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Gabriel † "You will live so you will have the chance to prove that your soul truly belongs in Hell."

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(#) Ven 16 Mai 2014 - 19:01
gabriel thilbault

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Thibault. Un nom français pour un père français. Nombreux sont ceux qui le prononcent de façon incorrecte, leur langue fourchant, ne sachant guère comment aborder un nom pareil. Certains font des efforts, demandent comment il faut le prononcer, d’autres se foutent de l’écorcher. « Thibault . » qu’elle leur dit et pas « Thaïbolt ». « C’est pareil » qu’on lui répond. Misérables. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Gabriel. Un prénom d’Archange pour la demoiselle, rien que ça. Il fait écho au prénom de son frère jumeau, Michael. De fervents catholiques les parents de Gabriel, voilà pourquoi ils ont choisi de donner des noms d’Archanges à leurs enfants. Ces petits êtres envoyés du Ciel ne pouvait qu’avoir un prénom céleste.  Il fallait en être digne de ce prénom, il fallait avoir les épaules pour le porter et elle a fait en sorte de les avoir. Pas d’erreur. Aucune faille. Ses parents avaient raison : c’était l’Archange incarné sur terre. C’était. La chute a été rude, la déchéance inévitable. L’Archange est déchu. Pour le surnom, celui que son frère lui donnait est resté : Gabe. Que ça fait mal quand on l'appelle comme ça. Tellement mal. C'était mieux avant ♆ Dix-neuf ans ont passé depuis que Gabriel a vu le jour. Aujourd’hui, son visage encore juvénile trompe tellement sur son âge qu’on lui donnerait à peine seize ans. Pourtant, sous ses traits encore un peu ronds, on distingue la douleur, on distingue la déchéance, on distingue une sorte de vieillesse prématurée parce qu’elle a vieilli d’un seul coup quand elle a mis les pieds dans ce village maudit. Première Bouffée d'air ♆ Nous sommes un quatorze décembre au soir, dans une petite clinique perdue au fin fond de la Virginie, Gabriel naît. La neige recouvre absolument tout, à la lueur de la lune elle brille par endroits et le froid est sec et saisissant. Ce soir, les cris de deux bébés tout juste sortis du ventre de leur mère réchauffent l’atmosphère. Les cris de Gabriel et de Michael. Papa et Maman ♆ Le père est français, la mère américaine. Un coup de foudre au détour d’un chemin durant un voyage et voilà que lui décide d’abandonner sa mère patrie la France pour venir vivre avec l’amour de sa vie dans une petite ville de Virginie. De leur amour ils souhaitent créer la vie mais le sort s’acharne alors ils continuent à prier Dieu qui finira par les entendre. Ils prient le Seigneur mais c’est finalement la science qui leur apporte une réponse : après plusieurs traitements et  des tentatives échouées, voilà qu’on leur annonce l’arrivée de jumeaux. Ils voient là un acte Divin car ce n’est pas un mais deux enfants qui vont arriver dans leur vie. Quand on leur explique qu’il n’est pas rare que des jumeaux naissent quand on emploie ces procédés, ils contestent : « Dieu nous a entendu, c’est tout. » et Dieu leur apporte donc un garçon et une fille. Dans mon lit ♆ Les plaisirs de la chair, Gabriel ne les a découverts qu’après son arrivée ici, qu’après avoir été condamnée à terminer ses jours à São Poeira. Avant cela, elle s’était juré de ne connaître l’amour que dans les bras de son futur mari. Aujourd’hui, homme ou femme, cela n’a guère d’importance tant qu’elle peut oublier ce qu’elle a vu, ce qu’elle voit, ce qu’elle a ressenti, ce qu’elle ressent. Elle sait déjà qu’elle brûlera en Enfer pour ce qu’elle a fait, qu’elle connaîtra une éternité de tortures et de souffrances quand son heure sera venue alors, jusque-là, quitte à être damnée, autant qu’elle le soit pour plusieurs raisons, en particulier si elle peut trouver un semblant de paix dans les actes condamnés par ce Dieu qu’elle a tant aimé. Degré de solitude ♆ Séparée de sa moitié, la solitude de Gabriel