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Mary, et une bombe à la place du coeur.

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(#) Dim 27 Sep 2015 - 19:33
Mary Roszak

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Roszak, celui de Maman. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Mary, comme la salope de Vierge. Elle le déteste. Elle a jamais pu en changer. C'était mieux avant ♆ Vingt-cinq piges dans les dents et plus personne pour le lui rappeler, il est loin le temps des bougies et du gâteau au chocolat. Première Bouffée d'air ♆ Un treize décembre à Tarnow, dans le sud de la Pologne. Papa et Maman ♆ Maman est Polack. Papa, elle en sait rien. Il s'est barré quand Mary n'était rien de plus qu'un fœtus et la génitrice en parlait jamais. Les mots s'étouffent dans les larmes.  Dans mon lit ♆ Elle s'en fout. Ceux qui cognent fort, avec une queue ou pas.  Degré de solitude ♆ Toute seule et tant mieux. L'amour, ça rend les gens mous et gluants. Tromper l'ennui ♆ Larbin. Chose à tout faire en échange d'un pieu, de bouffe ou d'un paquet de clopes. Idolâtrie ♆ Mary, elle gerbe la religion. Elle hait les bondieuseries et les crucifix, les sermons et les églises. Pendant longtemps, elle s'est mise sur un banc à genoux, bien sage, ouvrant la bouche pour mettre le corps du Christ dans sa gorge. Et puis elle a tout arraché et tout vomi. Elle a laissé seule sa mère, en transe et en larmes pendant qu'elle balbutiait la gloire de Dieu. Tombé dans le trou à rat ♆ Rien que six petits mois et ça la rend déjà folle. La nouvelle famille ♆ Crapule.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Esther.   Pseudo pas beau ♆ Orene. Nombre d'hivers endurés ♆ 21 piges. Pierre précieuse préférée ♆ Les diamants, ça shine le plus.  Compagnie de voyage ♆ On m'a harcelé. Mot doux ♆ ON M'A HARCELE et je suis faible. Degré d'addiction ♆ Normalement 7/7, ensuite ça dépend des devoirs  Cunnilingus  Sésame ouvres-toi ♆ validé par cosme. Tête de cochon ♆Pilar Moraga. TYPE DE PERSONNAGE ♆ Inventé. Remerciements ♆ unconscious wink, kevin wolf Mot d'amour en plus ♆ JAMAIS.
J'ai croisé Gabriel, qui faisait moins le fier, des flingues en ribambelle pour braquer sa chimère. Ce Paradis, je n'y crois guère, L'Enfer est juste dans ma tête, croupir ici, deux pieds sur terre a de quoi rendre malhonnête. ▲ YCARE
laugh with me hyena
Mary a pas le bon prénom et la violence dans les os, les cicatrices sur la chair, le sang sur la bouche. Pourtant elle est née sage et soumise, du foutre d'un père dont l'absence l'a poussé à courir embrasser des rides et des mains trop rugueuses pour elle, quand elle était rien d'autre qu'une adolescente en jupette. Mary était silencieuse, pendant qu'à l'intérieur elle devenait folle. Sa bouche était de miel et son cœur de fureur. Ses mains étaient en prière et ses tripes en haine.
Et puis boum. Et puis va te faire foutre, Seigneur. Reste aux cieux. Et surtout, laisse-nous la terre.
Plutôt que de chanter des amen et des pater, elle a lancé des démons à l'assaut du ciel dans sa tête pour déchirer les anges paumés qui y siégeaient et les plumer comme une poule au-dessus du feu. Pas besoin de ses conneries là. Pas besoin des gens bien intentionnés, essayant si fort de cacher leur saloperie derrière des sourires de moutons.
Petite Mary a fait une crise de foi pour devenir son propre Seigneur. Elle serait absolue, complète, soumise à rien d'autres de plus que les impulsions de ses sentiments.  Si elle ne se nourrissait plus de la Bible, elle jetterait son dévolu sur la grandeur humaine et païenne des lettres qui, la première, avait planté les mauvaises graines dans sa tête avant que la colère ne s'empare de la suite.
Loin des murs dorés de l'Eglise et des blancs de son appartement aseptisé, elle a découvert la vie crasseuse et heureuse. Toute seule dans le grand tourbillon de la ville, elle a vu la couleur du sang qui giclait dans ses veines quand la nuit était là et qu'elle errait encore, le plus loin possible d'une mère abîmée par le bon Dieu, prophète de malheur en chemise de nuit dans l'appartement comme un fantôme du siècle dernier, murmurant les malédictions du Jugement Dernier et la beauté de l'Eden promis. Petite Mary a troqué ses jupettes contre des pantalons, ses saints contre des poètes, sa bague de pureté contre un coup de poing américain, barbouillant ses mains et ses cuisses de sang. Plutôt que de sourire, elle a montré les crocs comme un chien fou. Elle a arraché et aboyé, frappant quand on se moquait, quand on insistait, quand on touchait, quand on volait. Si ce n'était plus au Seigneur qu'elle se soumettait, ça serait à celui qui ferait le plus mal : il n'y a pas grand chose d'autre qu'elle respecte, rien que la loi des bâtards, la loi des plus forts. Et elle est forte.
Si elle doit le prouver au monde entier, ainsi soit-il ! Le plus petit des défis est un affront, et elle préfère crever en le relevant que de s'enfuir en gémissant comme un vieux chien trop battu. Si elle pleure et si elle hurle une crampe au cœur et à la tête, c'est seulement pour que la nuit et le silence absorbent le requiem avant qu'elle n'y foute le feu. Que les flammes dévorent la terreur et elle ira au combat illusoire sans faillir, gorgée d'agressivité même si ce n'est qu'un bout de bois qu'elle a à la main. Et à l'aurore, elle trouvera une autre bataille sans réalité, une autre ville à saccager, encore plus loin, encore plus libre. Tant pis pour les immolés laissés derrière, c'est chacun pour sa gueule.
Certains croient que Mary elle est un peu paumée. Ils ont raison. Mais pas ceux qui pensent qu'elle déteste la vie et qu'elle veut juste s'éclater le cerveau contre le pavé. Mary aime rien de plus que la vie. Elle sait encore l’idolâtrer. Elle sait encore rire, comme un aboiement trop rauque, aux accents de démence. Elle a une trop grande gueule avec des trop grandes dents, une voix grave qui se tait jamais et tant pis pour les gifles dans la trogne. La douleur ça attise la vie dans sa poitrine. Même au pieu, plus elle griffe et elle étrangle, plus on la griffe et on l'étrangle, plus elle crève de jouissance. Peut-être qu'un jour la petite mort deviendra la vraie grande mort, la Faucheuse terrifiante noire de cœur et noire de vêtements. Ou qu'un couteau lui tailladera un sourire d'ange sur la gorge. Ce jour-là, tant pis et bonjour au néant. Le rien lui fait un peu peur mais s'il y a le Paradis de l'autre côté, elle baptisera les anges au canif.


