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JOSI ▲ ah.

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(#) Ven 9 Oct 2015 - 0:56
Josiah Ross

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Ross Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Josiah C'était mieux avant ♆ 19 ans Première Bouffée d'air ♆ 29 septembre 1996, ChicagoPapa et Maman ♆ Américain Dans mon lit ♆ Homosexuel Degré de solitude ♆ Célibataire Tromper l'ennui ♆ Josiah a toujours été un voleur. C'est devenu plus une habitude qu'autre chose, il le fait naturellement et vit ainsi. Il prend sans demander, tout ce dont il a besoin ne lui appartient, finalement, pas vraiment. Idolâtrie ♆ Il ne croit en rien, enfin peut-être au diable maintenant, mais il préfère ne pas se poser la question. Tombé dans le trou à rat ♆ un peu plus de trois ans La nouvelle famille ♆ Traînée / Crapule. J'sais pas j'laisserai la personne qui me validera décider de ce qui correspond le mieux puisque personnellement j'en ai aucune idée.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Pseudo pas beau ♆ Nombre d'hivers endurés ♆ 20 Pierre précieuse préférée ♆ Émeraude Compagnie de voyage ♆ Un roux m'a dit un jour des mots, qui peut-être étaient doux, mais qui en tout cas parlaient d'ici. Mot doux ♆ Idée du forum sympa, accrocheuse et plutôt originale j'adore ~ Design... #000000 *frisson d'horreur* tous les goûts sont dans la nature. Aussi, petite remarque, les descriptions des groupes c'est pas très clair, limite même les exemples veulent pas dire grand chose, on comprend une idée globale mais c'est limite :/ Sinon franchement j'ai hâte de découvrir le contenu du forum et les gens dessus <3 Degré d'addiction ♆ Il ne faut pas trop attendre de moi. La vie d'adulte m'a bien baisé à la distribution des rôles alors parfois je bosse un peu trop et j'oublis les plaisirs. J'essaie de me connecter tous les jours, de poster au moins toutes les semaines, normalement. Sésame ouvres-toi ♆ OK BY ALIEN Tête de cochon ♆ Stav Strashko. TYPE DE PERSONNAGE ♆ Inventé Remerciements ♆ Gif : katalepsja ¦ Tumblr. Avatar : moi. Mot d'amour en plus ♆ ............ asperge.
Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. ▲ BAUDELAIRE
Le cafard.
Josiah est, sans la moindre hésitation, un cafard. C'est assez subtil, on ne s'en rend pas vraiment compte tant qu'on n'a pas essayé, au moins une fois, de l'écraser sous sa chaussure. Ça fait crac, mais ça meurt pas ces saletés. C'est tenace, un cafard. Josiah c'est pareil. Il résiste, il s'adapte. Il n'a pas peur du danger ou de l'inconnu, il sait que ça ne le tuera pas. Au contraire, il se sent vivant, plus ça fait crac moins ça fait peur, on passe du tolérable à l'agréable, puis bien vite on peut plus s'en passer. Du moins pour lui c'est comme ça. Quand on est aussi froid, trouver quelque chose qui réchauffe, qui fait brûler même, c'est presqu'un miracle. La chaleur des hommes, la chaleur de l'alcool au fond de la gorge, la chaleur malsaine procurée par des mots sans coeur prononcés, la chaleur d'un coup reçu en plein visage, la chaleur d'une rage animale qui se déchaîne contre lui. Mais pas la chaleur des bras autour de son corps frêle, ça c'est flippant, faudrait surtout pas qu'il aime ça, sinon après comment il ferait ? S'habituer au confort, c'est baisser la garde. Baisser la garde, c'est mourir sous la chaussure. Puis la violence, puis la chaleur, c'est tellement bon. Alors avec le temps, il y a prit goût. Même si c'est mal, même si ça fait mal c'est ça le mieux. Un cafard j'vous dis, tenace certes, mais nuisible aussi. Il sème la laideur autour de lui sans le moindre remord, sans regrets. Pourquoi, d'ailleurs ? C'est très simple. Il n'essaie pas de faire le bien, donc forcément il fait le mal. L'un influence directement sur l'autre et quand on ne fait pas d'efforts on devient sale, on devient mauvais. La méchanceté devient alors une seconde nature, un instinct direct qui prend place aux côtés de l'instinct de survie. À l'intérieur, Josiah est aussi laid qu'un cafard. C'est la même chose c'est pareil, il repousse même les plus téméraires et si on veut encore s'accrocher à lui malgré tout il faut s'y faire : Josiah n'aime pas. Pourquoi vouloir aimer un cafard de toute manière ? La seule raison pour laquelle on voudrait s'en approcher, c'est pour le tuer. Mais même les pesticides il s'y adapte. Encore la chaussure ? Pourquoi pas. Plus ça fait crac, plus ça lui plaît. Mais le cafard, se trouve-t-il laid lui ? On lui a tellement souvent répété, à quel point il est blessant, à quel point il est repoussant et tordu, mais étrangement ça ne lui fait ni chaud ni froid. Il ne s'aime pas pour autant, mais ne se déteste pas pour ce que les autres pensent de lui. Il semble toujours être sans complexe, il s'expose sans la moindre gêne, et ne tente même pas de cacher la laideur de son âme. Il pourrait, pourtant, il pourrait dissimuler le cafard derrière son beau visage et ses cheveux blonds. Avoir l'air d'un ange, c'est si facile. Tellement ennuyant. Pourquoi se cacher ? S'il se cachait, plus personne ne tenterait de l'écraser sous une chaussure. Plus de crac, juste une immonde bête qui se cache dans un placard ? Plutôt mourir, se tuer sous une chaussure, que de mourir de vieillesse caché dans un trou. Résultat, même la douceur de ses traits ne fait qu'accentuer l'insolence qu'il dégage. Son visage féminins ne cache guère qui il est et bien qu'on puisse croire qu'en vérité le cafard soit en fait la façade, la protection d'un être fragile qui veut se montrer laid pour survivre, il suffit de creuser pour se rendre compte que tout au fond, c'est toujours pareil. Certaines choses sont ce qu'elles sont, tout simplement. Si le cafard cachait quelque chose à l'intérieur, ça ne ferait pas crac comme le bruit d'une carcasse vide.  Et ça ne lui plairait certainement pas autant.

