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(nimrod) - la mauvaise réputation.

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Nimrod Byquist
APOCALYPSE NOW
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 52
♆ PSEUDO : vox populi.
♆ AVATAR : mads mikkelsen.
♆ PERDITION : les prunelles dardent sur autrui un regard funeste, cherchant les fautes au fond du regard. Les fautes dévoilées pèsent dés lors sur le pêcheur, affligeant la brûlure pénitente et enchaînant l'esprit le temps d'un instant. - regard pénitent.
♆ ÉGARÉ : au fond de son verre, sujet aux infectes tentations de son existence.
♆ ENNUI TROMPÉ : chien de garde, ancien flic, il est désormais le garde-fou d'un endroit maudit, se raccrochant à quelques chimères en contaminant les esprits juvéniles qui s'égarent à ses côtés. Il est désormais juge et bourreau, l'infect a qui on donne du shérif avec une ironie joueuse.

(#) Jeu 22 Déc 2016 - 14:47
nimrod thorstein byquist
J'ai reçu la vie comme une blessure, et j'ai défendu au suicide de guérir la cicatrice. Je veux que le Créateur en contemple, à chaque heure de son éternité, la crevasse béante. C'est le châtiment que je lui inflige.
ISIDORE DUCASSE ▲
L'ÂME ÉGARÉE
Héritage Infortuné ♆ Byquist, le rejeton du vague à l'âme. La matriarche avait voulu affublé leur petit duo du patronyme d'un ancêtre, réticente à adopter le nom de famille de l'époux aux fers. C'est l'égide, le truc qui lui aurait un peu foutu la paix lorsqu'il était encore marmot et que la triste renommée du pater les avaient foutus au fond du trou. Lorsqu'il commença sa folle échappée, il finit par prendre ce nom pour se fondre dans la masse. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Nimrod, tout simplement. L'utilisation du nom de famille l'a toujours un peu fait grimacer, alors il partage la familiarité, même avec les inconnus. Il en est un peu fier de ce prénom, le seul héritage qui subsiste encore de sa mère. Nimrod, Le rebelle. Thorstein, c'est un petit bout de Norvége qu'il amène partout avec lui sans vraiment quoi savoir en faire. Quant aux surnoms, il s'en trimballe une palanquée  : Totor. Nim. Bibi. Rawad aussi, comme l'appelait si tendrement sa ténébreuse trépassée. Ses petits protégés l'appellent Cabot, surnom revendiqué de ses jeunes années. C'était mieux avant ♆ Le demi-siècle s'approchait alors qu'il soufflait ses Quarante-huit bougies et ses deux premiers mois de cavale. Première Bouffée d'air ♆ Le 25 Décembre à Aspen, parce que maman, sportive au repos, était une grande friande des compétitions sportives et que la future marraine du bébé à naître l'y avait traîné afin d'échapper aux flashs des photographes désireux de connaître les états d'âme de la femme de l'assassin en cloques jusqu'aux dents. Bébé de Noël, il naquit dans un hôpital du coin. Papa et Maman ♆ Type à l'histoire familial trouble, il a hérité de racines norvégiennes du côté de maman, sportive ayant décidé de défier la famille pour s'installer au sein du nouveau monde après une amourette ayant mal tournée. Il n'a vu les terres natales de sa génitrice qu'en carte postale. Après s'être promis d'aller passer le restant de ses jours en Scandinavie, il a finit par atterrir au Brésil. Pas de