sourires. Sûrement le seul véritable depuis bien longtemps et t'es allé la voir. Tu l'as rassurée. Ici, c'était pas un coin pour elle. Et puis tu t'es perdu dans ses yeux beaucoup trop vite. Tu t'es perdu dans ses bras beaucoup trop longtemps. Et dans son étreinte, tu es redevenu le tendre soumis que tu étais avant. Trop entiché à elle, doux, loyal. Oubliant ce que tu es maintenant aujourd'hui. Une coquille vide. Cet homme au sourire en coin qui toise tout le monde d'un peu trop haut pour se sentir exister. Avec elle, tu revis. Parce qu'elle te donne un but à ta misérable vie. Tu ferais tout pour lui plaire. Même te perdre toi-même. Et tu l'as fait pendant les deux ans de votre relation.
Finalement, ta vie ne se résume qu'à elle.


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(#) Sam 11 Jan 2014 - 16:20
tomber dans ses yeux

l'étrange
Appelez ça comme voulez, passe-muraille, passe-partout franchement du nom j'en ai rien à carrer. Mais les faits sont là. J'arrive à forcer les serrures. J'y pense fort, un effleurement sur le cadenas et ça marche. Il s'ouvre. Enfin, il est censé s'ouvrir. Parce que cette connerie ça marche pas tout le temps, ça serait vraiment trop beau ! C'est pas un don ce truc, c'est une calamité. Ca marche jamais quand je veux et jamais comme je le demande. J'avais pas besoin de ça en plus. A San Salvador pour s'en sortir, pour ramasser un peu de pognon, on apprend rapidement à crocheter des serrures. La seule nouveauté c'est que maintenant je peux fermer les serrures à distance. C'est bien la seule nouveauté ! Ah si, je suis condamné à forcer les serrures mentalement. Parce que maintenant dès que j'essaye de crocheter manuellement, elle reste bloquée. C'est peut être juste une histoire de contrôle. Peut-être qu'un jour ça marchera dans les deux sens même si.... même si ça servirait à rien techniquement. Contrôle parfait pas besoin des mains. C'est juste le sort qui se fout bien de moi. Parce que ça baisse mon taux de productivité pour mes activités illégales. Ca rend la tâche beaucoup plus compliqué. A croire que le sort s'acharne. A moins que ce soit un signe divin. Ouais peut-être, c'est bien possible après tout, je ne suis pas un enfant de choeur. J'ai jamais été un enfant d'ailleurs. Alors, depuis que j'ai découvert cette malédiction, un beau jour, totalement par hasard en plein vol justement, c'est la débandade. Comme si avec l'arrivée de Rosalia et nos retrouvailles torrides, j'avais pas déjà assez d'emmerdes.
(c) LADYFAME

São Poeira
Une prison. Ce village c'est qu'une foutue prison. Aux barreaux invisibles. C'est peut être ça le pire. A part les conditions de vie -et encore ça me change pas vraiment de mon ancienne vie- ça ressemble pas à une prison. C'est en plein air. Autonomie totale. Pas du tout comme dans une prison. Au début, on y croit même pas. Je suis pas débile, j'ai essayé de me tirer de ce merdier. Mais, j'ai bien vite compris qu'il n'y avait aucun espoir. Aucune fuite possible. Ca fait longtemps que je n'espère plus m'échapper. J'ai cessé d'y croire comme j'ai cessé à beaucoup de choses. Au début, malgré l'atmosphère pesante, j'aimais ce village. Parce qu'il représentait un nouvelle vie. Un nouveau départ avec elle. Sauf qu'elle n'est jamais venue et que je me suis fait bêtement piéger ici. Piégé c'est bien ce que je suis. Je ne suis qu'une pauvre bête qui a fait ce qu'on lui demandait. Parce que venir ici Rosalia me l'a bien demandé. Bien entendu, elle s'est bien gardée de me dire que j'allais y passer toute ma vie. Ca fait déjà un an que je suis. Seul. Sans elle surtout. En voyant son absence, j'ai essayé de m'accommoder de cette situation. De me dire que finalement il y avait des avantages à être ici. Mais sérieusement, il faut être soit fou, soit complètement idiot pour se plaire ici ! J'ai essayé mais j'ai échoué. Alors, je me suis occupé comme le ferait tout homme. Et puis j'ai compris qu'il n'y avait qu'une chose qui me faisait vivre. La vengeance.
(c) MORIARTY
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux
▲ CARLA BRUNI
tanguer aux accents de l'extase