n'a d'égal que sa détresse. Si elle trouve la paix l'espace de quelques instants quand son corps et celui de quelqu'un d'autre se mélangent, son cœur semble figé dans la douleur. Qui peut prétendre savoir si c'est irréversible ? Personne, et certainement pas elle. Le cœur est abîmée, l 'âme souillée. La suite est incertaine, en particulier à cause de l'homme, du mentor. L'amour pour lui subsiste sous ce tas de noirceur mais Gabriel préfère le repousser, l'ignorer. C'est mieux. Tromper l'ennui ♆ Elle sait utiliser ses dix doigts Gabriel. Elle a toujours su les utiliser. Une aiguille et du fil : elle est capable de faire des miracles. Des outils et du matériel : elle peut vous réparer presque tout et n'importe quoi, construire même si besoin.  Tombé dans le trou à rat ♆ Deux mois déjà et pourtant, elle a l'impression d'être là depuis toujours. Cette existence qui est la sienne aujourd'hui semble avoir balayé celle qu'elle a pu avoir auparavant. Ne subsiste que les souvenirs auxquels elle s'accroche férocement bien qu'ils lui fassent plus de mal que de bien parce que les restes de sa vie passée ne sont justement que des restes. La nouvelle famille ♆ Errante, elle l'est. Que peut-elle être d'autre ? Elle va sans trop savoir où aller. Elle survit sans trop savoir comment survivre. Elle est sans trop savoir pourquoi elle est. Elle erre.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Et si je le dis pas, vous me faites quoi ?   Pseudo pas beau ♆ Berenice Nombre d'hivers endurés ♆ Même si on me paye je ne dirai pas mon âge qui se trouve être bien trop avancé. Pierre précieuse préférée ♆ Encore et toujours le rubis.  Compagnie de voyage ♆ Il était dans mes favoris, il n'a donc pas été difficile de retrouver le chemin de FV. Mot doux ♆ Vous me manquiez. Degré d'addiction ♆ Si tout se passe bien, je devrais pouvoir pondre une réponse par semaine. Sésame ouvres-toi ♆ OKAY PAR SALE Tête de cochon ♆ Elle Fanning Remerciements ♆ Je me remercie d'avoir pris la peine de créer la bannière, les avatars et le gif. Que je suis bonne avec moi-même. Mot d'amour en plus ♆ Eh bien me revoilà. Si le pseudo ne vous dit rien, il suffit que je vous dise que j'ai été l'espace de peu de temps le Doc. Je ne suis pas restée car je n'arrivais pas à trouver le temps nécessaire pour jouer un PV tel que Doc, j'avais l'impression de ne pas lui faire honneur en ayant une présence vraiment réduite et si je reviens avec un personnage inventé, c'est parce que de cette façon, je me mettrai un peu moins la pression. Et aussi, parce que comme je l'ai dit, vous me manquiez. Donc, voilà une nouvelle demoiselle qui, je l'espère, vous plaira.
« Mais les lâches, les renégats, les dépravés, les assassins, les impurs, les sorciers, les idolâtres, bref, tous les hommes de mensonge, leur lot se trouve dans l’étang brûlant de feu et de soufre : c’est la seconde mort. » ▲ BIBLE/APOCALYPSE 21, 1-8
« God is a kid with an ant farm. »
Sa chevelure d'un blond éclatant et son visage angélique trompent, éloignent de la vérité et la vérité c'est que l'Archange n'est plus. Qu'elle était souriante et pleine de vie avant. Qu'elle aimait la vie et embrassait chaque seconde avec bonheur. Qu'elle aimait s'imaginer dans sa vie future, entourée d'un mari et d'enfants. Qu'ils étaient beaux ces rêves qui ont été écrasés si vite qu'elle n'a même pas eu le temps d'en garder quelques fragments. C'est sous la merde qu'ils ont terminé. Il n'y a rien plus rien des rêves, de la joie, du bonheur. Ce qu'il reste n'est guère très réjouissant. Un corps qui a longtemps été pur et que Gabriel a laissé les autres profaner à de nombreuses reprises en très peu de temps. Un esprit qui a été si vif et si stable par le passé mais qui aujourd'hui se dégrade de jour en jour un peu plus. Une âme qui a longtemps brillé et qui aujourd'hui n'est plus qu'un phare éteint dans la nuit : elle ne brille plus, on ne la voit plus. Un cœur qui s'est fendu en deux et dont la deuxième partie a été réduite en miettes.