chance. De l'autre côté, c'est l'éternel absent, le père arrêté peu de temps avant sa naissance avant de récolter une condamnation pour perpét'. Dans mon lit ♆ Un tantinet paumé, hétérosexuel clamait-t-il sans doute. Bisexuel qui s'ignore, principalement des conquêtes féminines jusqu'à maintenant. L'envie coupable, les poses lascives. L'homme ivre n'est pas si regardant. Degré de solitude ♆ Séparé tant de fois, il s'est essayé sans succès à la monagamie. Tant de fois appelé "l'Enfoiré adultère", il a préféré butiner les belles fleurs au lieu d'aspirer à l'illusoire bonheur d'une tranquillité familiale stable. Sa dernière histoire sérieuse, Nimrod l'a vu criblé de balles avant qu'il ne se tire, la queue entre les jambes. Ses addictions sont ses seules compagnes depuis déjà bien longtemps, aux côtés des putains de sa nouvelle prison. Tromper l'ennui ♆ Désireux de s'arracher à la réputation familiale, Nimrod a suivi l'antimodèle, s'opposant dans ses choix au sieur Byquist pour suivre la voix du fantassin. A sa majorité, il rejoignit l'armée, soldat dans le sang. Vétéran, il a troqué son uniforme contre celui de flic avant de quitter les rangs de l'autorité assez brusquement. C'est le costume de marchand de mort qu'il finit par adopter. Après un court séjour en prison, puis dans l'illégalité, Nimrod finit par atterrir au Mexique avant de se diriger vers l'Amérique du Sud. Alors, l'évadé finit patron des causes perdues. C'est dans sa folie justicière qu'il s'est retrouvé avec une tripotée de mômes sur les bras - et les ennuis les accompagnant. Alors Nimrod est devenu Cabot, le chef des enfoirés, la tête d'une meute nouvellement crée. Fanatisme déclaré ♆ Damné, élevé chez les nonnes coups de règles sur la cuticule. C'est une histoire d'amour et de haine entre l'homme et le divin, le pêcheur et samaritain flirtant continuellement avec l'interdit sans cesser de rechercher une rédemption illusoire dans les paroles d'hommes saints - types honnêtes ou usurpateurs. Il veut tellement y croire Nimrod que ça le rend fout cette affaire, ce besoin de chercher un guide et un sens à son existence. Partisan de l'impitoyable justice, l'homme a tant de fois pris la justice en main (une tâche qu'il pense plus aisée depuis la découverte de ce don si particulier). la Vraie Famille ♆ La meute, à ceux qui se placent en parallèle des conflits qui font rage dans la cité. Tombé dans le trou à rat ♆ Un peu plus d'une année. La nouvelle famille ♆ Un beau salaud.
L'ANGE DÉCHU
Sanguin. C'est que le gus n'a jamais eut un caractère facile. Mioche teigneux, il mordait les camarades rieurs, les lamentables qui insultaient la lignée pourrie du pauvre Nimrod. Avec un père derrière les barreaux, l'enfant a rapidement su grandir pour apporter dans la vie familiale, un peu de responsabilités. Pourtant, c'est l'approbation qu'il recherchait au fond du regard d'autrui, des quelques rares modèles de sa jeune vie. « Il faut bien une raison à tout. » Aux saloperies de l'existence, aux bleus sur ses jambes, aux larmes de sa mère et à la morsure tenace de la fortune. Alors, Nimrod a vécu son épiphanie. Il découvrit chez les leaders, l'autorité et la religion aux belles promesses, la perspective d'une mission à suivre.

