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CALIXTE ▽ TÂCHONS D'ENTRER DANS LA MORT LES YEUX OUVERTS.

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(#) Mer 2 Juil 2014 - 23:38
calixte nimhoë ssayasnyl

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Nom désignant l’appartenance à une famille. Une famille. Chez toi, ce soi-disant mot n'existe pas, il est plutôt synonyme de mensonge et d’abomination. Il te répugne, car qu’est-ce après tout ? Une erreur ? Une tromperie ? Une blague de mauvais goût que l’on vous aurait craché au visage. Comme une mauvaise nouvelle dès la naissance. Une appropriation sans consentement. Finalement pour toi ça ne signifie rien d’autre que des images sombres ancrées dans ta mémoire, et pour ne jamais les oublier, ce nom imprononçable te suivra où que tu ailles. Ssayasnyl. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Calixte. Calix. Calice. On pourrait d’abord penser au vase employé dans la célébration eucharistique pour la consécration du vin ; ou encore au calice de la fleur, censée la protéger du danger extérieur. Ce qui est assez ironique lorsque l’on te connaît, puisqu’aucune de ces définitions ne te caractérisent nullement. Ta mère a peut-être trouvé au fond de tes prunelles de bambin, une illumination sacrée ? Ou la simple rédemption aux tourments de son âme ? Ou les deux pourquoi pas ? Quant à Nimhoë, tu es incapable de dire d’où il vient, et ce qu’il peut bien signifier, tu as même fini par l’oublier. C'était mieux avant ♆ Vingt cinq ans à cracher sur l’existence et à se frapper le cœur à coup de haine. Première Bouffée d'air ♆ Ils comptent te rappeler depuis combien de temps tu creuses ta tombe ? Depuis combien de temps tu brûles ta chair ? Et combien de temps il te reste à subir le joug de la mort sans qu'elle ne te prenne ? La machine infernale a débuté dans la fièvre de l’été, quelque part perdue en Colombie, et elle s'achèvera parmi les grains de sable du Brésil.  Papa et Maman ♆ Qu’on ne te parle plus de père et de mère. Ca n'existe pas, c'est inhumain. Tu leur craches tous à la gueule, à ces crétins qui te refilent des hallucinations et te battent à coup de jurons. Tu rêves de sang, tu rêves de mort, et tu souris en les imaginant pendus à leurs échecs, les pieds ballants.  Dans mon lit ♆ Tu ne veux que la violence. Tu ne désires que la frappe, la dureté. Tu ne jouies que pour la rudesse des coups et les cris de douleur. Et cela, seul un homme peut te l’offrir. Les femmes sont trop faibles et délicates. Toi la délicatesse tu l'emmerdes.  Degré de solitude ♆ Tu préfères manger les coeurs battants, brûlants, saignants. Tromper l'ennui ♆ Beaucoup disent qu’ils auraient pu faire n’importe quel métier pas trop difficile. Toi, tu ne peux même pas te vanter de pouvoir faire le plus simple des boulots. Tu t’agaces trop vite, tu tournes dans ta cage putride, tu les égorges du regard. Tu t’enflammes et tu dégages. Tu es longtemps passé d’un taf à un autre, refusant toujours de vendre ton corps. Tu aurais pu faire dealeuse, malheureusement tu consommes plus que tu ne vends. Tu as réussi à te faire prendre comme serveuse au bar de la ville, mais tu sais déjà que ça ne dura pas. Tombé dans le trou à rat ♆ Les jours, les heures et les minutes se confondent ; ton esprit s’embrouille et ne compte plus. Tu glaces les secondes tout en sentant les grains du sablier s’écouler entre tes longs doigts. Tu crois que cela fait dans les quatre mois que tu imposes ta folie. La nouvelle famille ♆ Les affreux, les laideurs du coeur, les profiteurs, la crasse sous vos chaussures, les malfrats, les connards, les assoiffés de sang, les rejetons de satan, les crimes organisés, les dégénérés, les vilains.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Marion perv   Pseudo pas beau ♆ Dreamer (ouais j'sais c'est pourri, j'ai pas encore trouvé mieux  Arrow ) Nombre d'hivers endurés ♆ Dix-neuf ans Pierre précieuse préférée ♆ Franchement j'en sais rien  What a Face   Compagnie de voyage ♆ En cliquant sur les partenaires, des partenaires, des partenaires d'un forum que j'ai trouvé sur un top   Mot doux ♆ J'avais perdu l'envie d'écrire, j'avais perdu la motivation, mais j'ai quand même cherché un forum, comme ça pour voir. Sincèrement, je n'ai jamais vu un design aussi beau, il m'a arrêté direct dans mes recherches. J'ai été obligé de lire le contexte, puis le règlement, puis j'ai eu envie de lire le reste et puis tout. Et au final bah j'ai eu envie de vous rejoindre. C'est vraiment un très beau bijou que vous avez là    Degré d'addiction ♆ Je dirais cinq jours dans la semaine, mais ça change tout le temps en fonction des semaines. Sésame ouvres-toi ♆Enfermons-nous mélancoliques cas Tête de cochon ♆ Anna Speckhart. Remerciements ♆ Merci à Tumblr, et plus particulièrement à mndblwng. Et pour les avatars je remercie Century Sex. Mot d'amour en plus ♆ j'aime la vie.
Le pré est vénéneux mais joli en automne. Les vaches y paissant lentement s'empoisonnent. Le colchique couleur de cerne et de lilas y fleurit, tes yeux sont comme cette fleur-là ; violâtres comme leur cerne et comme cet automne, Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne.▲ APOLLINAIRE
blizzard