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(#) Ven 9 Oct 2015 - 0:56
Like father, like son.

l'étrange
Un pouvoir ? Non, la malédiction de Josiah n'a rien d'un pouvoir. C'est même loin d'une mauvaise blague, ou alors si c'est le cas c'est la plus mauvaise des mauvaises blagues qui soit. L'alcool. Tout sauf l'alcool. L'eau de vie, qui brûle son ventre et effrite son esprit. Comme s'il n'avait pas déjà l'alcool assez mauvais, comme le plus pathétique des alcooliques. Non le Diable ça ne l'amusait pas assez de le voir avoir l'alcool triste et mou. Il n'était pas satisfait de le voir se noyer dans la dépendance héritée de son père. Il avait décidé d'offrir à l'alcool des propriétés nouvelles pour Josiah. L'alcool le rendrait un peu meilleur, un peu plus bon, car l'alcool le rendrait honnête. L'honnêteté peut être une qualité, surtout pour quelqu'un qui n'en possède pas beaucoup d'avance, mais l'honnêteté peut aussi être un défaut, pour un voleur et un menteur. Être franc, pour un sale type, c'est assez effrayant. Arrêter de boire, ça reste une solution, mais c'est en essayant de s'en passer que Josiah avait réalisé à quel point ça lui manquait. En était-il vraiment rendu à ce point là ? Ne pouvait-il point se passer d'eau de vie ? Comme son père. Alors il préférait garder l'alcool qui le rend honnête, plutôt que s'en passer et rester sobre. Il boit seul, après tout il ne veut pas risquer de montrer sa franchise alcoolisé à d'autres qui pourraient en profiter. Boire seul, c'est encore un peu plus triste, mais c'est toujours mieux que d'être sobre.
(c) MORIARTY


São Poeira
Un jour, il a fuit. Lâche ou courageux, à vous de voir, il a tout abandonné pour partir au Brézil. Pourquoi le Brézil, pourquoi ce village ? Le destin. Cette salope qui s'accorde le droit de faire ce qu'elle veut de votre vie. Le destin arrosé d'un peu trop d'alcool comme toujours. Un beau matin il a ouvert les yeux et il était là, dans ce village plus sale encore que la plus sale des rues de Chicago. Il ne se souvenait pas très bien de sa soirée d'avant, mais tout ce qu'il savait en se réveillant c'est qu'il était seul dans un endroit qu'il ne connaissait pas.
N'importe qui aurait paniqué, n'importe qui aurait flippé. Même lui, l'espace d'un instant, il s'était senti désarmé. Quel était cet endroit et ce mal qui semblait le ronger ? Puis il avait comprit qu'il ne sortirait plus de ce village. Que ce qui le rongeait n'était nul autre que l'oeuvre du diable. Puis il s'est fait à l'idée, il s'y est adapté. Comme à tout finalement. Il a détesté São Poeira, mais même à sa propre haine il s'est habitué. Cet endroit c'est son nouveau chez lui, et bien que ce soit pire encore que les rues les plus sales de Chicago, ça n'est pas encore assez terrible pour le tuer. Il s'est adapté, comme un cafard. La chaleur du soleil lui semble maintenant supportable, les gens sales qui peuplent l'endroit aussi, et pour survivre il n'a qu'à faire ce qu'il a toujours fait de mieux. Blesser, voler, piller, sans se soucier. Finalement, peut-être était-il fait pour vivre ici. Le destin a fait sa pute, mais au tournant de la ruelle, c'est quand même la pute qui se fait baiser.
(c) MORIARTY