Voilà à quoi ont ressemblé les jours, les mois, et les années depuis son adolescence. Une recherche constante. La raison à sa présence sur cette terre, Nimrod l'a depuis longtemps trouvé : il est efficace, violent, impitoyable, prompt à suivre les ordres et à servir. Il fut un soldat exemplaire, un bon flic, tirant la couverture, usant sa marche de manœuvre pour faire écho aux buts plus grands et non pas aux simples directions. Obéir oui, mais choisir aussi. Il vit selon quelques mots seulement : la fin justifie les moyens et Si vis pacem, para bellum.

La religion, ce fut son fil rouge. Il se voulu tantôt patron des égarés, tantôt bras d'une justice aveugle. La violence l'habite et étouffe les autres. Lui, l'homme aux jointures égratignées et aux paumes sur les cous de ses amantes. Nimrod, il fait la part belle aux douleurs, aux auto-punitions. « Donnez-moi un seigneur, un maître à croire et à suivre » murmure le paladin s'étant enfoncé aux enfers. Agenouillé sur le sol de l'église, il chuchote une prière quelconque aux saints des causes perdues. Cavalier de l'Apocalypse, cerbère ou archange, l'étrange vision qui tourne en boucle dans sa caboche le destinerait à quelque chose de plus grand ? Il semblerait que quelques centimètres à peine ne le sépare de l'un ou l'autre côté. Avec amertume, il s'est perdu dans ses plaisirs, rejetant ses propres fautes et cherchant le pardon dans la justice aveugle. Cerbère bicéphale, il aboit pour ses maîtres éphémères alors que son esprit se scindent en tentant encore et toujours de faire sens à son existence. Bon qu'à détruire mais jamais à créer.
LE DÉMON EXPIÉ
You awoke into my night, you could see the madness in my eyes. ♆ Elle est là, au creux des rétines, la rage sale et crasseuse, la justice impitoyable. La première fois, c'était un de ces jours damnés, un pauvre hère égaré, trépassé sous les prunelles de ce grand con de Nimrod. Il a secoué la carcasse, mais le dernier jugement fut pour le type, fatal. Nimrod se pensait tueur d'un simple regard, mais ce ne fut qu'une méprise : un souffle au cœur et une première utilisation combiné eurent raison de ce premier réceptacle de cette capacité. Voilà qu'il avait reçu son cadeau empoisonné. D'un seul regard, l'esprit L'esprit fouille, débusque chez l'autre. Inconsciemment, il en extirpe les fautes, un amas flou et difficilement déchiffrable pour Nimrod. La victime revit les instants marqués, les meurtres, les viols, les trahisons sous forme de flashs : les voici face à l'inconscience culpabilité. Le regard de l'homme devient alors le reflet des fautes commises. Les affres se traduisent comme souffrances, douleurs innommables correspondant à la hauteur des fautes commises. Le voici dès lors juge et bourreau, luttant contre les affres secondaires de ce "cadeau" inespéré de l'existence. Impossible de se mater directement dans la glace. C'est une expérience qu'il n'a tenté qu'une fois et qu'il ne compte pas essayer de nouveau. Pour pallier aux autres inconvénients de ce don, il porte des lunettes de soleil presque constamment (ou bien des lentilles qui fonctionnement aussi comme "barrière"). Se crever les yeux ne permet pas de supprimer l'affliction (parce que ça repousse, si, si). - Sans en abuser, l'homme cherche à comprendre les racines de cette affliction, cherchant peut-être un maître, un guide, pour user de cette malédiction.

Exemple d'utilisation et précisions : L'effet dépend des pêchés, fautes commises par la victime (Vol, viol, agression, arnaques, trahisons, mensonges...). De base, personne n'est complètement innocent et le don de Nimrod agit d'une façon ou une autre. Les "agneaux" (ceux n'ayant rien commis de grave ou de répréhensible) sentiront un malaise grandissant en regardant les yeux de Nimrod, associé à des céphalées. Une culpabilité ressentie (implication dans la mort d'un proche) peut aussi mener à une douleur aiguë et de spasmes. Pour donner une petite idée, les niveaux les plus bas avoisineront les effets d'une crise de tétanie/spasmophilie. Les prochains provoqueront ce qui ressemblera à de l'épilepsie. Pour les plus "gros cas", le regard de Nimrod provoquera des douleurs intenses, associées à des contractions musculaires incontrôlables. Aucuns dommages importants durables, quelques temporaires indirects comme un mal de tête, ou des bleus, blessures dues à une éventuelle chute. La durée de l'effet du don de Nimrod est variable mais compte principalement dans les vingt-trente secondes à une minute. après que le regard ait été rompu lorsque la victime en question se trouvent dans les derniers niveaux.
LES GRIFFES DU DIABLE
There’s orchids around me, twisted and blood-drenched. Everywhere chaos, freak shows and drug fiends. ♆ Sa damnation, une saloperie de trou à rat. Une attirance indéfectible, et ne pouvoir désormais jamais pouvoir la quitter. Il a essayé de partir à plusieurs reprises, gueulant contre la rivière, les murs de la cité. Une amante meurtrie aux yeux de Nimrod. Mais l'évidence a fini par le frapper : rien ne l'attendait au dehors. La moitié des autorités du continent aux fesses et le regret lui crevant le cœur, il a fini par se faire à l'idée que cette satanée ville était son dernier arrêt.