Complexe. Instable. Violente. Incompréhensible. Masochiste. Noire. Psychopathe. Endiablée. Viscérale. Malade. Destructrice. Pyromane. Empoisonnée. Irréelle. Catastrophique.

Tu changes au gré de tes envies. Il n’y a pas de limite à ton esprit torturée. Une fois froide et contrôlable, une fois brûlante de folie, sanguinaire et enflammée. Tu es sans cesse bousculée par tes cauchemars. Par tes souvenirs. Par des images créent de toute pièce. Ton cœur et ton âme sont troués d’imperfections. Tu n’es qu’un gouffre à toi seule. Personne ne te cerne, personne ne comprend ce qui se passe en toi. Tu te considères comme le monstre de l’histoire, comme le vilain canard, comme la diablesse torturée. Tu vacilles, tu hurles intérieurement, tu as ce mal en toi qui te bouffes les entrailles. Tu es vide et pourtant c’est la tempête au fond de tes prunelles sombres. Tu es indescriptible, indéchiffrable. Tu ne comprends pas si tout cela est normal, mais tu l’as accepté ainsi depuis bien longtemps. Tu apprécies même cette tornade qui à jamais te détruira. Cauchemardesque. Tu vis avec ces horreurs qui tâchent tes mains noires. Tu n’as pas de pitié, tu ne sais pas ce que c’est. Tu ne veux pas savoir. Egoïste. Tu as une passion dévorante pour les flammes. Tu aimes l’élégance et le raffinement. Tu n’as rien de doux ni de calme, bien que tu aimes à le faire croire. Tu joues, tu incarnes, tu éventres. Tu veux bousculer leur monde comme le tien est chamboulée. Tu aimes à penser que tu n’es pas la seule à souffrir ; même si au fond la solitude ne te fais rien. Tu aimes la domination, tu aimes les illusions et les scènes mélodramatiques. Tu imites les sourires et les rires à la perfection. Tu es la fleur empoisonnée qui les retient par tes épines, tu les attires par ton parfum sucré. Tu rêves de liberté utopique tout en souffrant de maladies t’enchaînant à la dure réalité de ta misérable existence. Tu te confortes dans la miséricorde. Tu n’es pas gentille. Sans être totalement mauvaise. Tu en as juste perdu l’habitude. Dévorée un peu plus par les ténèbres qui se sont penchés sur ton berceau avec l’envie de bouffer ton cœur déjà inexistant. Enfin tu le crois inexistant parce qu’il n’a encore jamais fonctionné, mais tu n’es pas stupide. C’est ce qui te fais le plus peur en réalité, c’est qu’il se mette un matin à battre. Attirée par le pouvoir sans le vouloir, tu es la croqueuse de diamant enflammée. Tu crées la richesse, tu attires par ta brillance. Toi pourtant qui rejettes avec fougue la matérialité. Insignifiante. Tu te confortes dans tes idéaux. Tant de choses qui te définissent. Tant de grands mots pour te décrire, toi, petit être sans importance. Tant de choses et pourtant rien. Tu es néant. Opposée. Tout en toi n’est que contradiction. Tu entends des voix, tu prends des rôles, tu copies les autres, tu te mêles faussement dans la foule. Tu sais reproduire les émotions heureuses comme les malheureuses, tu mens dans tes gestes, tu mens dans tes démarches, dans tes mots. Tu mens tout le temps et à tout le monde. Tu vois le mal partout, tu vis avec, tu dors avec, tu penses avec. Tu ne connais pas les différences. Les pardons. Malsaine. Tu te fonds dans l’obscurité de tes idées morbides. Tu inventes pour mieux oublier. Tu enchaînes les problèmes, tu enchaînes les malaises. Tu aimes te faire couler, tu n’as pas peur de la profondeur, tu n’as pas peur du noir. Et parfois le diable te secoue, te rappelle que tu lui appartiens et que ta mission est de déverser toute ta colère refoulée. Destructrice. Tu fais tout disparaître dans une folie soudaine, tout ce qui t’entoure : maisons, champs, végétation, corps, cœur. Tu enflammes le ciel pour le plaisir de voir ces épines orangés avaler l’espace. Et les cendres voltigent, s’éparpillent, et s’incrustent sur ta peau de serpent. Le calme revient alors jusqu’à ce que tu sombres une nouvelle fois par cette voix qui t’incite au désastre et à la dévotion. Tu te penses forte et persévérante, mais en réalité, tu n’es qu’une femme sans chemin, sans but, sans empathie, perdue dans le néant de ses pulsions, à contre courant.