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. ▲ BAUDELAIRE


INTRODUCTION : Famille.

On ne peut pas parler d'un Ross sans parler des Ross. La famille, qu'est-ce que c'est ? Un père et une mère, puis leurs enfants. C'est un beau résumé, sauf que dans ce cas-ci papa et maman ne sont là que pour faire les enfants. Pour le reste il y a Eric. Il y aura toujours Eric. Il est le premier des enfants, le plus vieux et le parent par intérim. Celui qui gère les factures, celui qui travaille depuis trop jeune, pour aider aux revenus, celui qui s'occupe des cinq autres, qui signe les papiers pour l'école, qui gronde quand on fait une bêtise ou qui veille la nuit, pour pas que les monstres sous le lit s'en prennent au plus jeune. Parce que papa et maman, ils peuvent pas faire ces choses là. Maman on sait pas où elle est, pour changer, papa c'est pareil, ou alors on sait mais on aimerait mieux pas savoir parce qu'on sait qu'il est encore au bar. Ils sont les fantômes de cette maison, ils passent dire bonjour, faire acte de présence mais plus personne dans cette maison n'y croit. Heureusement, il y a Eric, mais aussi David. Les deux piliers de la famille, c'est presque ça. David est loin d'être aussi sage et mature que le plus âgé, mais il est fort. Il porterait les quatre plus jeunes sur ses bras s'il fallait et même Eric aussi. Il a toujours été là pour protéger ses frères et soeurs, même s'il doit se mettre dans la merde jusqu'au cou il ne laissera jamais rien arriver à ceux qu'il aime. Au moindre problème, on peut toujours compter sur lui, tout lui dire sans craindre de reproches, juste des bras dans lesquels se cacher, le temps que l'orage passe. Papa et maman, c'est un peu Eric et David. Ils ont grandit comme des adultes dès l'enfance. Ça aurait dû être aussi le cas de Josiah, le troisième enfant, mais il n'est pas comme ça. Josiah est égoïste, Josiah ne pense qu'à lui. Il n'a jamais su s'en faire pour la famille. Il n'a jamais su penser à ses frères et ses soeurs avant lui-même. Le quatrième enfant, la première fille de la famille. Morgan, même jeune elle avait déjà plus de couilles que ses trois frères. Elle travaille, tous les étés, elle s'occupe des plus jeunes, elle prépare les repas et remplis ses journées sans jamais se fatiguer. C'est une bosseuse et une fonceuse, une travaillante infatigable. La cinquième, sa petite soeur, elle a la bonté dans le coeur. Elle est l'âme des Ross à elle toute seule. Elle garde l'espoir comme son bien le plus précieux, et même dans la crasse, même dans la pauvreté et la misère elle sourit. Jody est comme la colle qui unit tout le monde dans la maison, elle répare les pots cassés et grandit à toute vitesse. Talentueuse et studieuse, elle regorge de talents. Finalement, Sam est le dernier enfant. Tout le monde doit s'occuper de lui, mais il a la chance d'avoir cinq frères et soeurs pour l'entourer, le protéger et l'aider à grandir. Déjà à son âge il a comprit que papa et maman sont un concept abstrait. C'est quelque chose que tous les Ross ont apprit un jour. Famille ça n'implique que ceux qui s'impliquent, et les autres ne sont que des inconnus qui squattent parfois le canapé, et vomissent dans les toilettes.