São Poeira lui fait penser à elle aussi. Un peu. C'est une nostalgie malsaine qui le prend lorsqu'il regarde la vieille bâtisse des bidonvilles, dévorée par la végétation. Il pourrait presque sentir son odeur, la voir au détour d'une ruelle. Il a troqué les souvenirs d'une amoureuse pour une maîtresse plus capricieuse et plus exigeante. Dans sa poussière, il n'est qu'un salaud comme tant d'autres qui frôlent pourtant dans ses manières,  les assemblées bien plus sombres. Il semble qu'il ne faudrait qu'un coup de vent pour le faire basculer définitivement dans l'obscurité. Seul le temps lui dira qu'elle est sa place en ces lieux et quel est le rôle qu'il jouera entre ces murs.
AU DELÀ DES DUNES
Joli prénom ♆ Noémie.  Pseudo pas beau ♆ vox populi. Nombre d'hivers endurés ♆ Vingt-deux ans. Pierre précieuse préférée ♆ Mon cœur balance entre la malachite et l'améthyste. Compagnie de voyage ♆ J'étais sur la première version et me revoici donc avec Nim' V2. Mot doux ♆ Toujours aussi beau et aussi canon... une vraie tentation. Degré d'addiction ♆ 7/7  Tête de cochon ♆ Mads Mikkelsen. Remerciements ♆ bannière de (je dois rechercher, je ne sais plus où j'ai trouvé le gif) sur tumblr, avatars de SOLARIS' Mot d'amour en plus ♆ Écrire ici.
A precious, transient schizophrenic bliss
L'amour un peu gauche d'une mère pour son fils. Son premier souvenir. Il se rappelle des habits du dimanche un peu trop grand, récupéré auprès d'une tante paternelle, du tissu qui grattait et du nœud papillon ridicule. D'un pas lent, sa menu menotte dans la main de sa génitrice, le gosse se dirigeait vers la petite porte menant aux parloirs. Il lui aurait pas fallu longtemps pour piger ce qui se déroulait autour de lui. Les regards des voisins, la peinture rouge sur les volets bleus déteints et les injures chuchotés étaient assez éloquentes. Il lui aura pas fallu longtemps pour être débecter par la vérité de l'existence. Les coupures de journaux soigneusement conservées par sa daronne au fond d'un tiroir crachait la vérité impie. Pourquoi ? Pourquoi n'avaient-t-ils pas quitter cette ville ? Les camarades de classe profitaient de la récré pour glisser quelques insidieuses pensées dans la caboche du bâtard de l'assassin. Il se coltinait les regards en coin des professeurs, des commerçants, du révérend, du prêtre, et des commères du coin : le mioche était une bombe prête à exploser, le mauvais sang dans les veines du pater avait du lui être transmis d'une façon ou d'une autre non ? Il se sentait comme une bête en cage, suivit constamment du regard par les bonnes gens de ce trou paumé. Le gosse de l'étrangère et du meurtrier et un futur délinquant en puissance. Merde. C'est qu'on provoque le Cabot, le chiot un peu paumé. Les jointures égratignées, le nez ensanglanté, il tient tête à la masse qui juge, aux regards amers. Maman sent que le petit en peu plus alors elle l'envoie en pensionnat chez les bonnes sœurs. Mais, tout ça c'est surement un peu trop tard : les graines de la révolte sont déjà farouchement implantées dans le cœur du petiot.

Les années de dressage lui inculquèrent quelques valeurs faiblardes. L'adolescence, pourtant c'était bien le temps des conneries pour Nimrod. L'âge de raison finit par arriver, tandis que la résolution de s'arracher à la réputation du paternel se fait de plus en plus sentir. Les visites en taule se font de plus en plus rares. Bientôt, ce n'est plus que les quelques lettres de sa mère qui lui font entrapercevoir la vie de l'assassin. Alors, le jeune homme finit par foutre le plus de distance possible entre cette ville maudite et lui. Il finit par s'engager après quelques malencontreuses histoires de jeunesse. L'uniforme, le réveil aux aurores et les insultes du sergent instructeur ça lui allait si bien à Nimrod. Il n'est plus qu'un nom, qu'une gueule parmi tant d'autres. Et ça, ça lui plait. Il le regrettera peut-être un peu lorsqu'il se fera bombarder à l'autre bout du monde. Un peu aussi dans son belle uniforme constellé des bouts de cervelle de ses camarades. Le retour à la normal se fit quelques années plus tard, mais elle était là, la culpabilité qui tourne en boucle dans sa caboche.