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(#) Mer 2 Juil 2014 - 23:39
BRASIER

l'étrange
L’alchimiste. Toi qui a toujours détesté la matérialité. Toi qui déteste la richesse. Toi qui déteste ce qui brille, ce qui scintille, ce qui peut montrer un semblable de supériorité économique. Toi qui a toujours rejeté tout cela, te voilà avec ce don. Cette malédiction. Ta punition pour ce que tu as fait. Ta punition pour le sang que tu as déversé sur ton passage. Toi qui te pensais sale, dégueulasse, un monstre, le vilain petit canard ; te voilà devenue la poule aux œufs d’or. Tout ce que tu touches, tu peux choisir de le changer en or. Tu le choisis d'ailleurs rarement. De l’or. De l’or il y en a partout. Des coussins, des tables, des fleurs, des chaises, des verres, des assiettes, des couverts, des livres, des fruits. Partout. Ta demeure entière brille de l’intérieur. Tu essaies tant bien que mal de le contrôler, de ne pas le montrer, de ne pas le dévoiler. Tu caches ce que tu transformes, tu les stockes quelque part où les autres ne les découvriront pas. Alors que tout ici pue la misère, qu’adviendra-t-il de toi si quelqu’un apprenait que tu créais richesse ? Tu peux tout échanger, tu peux tout avoir, tu peux tout posséder. Ce don a fait de toi l’une des personnes les plus puissantes de la ville. Personne ne sait comment tu as réussi à avoir tout ce que tu as maintenant, mais évidemment qu’ils se doutent ; avec ces dons qui prennent les âmes des habitants, les suppositions et suspicions fusent. Tu ne crains pas de te faire voler, après tout maintenant, le métal doré coule dans tes veines. Tu ne crains pas les gens. Tu as déjà changé un être vivant en or. Ta cave pullulent de statues aux visage horrifiés, à jamais figés ; noyés dans ce à quoi après tous courent avidement.
(c) CENTURY SEX