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(#) Dim 27 Sep 2015 - 19:33
the hunger makes the man

l'étrange

La vie est une connasse et s'il y a bien le Diable quelque part sous terre, il a l'humour vicié et sardonique. Voir Jésus dans les toast, c'est bien un cadeau de merde. Pas que dans les toasts d'ailleurs, dans les petits pois et la purée aussi, même quand elle fait cramer des pâtes il y a soudainement la sale gueule du fils de la Salope qui la dévisage. Elle a vu son regard mort, imprimé sur du pain de mie, un matin au petit déj'. Un dimanche en plus, peut-être il y a cinq mois, ou quatre. Elle a même pas réussi à le bouffer, ce pain de mie. Elle l'a foutu à la poubelle.
Et ça a recommencé. Une fois. Deux fois. Elle a arrêté de se servir du toaster, mais le Saint-Esprit s'était déjà imprimé dans tout ce qu'elle avait le malheur de vouloir cuisiner, jusqu'à la barbaque saignante. Oh bien sûr qu'on a déjà vu pire anathème mais Mary n'a aucune patience, et elle en a une dose encore plus petite pour les forces obscurs et ironiques. Alors elle jure, elle piétine, elle râle quand elle est obligée de se faire sa pitance et jette trop souvent sont dévolu sur tout ce qui ne nécessite pas de cuisson.
(c) MORIARTY