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FIRST HEADSHOT - Daisy. Le souffle chaud dans son cou l'avait rendu fou. Daisy, Daisy, Daisy. L'uniforme kaki ça lui plaisait à la petite. Dans ses transes fiévreuses, le cabot percevait son visage, la désirait secrètement. Ses poignes se glissaient autour de sa taille lorsqu'elle profitait d'un moment de répit au dinner. Il lui chuchotait à l'oreille quelques saletés qui la faisait sourire, elle l'innocente Daisy. Le tableau était bien trop parfait. Après cinq mois de soirées dans ses bras, Nimrod avait fini par la demander en mariage. Les yeux étincelants, elle l'avait accepté la requête de son grand con. Deux jours plus tard, ils expédiaient le mariage devant les yeux larmoyants de sa mère. Personne du côté de Daisy, la pupille de l'état.

Il lui aurait fallu qu'un mois pour la mettre en cloques. Malheureusement, une fausse couche plus tard et c'était la tragédie. Le couple déménagea en banlieue tandis que Nimrod achevait son temps à l'école de police. Daisy avait des papillons dans le ventre lorsqu'il rentrait. Elle avait fini par quitter son boulot de serveuse pour tenir le foyer. Leur nouvelle vie avait un goût de plastique. Les sourires du dimanche finirent par l’écœurer après son premier mois de boulot. Confronté à la crasse du quotidien, il rêvait d'ailleurs, penché sur ses petits carnets à griffonner sans cesse ses pensées avant de les faire flamber dans le petit poêle du salon. Les nuits perdaient leur saveur. Il ressassait sans cesse les saloperies d'histoire du boulot. Puis, un jour, ça avait débordé. C'était une affaire comme une autre. Le coupable ? Un petit merdeux approchant la trentaine, mioche d'un ponte du coin. On avait retrouvé l'un de ses disques dur gavés d'images, assez pour le foutre en taule pendant un bon bout de temps si Papa n'était pas intervenu. Mais les rumeurs d'un trafic s'étaient propagés. Même pas dix ans qu'ils avaient les gamins. Nimrod l'avait talonné, filé après le boulot. Une confrontation plus tard et le corps du type avait été retrouvé sous un pont. C'était tout con mais il avait voulu l'effrayer un peu quelques semaines auparavant. Le message n'était pas passé et quelques temps plus tard, le corps d'un gamin du coin avait été retrouvé dans une décharge du coin. C'en avait été trop pour le flic. Assis dans sa voiture, les sanglots étouffés au corps de la gorge, il ressentait même pas une once de culpabilité. C'était le boulot qui le tuait tout simplement. Après quelques temps, son haleine puait l'alcool lorsqu'il rentrait. Il avait fini par cracher sur la fidélité pour chercher la compagnie d'autres femmes lorsque le bourbon bon marché lui faisait assez tourner la tête. Il était hors de question de démissionner. Les illusions berçaient son égo : il était mieux, mieux que ces connards du service. Mieux que son paternel. Peut-être essayait-t-il de se convaincre qu'il n'avait jamais été comme le vieux et que jamais il ne le serait...

« C'est à ça que tu passes tes soirées ? A baiser des putes ? » Ses yeux s'étaient agrandis. Les mains jointes et les lippes tremblantes, elle faisait face à l'époux tourmenté. Ses doigts serraient la chemise puant le parfum, entaché de rouges à lèvres. Les prunelles traversaient la preuve planquée la veille au fond d'un tiroir. Il s'en foutait de ses états d'âmes. L'homme se sentait sale alors que les flashs des soirées précédentes défilaient devant ses yeux. La porte avait claqué, tandis qu'il partait tourner dans le quartier comme un fauve en cage. « Je suis désolée, je suis désolée » soufflait-t-elle quelques heures plus tard à son oreille, son corps pressé contre le sien. Ta gueule. Ne sois pas désolée. C'était à lui de présenter ses excuses. Il n'en pouvait plus du voile devant ses prunelles, des boîtes de médicament vides sur la petite table de chevet. Un jour, sa démission remise au capitaine, il avait fini par se tirer. Tout simplement. Pas un mot, pas un regard, alors que la voiture se dirigeait vers l'horizon et qu'un nouveau chapitre de son histoire venait de se clore.