Il est où l'espoir de Gabriel ? Il est mort. Il est où le bonheur de Gabriel ? Il est mort. Il est où le sourire de Gabriel ? Il est mort. Mort avec son frère.

Alors pourquoi elle continue ? Pourquoi elle n'en finit pas ?  Elle a déjà essayé, elle a manqué d'y arriver mais finalement, elle a survécu. Elle aurait pu recommencer. Pourquoi elle ne recommence pas ? Parce qu'elle est lâche Gabriel. Parce qu'elle sait bien que c'est l'Enfer qui l'attend et l'Enfer, après y être allée, elle n'a pas envie d'y retourner. Bien sûr, elle sait bien qu'elle finira par y aller mais elle repousse l'échéance. Elle a peur Gabriel. Elle a peur de ce qui l'attend là-bas. Elle continue donc. Pourtant, elle a mal, mais pas toujours. Cette substance qu'elle absorbe quand cela lui est possible lui permet d'effacer sa douleur, sa détresse, son anéantissement. Ces liens qu'elle tissent l'espace de quelques instants quand elle se perd dans les bras de quelqu'un l'aident aussi à mieux supporter ce qu'est son existence ou, plus exactement, ce semblant d'existence.

Qu'est-ce qu'elle est finalement Gabriel ? Une jeune femme au cœur meurtri et à l'âme noircie qui a perdu son innocence  de façon brutale et traumatisante. Elle n'est jamais plus que l'ombre d'elle-même. L'ombre de son ombre. Presque rien. Parce qu'Il l'a abandonnée. Ce Seigneur qu'elle a tant aimé, ce Dieu qu'elle a tant prié et servi, Il l'abandonnée. Il les a abandonnés, elle et son frère. Son Nom elle ne le caresse plus avec ses mots chaque soir quand elle se tourne vers Lui mais elle le déchire. La prière est devenue blasphème.



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(#) Ven 16 Mai 2014 - 19:02
« That's called pain. Get used to it. »

l'étrange
L'Enfer sur terre. C'est ce qu'est le don de Gabriel. Sa malédiction qui porte véritablement bien son nom. Ils sont là, les démons de l'Enfer, ceux qui ont traversé alors que cela leur est interdit. Gabriel les voit. Gabriel les sent. Eux aussi peuvent voir l'Archange déchu. S'ils ne peuvent plus sa cacher à son regard, à sa perception, il en va de même pour elle : elle ne peut se cacher nulle part. Ils n'attaquent pas cependant. Ils ne cherchent pas non plus à la posséder parce qu'ils savent la menace qu'elle représente bien malgré elle. Elle est celle qui peut les renvoyer dans l'autre monde bien qu'elle ne le sache pas encore. Eux, par contre, ils le savent déjà. Ils les connaissent ces personnes extra lucides qui peuvent voir ce qui ne peut être vu. Ce sont ces personnes qui leur offrent un aller sans retour pour cette endroit qui est le leur. Cet endroit où Gabriel se retrouve bien malgré elle à de nombreuses occasions : l'Enfer. C'est soudain. C'est inattendu. Elle plonge. La perte de connaissance n'est que très brève sur terre car le temps s'arrête pour son corps quand cela se produit mais pour son âme, le temps paraît bien plus long quand elle est là-bas. L'endroit où son corps se trouve est le même à ceci près qu'il brûle des feux de l'Enfer. Les âmes elle les entend hurler. Les démons elle les voit se presser et comme ils sont contrariés de ne pouvoir la toucher... Quand elle reprend connaissance, sa peau fume, l'odeur de souffre flotte dans l'atmosphère et elle est en sueur. Tout ceci ne lui apporte strictement rien. La seule chose qu'elle a gagné, ce sont des cauchemars à répétition.
(c) BERENICE


São Poeira
L'amour conduit Gabriel à venir jusqu'ici. Un amour enfermé, un amour caché mais un amour fort. L'homme, son mentor, il est parti. Il est venu à São Poeira et elle le sait puisqu'elle a reçu une lettre de lui. Plusieurs en fait mais la dernière fait mention de ce village, des choses étranges qu'il s'y passe et il veut voir ça, il veut enquêter car c'est ce qui le passionne. C'est ce qui passionne aussi Gabriel. Le jumeau décide d'accompagner sa jumelle et les voilà partis. Ils posent des questions, trouvent des réponses et décident de s'approcher du village mais ils s'en approchent de trop près : il est trop tard. Impossible de repartir ou c'est la mort et elle ne veut pas mourir Gabriel. Ou plutôt, elle voudrait mourir mais ne veut pas aller en Enfer alors elle survit. Fuir ? Jamais. Pourquoi fuir ? Qu'est-ce qui l'attendrait de toutes les façons ailleurs ? Rien de plus que le vide laissé par la disparition de sa moitié. Quant à l'homme, le mentor, il est là, et même si elle refuse de se l'avouer, c'est aussi pour cela qu'elle ne tente rien pour fuir la ville. Au-delà de la peur de ce qui l'attend une fois de l'autre côté, c'est l'envie d'être avec lui qui l'incite à ne pas essayer de quitter le village maudit. Une envie qui est cependant profondément engloutie par les ténèbres de son cœur. Elle sait Gabriel que ce village est sa dernière demeure comme il est la dernière demeure de son frère.
(c) BERENICE

« Homme, ne blague pas le diable. Le chemin de la vie est bref, et l’éternelle damnation n’est pas une vaine imagination populaire. »▲ HEINRICH HEINE
« I see tears of blood
raining down from the sky. »



Les anges jumeaux échangent un regard et le sourire de Gabriel n'est jamais que le reflet du sourire de Michael. La main de l'un serre la main de l'autre, leurs doigts sont entrelacés et leurs visages sont tellement semblables que, dans cette tenue de cérémonie, on pourrait presque les confondre si Gabriel n'avait pas laissé ses longs cheveux blonds détachés. Debout, collés l'un à l'autre, ils attendent que leur nom soit prononcé et intérieurement les deux espèrent que le professeur qui se tient debout derrière le pupitre ne fera pas la même erreur que tant de personnes font au quotidien. Ils espèrent en vain car quand leur tour arrive, ils l'entendent ce fameux « Thaïbolt » et d'une voix commune, les jumeaux soufflent « Thibault ». Ils se lancent un regard qui en dit long et c'est Gabriel qui s'avance en première, forcée de lâcher la main de Michael car il n'a pas encore été appelé : ça ne saurait tarder. Elle récupère son diplôme, remercie le professeur et s'avance vers le bord de l'estrade mais ne descend pas : elle ne quittera l'estrade que quand la main de Michael sera dans la sienne et cela arrive vite. Bientôt, les jumeaux sont en bas des marches et se retiennent de sautiller de joie sur place, la cérémonie n'étant pas terminée. Ils jettent un regard à leurs parents qui affichent un large sourire, puis les jumeaux retournent s'asseoir à leur place. Quelques minutes plus tard, les chapeaux volent dans les airs, tradition oblige, puis viennent les photos, les embrassades, les « à bientôt » même si chacun sait qu'il est possible qu'après cette journée, ils ne se revoient plus. Tous vont partir pour des destinations différentes, chacun va suivre son chemin, un chemin qui semble déjà tout tracé pour Gabriel et Michael.