1. Grandir.

« Qu'est-ce que c'est ça encore ? »
« C'est mon prof qui veut qu'tu signes ça. »
« Pourquoi ? »
« J'sais pas moi... »
« ... Josi ? »
« J'lui ai dit d'aller s'faire enculer. Gentiment.. »

C'était la même chose, encore une fois. Josiah ramenait de l'école une lettre d'un professeur, ou même du proviseur, expliquant comment le jeune homme s'était mal conduit cette fois-ci. Un parent devait signer, c'est à dire Eric en général, puis s'en suivait la discussion habituelle. Le plus âgé des Ross réprimandait son jeune frère, lui expliquant pourquoi il devait respecter les adultes et les autres élèves, pourquoi l'école c'était important, pourquoi ceci et pourquoi cela. Comme si Josiah ne savait pas déjà tout ça. Évidemment qu'il savait, c'était au moins la centième fois qu'Eric lui répétait la même chose. Mais pourtant, il ne semblait pas apprendre, il ne semblait pas grandir. Chaque fois la bêtise était plus grande.
Josiah, même un peu avant l'adolescence, était déjà un problème, une source de tracas pour ses frères et soeurs. Il avait les pires résultats scolaires, pas étonnant puisqu'il n'était jamais attentif en classe. Il ne se donnait pas la peine d'essayer, ça l'ennuyait tout simplement. Il avait de mauvaises fréquentations et s'attirait toujours des ennuis. Plus il vieillissait, pire c'était. Il ne grandissait pas vraiment, du moins pas comme les autres Ross. Dans la famille, ils vieillissaient tous en prenant une place importante pour la survie du troupeau. Tous sauf Josiah. Lui avait prit la place du fardeau, le mouton noir.

Il se souviendra toujours de sa première nuit passée sans rentrer. Il avait dormi chez un des garçons avec qui il traînait. Il s'était réveillé sans se souvenir de tous les détails, mais du plus important au moins. Il avait quatorze ans et déjà il connaissait son grand talent pour se foutre en l'air. Fumer, boire, prendre ce qu'on lui donne sans poser de questions, puis se retrouver dans un lit qui n'est pas le sien. De toute manière, c'était toujours mieux que de rentrer. Il se souvenait de la première nuit passée sans rentrer, mais se souvenait aussi du matin suivant. La tête dans le cul, et pas que ça d'ailleurs mais passons, il était rentré pour retrouver la famille. Ça sentait les oeufs trop cuits, c'était David à coup sûr. Ce mec pouvait tout faire cramer, même les pâtes, même les trucs qu'on met au micro-ondes. Tout, sans exception. C'était un don, ou plutôt une malédiction. Enfin bref, toute la famille était à la cuisine, et Josiah arrivait comme une fleur, s'imposant plutôt comme un tracteur, piquant le bacon dans l'assiette du plus vieux, en lui offrant son plus beau sourire. Eric n'était pas amusé, lui. Tous l'observaient, comme s'il avait fait quelque chose d'exceptionnellement grave. Il n'était pas rentré et alors ? Qui ça surprenait vraiment ici ? Personne. Eric prit la parole le premier, lui demandant où il était. Vous devinerez la réponse. « Quelque part » qu'il lui dit, d'un ton nonchalant. Il s'en fichait bien de les avoir inquiétés. Il mangeait sa tranche de bacon, son sourire arrogant en guise de réponse aux reproches d'Eric, puis de David qui s'y mit comme toujours. Ils pouvaient toujours parler, s'agiter, s'énerver, ça ne changeait rien.

D'ailleurs, ça ne changea rien. À partir de là, la situation ne pouvait que dégénérer encore plus. Josiah faillit bien se faire renvoyer de l'école plus d'une fois alors qu'il accumulait les nuits où il ne rentrait pas, voire même les fugues de la maison familiale. C'est durant cette époque qu'il fit ses pires bêtises, mais ça n'avait pas commencé là. Même gamin, il volait déjà des choses. Ça avait commencé par des sucreries à la supérette du coin, puis les cigarettes de maman, l'argent d'Eric, puis l'argent volé à l'école et encore bien d'autres choses. C'était devenu une habitude, dès que quelque chose lui plaisait, il s'arrangeait pour se l'approprier. Avec tout ça évidemment il n'aidait pas les Ross. Il payait ses soirées un peu osées, il payait la drogue et l'alcool, puis recommençait encore le lendemain. Il ne s'attirait pas trop d'ennuis au moins, puisqu'il avait toujours de l'argent pour payer il ne se faisait pas d'embrouilles dans la rue. Après tout il aurait pu tourner bien plus mal, devoir vendre son cul ou encore se faire descendre parce qu'il n'avait pas remboursé une dette de trop. Mais il était trop fin pour ça. Il savait à qui voler et à qui payer. Certaines personnes sont sans défenses, et survivre c'est aussi savoir se montrer intelligent.