SECOND HEADSHOT - Elle était brune, les yeux d'un vert profond, les formes généreuses et un corps à se damner. Le nom importait peu. D'un pas nonchalant, il s'était glissait jusqu'au bar. Son rire s'égrenait légèrement dans les airs. Cela faisait déjà six ans qu'il vagabondait le long de la côte Ouest. Les petits boulots de merde lui permettaient de vivre et de se payer son alcool et sa dope. Après quelques mois, certaines personnes avaient fini par trouver une utilité certaine à un gars de son calibre et il avait fini par basculer de l'autre côté de la barrière. Il fuyait tout semblant de la vie passée avec Daisy, baissant et consommant sans lendemain. C'était un bien étrange rêve dont il n'arrivait plus à s'arracher. L'illégalité lui allait bien au teint cependant. Il n'avait officiellement rien à se reprocher et la discrétion plaisait aux employeurs : il résolvait les problèmes et avaient trouvé ses maîtres. C'était ces anonymes qu'ils côtoyaient le temps d'un instant. Ce fut de cette manière que son chemin croisa le sien. La petite plage sur laquelle il passait la soirée jouxtait son hôtel. Les couples et les bandes d'amis se baladaient le long de l'océan. Ses yeux s'étaient posés sur une silhouette solitaire qu'il avait fini par rejoindre, sur une impulsion. C'était elle qui avait engagé la discussion. Un débat animé sur un sujet quelconque leur avaient fait élevé la voix tandis que quelques regards curieux étaient attirés par l'étrange duo. Il n'avait su son prénom que le lendemain : Milena. Nimrod avait eut ce besoin frénétique de la revoir. Un mois plus tard, ils ne se quittaient plus. Elle paraissait être l'étrange écho de son propre être de par la rage qu'ils partageaient contre le monde, contre tout. « Mon tigre » lui chuchotait-t-elle. Et sous ses doigts, sous ses pensées, Nimrod avait gagné des crocs. Au revoir le Cabot. Elle avait la tête remplie de belles idées la Milena et un paquet de connaissances qui le surprenait de jour en jour. C'était les mêmes cercles qu'elle fréquentait aussi.

Le cabot s'enfonçait un peu plus dans son songe. Les mots sucrés qu'elle lui susurrait lui faisait tourner la tête. Ses lèvres faisaient vivre la révolution, le changement, la fin de l'autorité et de l'injustice et autres beaux discours qui enveloppaient son esprit. Pour la première fois depuis des lustres, l'homme mettait des mots sur sa révolte. Sa nouvelle camarade de jeu en avait lu des bouquins, grandissant dans une petite famille lettrée d'un pays qu'elle ne nommait jamais. Militante, elle s'était fait arrêté un bon paquet de fois, rêvassant à d'autres initiatives. Alors un jour, ils finirent par se convaincre : lui et elle, c'était ensemble contre ce putain de monde, les Bonnie et Clyde des temps nouveaux.

Les globes vides, la face tachetée de sang. La mort dans les bras, il était paralysé et prêt à crever sur place. Les sirènes lui martelaient les tympans. Le couple avait déconné. Cinq ans s'étaient écoulés depuis leur rencontre, quatre depuis qu'ils avaient décidé de changer le monde à leur façon. Ils avaient descendu des enflures, organiser des attaques, brûler des banques. Nimrod pensait arrêter, mais il fallait sans doute finir en beauté. Alors, il avait accepté de la suivre dans ses plans toujours aussi rocambolesques. Ce jour d’août, l'explosion avait raflé plus de vingt-cinq âmes. Personne était sensé être là. C'était un immeuble luxueux d'un des tyrans qu'ils avaient érigé en vilains de l'histoire. Ils n'avaient même pas eut le temps de fuir et Milena avait été criblé de balles. Lui s'en était sorti intact, berçant le corps encore chaud de sa compagne. Dans son dernier souffle, elle lui avait craché de fuir. Il était resté là, comme un con, sous les flingues du SWAT.