São Poeira
Putain, elle le hait. Elle s'est pas tirée avec perte et fracas hors de Pologne pour se retrouver fourrée dans le trou du cul du monde et plus pouvoir s'en dégager. Mary, elle voulait voir le monde et fuir loin des emmerdes qu'elle provoquait là où elle posait les pattes. Elle est habituée aux artères des grandes villes, à leur sang interrompu de gens indifférents, aux gueulements des klaxons, aux crasses des mondes cachés derrière les lumières. Elle voulait Paris et Sydney, New York et Las Vegas. Mais voilà que son american dream est devenue une ville impie et hérétique, poussiéreuse et hors du monde. Elle a déjà essayé d'en sortir, seulement pour se rendre compte que dans sa faiblesse, elle chérissait plus la vie que la liberté. Maudit soit ce trou, et maudit l'homme qui l'a lâché sur la route pavée de l'enfer. Il devait bien être un des avatars du démon pour lui lancer ce mauvais sort. On dit toujours aux gonzesses de se méfier en faisant du stop et Mary se croyait bien assez solide pour mordre et frapper. Pas ce gars-là, qui l'a délesté de son fric avant de la balancer dans un bas-côté comme un cadavre déjà froid. Elle aurait du y rester, sur le côté de la route, jusqu'à ce qu'on la ramasse peut-être vivante. Maintenant, à cause de ses propres pieds, elle n'est plus grand-chose d'autre qu'un mort en attente.
(c) MORIARTY