Avec tout ça, il grandit à moitié chez les Ross et à moitié dans la rue. Entre la pauvreté et la débauche. Quoi de mieux ? Néanmoins, quoi qu'il ait pu leur faire, ses frères et soeurs ne l'ont jamais rejeté. Les portes de la maison restaient toujours ouvertes après une fugue un peu trop longue, ainsi que les bras des membres de sa famille. Eric tentait tant bien que mal de faire de lui une bonne personne, accompagné dans sa démarche par David. Morgan était plus dure avec lui, elle disait souvent le haïr mais ça n'avait rien de vrai. Elle lui en voulait simplement de ne pas être plus souvent là. Jody gardait espoir en lui, elle avait foi en son grand frère. Il grandira un jour. C'est ce qu'ils voulaient tous croire.

2. Josiah, Adam et les autres.

« Tiens. T'as l'argent ? »
« Ouais attends... »
« Tu fais chier t'as toujours l'argent. »
« Hein ? T'es con ? »
« Non, j'peux jamais te d'mander d'payer avec ton cul. »
« J'croyais qu'tu faisais pas ça et qu'c'était pas ton genre ? »
« Ouais. Mais avec toi j'ai envie. »

Adam. Il lui avait dit ça avec un sourire, son sourire de pauvre con, avant de prendre l'argent que Josiah lui tendait, muet face aux paroles que le brun venait de prononcer. C'était pas tant l'idée qu'il veule coucher avec lui qui le choquait. C'était plutôt sa manière de sortir ça de nulle part. Puis c'était Adam, il était pas comme ça. Adam c'était le mec droit, le mec qui revend de la drogue, mais on sait pas pourquoi, ni comment il s'est retrouvé là. Le mec qui n'a rien à faire ici, qui devrait rentrer chez lui mais qu'apparemment, il a foiré quelque part et voilà où ça l'a mené. Le mec qui attend mieux de la vie. Le mec qui se voit déjà ailleurs, et qu'on a pas de mal à imaginer ailleurs. Adam c'était tout ça, mais pas le mec qui demandes de le payer en nature. Encore moins le genre de mec qui s'intéresse à Josiah. Alors le blond était resté silencieux, troublé, puis finalement il avait rit. Un rire moqueur, un rire un peu méchant. Il n'était pas sérieux, hein ?

« Si tu voulais m'baiser fallait demander. »

C'est sur ces mots pas si doux que tout avait commencé. Adam n'était ni le premier, ni le dernier. Il n'était personne en particulier et pourtant, pourtant Josiah ne pouvait jamais refuser, quand il lui proposait de venir chez lui. C'était pas que ça lui plaisait particulièrement, c'était même tout le contraire. Adam était doux, Adam était tendre. Tout ce qu'il n'aimait pas chez un homme c'était Adam. Il était trop gentil, trop attentionné. Alors Josiah n'était que plus méchant avec lui, moqueur, amer, froid et distant. Mais ça ne semblait pas suffisant pour faire fuir le bel Adam. Parfois, il passait toute une semaine sans répondre à ses messages et ses appels. Puis, il revenait inévitablement le voir, pour avoir quelques pilules, et Adam souriait en le voyant, l'air amusé. « Encore toi ? » qu'il disait, d'un ton léger. Cette foutue légèreté. Mais Josiah finissait toujours par rire, l'envoyant se faire foutre il prenait sa dose, et repartait, puis... lui renvoyait finalement un message. C'était un peu laid, comme relation. Ça ne faisait pas vraiment de bien à aucun des deux au fond, non ? Adam croyait en lui comme s'il avait un bon fond, et Josiah le laissait croire, sans vraiment tirer grand choses de cette relation. Après tout, Adam était tout ce qu'il détestait le plus chez un homme...

« Ah tiens, encore un autre. »
« T'es con ? »
« P't'être bien. »
« Fermes-la Adam. »