Rien n'importait plus.

THIRD HEADSHOT - « C'est quoi cet endroit ? » Ses lèvres étaient sèches et sa gourde vide depuis des kilomètres déjà. L'air marin lui donnait le tournis et le bruit des vagues l'engourdissait. Deux ans. Deux ans étaient passés depuis la tragédie. Les journaux s'étaient régalés de l'affaire : "Nimrod Buchanan, l'héritage". Il avait tiqué en voyant le nom de famille de son père. Bien entendu que les reporters étaient aller déterrer les vieux dossiers. Un criminel, fils de tueur en série leur avait mis l'eau à la bouche. On l'avait chopé et il finirait à perpet' comme son père avant lui. Peut-être la peine de mort s'il était chanceux. Il avait fini par se réveiller dans le fourgon qui l'avait amené en taule, en attente d'un procès. Pourtant, Nimrod ne verrait jamais l'intérieur d'un tribunal (en tant qu'accusé du moins). Par un concours de circonstances, une ancienne connaissance du fameux "Couple Byquist" avait fini par causer un accident pour le libérer. On lui avait fourré des faux papiers dans la même, une liasse de billets et un "bonne chance" avant de déguerpir. Milena avait eut un sacré paquet de ressources. Un cadavre à sa taille foutu dans le fourgon en flammes et Nimrod Byquist était officiellement mort.

Sans but quelconque, sans nul part où aller, il avait fini par trouver sa quête de la bouche de Milena même. C'était un accord qu'il avait passé quelques mois auparavant : en cas de mort de l'un, de survie de l'autre, celui qui n'avait pas casser sa pipe rendrait un service. En quelques murmures, Milena avait expliqué sa dernière volonté : retrouver la plage de son enfance, retrouver sa mère et sa sœur et leur remettre une lettre. Celle-ci avait été soigneusement dissimulé et après l'avoir récupéré, il s'était mis en route. Destination : le Brésil.

Après ça, c'était la fin du voyage pour lui. Peut-être mettrait-t-il fin à une existence dénuée de sens ? Peut-être s'enterrerait-t-il quelque part sur la côte, vivant de la pêche et d'un petit potager jusqu'à ce que la vieillesse l'emporte ? Pourtant, une fois arrivée au bord de mer, prés de l'endroit décrit par Milena, il fut confronté au vide. Se laissant tomber sur la plage, l'homme se fit laisser aller à son chagrin, restant immobile, les yeux rivés sur le ciel qui laissa peu à peu la place aux étoiles. Le lendemain, il poursuivit son odyssée et finit par recueillir quelques renseignements. La femme qu'il recherchait était morte depuis belle lurette mais sa fille vivait toujours dans une ville située un peu plus loin. Le malaise se peignit sur les visages qui se détournèrent de celui de l'étranger. Un gamin dévisageaient le petit attroupement avec un sourire chafouin. Lorsque tout ce petit monde se dispersa, il finit par rattraper Nimrod : il pouvait lui montrer l'endroit recherché. Alors, il avait marché encore et encore, suivant son guide juvénile. Puis, il finit par le perdre en un clin d’œil. Son errance ne s'acheva pas et il continua à marcher dans la direction qui lui fut indiquée jusqu'à ce que son regard se voila et que l'inconscience le prit soudainement.  

« Mon tigre » Le chuchotement familier le fit sourire. Ses bras passèrent autour de son cou alors que ses lèvres vinrent effleurer sa joue. Les yeux toujours fermés, son expression redevint grave. C'était impossible, un putain de rêve. Il était aux enfers, destiné à revivre une existence déformée par les regrets et les doutes. Ses mains caleuses effleurèrent la cambrure de son dos, l'attirant à lui. C'était bien elle, c'était bien sa voix. Finalement, son sourire s'étiola sur ses lèvres sèches alors qu'au creux de ses paumes la chair devenait poussière et que cette vision avait scellé son destin.