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. ▲ BAUDELAIRE
you got the motherfucking right to remain violent
Elle appuyait machinalement sur les touches de la télécommande. La vieille télé crachotait et sursautait d'une chaîne à l'autre, d'un dessin animé pour marmots à une émission de cuisine dédiée aux bobonnes. Plus petite, elle avait passé des heures et des jours à fixer l'écran hypnotique, gorgé jusqu'à la lie de promesses et d'images d'un autre monde dans lequel elle s'évadait quand sa mère ne regardait pas. Maintenant, c'était fade. C'était emmerdant. Ca lui piquait les yeux comme un million d'aiguilles, ça lui grignotait la tête, un hématome insidieux plus dérangeant que ceux qu'elle avait sur la gorge, à droite et à gauche, fantômes d'une main large et rugueuse.  
« Notre père qui est aux cieux … »
Son pouce s'enfonça sur le bouton du volume pour l'augmenter jusqu'à en faire trembler les murs de papiers de l'appartement.
« Que votre nom soit sanctifié … »
Mary se mâchonnait la lèvre alors que la télévision rugissait, si distraitement et si violemment que le sang lui inonda la langue. Le fer et la rouille dégobillèrent dans sa gorge et le long de son menton . C'était un goût agréable, rassurant même, la certitude qu'il était toujours aussi rouge et aussi vivant, aussi prompt  à dégueuler des blessures parce que son cœur battait comme un tambour de guerre. Mais sur l'instant, il brûlait au rythme des prières de sa mère, un peu plus bouillant à chaque vers, son ventre un peu plus douloureux sous la colère primaire. Il n'y avait rien de plus impie que Dieu, rien de plus sacré que la vie que les bons croyants construisaient à la gloire d'un fantasme. L'écran avait beau vomir un son crachotant, Mary pouvait encore entendre la voix de sa mère. Ses doigts se crispèrent sur ses genoux, serres blanchâtres tant elle était nerveuse.
« TA GUEULE PUTAIN ! » Rugit-elle en bondissant sur ses jambes. D'un pas long et nerveux, elle traversa le salon pour pousser la porte de la chambre de sa mère. La folle était à genoux, le corps malade dans une chemise de nuit linceul, les cheveux aussi enchevêtrés qu'une païenne Pythie. Comment avait-elle pu devenir cette relique poussiéreuse, ce fantôme vaguement ressemblant à la mère qui l'avait bercé à la naissance ? Elle avait toujours été faite de papier. Instable. Comme un funambule au-dessus d'un ravin. Ca Mary le savait, mais elle ne se souvenait plus de l'avoir vu basculer.
« Tu me rends folle ! » Hurla-t-elle encore, les mains sur les épaules maigres, oh, si fragiles de sa mère, serrant pour briser les os, secouant comme une poupée. « Bordel, va voir un doc', coupes-toi la langue mais ARRETE ! » Mais sans même entendre elle savait qu'à l'instant les lèvres minces de sa mère s'ouvraient et se fermaient sur une autre prière, peut-être une pour l'âme damnée de sa fille, toute de noir et toute de vie. C'était pas comme ça qu'on traitait son parent, pas avec la langue sombre de jurons. Mais Mary avait basculé, elle aussi. Et pour sa santé mentale, elle avait décidé que ce n'était plus sa mère, cette créature malade et racornie, ce rat miteux et geignant. Sa vraie génitrice, elle reposait quelque part au fond de ses souvenirs et c'était elle qu'elle chérissait.
Lentement, elle relâcha l'étreinte de ses doigts. Pourquoi elle s'abîmait ici alors, s'il n'y avait plus rien dans cette foutue ville ? Pourquoi elle fuyait toujours vers la capitale et ses merveilles et ses pulsations sans y rester ? Ca ne servait plus à rien de culpabiliser pour les morts.
« Mary, Mary, ma petite Mary … » Balbutia sa mère en tendant une main arachnéenne vers elle.
« Me touche pas ! » Siffla la jeune fille en bondissant en arrière.
A quel point ça pouvait être dur de partir ? A quel point ça pouvait être dur de prendre un sac et puis de franchir la porte ? Elle se rua en dehors de la chambre avant que la culpabilité ne lui reprenne le cœur.