†††

Mi-décembre. La carte est ouverte sur le lit de Gabriel et les jumeaux sont penchés au-dessus, Michael prend des notes sur un papier, il créé un itinéraire. Leur mère frappe à la porte et entre après avoir été invitée par Gabriel : elle sait, la mère, qu'il ne faut pas entrer sans l'accord d'un jumeau ou de l'autre. Elle jette un regard à la carte et soupire. « Pourquoi si vite ? » leur demande-t-elle. « Cela pourrait attendre encore. Vous pourriez continuer à travailler pour mettre encore plus d'argent de côté. » ajoute-t-elle et voilà que Gabriel soupire. Un regard à Michael puis elle relève ses yeux sur sa mère qui se tient dans l'encadrement de la porte.

« En fait, c'est à cause de lui qu'on doit partir cette année. »

Le jumeau lance un regard outré à sa jumelle.

« Ne me fais pas ces yeux-là ! Tu vas aller à l'université après ! »
« Toi aussi ! »
« Oui, mais moi, je ne rentre pas dans les ordres ensuite. Quand tu auras été ordonné prêtre, on ne pourra plus voyager ensemble alors c'est maintenant ou jamais. »

Qui remporte la partie ? Gabriel parce que Michael sait qu'elle a raison. Bien sûr qu'elle va partir étudier à l'université mais après cela, elle aura une vie bien différente de celle de son frère jumeau puisqu'il souhaite entrer dans les ordres. Gabriel comprend le choix de son jumeau, elle le soutient, mais elle a mal au fond d'elle parce qu'elle sait que quand il sera prêtre, quand il sera loin d'elle, les choses ne seront plus les mêmes. Leur lien restera mais leur relation sera différente. La jumelle finit même par détourner le regard, cette pensée l'attristant profondément : ce voyage qu'ils veulent faire ensemble, c'est leur voyage, leur moment rien qu'à eux et Gabriel craint que ce soit le dernier. Un silence et la mère revient à l'attaque : « Pourquoi le Brésil ? ».

« La destination c'est à Gabriel qu'on la doit. »

La jumelle se fige quand les mots du jumeaux sortent et elle relève un regard suppliant vers lui qui n'ajoute rien. La mère soupire à nouveau avant de leur dire que le dîner sera bientôt prêt et elle quitte la chambre, en prenant bien soin de refermer la porte derrière elle : elle sait qu'ils aiment leur intimité. Les jumeaux s'observent un instant.

« J'ai cru que tu allais lui dire... »

Michael fronce les sourcils.

« Tu crois vraiment que je suis capable de faire un truc pareil ? »
« Non. »

La réponse fuse parce que Gabriel n'a pas besoin d'y réfléchir : elle a été idiote de penser l'espace d'un instant que son jumeau allait expliquer à sa mère les tenants et aboutissants du choix de leur destination.

« Je te demande pardon. C'était censé être notre voyage à nous et ça se transforme en... »

Investigations ? Recherches ? Sauvetage ?

Les mains du jumeau glisse sur les joues de la jumelle dont le visage s'est fermé. Les fronts se touchent, les peaux se frôlent, Michael sourit.

« Tu n'as pas t'excuser. C'est ton mentor. C'est même plus que ça, je le sais bien. »

Gabriel pourrait être mal à l'aise en entendant Michael prononcer ces mots mais parce que c'est justement de sa bouche qu'ils sortent, tout va bien. L'homme dont ils parlent est le mentor de Gabriel et il est plus que ça oui. Il est celui qui lui apprend tout ce qu'il sait sur l'occultisme. Il est celui qui lui donne envie d'étudier ces sciences occultes et mystérieuses. Il est celui qui l'inspire à se plonger dans l'histoire et dans les tréfonds des textes bibliques pour en découvrir toutes les faces cachées. Il est aussi celui dont elle rêve secrètement, celui dont elle espère un jour ravir le cœur, le premier et le dernier auquel elle souhaite se donner malgré leur différence d'âge. Il est celui là.

« On va le retrouver et après, on poursuivra notre voyage à nous et tu pourras en profiter puisque tu seras rassurée. »

Finalement, un petit sourire étire les lèvres de la jumelle. Elle hoche doucement la tête. Il a raison : tout va bien se passer.