San Salvador. Brésil. On pourrait dire que c'est la ville de l'imposture. Vols à l'étalage. Arnaques en tout genre. Affaire louches mêlant poudre blanche et poitrines dénudées. Au fond, c'est une ville comme les autres au Brésil. Voire ailleurs. Une de ces villes où il faut tout faire survivre. Et survivre ça passe bien souvent par des moyens pas très légaux. Comme tout cela. Je n'échappe pas à la règle. La famille Delacruz n'a jamais baigné dans l'argent. A savoir si elle en a même touché un jour. Ou même vu la couleur. On a toujours trimé pour survivre. Déjà, après que le lâche qui me sert de paternel ait tracé sa route, on était déjà mal barré. Cinq enfants. Une mère malade. Deux garçons seulement. Seulement un en âge de travailler. Moi. L'aîné donne l'exemple. L'aîné se met au boulot. Et pour nourrir sa petite famille, l'aîné se met à voler. Voilà comment je suis tombé dans la délinquance. Une histoire bête à pleurer. Mais ce qui est encore plus bête, c'est comment je l'ai rencontrée. Elle. Elle et son physique affriolant. Elle et toutes ses qualités. Toutes ses qualités qui la rendent si détestable. Ca devrait pas être permis d'avoir tout à la naissance. Moi j'ai galéré et elle, elle a rien eu à demander. Chienne de vie. Ca devait un être un jour comme les autres. Ca devait seulement. Il s'est avéré que ça été loin d'être un jour ordinaire. Parce que c'est ce jour-là que je l'ai rencontrée. Rosalia Esperanza Castelo-Almeida. Le nom qui veut déjà tout dire. Qui montre bien ses origines de la haute. Mais quand je l'ai vue la première fois, je ne connaissais pas son nom. Et franchement, je m'en foutais bien à ce moment-là. A ce moment-là, je n'avais qu'une seule envie : sauver ma peau. Pris la main dans le sac, le commerçant ne m'avait très bien accueilli. Il m'avait passé un sacré savon. C'était sûrement un honnête homme. Un homme qui se lève chaque jour tôt pour travailler et ainsi il peut nourrir sa famille. Il ne méritait sûrement pas d'être volé de la sorte. Piquer tous les billets qu'il avait pu amasser depuis le début du mois, c'était mal. Mais vous savez quoi ? J'en avais rien à foutre. J'étais tout aussi honnête que lui ! C'est avec un regard hagard que j'attendais qu'il finisse sa morale à deux balles. Avec une profonde envie de l'envoyer se faire foutre. Seul le pistolet qu'il avait me permettait de fermer ma grande gueule. " T'es jeune, si tu veux gagner du fric, fais comme tout le monde, trouve-toi un boulot ! " Le travail c'est pour les merdeux dans ton genre grand abruti. Enfin, je m'en tirais juste avec un bon gros sermon. Grâce à elle. Elle s'était présentée d'emblée et avait réussi à désamorcer la situation. Une jolie femme détend toujours la situation c'est bien connu. Fallait le reconnaître, elle m'avait bien sauvé la mise en m'épargnant une balle entre les deux yeux. Mais qu'elle aille se faire mettre. Et profondément en plus de ça. Moi m'excuser ? Sûrement pas ! Le cran est vite monté. En même temps qu'autre chose : la tension sexuelle. Enervée, elle avait un air encore plus séduisant. Terriblement. Alors, on l'a fait. On s'est données nos corps. Une première. Puis, une deuxième fois. Et ensuite, une troisième. Des énièmes d'autres ont suivi.
Et puis, tout s'est écroulé.
Incroyablement vite. Incroyablement fort. Trop vite, trop fort pour mon coeur d'homme. On s'est fait prendre. La fois de trop. " Tu ne t'approches plus de Rosalia c'est compris ? Que je ne te vois même pas poser les yeux sur ma fille ! Autrement, je te fais plonger sale merdeux. " Cette profonde envie de lui rire au nez. Me faire plonger ? Et comment ? Rien que la perspective d'être éloigné d'elle toute ma vie me tue alors comment tu veux me faire plonger plus bas ? C'est tout bonnement impossible. Enfin c'est ce que j'avais cru. Jusqu'à que la sentence tombe : deux ans de prison ferme. Il n'avait pas vraiment besoin de raison pour me faire tomber. Après tout, il était un des rois de ce monde et moi qu'un vulgaire sujet. Quelle idée de m'enticher de la princesse. L'héritière de ce royaume fait d'or. Bien sûr que je savais que ça allait être mal vu mais merde, je l'aimais beaucoup trop.