*

Il n'y avait rien de plus que la lumière jaune pisseuse du réverbère pour éclairer la chambre mais Mary avait les yeux grands ouverts et des chiffres dans la tête. Alors que les papiers verts défilaient entre ses doigts, elle avait l'impression de voir le monde à leur place. Des mois qu'elle les empilait soigneusement dans le matelas défoncé, les lisses, les déchirés, les tâchés de sang et qu'une fois par semaine elle avait son rituel immuable de les compter. Un sourire étira ses lèvres sèches et elle noua la liasse d'un élastique avant de se glisser une cigarette roulé au coin des lèvres.
« Qu'est-ce que tu fous ? Va dormir putain. » Gronda une voix sur le matelas à côté d'elle.
« Oh la ferme, Reed. » Marmonna-t-elle en aspirant une longue goulée de fumée. « J'te fais pas chier quand tu ramènes tes pétasses. » Rapidement, elle escamota les billets en les fourrant à l'intérieur de sa veste. Un grincement lui indiqua que Reed s'était levé et bientôt elle senti la poigne de sa main dans sa tignasse noire et son souffle de mauvaise vodka et de tabac contre sa gorge.
« Sois pas jalouse, t'es ma préférée. »
Elle ne lui répondit que d'un reniflement. Il était pas moche, Reed. Il était même beau avec son nez cassé trop souvent et les arabesques sur ses bras, la tignasse blonde d'un angelot et les yeux noirs de nuit. Elle avait la gorge fragile dans sa main calleuse et les cuisses tremblantes autour de son visage.  Reed ne lui faisait pas peur. S'il était violent, elle le serait plus. S'il la tuait, elle lui arracherait la carotide en expirant.
Mary connaissait les veines de Reed comme celles de la ville, le rythme de son cœur et celui de la circulation, le souffle de sa gorge contre sa bouche et celui de la tempête sur les fenêtres. Dans tout leurs reliefs et tous leurs bourrelets de chair et de métal elle ne trouvait plus rien de nouveau et elle avait soif d'autre chose. En dehors de l'Allemagne où elle était vautrée depuis deux ans. Peut-être même en dehors du Vieux Continent ? Elle avait assez de papiers dans la poche pour s'offrir un envolée de l'autre côté des mers. Contre son dos, elle entendit le souffle agacé de Reed, frustré qu'elle ne lui accorde pas plus de son attention.
« Ca fait mal ? » L'entendit-elle murmurer à son oreille alors que deux de ses doigts appuyaient presque délicatement sur le bandage rougeoyant à son bras. Elle ne répondit pas. La pression s'accentua jusqu'à ce qu'elle gémisse.
« Ouais. Ouais, ça fait mal. » Grinça-t-elle et il cercla son bras de sa main pour abîmer encore plus la chair à vif. Glissant sur sa peau comme un serpent, Mary sentit la chaleur de son sang et celles de ses cuisses alors qu'il se mettait à lui embrasser la nuque comme un assoiffé. Mais moins violente, moins brûlante que d'habitude. Ce n'était plus un brasier lubrique, juste une allumette. Mais elle se laissa quand même aller en arrière sur le matelas défoncé et elle laissa sa main avide entre ses jambes.

*

Elle hurlait seule dans sa tête, les poings blanchâtres à force de les serrer, la douleur dans les côtes et peut-être un peu de peur dans la tête. Son cœur battait fort et chacun de ses coups contre la cage thoracique était un fil barbelé se crispant autour de ses os lancinants. Chacun de ses pas la fatiguait un peu plus, s'enfonçant dans du sable un peu plus gluant à chaque fois, trébuchant contre des racines serpentines un peu plus traîtresses à chaque fois. Tout la faisait souffrir. Le soleil d'abord, la chaleur et le froid qui se disputaient la place sur sa peau, sa bouche grotesquement gonflée et le violet éclatant autour de son œil, son index tordu et puis sa fierté piétinée.
Le gars avait pourtant pas l'air méchant quand il l'avait chargé sur son siège passager. Il allait dans la même direction qu'elle, lui avait-il assuré, à Barreirinhas, avec le sourire éclatant des imbéciles heureux. Dans l'histoire, il n'y avait pas plus imbécile qu'elle.
« Fils de pute. » Jura-t-elle à l'intention des cailloux et de son corps douloureux et du souvenir de ce type trop charmant pour être une bonne âme idiote. Voilà qu'elle n'avait plus d'argent ou de belle gueule, juste sa langue pour insulter et ses pieds pour marcher dans cette désolation qui lui semblant absolue et éternelle. Elle s'aventurait au hasard, droit devant comme un automate, guettant comme une assoiffée la silhouette en ombre chinoise d'une ville à l'horizon morne. Il n'y avait rien de mieux que les cités pour tout oublier et tout reconstruire méthodiquement : une moue et du sang, ou bien des coups et des jurons, et elle aurait un plat dans le ventre et un lit merdique, un peu de détermination et de crocs, et elle aurait un boulot merdique pour remplumer ses poches. De là, le monde lui ouvrirait de nouveau largement les bras.
Il fallait juste que ses pieds la portent encore un peu.
Mary verrouilla sa douleur, grinça des dents et leva une nouvelle fois la jambe pour avancer.
Quand elle aborda la lisière de la fin et d'un Enfer encore plus vivace, elle n'en sentit rien. Comment aurait-elle pu, après tout ? Il n'y avait rien d'autres que des foutus cailloux, encore et toujours, aucune odeur méphitique dans l'air pour lui susurrer qu'elle venait de se vicier et qu'elle ne repartirait jamais. Idiote qu'elle était, son cœur grinçant tonna même plus fort quand elle aperçut enfin une anomalie de bois et de métal dans sa vision sauvage et désolée. Une main humaine l'avait placé là, et si c'était les doigts du Démon qui l'avait refaçonné elle ne voyait là que son salut, étrangère égarée qu'elle était, seulement nourrie de ses plaies vivaces et de sa fatigue entêtante. L'adrénaline et le soulagement grondèrent dans ses veines et nourrirent ses jambes d'une nouvelle vivacité alors qu'elle marchait cahin-caha vers São Poeira.


