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(#) Sam 10 Mai 2014 - 19:26
Romy Astarte Fergusson

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Fergusson. Ca sonne comme un appel à l’américanisme puant et dégueulasse. Trop banal pour qu’on le retienne.  Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Romy. Prénom de sa grand-mère. Vieille ridée qu’elle n’a jamais connue, tas d’os suintant vivant en Allemagne. Comme si on voulait coller sur sa peau, tu n’es pas d’ici. Tu n’es de nulle part. C'était mieux avant ♆ 22 années. Première Bouffée d'air ♆ 15 avril à Houston, Texas. Papa et Maman ♆ Papa était américain, maman, elle, était allemande. Dans mon lit ♆ Aie la foi et tu rentreras. Personne. Tout le monde. Elle est trop impudique pour être asexuée. Elle trop distante pour avoir couché.Degré de solitude ♆ Célibataire. Tromper l'ennui ♆ Parfois elle vend des fleurs sur le marché.  Tombé dans le trou à rat ♆ Quatre mois qu’elle admire les autres essayer de vivre. Respirer, expier leurs crimes puis en commettre de nouveaux. Les images qui se répètent en boucle. La nouvelle famille ♆  Errante.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Margot   Pseudo pas beau ♆ Captain-moe Nombre d'hivers endurés ♆ 20 yo, 21 dans quelques jours. Pierre précieuse préférée ♆ L’Onyx  Compagnie de voyage ♆ Bazzart Mot doux ♆ J’ai mes partiels lundi, mais je m’inscris quand même. Vade retro démons. Sérieusement je suis tombée sous le charme, avec une ambiance qui me plait assez.  Degré d'addiction ♆ Aléatoire cette semaine, ensuite du 4/7. Sésame ouvres-toi ♆ OK PAR CLEB Tête de cochon ♆ Ashley Smith Remerciements ♆ ban d’Ashleylovesmith & Avatar de Shiya Mot d'amour en plus ♆ Reste en pièce.  
Un souffle fait plier sa taille délicate ; ses bras, plus transparents que le jaspe ou l'agate. Pendent languissamment ; sa main laisse échapper une fleur qui se fane, et, ployée à son dos, son aile diaphane reste sans mouvement.▲ THEOPHILE GAUTIER
La chimère


Two years ago : Soudainement, elle sent cette sensation dans sa gorge. Chaleur étouffante qui la fait vaciller immédiatement, soudainement. Son corps se retrouve par terre, presque immobile, sans vie, avec comme signe de vie, il y avait juste sa main qui semblait s'agripper au sol, un supplice. Ses phalanges blanchissent peu à peu, son teint livide vire à un bleu pâle et un râle sort subitement de sa bouche. Elle ne se laisserai pas faire si facilement. Mais, ce n'est pas elle qui choisit, c'est cette force invisible qui semble la contrôler.

Elle n'est pas si pure, pas si chaste et innocente. Dieu, elle s'en est éloignée il y a bien longtemps. La race humaine l'avait ramené à la raison, malgré son éducation. Mais Romy gardait cet espèce d'espoir, d'attachement à une foi inexistante. Non elle n'était pas si blanche, la colombe. Les plumes noires parsemaient son dos, fines, mais visibles. Avide de folie, de violence, elle s'en délecte, elle s'en réjouit. A regarder la race humaine défaillir, tomber sous son regard azur. La garce. Elle se fout de la gueule de tout de monde, l'âme noire et suintante d'un vice exécrable. Mon père, priez pour ceux dont l'âme est en peine.


Sa peau est pâle, translucide, presque vibrante. Malgré le soleil, elle reste si blanche comme une dernière marque de pureté sur ce corps décharné. Gamine au regard bleu glacial et aux dents souriantes. Il est six heures lorsque sonnent les vêpres, il est six heures lorsqu’elle se lève. Silencieuse et haïssable, elle ressemble souvent à un être éphémère, prêt à s’évanouir à tout instant dans cet enfer. Elle ne tiendra pas le coup. Trop faible, trop solitaire. C’est beau pourtant une telle faiblesse. C’est tentant de ne pas en profiter. Gamine manipulable aux courbes sinueuses, corps insaisissable qui n’a connu que le souffle du vent comme caresse. A côté des putes et des corps offerts, elle semble être le poison intouchable. On hésite presque à la toucher, à lui parler. Elle est si loin de vous. Pourtant elle vous regarde parfois, sans hésitation, sans la moindre once de retenue. Vulgaire. Alors la tendresse s’évanouit aussitôt, car l’étrangère vous scrute comme on regarde un morceau de viande sur l’étale, sans vie, mais pas sans appétit. Quelle garce.