D'un geste de la main, Gabriel essuie la sueur qui perle sur son front. Son regard fixe le plafond, elle est songeuse. Michael entre dans la chambre et vient se laisser tomber à côté d'elle sur le lit en soupirant : lui aussi a du mal à s'habituer à la chaleur même s'ils sont dans les parages depuis déjà deux semaines. Il faut dire que quand ils ont quitté la Virginie, il faisait encore très froid. Michael voit que sa sœur a l'esprit ailleurs et doucement, sa main vient enlacer sa taille dans un geste tendre et protecteur. Il enfouit son visage dans le cou de sa jumelle et tout bas, il lui annonce qu'il a réussi à trouver quelqu'un qui va les emmener en voiture au plus près du village mais qu'ils devront ensuite continuer la route à pieds. De façon brève et furtive, les yeux de la femme enfant glissent sur la lettre posée sur la petite table de chevet : la lettre du mentor, de l'homme, la lettre qui vient d'ici et qui lui raconte qu'il doit aller jusque dans un village pour enquêter. La lettre qui a été envoyée il y a plus de trois mois de cela, la lettre qui a été la dernière et qui a finalement conduit Gabriel à vouloir venir jusqu'ici pour le retrouver. Est-ce qu'elle va seulement réussir ? Maintenant qu'ils sont sur place, ils en savent plus : elle, elle en sait plus. Les histoires sur ce village, la malédiction... Elle a peur Gabriel. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Et s'il leur arrivait quelque chose à eux aussi ? La peur, la jumelle la transmet à son jumeau avec des mots et lui la rassure : « Tout va bien se passer. » Ces cinq mots, il ne fait que les répéter encore et encore depuis qu'ils sont arrivés. Gabriel a du mal à y croire. Gabriel sent que quelque chose ne va pas. Sa peur n'est pas infondée.

« Quand nous allons arriver, on va le retrouver plongé dans ses livres et il va se sentir bête de t'avoir inquiétée comme ça. »

Pas de réponse. Elle doute.

†††

Main dans la main, les jumeaux s'avancent, leurs dos engourdis par le poids de leurs sacs de randonnée. Le silence règne autour d'eux : un silence pesant et dérangeant. Les pas sont lents, hésitants : la peur de Gabriel s'est transmise à Michael qui semble à présent tout aussi hésitant qu'elle. Peut-être devraient-ils faire demi-tour. Peut-être oui mais ils continuent d'avancer, encore et encore. Puis, quelque chose étreint le cœur de Gabriel, une chose qu'elle est incapable de définir. Les pas se font plus lents encore et les doigts de Michael se resserrent autour des siens. Son regard glisse jusqu'à lui : il semble plus pâle que quelques minutes auparavant. « Je vais bien, j'ai juste trop chaud. » Si ce n'est que cela, pourquoi la jumelle sent-elle les doigts de son jumeau trembler ? Un geste pour poser sa main sur la joue de Michael mais elle s'arrête dans son élan avant de se retourner et de regarder autour d'elle : encore cette sensation étrange et maintenant s'ajoute l'impression d'être regardée, épiée.

« Qui est là ? »

Le cœur s'affole un peu.

« Il n'y a personne d'autre que nous ici. »

La voix du jumeau est tremblante. Gabriel ne se tourne pourtant pas vers lui parce qu'elle se sent de plus en plus bizarre. Et cette odeur soudaine... D'où sort-elle ? Qu'est-ce que c'est ? C'est fort. C'est brûlant. C'est...

« Du souffre ?... »

Tout prend soudain feu autour d'elle. Elle se retrouve à genoux au sol et la terreur serre ses entrailles. Les arbres sont en feu, le sol est craquelé de partout, le vent souffle avec force. A travers le vent, à travers le feu, elle distingue des mouvements, elle entend des grognement et c'est son propre hurlement qui raisonne dans sa tête quand elle parvient enfin à voir avec plus de nettetés les silhouettes qui s'avancent vers elle : ces choses ressemblent à ce qu'elle a pu voir dans les livres sur les démons, sauf qu'ils sont bien pires. Bientôt, son cri s'éteint mais elle entend autre chose : d'autres cris. De nombreux cris. Trop de cris. Elle se retourne et ce n'est pas Michael qu'elle voit mais un précipice. Elle se redresse mais ne devrait pas. Elle regarde mais ne devrait pas. Elle voit et ne voudrait pas voir. Elle l'appelle lui. Elle hurle son prénom. Elle ouvre les yeux : comment est-elle arrivée au sol ? A-t-elle perdu connaissance ? Que vient-il de se passer ? A-t-elle fait un cauchemar ? Non... C'était plus que ça... Elle est brûlante, trempée de sueur. Son regard se pose sur sa peau fumante et le souffre brûle encore ses narines. Elle commence à paniquer. Il lui faut quelques instants pour se rendre compte que quelque chose serre sa cheville. Elle abaisse son visage et c'est la main de Michael qui est accrochée : le jumeau est au sol lui aussi.