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(#) Dim 27 Sep 2015 - 19:52
Mary Roszak a écrit:
ON M'A HARCELE et je suis faible.
et j'ai gagné. on a gagné. Cunnilingus JOTEM.
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 19:54
NON MAIS TOI.
Citation :
DANS MON LIT ♆ Elle s'en fout. Ceux qui cognent fort, avec une queue ou pas.
Je crois qu'il faut qu'on discute sérieusement. Cunnilingus
Je sens tout un tas de bonnes ondes me disant que ce perso va être une jolie tuerie. Une fois qu'on a commencé à lire, on en veut encore plus.
Bienvenue perv
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(#) Dim 27 Sep 2015 - 20:26
Elle a l'air d'avoir les mêmes occupations que mon petit Blue
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Bélial Chateminoy
SATAN M'HABITE
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 326
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : DIEU DEPP.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE MAUVAIS
♆ PERDITION : LES ANNÉES S'AJOUTENT ET DISPARAISSENT. LE TEMPS NE FAIT PLUS EFFET SUR SES TRAITS. TANTÔT ENFANT AUX MAINS BALADEUSES, ADULTE AUX SOURIRES CRASSES ET VIEILLARD AUX MOTS AIGRIS.
♆ ÉGARÉ : DANS L'ANTRE DE SATAN.
♆ ENNUI TROMPÉ : GOUROU SATANISTE. CHIEUR, FARCEUR, EN MISSION POUR LUCIFER POUR FAIRE DE VOTRE VIE, UN ENFER.

(#) Dim 27 Sep 2015 - 20:30
Mary Roszak a écrit:
Pendant longtemps, elle s'est mise sur un banc à genoux, bien sage, ouvrant la bouche pour mettre le corps du Christ dans sa gorge. Et puis elle a tout arraché et tout vomi.
t'as raison, Dieu est nul, viens donc prendre Satan en bouche plutôt gnah
bienvenue en enfer, ma belle gnah
(et oui t'es faible, tu nous remercieras plus tard :pff:)

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆

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(#) Dim 27 Sep 2015 - 21:29
oh tiens, je suis amoureuse Cunnilingus
j'ai envie d'en lire plus forcément, je viendrais te surveiller, bienvenue pedo
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(#) Lun 28 Sep 2015 - 16:52
Merci bien, z'êtes forts urbains niark

J'vais te le mordre Satan oui pedo
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(#) Mer 30 Sep 2015 - 17:02
il te manque juste une partie du code du réglement, et après ça je te valide perv
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(#) Mer 30 Sep 2015 - 17:39
Dites donc vos magouilles là c'est du haut niveau de vice niark
Mais je l'ai, amen(e). niark

( Et désolée chef ! Je pallierais la gaffe frodon )
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(#) Mer 30 Sep 2015 - 18:01
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


le code du règlement c'est une sorte de sélection d'entrée, on garde que les meilleurs. félicitation, t'as gagné un ticket en aller simple pour les enfers
ta plume est vraiment agréable à lire ! j'avais vraiment rigolé en lisant la malédiction, puis le pseudo et les références qui vont avec et que je trouve super,.. puis l'histoire m'a vite calmé, pauvre mary. (si jamais elle a besoin de quelqu'un pour la consoler niark )

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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