Elle n’aime guère le bruit, à moins que ce soit les autres. Elle est la brebis à sauver avant qu’un loup déchiquète sa peau tendre et fasse craquer chacun de ses os. Le sang vermeil coulerait en une douce rivière. Dans un dernier geste, elle tendrait le bout des doigts pour le sentir, cette chaleur qui s’évapore. Expire, la chimère est vivante et elle n’est pas bien loin.

Il est six heures. C’est l’heure des vêpres. Inconsciemment ses mains se joignent, les paroles murmurées s’arrêtent vite. La prière s’arrête. Elle n’a plus rien à demander, elle n’a jamais rien demandé. Il est six heures. C’est l’heure des vêpres. Le rêve sanglant, la douce expiation s’efface alors que la conscience s’éveille. Il est six heures, c’est l’heure des vêpres et c’est l’heure d’aller cueillir des fleurs.




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(#) Sam 10 Mai 2014 - 19:26
Et les gitanes qui dansent

l'étrange
Sourire carnassier, vandale qui scrute votre être sans la moindre vergogne, sans jamais ciller. Paradoxale pour celle qui baissait tout le temps les yeux lorsqu'on la regardait. Elle se voulait invisible, mais désormais elle les voyait tous. A croire qu'Il aimait voir cet ange déchu pour lui donner une telle malédiction, messagère d'un dieu aux cornes rouges, elle avait taché depuis bien longtemps sa robe de nonne. Religieuse avide et mordante qui voyait ce que les autres cachent. Elle lit les âmes, trouble et métaphorique de chaque personne qui croise sa route, il ne lui suffit de pas grand-chose. Juste lever ses prunelles claires et admirer la faille qui s'offre à elle. Ce n'est jamais clair, il faut décrypter chaque symbole, chaque signe pour en comprendre la complexité. Cela vole au-dessus des êtres de chairs comme des marionnettistes, squelettes ou hybrides, chaque forme est propre, unique, comme chaque âme l'est.

Un matin, elle avait pris quelques fleurs et s'était assise sur un bout de trottoir, les bras entourant ses genoux, son regard rivé sur le sol, attendant. Toujours attendre. Et puis une voix grave s'élève. Elle lève les yeux. L'homme est grand, mais sur lui plane un songe encore plus grand. Elle crie, c'est incompréhensible. Homme à la tête de cerf, les bois ensanglantés tenant dans une main serrée une chaine rouillée. Alors Romy court, laissant derrière elle les fleurs mortes. Elle ne comprend pas. C'est probablement le soleil. Oui c'est le soleil. Elle se cache, elle respire et puis rouvre enfin ses deux prunelles. C'est là que tout se dévoile, centaures ou squelettes, faunes ou nymphes nécrosées, cela plane sur chaque personne comme quelque chose qu'on ne pourrait plus jamais lui cacher.

Les âmes, elle les voit. Ames ancrées à un être de chair et qui lui offre une image plus ou moins séduisante. Aspiration ou peur, elle peut tout voir. La sorcière, elle voit tout. N’essayez pas de mentir, elle le saurait. Votre âme, aussi déchiquetée et crasseuse qu’elle est, ne peut mentir. C’est peut-être pour cela que l’on n’aime pas l’approcher. Avec elle, les secrets s’évanouissent. Pourtant, ce sont les âmes les plus malades et les plus tachées d’une couleur vermeil qui retienne son attention. Liseuse d’âmes. Clairvoyance maladive. Comme une preuve de la défaillance humaine, comme la preuve que Dieu n’existe pas.

Plus vous vous livrez à elle, plus votre âme fait de même. Dévoilant secrets et peurs, la vagabonde lit, le regard avide, presque honteuse. Prophétesse à la clairvoyance brumeuse.
(c) BIGBADWOLF


São Poeira
Elle fuyait. Deux ans qu'elle était sur les routes sans jamais s'arrêter. Deux ans qu'elle cherchait un endroit, perdu, juste pour vivre. Revivre. Loin de tout ce qu'elle avait connu. La route, elle l'a partagé avec des êtres aussi perdus qu'elle, mais parfois aux intentions moins bonnes. Alors, elle fuyait encore. Les traces de piqûres sur ses bras squelettiques devaient disparaitre. Le poison dans ses veines aussi.