São Poeira
Tu n’es pas né ici. Tu es arrivée par hasard. Tu es arrivé telle une âme errante, cherchant un nouvel endroit à chambouler, à tourmenter, à détruire. Tu t’es laissée guider par la chaleur, la pauvreté, le désert. Tu a suivi la sécheresse et l’abandon. Et tu as trouvé cette ville abandonnée du reste du monde. Tu ne pensais pas rester, évidemment tu y as été obligé. Mais cela n’a pas été pour te déplaire. Mise à part ton don, tu te confortes ici. Ici, les gens affichent leur désespoir constant, ici leur peine est tatouée sur leur front ; ici ils transpirent leur malheur et tout leurs espoirs les quittent. Tu aimes cette vague de désolation et d’accablement. Tu souris en coin en les voyant traîner des pieds, tu apprécies voir certains lutter, tu apprécies de les voir tomber à tes côtés. Tu aimerais les enfoncer encore, donner le coup de grâce. Tu aimerais leur vendre du rêve pour mieux les abattre. Tu aimerais te jouer d’eux, tu ne sais encore comment. Tu attends, tu vis, tu ne manques de rien, tu participes faussement à la lutte. Tu as trouvé un nouveau terrain de jeu. Tu avais de quoi brûler, tu n’avais plus à retenir ta folie. La disparition de quelques uns d’entre eux,  ne se remarquerait pas, ils ne manqueraient à personne. Etres inutiles à la surface de la terre. Peut-être faut-il craindre le moment où tu commenceras à t’ennuyer. Peut-être faut-il craindre le moment où tu auras tout rendu cendre et or.
(c) CENTURY SEX

Dans la plaine ont poussé des flammes, Nos coeurs pendent aux citronniers, Les têtes coupées qui m'acclament, Et les astres qui ont saigné, Ne sont que des têtes de femmes.  ▲ APOLLINAIRE
-
« Condamnée à mort !
Voilà trois mois que j'habite avec cette pensée, toujours seule avec elle, toujours glacée de sa présence, toujours courbée sous son poids ! Maintenant je suis captive. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n'ai plus qu'une pensée, qu'une conviction: condamnée à mort !
Quoique je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable, et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux. Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu'on m'adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot; m'obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d'un couteau. Avant même que mes yeux aient eu le temps de s'entr'ouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l'horrible réalité qui m'entoure, sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la trame grossière de la toile de mes vêtements, sur la sombre figure du soldat de garde dont la giberne reluit à travers la grille du cachot, il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille : - Condamnée à mort ! »

***

Ce n’est pas une histoire d’amour, ce n’est pas une histoire de franches rigolades, ce n’est pas une histoire de pitié, ce n’est pas une histoire de cœur ni de suspens. Tout sera prédit, tout sera dit. Ce n’est pas une histoire de peine et de larmes. Ce n’est pas une histoire de doute ni de héros épiques. Ce n’est pas une histoire de corps dansants autour de poutres, ni de mafieux au teint pâle caché dans les coins sombres. Ce n’est pas une histoire de monstres terrés dans les placards. C’est bien plus profond, bien plus froid, bien plus clair. Une simple histoire d’esprits dérangés enchevêtrés et enchaînés, une histoire d’erreur, une histoire d’envie et de passion contraire. Une histoire d’illusions et de tornades. Une histoire incompréhensible sur les distorsions de l’âme. Une épidémie du mal. Une histoire de haine et d’échec. Une histoire qui ne se finit ni mal, ni bien ; une fin toute tracée et prévisible. Une histoire de désirs inassouvis pour les uns, et de sourires ensanglantés pour les autres.


***

Il n’aimait pas les femmes. Il les haïssait au plus profond de son être. Il haïssait leur crédulité, leur incompétence, leurs sourires à la con. Il les trouvait insignifiantes, inutiles, stupides, sans aucun intérêt au monde et bonne qu’à la soumission. Cette haine n’était qu’un banal héritage familial que l’on se transmettait de père en fils ; le seul héritage qu’il n’aura jamais eu de la part de son propre paternel. Il avait apprit à les détester et à ne surtout pas contenir cette rage sans limite contre cette race inférieure. Il avait apprit à détester sa mère, à écraser sa sœur et à détruire sa femme. Il n’aimait pas les femmes. Alors comment aurait-il pu t’aimer ? Dès l’instant où on lui a annoncé que c’était une petite fille qui agrandirait la famille, il n’a eu envers toi que du mépris. Lui il voulait un deuxième fils. Il te le répètera au-dessus du berceau. Il te le répètera au-dessus de la chaise haute. Au-dessus du lit. Au-dessus de ton bureau. Au-dessus. Toujours au-dessus. Il te répétera inlassablement ton existence indésirable au sein de sa maison. Il voulait un garçon. Un bon gaillard comme son père. Comme ton grand frère. Il voulait un garçon. Tu peux comprendre ça toi ? Tu peux comprendre petite idiote ? Bien sûr que non. Tu ne comprendras jamais rien. Tu n’es rien de toute façon. Ca aussi tu le sais. Poussière.