†††

Elle s'avance dans les rues du village. Elle fait de son mieux pour ne pas pleurer, pour garder la tête froide mais c'est difficile. Sa main serre la photo du mentor, de l'homme et dès qu'elle croise quelqu'un, elle demande d'une voix tremblante si cet homme est dans le coin mais on l'ignore Gabriel. Ils passent tous leur chemin. Tous sauf un. Il semble jeune et il sourit. Comment peut-il arriver à sourire dans un endroit pareil ? Lui, en tout cas, il lui répond. Il lui dit qu'il l'a vu. « Est-ce qu'il est vivant ? » C'est un oui puis quelques mots pour lui expliquer où le trouver. Le cœur battant à tout rompre, Gabriel s'avance, son corps la portant d'elle-même jusqu'à l'endroit qu'on lui a indiqué. Lui, il est vivant et il va pouvoir tout arranger : c'est certain. Elle frappe avec force à la porte en bois quand elle arrive et quand cette porte s'ouvre, l'espace d'un instant, elle se demande qui est l'homme en face d'elle qui l'observe comme s'il avait perdu la raison. Physiquement il lui ressemble même s'il est mal rasé et qu'il paraît fatigué mais ses yeux ne sont plus les mêmes : il a changé. Peu importe au fond, elle se jette dans ses bras, lui ne réagit pas tout de suite. Puis, ses mains se referment sur les épaules de Gabriel et il la repousse. Un geste justifié de la part de l'homme car elle ne s'est jamais montrée si tactile avec lui. Un geste qui la blesse malgré tout.

« Gabriel... »

Sa voix aussi est différente.

« Qu'est-ce que tu fais là ?! »

Elle perçoit la colère mais n'y prête pas attention.

« J'étais tellement inquiète pour vous... » dit-elle tout bas, presque honteuse parce qu'avouer cette inquiétude c'est avouer son amour. « Je n'avais plus de nouvelles alors nous sommes venus pour vous chercher. »

Elle n'a pas d'autres explications que celle-ci. Les mains de l'homme quittent les épaules de la jeune femme et son regard change.

« Nous ? »

Le cœur se Gabriel se serre, les larmes brûlent.

« Michael est avec moi et il est malade... Il faut que vous nous aidiez... S'il vous plaît... On nous a installés dans une petite maison mais personne ne veut nous aider... »

La voix commence déjà à se briser et l'homme soupire.

« Personne ne veut vous aider parce que personne ne peut vous aider. »

La respiration de Gabriel s'accélère.

« Ce qui arrive à Michael est irréversible Gabriel. Personne ne peut rien pour lui, ni moi, ni toi, personne. »
« Il... »

Rien d'autre ne parvint à sortir. Pire que les mots prononcés par l'homme, c'est ce que Gabriel peut lire dans son regard qui la terrifie.

« Il va mourir oui. »

Le sol vient de s'effondrer sous les pieds de l'ange.

« Et un bon conseil, n'essaye pas de le faire sortir du village pour aller chercher de l'aide : il est condamné et tu te condamnerais aussi. Tu as de la chance de ne pas être dans le même état que lui. » Silence. « Ou peut-être est-ce lui le plus chanceux des deux. »

Les joues sont noyées de larmes. La bouche de Gabriel s'ouvre : aucun son ne sort.

« Tu n'aurais pas dû venir. »

La remarque fouette, blesse, achève. La porte est claquée au nez de Gabriel.

†††

Elle se tient debout, adossée contre le mur fissuré et crasseux qui fait face au lit dans lequel Michael est allongé. Le visage de la jumelle est figé dans une expression de douleur, les larmes coulent silencieusement sur ses joues. Elle a trouvé d'autres personnes,  a posé d'autres questions, a réussi à obtenir des réponses et tous ont fini par dire la même chose : « Il va souffrir. ». Un peu plus d'une journée qu'elle est là et elle a bien compris quelle est cette malédiction. Elle a surtout bien compris que ceux qui n'y avaient pas survécu avaient tous péri dans d'horribles souffrances. Des organes qui éclatent, la folie qui consume l'esprit, tout un tas de choses plus terribles les unes que les autres. Michael dort pour l'instant. De temps à autres il est pris de convulsions, il se réveille, prononce des phrases incohérentes et reperd connaissance. Des heures qu'elle l'observe. Des heures qu'elle rumine. Des heures qu'elle repousse l'inévitable. Des heures. Il suffit. Il est temps. Elle le sait. Alors elle s'approche Gabriel. Elle s'assoit au bord du lit, glisse sa main sur la joue de Michael qui n'a aucune réaction. Il dort profondément pour le moment. Elle se penche, approche son visage et dépose un tendre baiser sur les lèvres de son frère : un premier et dernier baiser pour sceller le lien pour toujours. Elle se redresse un peu, sa main va chercher l'autre oreiller posé sur le lit. Elle s'en saisit à deux mains, reste un instant sans bouger : elle n'hésite pas, elle a juste besoin d'un instant encore. Juste un instant. Le moment passe vite. Elle pose l'oreiller sur le visage de son frère et appuie avec toutes les forces qu'elle possède. Bientôt, Michael se réveille, son cri est étouffé par l'oreiller, son corps bouge et ses mains se referment sur les poignets de Gabriel : il serre, il se débat. Elle se penche en avant.