Elle avait tendu le bras. Une camionnette poisseuse et rouillée s'était arrêtée et lui avait demandé où elle voulait aller. Dans un espagnol trop approximatif, Romy avait répondu n'importe où. Alors elle s'était installée à l'arrière du pick-up où trainait encore des pioches. Juste son sac et elle. La route était longue, deux heures à crever sous le soleil sans jamais prendre la moindre couleur. Elle avait vu le panneau de la ville, mais ne s'en était pas inquiété, elle s'en foutait. Juste un coin tranquille pour vivre quelques semaines tout au plus.

Romy avait arpenté la ville longtemps avant de trouver une cabane à moitié détruite le long du fleuve. Cachée entre forêt et l'eau verte. Elle n'a jamais eu envie de partir, c'était peut-être là le problème. Elle s'y plaisait dans cette ville que le diable tenait entre ses doigts, elle s'y plaisait trop, comme habituée à la chaleur de l'enfer, comme habituée aux rires et aux cris qui s'échappent parfois des alentours. Elle s'en fout. Alors Romy a réparé tant bien que mal sa cabane, petite américaine qui fait les yeux doux, si bien que ses voisins s'occupent de la gamine désenchantée comme si elle faisait partie de leurs vies depuis longtemps.

(c) GRISOU

Des feuilles de ciguë avec des violettes se mêlent sur son front aux blanches bandelettes. Chaste et simple ornement ; quant au reste, elle est nue, et l'on rit et l'on tremble. En la voyant venir ; car elle a tout ensemble l'air sinistre et charmant. ▲ THEOPHILE GAUTIER
Cotoneuse dans sa cervelle, un pas de deux dans l’irréel
« Romy, pourquoi tu es comme ça ? Pourquoi tu joues avec les ombres ? Pourquoi tu ne m’écoutes pas ? Et pourquoi tu ris comme ça ? Pourquoi tu bois trop jusqu’à avoir la démarche vacillante et le regard incertain ? Pourquoi tu cherches la merde Romy ? Romy. Ecoute-moi. Romy. J’aime pas te voir comme ça, avec ta robe trop courte, tu vas finir baisée sur un fauteuil et ensuite tu viendras pleurer. Enfin t’essayeras. Même pleurer, tu ne sais pas le faire comme il faut. Romy, ne t’approches pas de moi comme ça, ne te colles pas à moi Romy. Non je ne veux pas. Ne me regarde pas Romy. Je te connais. Tu fais toujours ça. Tu défailles toujours Romy. Ou tu rigoles. Tu ne sais pas ce que tu veux Romy, c’est ça ton problème. T’es coincée, tu ne vis pas, tu respires pour te détruire. J’aime pas ton regard Romy. Il est joli, clair, mais y’a comme un truc qui cloche, une erreur dans l’équation. Comme une envie suintante de folie, de massacre et de désir. Tu veux crever Romy, avoue. Mais tu veux crever avec les poumons noircis, le cœur crevé et le corps nécrosé. Tu es jolie Romy. Parfois, on te confondrait presque avec un ange. Mais tes ailes, elles ont cramé, elles ont brulé. Ta peau aussi. Tu sens le souffre et la suie. On a envie de te prendre par les cheveux et de te jeter par terre, de voir un peu de peur parcourir ton corps.  Je te déteste Romy. Tu es trop douce, tu aimes trop les autres. Tu aimes ceux qui se détestent, tu aimes ceux dont la violence, les crachats et la mort sont proches.

Tu as les ailes noircies Romy. Tu es un ange qui côtoie de trop près le malheur, le délire et la douleur pour en sortir indemne. Tu aimes le diable. Dis-le. Pourquoi tu es comme ça ? Pourquoi tu aimes tant les autres ? Je te comprends pas Romy. Tire-toi de là. Tu vas le regretter, même si tu ne l’avoueras jamais. Non reste Romy. Jveux te sentir, là. J’vais rien te faire moi. Jveux juste t’avoir avec moi. Juste comme ça. Je te ferais rien. Jveux sentir tes cheveux, ta peau blanche et tes mains me serrer comme si on allait crever. T’es une sorcière Romy. Je le sais. Tu enjôlerais même le pire des crevards, même le pire des salauds. J’sais pas ce que tu cherches Romy. Mais Romy, reste comme ça. Arrête d’avoir peur de toi-même, c’est les autres dont tu dois avoir peur. »