Un autre. Un autre bleu sur son corps, une nouvelle marque à son cou, une brûlure sur son bas ventre ou encore celles des cordes à ses poignets. Une nouvelle coupure, qui sort d'on ne sait où, ou encore une nouvelle trace de coup sur son visage. Malgré la famille dans laquelle il vivait, avec un père alcoolique toujours bourré et presque jamais là, il n'avait jamais été violenté à la maison. C'était plutôt quelque chose qu'il cherchait hors de chez lui. Oui, il le cherchait. Presque comme un besoin, une drogue parmi les autres. Il se mettait toujours dans la merde, il provoquait des mecs plus forts que lui, ou se trouvait des amants un peu tordus. Adam remarquait toutes les marques sur son corps, mais semblait le prendre avec légèreté. Il n'attendait pas vraiment ni d'amour ni grand chose de Josiah. Il le prenait, tel qu'il était. Peut-être aimait-il simplement assez pour deux. Alors chaque fois qu'il voyait une nouvelle marque sur le corps blanc du jeune homme, il passait une remarque en douceur, qui se prenait en général une réponse agressive de la part du blond. Du « Fous-moi la paix » au « Ça t'regarde pas ». Mais Adam n'insistait pas. Lorsqu'Eric ou n'importe quel de ses frères et soeurs remarquait une marque, quelle qu'elle soit, il faisait forcément tout un plat avec ça. L'inquiétude, les reproches, la morale habituelle, l'incompréhension. Pourquoi tu fais ça ? C'était toujours la même question. Josiah aimait choquer, et généralement sa réponse oscillait entre « Je prend mon pied » et « Tu devrais essayer » histoire de faire taire toute voix qui voudrait s'élever à nouveau parmi les membres de sa famille. Adam savait que c'était une perte de temps. Mais ça ne le dérangeait pas.
Adam l'aimait, sous toutes ses formes.

3. Comme papa.

« T'en as pas marre de faire de la merde Josi ?! »
« C'est bon Eric fer--... »
« Non c'est toi qui fermes ta gueule ! T'es torché encore, pour changer ! Tu sais pas l'mal qu'on s'donne pour arriver à survivre et toi tout c'que tu sais faire c'est t'torcher et rentrer quand ça t'arrange, piquer des trucs et r'partir. »
« Mais ouais mais ouais... T'es chiant... »
« T'es vraiment son fils hein. Y'a pas d'doutes. »

Il était rentré au milieu de la nuit, comme il le faisait souvent. Il avait seize ans mais déjà se dessinait devant lui un avenir bien triste. Il puait l'alcool, comme à chaque fois, et comptait s'échouer sur le canapé, oublier, puis recommencer le lendemain. Mais pas cette fois. En poussant la porte, il titubait un peu, retirant ses chaussures il traîna des pieds vers le canapé, mais y trouva son frère, assit là dans le noir. Il l'attendait. Le blond s'était interrogé sur la présence du plus âgé de la famille à cet endroit à cette heure, puis Eric avait prit la parole. Il avait été longtemps patient avec lui, mais ce soir là sa patience atteignait sa limite. Il voulait le confronter, il voulait tenter encore une fois de le raisonner, de le ramener sur le droit chemin. Il était inquiet, il avait peur pour son jeune frère. Il voyait bien que Josiah n'allait nulle part sauf peut-être dans un mur, qu'il courrait à sa propre perte. Mais ce soir là, c'était la colère qui parlait avant tout. Il avait voulu rester calme, mais l'odeur de l'alcool que crachait la bouche de son jeune frère à chaque mot qu'il prononçait ne faisait qu'alimenter sa colère. Alors vint ces paroles. La comparaison, entre l'adolescent et le père des Ross. Celui que tous les six avaient appris à détester, lui et la mère. C'était certainement la chose la plus dure qu'Eric pouvait lui dire.
De toutes les insultes qu'il avait entendues, c'était certainement la plus douloureuse qu'il eut à encaisser. Josiah était le digne fils de son père, mais c'était loin d'être une fierté. Pourtant, Eric avait raison. Tout comme papa, il était absent. Tout comme papa, il faisait souffrir les autres. Tout comme papa, il buvait trop. Tout comme papa, il rentrait au milieu de la nuit pour s'échouer sur le canapé. Tout comme papa, il n'était pas de cette famille. Il n'était qu'un fantôme dans la maison.

Josiah aurait pu encaisser. Josiah aurait dû encaisser. Mais il n'y arriva pas. En voyant le visage de son jeune frère, Eric comprit qu'il avait été trop loin. Il regretta aussitôt ses paroles, et malgré la colère il voulu s'excuser. Le plus âgé des Ross était assez mature pour savoir quand il faisait une erreur, il était assez mature pour ne pas rester aveuglé par la colère. Il s'était approché du blond, pour l'enlacer, pour tenter de réparer les pots cassés, mais en le voyant faire Josiah s'était éloigné. Il ne voulait pas de cette étreinte. Il détestait ça de toute manière. L'alcool voilait ses pensées, mais aussi la colère. Pourquoi est-ce qu'ils attendaient tous tant de lui ? Pourquoi ne pouvait-il pas se foutre en l'air tranquillement, et même, s'il voulait se détruire en quoi ça les dérangeait ? Pourquoi ça comptait tant à leurs yeux ? Josiah semblait ne pas comprendre même quelque chose d'aussi simple. Puis alors qu'Eric tentait de le retenir, le blond se détourna, s'enfuyant comme le plus faible des lâches. Il n'aurait plus personne à décevoir maintenant. Il ne reviendrait pas, pas cette fois. Ce fut la dernière fois qu'il vit son frère.