« Je suis là. »

Elle est là oui et il comprend vite. Il sait. Ce qu'elle fait, elle le fait parce ce qu'elle l'aime, elle le fait parce qu'elle refuse de le voir dépérir et partir dans de terribles souffrances. Il sait. Les doigts cessent de serrer et sont finalement juste posés sur la peau parce qu'il ne veut pas briser le contact, parce qu'il en a besoin en cet instant. Michael cesse de se débattre. Le jumeau laisse faire la jumelle. Elle appuie avec encore plus de forces. Elle tremble mais elle ne lâche pas. Les doigts de Michael se détendent et ses mains retombent sur le lit, inertes. Il est inerte. Le cri de Gabriel déchire l'atmosphère : elle vient de perdre la moitié de son cœur et de son âme. Elle retire l'oreiller. Elle regarde Michael. Tout est calme, sauf les battements de son cœur à elle. Ses doigts glisse dans les cheveux encore trempés par la sueur de Michael. Elle fronce les sourcils et c'est à ce moment-là qu'elle pense à Lui. Doucement, elle se redresse. Ses yeux quittent le corps de son frère pour se poser vers le plafond mais c'est bien au-delà du plafond qu'elle voit.

« C'est ça que tu voulais ?... » demanda-t-elle dans un souffle. « C'EST ÇA QUE TU VOULAIS ?! » Un hurlement à présent.

Ses mains se plaquent contre son visage et les sanglots lui serrent la gorge. N'a-t-elle pas été bonne et pure ? N'a-t-elle pas été l'enfant du Seigneur tel qu'il se doit être ? N'a-t-elle pas tout fait pour Le satisfaire et être digne de Son amour ? Comment peut-elle continuer à Lui être fidèle après ce qu'il s'est passé ?

« Michael... »

Il faut que ça cesse. Il faut que la douleur s'arrête. Elle sait que Michael a rejoint le royaume du Seigneur parce que son âme ne peut aller nulle part ailleurs. Elle sait que son âme à elle n'ira pas rejoindre celle de son frère parce qu'elle lui a ôté la vie. Et pourtant, même si elle sait où elle va terminer, elle veut que cela cesse. Elle ne veut plus ressentir toute cette douleur. Elle veut s'en débarrasser. Elle s'approche de la fenêtre si sale qu'on ne voit pas l'extérieur et d'un coup de coude, elle brise la vitre. Elle ramasse le morceau le plus tranchant et ses pas la mène jusqu'au lit où repose le cadavre de son frère. Elle s'allonge à côté de lui. Elle entaille le premier poignet. Elle entaille le second poignet.

« Tout va bien se passer. » murmure-t-elle.


Le grognement retentit dans son dos et elle se retourne. Elle le regarde. Il la regarde. Elle sait que parce qu'elle peut les voir, eux aussi peuvent la voir. L'apparence du démon l'effraie toujours autant mais elle lui fait face, ne lui demande pas de s'en aller parce qu'elle a déjà essayé et qu'ils n'obéissent jamais. Ils ont traversé alors qu'ils n'auraient pas dû et ils errent. Finalement, ils ne sont pas si différents d'elle à ceci prêt qu'elle ne peut pas prendre possession des gens. Elle a rapidement compris ce qu'était sa propre malédiction. Quand elle a sombré pour la seconde fois en Enfer, après s'être tailladée les veines, elle a vu encore plus que ce qu'elle n'avait vu la première fois. Cette fois, les hordes de démons étaient là pour elle, pour son âme. Puis elle a vu cette âme, cette fille, qui ne devait pas être bien plus âgée qu'elle. Elle l'a vue à genoux en train de ramper, en train de supplier qu'on lui pardonne, qu'Il lui pardonne. Elle voulait s'enfuir, laisser cette éternité de souffrances et de tortures derrière elle mais impossible : on ne revient pas en arrière, sauf si on revient à la vie. C'est qui est arrivé à Gabriel. L'homme est venu, inquiet et il l'a trouvée. Elle a été cliniquement morte quelques minutes mais est finalement revenue et après ça, elle a décidé de survivre le plus longtemps possible, non pas qu'elle l'ait promis à son frère mais elle ne veut pas aller en Enfer. Elle y va déjà sans le contrôler, mais ce ne sont jamais que des moments volés, des passages temporaires dans l'autre monde et elle revient toujours puisque son corps est raccroché à la vie ici. Elle revient et elle a trop peur d'y aller pour toujours. L'Enfer est là, sous ses pieds, les démons sont là autour d'elle mais elle vit. Au moins, elle vit.