***

Et frappe. Et frappe. Et frappe le tonnerre. Et tabasse. Tabasse. Que les éclairs électrocutes ses poings ensanglantées. Et c’est ton sang qui tâche ses doigts velus. Comme il tâchait les mains de ton grand-frère une heure avant. Regardes comme son visage est tordu par la colère. Il te déteste. Mais qu’est-ce que ce sentiment ? Distorsion. Quelle belle grimace que la sienne. C’est beau. C’est démonstratif. Ca ne ment pas. Tu encaisses. Tu as malheureusement prit l’habitude. Comme un mauvais moment à passer. Comme quelque chose de normal. De banal. Tu ne sais pas encore que plus tard, tu aimeras ça. De plus, ta mère subit le même sort, c’est tout simplement comme ça que ça marche. On frappe et on baise. C’est le cercle de la vie. C’est ce qu’ils te répètent. Tout cela est tout à fait normal. C’est tout ce que l’on mérite. C’est tout ce dont on a le droit. Vous avez déjà de la chance d’être là et de profiter de leurs richesses à eux, les hommes de la maison. La richesse. Le pouvoir. Ca brille de partout ici. C’est pour ça que les hommes sont supérieurs, ce sont les seuls qui rapportent de l’argent. Ce sont les puissants. Les seigneurs. Tout ici est or et diamant. Il n’y a que ça d’important. Papa t’as toujours dit, la richesse c’est le pouvoir. C’est pour ça que tu ne seras jamais quelqu’un de grand. Il te hurle des tas de choses. Mais tu n’entends pas toujours. « PLEURS GAMINE » Pourquoi pleurer ? Tu n’as jamais compris à quoi cela servait. Et tu entends des cris s’élever comme s’ils n’étaient pas les tiens. Une résonnance lointaine. Inaudible. Assourdie. Tu t’enfonces dans le vide et quitte la réalité pour te réconforter dans les bras du monstre qui mange ton âme au fur et à mesure que les coups s’abattent. Comme le tic tac d’une montre. Tic. Tac. Encaisses.


***

Tous, ils ne savaient pas. Tous, ils l’ignoraient. Cette caractéristique avec laquelle tu avais rejoint ce monde qui ne voulait pas de toi. Cette chose sombre. Mauvaise. Cette maladie rare qui touchait quelques nouveaux nés, promit à de grandes choses. De grandes choses noires. Des choses catastrophiques. Promit à un avenir vendu aux ténèbres et à la destruction. Cette maladie qui vous pousse aux expériences les plus abominables. Cette maladie qui vous démange, qui vous pousse aux pires atrocités, qui vous pousse au désir du sang. Cette maladie qui vous prive de toutes émotions, de toutes réactions humaines, qui vous laisse indifférent au malheur des autres ou même à leur bonheur. Cette maladie qui vous rend si différent. Si indifférent. Si unique. Tu étais née pour ça. Tu étais née avec cette chose secrète qui grandissait en ton sein. Et ils ne tarderaient pas à le découvrir. Ils ne tarderaient pas à en pâtir. Pauvres dieux.