« J'vais au Brézil. »
« Ah ? Tu rentres quand ? »
« Je rentre pas. »
« Te fous pas de moi Josi. »
« J'suis sérieux. J'vais vivre là bas, j'ai déjà acheté les billets. »
« ... Je veux t'accompagner. »
« T'es con Adam. »

Il s'était réfugié chez son amant, le temps d'attendre le grand départ. Sa décision était prise et Adam le savait très bien, mais il avait tout de même tenté de le retenir, ou de l'accompagner. L'idée de le laisser s'en aller, de le laisser disparaître, ça semblait absurde. Mais Josiah évidemment ne le laissa pas faire. Il ne le laisserait pas venir, il ne le laisserait pas le retenir. Il ne voulait pas vivre entre ses bras, la simple idée le faisait frissonner d'horreur. Alors c'est dans un dernier au revoir, qui prenait amèrement la place d'un adieu, que Josiah quitta Adam. Ce fut la dernière fois qu'il vit l'homme qui l'aimait.

4. SÃO POEIRA.

« Et le gamin, il vient ? »
« Bah tu crois quoi. Sûr qu'il vient. »
« Si y'a quelque chose à voler il est toujours là c't'enculé. »

Une fois au Brézil, tout était différent et pourtant tout était toujours pareil au fond. Il ne mit pas grand temps à se retrouver à São Poeira, dieu seul sait comment. Tout ce dont il se souvient, c'est de s'être torché la nuit d'avant, puis d'avoir ouvert les yeux dans ce trou à rat. Il se sentait désorienté et perdu. Le monde lui semblait différent tout en restant le même. Il apprit bien assez vite en quoi le monde était différent ici. Il était prisonnier de São Poeira. Prisonnier aussi d'un nouveau mal. Il avait voulu noyer ses ressentiments dans l'alcool dès son arrivée, mais... Même l'alcool n'était plus pareil. Il devenait un peu meilleur lorsqu'il buvait, et tout ce qui sortait d'entre ses lèvres n'était que vérité vraie. Quoi de pire ? Il ne connaissait rien de cette ville, ni même grand chose du Brézil, il n'était là que depuis peu et tout ce qu'il avait fait se résumait à boire, manger et dormir au soleil comme un touriste. Maintenant il devait vivre. Il devait survivre.

Son adaptation fut rapide, comme toujours. Il était doué là dedans, tout simplement. Tout était plus facile pour les êtres abjectes ici, tout semblait accessible. Il se fit rapidement des connaissances, apprenant qu'il pouvait se rendre avec eux par le fleuve dans les villages voisins assez vite pour ne pas en mourir, c'était un rêve. Sortir du trou à rat, piller et voler ? Quoi demander de mieux. Il lui arrivait donc de se mêler quelques fois à eux et d'être du voyage, revenant un peu plus riche dans ce monde de pauvreté. Tout s'échangeait ici, un corps pouvait aisément devenir monnaie d'échange, mais Josiah préférait offrir le sien gratuitement. Sa monnaie d'échange, lorsqu'il avait besoin de quelque chose qu'il ne pouvait pas voler, n'était rien d'autre que des biens eux-même volés. Ainsi, il ne manquait de rien, même s'il avait peu.

Puis surtout, la ville regorgeait de gens tous plus laids de l'âme les uns que les autres. Des connards, des sans coeur, des hommes pour combler les plus sombres besoins chez Josiah. Elles étaient loin, les mains douces d'Adam. Mais c'était mieux ainsi. Qu'on s'en prenne à lui ne lui faisait pas peur. Il était resté le même, après tout. Il provoquait plus fort que lui, toujours. Il prenait cher, mais c'était bon ainsi. Il se réveillait un peu malade, à même le sol. Mais c'était bon ainsi.

Trois ans de cette vie, trois ans de débauche dans un trou à rat. Trois ans à vivre de rien, noyé dans la misère avec toutes ces autres âmes damnées. Cette vie était la sienne maintenant, il ne pensait plus à Adam, à Eric ou aux autres. Du moins... C'est ce qui l'arrangeait de dire et de penser. Il s'en était convaincu avec le temps, et aujourd'hui ça lui paraissait être une certitude. Pourtant l'alcool le rendait amer à ce sujet. Il ne pouvait même plus se mentir à lui-même, lorsqu'il était saoul. Quelle tristesse.