La prison. Quel bel endroit ! La crème de la crème du grand banditisme. Il y avait moi, pauvre gars des bas quartiers et qui avait seulement volé pour survivre et il y avait des gens comme Andrès. Des grands pourris. Pourris jusqu'à la moelle. Qui ne sont pas vils non. Mais la Vilenie même. Quand j'essayais de nourrir ma famille, lui s'amusait avec ses prostituées. J'étais un enfant de choeur, à côté de lui. Une belle petit âme pure à noircir. Il a pris un malin plaisir à me corrompre. Le pire, c'est qu'il a réussi. Il a percé le mutisme que je m'étais crée en prison, à coup de sarcasmes, de caresses appuyées que je prenais soin de toutes refuser. Sauf une. Il fallait bien que je craque. A son plus grand plaisir, il ne s'en cachait pas. Il avait pris un malin plaisir à vouloir me faire plier. A me faire passer comme la trente-six millième personne sur son tableau de chasse. Il était pas con en fait. Il était vicieusement intelligent même. Il avait perçu mon côté bisexuel avant même que je m'en rende compte. Première expérience homosexuelle avec Andrès. Dans les douches de la prison. On a connu mieux franchement. Mais c'était amplement suffisant pour assumer ma bisexualité. Pas jusqu'à l'avouer au monde entier mais assez pour ne se fermer aucune porte. Andrès et moi, après ça, on devenus plus complices après ça. Amis ? Non, je ne pense pas. Tous les deux nous n'avions plus aucune notion de ce terme. Et trop d'amour propre pour qu'on puisse même envisager cette possibilité. Mais les faits étaient là. On était proches. Dans une espèce de relation de confidence mutuelle. Toujours fourrés ensemble dans tous les sens du terme.
Et puis ce jour-là est arrivé. Celui qui a sonné le glas de mes deux ans de prison. Adieu Prison. Mais surtout, adieu Andrès. Mais je n'eus pas le temps de me morfondre. Libération signifiait retrouvailles. Retrouvailles avec Rosalia. Parce que bien entendu, je n'avais pas pu l'oublier. Parce qu'elle était ma rose.
Je campais devant la maison familiale Almeida en espérant la voir. Même l'entrevoir serait suffisant pour l'instant. Je ne pouvais pas jouir de ma liberté toute neuve sans l'avoir vue. Mon coeur battait la chamade. Chaque pulsation résonnant avec le prénom de la belle dans ma tête. Je suis resté longtemps à attendre. Jusqu'au soir. J'avais passé toute cette sainte journée à l'attendre. En vain. A croire que Dieu s'acharnait contre moi. En même temps, pas sûr qu'il est apprécié que je fasse passer Rosalia avant toute ma famille. De toute façon, je savais déjà ce qu'il allait se passer. Retourner à la maison a confirmé mes craintes : plus personne. Il m'a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre. La mère décédée de maladie et peut-être de honte envers son fils aîné. La fratrie essayant de survivre mais bientôt récupérée. Par les services sociaux dans le meilleur des cas. Par des dealers, des proxénètes, des receleurs, des trafiquants de toute sorte dans la majorité des cas. Maintenant j'étais seul. Sans famille. Sans Rosalia. L'homme le plus seul au monde en ce moment-même c'était bien moi.
Et puis le lendemain, une lueur d'espoir. Une lueur ? Quel bel euphémisme ! Je n'aurais jamais cru que c'était possible. Surtout pas à ce moment-là. Et encore moins sous les traits d'un petit gus aux cheveux ébouriffés et au sourire timide. Il m'a dit qu'après avoir couru toute la nuit pour pouvoir me trouver, il avait un message pour moi. Quel message ? Sûrement le plus beau qu'il soit ! Rosalia qui voulait me voir. Et qui me demandait d'aller dans un certain village pour qu'on se retrouve. C'est comme ça que je me suis retrouvé à São Poeira. C'est comme ça que j'ai scellé mon destin.
Mais c'est grâce à ça que j'ai pu revoir Rosalia un an plus tard. Dans ce même village. Dans celui de nos pires cauchemars.