45 cigarettes par jour. Découpage de 19 coupons de réductions lui permettant d’économiser 14$ dont 5$ sur les bières du père. La poussière a envahie toute la maison délabrée comme d’habitude. La chaleur est étouffante, l’air irrespirable.  Les journées sont longues, sa mère a encore oublié de les amener à l’école avec Wade. Mais Wade il s’en fout, il aime pas l’école, il préfère prendre la carabine à plomb et tirer sur les pigeons qui passe. Romy elle aime bien l’école, parce que là-bas, les couleurs, les sons, les bruits tumultueux se mélange. Mais elle aime encore plus Wade. Alors elle ne dit rien et l’accompagne. Ce qu’elle aime, c’est que son frère tire mal. Ou peut-être qu’il fait ça pour ne pas qu’elle soit triste. Mais Romy s’en fiche. Elle veut juste voir les pigeons s’envoler, elle déteste les voir tomber. C’est con un pigeon, mais c’est vivant. Et puis ce n’est pas une jolie façon de mourir.

La mère, Ebba, elle n’est pas folle. Elle a juste une vie merdique. Alors parfois elle emmène Romy à son cours de danse. Sauf que Romy n’a jamais fait de danse. A la place, elles vont au Burt’s. Un bar miteux où se mêlent l’odeur de clope refroidie, les morceaux de verres brisés sur le sol et de vieux classiques de rock. Même le néon de l’entrée semble à moitié crevé. Il y a toujours des motos devant l’entrée, pleins. Romy aime bien se voir dedans et puis le bruit la ravit. Ca vrombit, doucement comme un chat sur hautparleur. Ebba l’assoit sur un tabouret du bar et emmène Burt dans la réserve. Ca dure toujours longtemps. Et pendant ce temps, Romy elle attend. Avec ses jambes qui se balancent au-dessus du vide, sur un tabouret trop grand. Elle attend et elle regarde les autres, les clients, les motards. Elle a huit ans. Parfois y’a eu quelques regards de travers, des regards qui lui broyaient les tripes. Parfois ils étaient ivres et il y avait des mots et des gestes qui n’étaient pas jolis. Alors Romy appelle sa mère, mais elle ne répond jamais. Alors Romy sent la peur l’étouffer. Mais ils ne vont jamais trop loin. Juste un crachat dans les cheveux. Juste un « fille de putain, tu finiras comme ta mère. Fille de maton, tu finiras la cervelle sur le pavé ». A la fin, Romy, elle avait une technique. Elle regardait le néon, qui s’allume et s’éteint, sans cesse. Et elle attend, sans rien dire, sans broncher, sans regarder les autres.

A dix-neuf heures le père rentre. Il allume la télé, prend sa bière et pose la question fatidique : « Alors la journée ? ». Mais il s’en fout. Romy elle est lavée, parce qu’elle puait la cigarette et la bière. Elle demande à son père s’il veut voir ses pas de danses qu’elle n’a jamais fait. Il lui répond plus tard. Toujours plus tard. Wade lui, rentre toujours tard. Il traine. Il l’a réveille toujours quand il va se coucher, parce que Wade il se fout d’elle. Elle est la lumière un peu fanée, la fleur qui pourrit. Pourtant elle avait toutes ses chances.


Elle s'est tirée. Burt a vendu son bar miteux et ils se sont tirés. Elle a même laissé un coupon de réduction pour une pizza sur la table. Elle avait préparé le repas du midi et elle s'était tirée. Wade, il était dehors comme d'habitude. Lorsque le père rentre, Romy regarde la télé, elle y a passé toute sa journée. Elle ne savait pas quoi faire. Wade traînait encore dehors. Au début il n'a pas compris. Et puis il a vu les placards vides. La pute. Au moins sur ce point, il était d'accord avec les motards. Et ta mère elle fait quoi ? Ma mère est un pute. Alors il a bu. Comme les bières n'étaient pas suffisantes, il s'est attaqué au whisky. Il l'a mauvaise. Ce n'est qu'une pute. Ebba la pute. C'est pas d'sa faute à lui, il trime toute la journée à garder des bêtes en cage. Il peut pas tout faire. Et puis le grand qui traine partout, putain. Et l'autre là, la silencieuse. Avec son putain de sourire. Elle ressemble trop à sa mère. La mini-putain.