OUTRO : CINQ.

« Et pourquoi j'pourrais pas avoir sa chambre hein Eric ?! »
« Morgan, ça suffit. »
« Ça fait trois ans qu'il s'est cassé, faudra t'y faire il r'viendra pas ! »
« T'auras pas sa chambre un point c'est tout. »
« Mais t'abuses ! J'ai 16 ans j'veux plus partager ma chambre avec les gamins ! J'ai b'soin d'intimité moi merde ! »

Encore une prise de tête, entre Morgan et Eric. Mais c'était purement inutile, tous les cinq savaient maintenant que Josiah ne reviendrait pas. Même Jody avait perdu espoir, avec le temps. Alors évidemment, le plus âgé finit par céder la chambre du disparu à Morgan. Alors qu'elle repartait victorieuse pour commencer à prendre ses affaires dans la chambre des enfants, il se rendit devant celle qu'occupait son frère. Il les avait abandonné, cette nuit là. Tous pensaient qu'il allait revenir au début, mais avec le temps même les plus beaux espoirs se meurent. David l'avait dit un jour à voix haute : Si ça se trouve, il est mort. Puis cette pensée s'était immiscée dans l'esprit des quatre autres, comme une maladie malsaine. Si ça se trouve, il fait le trottoir à Bangkok. Si ça se trouve, il est juste bourré sur un autre canapé mieux que le nôtre. Si ça se trouve, il s'est fait arrêter. Si ça se trouve il est en taule. Si ça se trouve, il est mort dans l'caniveau.

« Si ça se trouve, il regrette et vous avez tous tort. »

Les mots prononcés comme le dernier espoir d'une petite fille qui veut y croire. Elle avait toujours cru en lui, plus même que les autres. Mais elle n'arrivait même plus à donner espoir à ses frères et ses soeurs. Pas même elle ne pouvait faire survivre la mémoire de Josiah, et l'espoir qu'il soit encore bon.

Alors que Morgan terminait d'installer ses vêtements dans l'armoire du disparu, Eric semblait songeur et triste. Cette nuit-là, il avait dit quelques mots de trop, et il avait faillit à sa tâche de parent et de grand frère. Lui qui devait à tout jamais le protéger, c'est presque comme s'il l'avait achevé. Cette pensée le hantait. Le fardeau de la famille toute entière pesait sur ses épaules un peu frêles, puis il faisait des erreurs. Forcément ça n'avait été ni la première, ni la dernière. Mais ces mots lancés au visage de son jeune frère, encore aujourd'hui, restaient sa pire erreur. Son plus grand regret.

Ils n'étaient plus que cinq maintenant.


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(#) Sam 10 Oct 2015 - 19:27
RIMES. (sans commentaires)

Genre, t'as changé ton avatar pour qu'on arrête de t'prendre pour une d'moiselle hein niark
Bonne continuation p'tit cul, hâte de voir la suite de ta fiche !! (trop fun l'idée des dessins)
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(#) Sam 10 Oct 2015 - 23:44
salut toi, alors d'abord, le gif de ta présentation est cool. je sais pas pourquoi mais j'accroche trop Arrow
bref, pour ta remarque, si t'as besoin d'aide pour les groupes, hésite pas à nous mp, on est là pour ça. puis si le groupe que tu prends pour ton personnage va pas, l'admin qui te validera se chargera de mettre celui qui correspond, t'en fais pas. enfin, je vais faire passer ta remarque à l'équipe voir si on peut essayer de rendre ça plus clair.
bienvenue à toi sinon et bon courage pour la suite. niark
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(#) Mar 13 Oct 2015 - 16:13
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


me voilà enfin
alors que dire si ce n'est que Josiah est génial ? puis franchement je me répète mais sa tronche est parfaite. pense juste à pas trop te laisser entraîner dans les conneries du roux et ça sera bon.
pour confirmer ta validation pense à donner ton joli corps de fillette à Alien niark


Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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(#) Mer 14 Oct 2015 - 0:22
Merci beaucoup mon beau Alien <3
C'est la surprise de la couleur, violet ou rouge je savais pas mais au bout du compte j'finis par être une traînée voilà et c'est TA faute *fuis* non allez c'est parfait ! Et t'en fais pas le roux m'entraînera dans rien, c'est plutôt lui qui devrait craindre ~
J't'offre mon corps quand tu veux, tout entier.
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