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(#) Sam 11 Jan 2014 - 16:24
oh ma belle, bienvenue
unicorn a du avoir un problème avec son avatar, parce qu'il fait pas la bonne taille, en fait, et ça fait des barres de défilement t'as certainement vu, dans tous les cas
bref, j'ai hâte de connaitre un peu plus le tiago, j'aime ce que j'ai pu lire en tous cas What a Face
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(#) Sam 11 Jan 2014 - 16:37
J'avais pas vu pour l'avatar, il marchait correctement chez moi mais ça m'étonne que ça merde quelque part Rolling Eyes moi et la technologie c'est une grande histoire d'amour Arrow Merci bella, de ta part ça me touche vraiment beaucoup   
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Sam 11 Jan 2014 - 17:00
bienvenue jolie chose perv (jon :syncope:)
le début est bien prometteur, hâte de voir la suite What a Face

(par contre les espaces avant les virgules et les points, ce sont des fautes de ponctuation, si tu pouvais régler ça, surtout que ça gêne un peu la lecture. c'était la minute se l'admin chiante )

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Sam 11 Jan 2014 - 17:37
Merci jolie fleur, t'as une bonne bouille toi aussi, Benthe est franchement adorable J'essaye de boucler ça au plus vite, je suis déjà super contente que le début vous plaise :han: (venant de belles plumes comme vous, on ne peut que le prendre bien)

Je comprends parfaitement donc tout est déjà intégralement changé 
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(#) Sam 11 Jan 2014 - 19:04
toi, on s'est déjà croisé (oui vraiment croisé mais j'suis presque sûre de moi). ça fait plaisir de te voir ici, en tous cas, si je me trompe pas -mais je me trompe pas Arrow -. ö je sens que le duo va être magique, bienvenue à toi.  :smoke: 
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(#) Sam 11 Jan 2014 - 20:35
Tu peux être sûre de toi, on s'est déjà croisées toi et moi  J'étais contente quand j'ai vu que tu faisais partie de ce sublime projet, j'adore ton style d'écriture en fait.... y'a trop de bonnes choses ici Merci, merci ça fait plaisir
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(#) Dim 12 Jan 2014 - 22:17
oh mon dieu, juste, j'sais pas quoi dire, sublime. c'est ptet jon qui me fait dire ça, que sais-je ?

donc bienvenue cher.   
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(#) Ven 17 Jan 2014 - 14:33
à défaut de te pourrir l'existence, je viens te pourrir la vie !
me hâte de rp avec toi  Cool 
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(#) Dim 19 Jan 2014 - 20:16
Alcide; Jon est tellement sublime en même temps  Merci à toi

Andrès; Viens je t'en prie mon petit  moi aussi j'ai hâte  

D'ailleurs, j'en profite pour demander un délai, j'ai plein de choses à faire avec les cours et j'ai très peu de temps pour moi et donc pour rp  Je sais pas combien de temps vous voulez me donner mais je ne crache pas pour une semaine de plus enfin c'est comme vous voulez, ça sera déjà mignon de me donner un délai  
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(#) Dim 19 Jan 2014 - 20:20
le temps donné plus une semaine, tu as jusqu'au 28, donc ça te va ? perv courage pour les cours
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(#) Lun 20 Jan 2014 - 20:58
C'est parfait chou Merci, je crois que je vais en avoir besoin Arrow
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(#) Dim 26 Jan 2014 - 0:50
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


oh mon dieu, tiago est complètement adorable dans sa relation avec rosalia. j'ai fondu devant tout cet amour et cette cruauté. :cry:j'aime beaucoup son caractère et puis son pouvoir, mondieu, pratique.   bref, je te valide avec plaisir. j'espère que tu t'amuseras comme il se doit parmi nous.  perv 

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient  ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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