***

Ce petit garçon tant attendu par ton cher père. Tu as appris à lui renvoyer sa haine. Tu as appris à lui renvoyer les coups, les mots, les crachats. Tu as appris ce qu’était la colère et l’agressivité. Et il est arrivé. Ce petit garçon tant attendu par ton cher père. Cet être insignifiant à tes yeux, n’a pas échappé à ce farouche sentiment qui naissait en toi, ce dégoût profond pour la race humaine. Il a grandi à tes côtés, n’a pas connu les coups et ta jalousie n’a fait qu’accentuer ton courroux. Tu ne pensais qu’à ça. Tu ne pensais qu’à leur décente. Tu passais tes nuits à imaginer leur sang inonder ses murs. Tu ne pensais que noirceur. Tu te plaisais ainsi. Tu les terrifiais doucement dans ton comportement anormal. Et une après-midi d’été, au bord de la piscine, il est tombé. Il ne savait pas nager. Le pauvre. Tu as accouru. Il a tendu son bras agité vers toi, il voulait crier, mais l’eau s'immisçait au fond de sa gorge et ses poumons. Tu t’es rapidement penchée et tu l’as regardé. Tu voulais la voir. Tu voulais la voir s’éteindre, cette étincelle dans ses prunelles. Tu as constaté un tout nouveau sentiment, et tu l’as apprécié, tu l’as aimé. Cette expression d’abandon, celle qui voulait dire qu’il avait comprit que tout était fini, qu’il ne serait pas sauvé, qu’il était perdu et qu’il n’y avait plus rien à espérer. Il est mort et cela ne t’a plus intéressé. Tu es retournée dans le salon et tu as attendu.


***

Pleines de bleus au visage, elle est arrivée dans votre bureau ce matin. Vous ne vouliez pas savoir ce qui lui était réellement arrivée, bien que les explications du père aient sonné fausses à dix milles lieux. Peu importe, au fond, vous vous en fichez, vous voulez juste passer la journée sans trop en pâtir. La fillette vous fixe avec ce genre de regard vide qui fait froid dans le dos. Il n’y a plus une once de sentiments à l’intérieur, plus rien, ça se voit, ça se sent. Le néant. Elle ressemble à ses poupées fissurées, immobiles et poussiéreuses. Ses poupées qui ne semblent rien ressentir, qui ne semblent même pas exister et qui pourtant dégagent cette chose morbide. Cette chose qui met quiconque mal à l’aise. Cette chose sombre. Vous en frissonnez presque, pourtant vous en voyez passé des cas, et bien plus étranges que celui-là. Mais cette gamine … Cette gamine n’est vraiment pas nette. Bizarrement, vous le sentez mal ce rendez-vous : « Tu veux me raconter ? » Elle ne parle pas beaucoup et pourtant, malgré son inexpressivité, elle fait passer tant de haine et tant de rage dans ses traits, une violence refoulée et dangereuse : « C’était un garçon. » Elle revient peu à peu, laisse passer un voile de tristesse qui embaume la pièce avec force et vient nouer votre estomac : « Et ce n’est pas bien ? » Elle n’est plus la poupée de porcelaine. L’a-t-elle seulement été ? Ou n’était-ce qu’une illusion ? : « Les garçons ne devraient pas avoir le droit de vivre. » Un soupir, une mélodie, un souvenir. Une force. Vous ne voulez par la brusquer, vous avez peur de la perdre à nouveau et cela fait déjà quatre heures que vous êtes là tous les deux, même si elle ne paraît pas fatiguée. Vous craignez que ce ne soit qu’un simple malentendu, pourtant quelque chose vous pousse à continuer : « Il souriait. Il jouait. Il riait. Ce n’est pas juste. Il n’avait pas le droit de vivre. » Vous avez beaucoup de mal à suivre, à comprendre où elle veut en venir. De quel injustice parlait ? « Que s’est-il passé Calixte ? » Prononcé fréquemment son nom la maintient éveillée, et c’est avec un certain soulagement de votre part, qu’elle se lance enfin dans une explication : « Il est tombé, dans la piscine. Il jouait. » Vous posez vos coudes sur le bureau : « Tu ne jouais pas avec lui ? » Elle comprend le sous-entendu : « Non. Il est tombé tout seul. » Vous retenez un soupir, vous n’êtes pas sortis de l’auberge : « Alors qu’est-ce que tu as fait ? » Vous sentez qu’elle commence doucement à s’écarter dans l’obscurité, qu’elle retrouve peu à peu le néant : « Je me suis approchée pour le voir. Il secouait ses bras. » Cela devient intéressant : « Il était en train de se noyer ? » « Oui. » « As-tu appelé tes parents ? » Une grimace apparaît à ce nom, mais disparaît aussitôt : « Non. » Vous ne comprenez plus très bien mais elle continue d’elle-même : « Je me suis penchée et je l’ai juste ... Regardé. » Vous vous enfoncez dans votre siège, perplexe mais néanmoins, vous savez où tout cela va vous menez : « Tu aurais pu l’aider, tu savais très bien ce qui allait arriver, mais tu n’as rien fais et tu l'as regardé ? Comprenais-tu qu’il était en train de mourir ? » Votre voix est posée, calme, sans reproches. Mais vous savez aussi que ce n'est plus une enfant déjà et que vous n'avez plus à prendre de pincettes. Elle laisse passer quelques secondes, se demandant sans doute ce qu’elle devrait dire ou non, finalement elle choisit la vérité : « Oui je le savais. » Vous voyez enfin le bout de cet entretien : « Pourquoi l'avoir regardé mourir Calixte ? Pourquoi n'as-tu rien fait ? » De nouveaux quelques secondes s’écoulent lentement ; vous voulez la réponse vous aussi, vous voulez savoir pour quelle raison un être peut-il en laisser mourir un autre ? Comment peut-on regarder quelqu'un agoniser jusqu'à son dernier souffle ? Comment peut-on regarder droit dans les yeux un cadavre naissant. Pour quelle raison ? : « Je voulais son vélo. ».