†††

C'est différent de ce qu'il se passe d'habitude. Le plaisir elle le connait et l'instant de paix qui l'accompagne elle le connaît aussi mais cette fois-ci c'est différent. Elle se sent différente. Est-ce que c'est Dores qui fait ça ? Peut-être oui. Peut-être pas. Elle quitte rapidement la pièce et laisse Gabriel seule nue sous les draps. A-t-elle mal agi ? A-t-elle fait quelque chose de mal ? Aucune importance. Dores n'est qu'une parmi d'autres et Gabriel n'est qu'une parmi d'autres. Elle rentre chez elle. Elle croise l'homme mais l'ignore. Si lui a essayé de se rapprocher de Gabriel, elle préfère ne pas se rapprocher de lui. Elle préfère ignorer ce qui habite les restes de son cœur piétiné et brisé. Les minutes passent. Les heures passent. Où sont-ils ? Pourquoi ne les voit-elle plus ? Pourquoi n'est-elle pas encore retourné là-bas ? C'est plusieurs fois par jour qu'elle fait l'aller-retour mais plus rien. Plus rien depuis Dores. Est-ce que c'est elle qui a fait ça ? Est-ce pour cette raison que Gabriel s'est sentie différente dans ses bras au moment d'atteindre l'extase ? Elle sort. Elle aborde les personnes dans la rue. Elle questionne. Elle cherche à comprendre et finit par comprendre : c'est bien Dores, elle et sa malédiction qui est une bénédiction. Comment est-il possible qu'un tel miracle puisse exister ? L'ombre d'un soulagement se diffuse dans le cœur de Gabriel : et si elle pouvait ne plus jamais y retourner ? Un jour. Deux jours. Et tout recommence. Elle les voit de nouveau, elle y retourne de nouveau. Elle la cherche. Elle veut la voir. Elle veut la revoir. Elle doit cependant payer pour ça.

Jusqu'au bout, Il se joue d'elle.
Jusqu'au bout.





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(#) Ven 16 Mai 2014 - 19:40
DOOOOOOOOOOOOOOC, C'EST TOI tu vas tellement garder ce surnom là même t'as plus le perso
j'suis contente de te revoir dans les parages, tu manquais aussi à nos coeurs
j'aime déjà ce que tu fais de la petite et j'ai bien hâte d'en voir la suite
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(#) Ven 16 Mai 2014 - 20:52
Merci   

Je suis contente de voir qu'elle te plaît ! La suite et fin ce sera pour demain   (il m'avait manqué ce smiley)
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(#) Ven 16 Mai 2014 - 21:01
Le début est prometteur Doc perv
Atlas saura prononcer son nom lui (a) et il l'exploitera pour la couture Arrow
REBIENVENUE
Bon courage pour ta fiche, hâte de voir le reste de cette nouvelle petite
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(#) Ven 16 Mai 2014 - 23:11
Il faut arrêter de dire qu'elle est petite  :smoke: 

Merci Atlas   C'est bien que quelqu'un n'écorche pas son nom   
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(#) Ven 16 Mai 2014 - 23:18
Aujourd’hui, homme ou femme, cela n’a guère d’importance tant qu’elle peut oublier ce qu’elle a vu, ce qu’elle voit, ce qu’elle a ressenti, ce qu’elle ressent.
-> eh, ça tombe bien, quand on est avec Dores, on oublie tout (aa)

non pour de vrai je suis passée par curiosité dans cette autre fiche ouverte dans le coin, je ne peux pas vraiment souhaiter la bienvenue (d'autant que c'est un dc si je suis bien ?) mais il fallait que je dise que c'est drôlement bien écrit et drôlement bien intriguant, voilà. bon courage pour la suite : )
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(#) Ven 16 Mai 2014 - 23:25
Merci d'être passée dans le coin : j'ai été lire ta fiche de mon côté et je me dois de réserver un lien parce que Dores (ça résume tout) mais aussi parce que ta plume *.*

Et non ce n'est pas un DC. En fait j'étais inscrite sur le forum et j'avais choisi le Doc mais comme j'avais une présence assez anarchique qui selon moi ne faisait pas honneur au PV j'ai préféré tirer ma révérence. Seulement voilà FV c'est addictif et j'ai fini par revenir avec Gabriel, un petit personnage inventé avec lequel je me mettrai moins de pression (en théorie en tout cas).

Et sinon je raconte pas ma vie ah ah ah ah !
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(#) Sam 17 Mai 2014 - 0:39
Re-bienvenue à toi ! :D
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(#) Sam 17 Mai 2014 - 10:40
Merci Isaï   

(et parce que Mads =>   )
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(#) Sam 17 Mai 2014 - 18:08
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


je - je ...
cette histoire, mondieu je suis amoureuse, okay ? tes mots, l'histoire de la petite. la mort du frère mondieu, tu joue avec mon coeur okay j'aime ta petite d'un amour véritable et puis, j'me réserve un lien je sais pas avec lequel de mes personnages, mais j'me réserve un lien

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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(#) Sam 17 Mai 2014 - 18:42
Merci pour tes mots   Je suis vraiment très heureuse qu'elle ait cet effet sur toi et bien sûr qu'on va se trouver un lien   
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