EPILOGUE ? - Les jours, les mois, les années, l'ont à peine plombé. La mission qui l'avait amené dans les entrailles de ce continent ont signifié sa perte. Sao Poeira. Avec un sourire, la sœur de Milena l'accueillit en enfer. Mais après tout, que lui restait-t-il d'autre ? Les symptômes de sa malédiction se firent rapidement ressentir. Il était devenu juge et bourreau pour le plus grand plaisir de l'ancien sheriff qui lui offrit gracieusement sa place lors de ses derniers instants au bout d'une corde. Nouveau boulot, nouvelle vie, nouvelle famille. Pourtant, il évitait tout regard, lunettes de soleil vissées sur le bout du nez. On rigolait un peu sur le passage du Yankee. Quelques temps plus tard, on riait plus vraiment. Il se battu contre des moulins à vent, tentant de faire régner l'oeuvre au sein du chaos.

Puis vint la meute, l'amas d'âmes cabossés, des étranges reflets juvéniles. On l'appela Cabot, comme tant d'années auparavant. Chacun des dommages collatéraux des affaires qu'ils menaient finissaient par atterrir chez lui. Temporairement, soufflait-t-il. Il finissait par vouloir les virer, les ramenant lorsqu'il en retrouvait un couvert d'ecchymoses et de crachats. Un jour, après un passage à tabac l'ayant laissé mourant au coin d'une ruelle, les gosses finirent par le ramener et prendre soin de lui. Elle lui soufflait que c'était une bonne idée, l'incitant à en accueillir d'autres. Nimrod devenait plus animal qu'humain, cherchant quelque chose de plus primaire : les liens du sang.
Assis au bord du bureau défoncé, il souriait, le regard troublé par l'alcool. Au coin de la pièce, une gamine silencieuse assise en tailleur rapiéçait un vieux pantalon. Devant la porte, un adolescent armé, droit comme un I. O Pacote, la meute, les abandonnés, ceux qui s'entraînait mutuellement vers le fond. Mais ensemble au moins.

Ensemble.

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Decorate my bones
Snow Ghosts ☽ Don't leave me half hanged, like the witch in the dark. This place grows colder as strong as we are. With every rope swing, I struggle for air. I know I'm breathing but is it still there ? Are you still there ?

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Bélial Chateminoy
SATAN M'HABITE
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 326
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : DIEU DEPP.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE MAUVAIS
♆ PERDITION : LES ANNÉES S'AJOUTENT ET DISPARAISSENT. LE TEMPS NE FAIT PLUS EFFET SUR SES TRAITS. TANTÔT ENFANT AUX MAINS BALADEUSES, ADULTE AUX SOURIRES CRASSES ET VIEILLARD AUX MOTS AIGRIS.
♆ ÉGARÉ : DANS L'ANTRE DE SATAN.
♆ ENNUI TROMPÉ : GOUROU SATANISTE. CHIEUR, FARCEUR, EN MISSION POUR LUCIFER POUR FAIRE DE VOTRE VIE, UN ENFER.

(#) Ven 23 Déc 2016 - 20:33

pour nos belles nuits en perspectives gnah perv

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Nimrod Byquist
APOCALYPSE NOW
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 52
♆ PSEUDO : vox populi.
♆ AVATAR : mads mikkelsen.
♆ PERDITION : les prunelles dardent sur autrui un regard funeste, cherchant les fautes au fond du regard. Les fautes dévoilées pèsent dés lors sur le pêcheur, affligeant la brûlure pénitente et enchaînant l'esprit le temps d'un instant. - regard pénitent.
♆ ÉGARÉ : au fond de son verre, sujet aux infectes tentations de son existence.
♆ ENNUI TROMPÉ : chien de garde, ancien flic, il est désormais le garde-fou d'un endroit maudit, se raccrochant à quelques chimères en contaminant les esprits juvéniles qui s'égarent à ses côtés. Il est désormais juge et bourreau, l'infect a qui on donne du shérif avec une ironie joueuse.

(#) Sam 25 Fév 2017 - 23:34
(Boudiou je pensais avoir répondu. russe )

Pratique et glamour... j'aime. (Et y en a presque assez pour avoir une couleur pour chaque jour de la semaine en plus... )

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆



Decorate my bones
Snow Ghosts ☽ Don't leave me half hanged, like the witch in the dark. This place grows colder as strong as we are. With every rope swing, I struggle for air. I know I'm breathing but is it still there ? Are you still there ?

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