***




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(#) Mer 2 Juil 2014 - 23:51
Juste pour prévenir que je pars demain, quatre jours, pour un festival. Je sais c'est nul de poster une absence avant même d'être réellement inscrite, mais je ne pouvais plus attendre de poster ma présentation :**:Je vous fais quand même de gros bisous, et j'avancerais ma fiche dans le train  
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(#) Mer 2 Juil 2014 - 23:59
bienvenue ici beauté, le début est déjà divin perv
t'inquiète pas pour ton absence, et surtout amuse toi là-bas, faut profiter quoi
sinon pour le code, mets le règlement en bleu et tu verras, qui sait
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(#) Jeu 3 Juil 2014 - 0:11
merci bien beau jeune homme  perv 
super merci beaucoup   
rholala que de découverte c'est magique  What a Face Arrow 
merci beaucoup
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(#) Jeu 3 Juil 2014 - 17:51
Bienvenue à toi sur le forum *-* et amuse toi bien du coup   
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(#) Jeu 3 Juil 2014 - 19:11
Speckhart, que j'aime cette fille

Le début est plutôt parfait d'ailleurs perv

Bienvenue et Bonne chance pour ta fiche
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(#) Sam 5 Juil 2014 - 14:36
Bienvenue à toi ! Bonne chance pour ta fiche :)
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(#) Lun 7 Juil 2014 - 23:41
Holala, merci beaucoup pour votre accueil et vos encouragements, ça me fait vraiment plaisir   Tu as raison Nela, Speckhart est juste superbe, fallait bien que je sois à la hauteur des bgs du forum  
J'ai rajouté la partie « caractère » de la fiche, j'espère que ça ira ; pour ce qui est de l'histoire, je ne devrais plus tarder   
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(#) Mer 9 Juil 2014 - 10:48
Bienvenue
Bon courage pour ta fiche
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(#) Mer 9 Juil 2014 - 12:16
Merci beaucoup Atlas   
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(#) Jeu 17 Juil 2014 - 18:33
temps écoulé

le sang a giclé
Larmes de sang, là, qui dégoulinent le long de ses traits. N'entends-tu pas ses cris d'agonie, les âmes qui se voient alors meurtris ? Il fait l'enfant, le pauvre Satan, de ne pas toucher ton âme, de ne pas s'amuser avec toi. Il te voit, là, au travers de la foule, t'éloignant doucement, t'effaçant presque tendrement, et il ne l'accepte pas. Connais-tu seulement la sentence, pour rendre le démon aussi triste, aussi humain ? Dix larmes de sang ont déjà été versés, si tu n'es pas là d'ici quatre nouvelles larmes, il sortira les crocs, il sortira le fouet, et ton âme, brusquement, sera détruite à néant. Ce que Satan n'a pas, n'existe pas.


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