Oui Romy, tu n'es que le triste reflet d'une putain. Tu lui ressembles trop. Faut qu'il brise cette image de la putain qui l'a lâché. La matraque. Elle est là, juste là. Juste une fois. J'vous en supplie, juste une fois. Alors il frappe. Fort. On entend le craquement des os qui se brisent. Le bras pend, misérablement. Romy, ne comprend pas. Douleur. Les larmes montent alors que l'incompréhension se lit sur le visage de la gamine. Mais c'est trop tard. La poupée est désarticulée, elle est cassée, brisée.


C'est peut-être le silence qui la dérange. Il est presque sourd. Pourtant elle le connait depuis si longtemps, elle a essayé de l'apprivoiser, d'en comprendre les usages, mais rien n'y faisait. Cela la rendait presque folle de passer ainsi ses journées dans un silence presque total. Ca la rend folle de rage, de désespoir. Alors elle plante ses ongles dans le creux de sa main jusqu'à ce que la douleur occupe son esprit complètement, jusqu'à que cette envie de tout envoyer valser quitte peu à peu son esprit. Cela fait longtemps qu'elle ne croit plus en ses prières, qu'elle écoute les sermons et lectures attendant le déclic, la lueur qui ne vient jamais. Cela fait longtemps qu'elle triture sa croix, espérant qu'elle puisse entendre les voix et comprendre le message. Mais rien ne vient. C'est à se damner.

Son esprit se torture. Pourtant, elle croit. Elle veut croire. Depuis qu'elle a atterrit dans l'orphelinat de l'église, on lui assure qu'il existe, qu'il fait tout pour elle, malgré les embûches de son passé. Que si Romy était là, c'était pour une bonne raison. Alors que le temps passe, Romy se persuade qu'Il existe, qu'il faut prier pour être pardonné, qu'il faut pardonner aux autres. Prier. Pour toi, pour les autres. Elle acquiesce et ses mains se joignent. Elle partage quelque chose avec d'autres, douce sensation qui prend le pas sur toute révolte, notamment lorsque la gamine se mut en adolescente. Rien d'excitant, apprendre, lire, prier. Recluse, le monde extérieur ne lui donne aucune envie, c'est trop dur, elle ne s'en sortirait pas. La vérité, c'est que Romy, elle en a peur. Elle est timide, peureuse, presque paranoïaque.

Maintenant, cela fait deux ans qu’elle porte le noir, qu’elle le porte comme personne. Et que le silence devient de plus en plus insupportable. Mais il y a des moments de grâce, de repos. C’est lors de la prière du soir. Avant de dîner. Il y a Eryn à deux pupitres devant elle. Eryn. Souvent Romy devine les jolies formes sous l’habit, elle imagine les courbes délicieuses et agréables qui s’offriraient à elle. Visions diaboliques pour un ange perdu, pour l’âme fragile qui est Romy. Que Dieu te ménage. On a tous des épreuves, mais Eryn est trop belle, trop enviable pour être un obstacle. Douce obsession qui s’empare de la névrosée. Cela apaise la poupée blonde, les poings se desserrent, alors que la respiration s’accélère. Quelques gouttes de sueur infâmes se glisse où la pudeur n’a plus de place. Les yeux dévorent une silhouette inatteignable. Pour une fois Romy prie, pour qu’elle se retourne, pour qu’elle la voie.   Mon père, j’ai pêché, mon père pardonnez-moi mes faiblesses.


« Romy, tu fais quoi ? Non ne pars pas. Tu n'as pas le droit de partir. J'men fous jte serre jusqu'à t'étouffer si tu veux y aller. Romy, pourquoi tu aimes trainer avec de la vermine ? Romy pourquoi tu perces ta peau comme ça ? Ca te va pas. Rigole pas, c'est pas drôle. Tu ressembles à une morte avec ta peau blanche qui vire au bleu, avec tes cernes et tes cheveux filandreux. Romy tu es une sorcière. Romy tire-toi. Hein, Romy ? J'veux pas te faire du mal. »

Elle était partie. Fuir. Excommuniée pour des pensées impures. Livrée aux lions sans arme. Elle n'avait personne dehors. Wade avait disparu depuis bien longtemps de ses pensées, de sa vie. Mais Romy avait le bruit, les odeurs, le monde. Il n'est pas si affreux le monde. Elle vagabonde, rencontre les autres fuyards qui comme elle, n'ont rien à perdre. Sa croix autour de son cou, des piqûres dans les bras et des robes trop courtes. La gamine se forge vite, à croire qu'elle dompte les lions avec son regard, ses paroles douces qui peuvent devenir assassines, avec cet éclat dans l'regard, presque mauvais, presque insane. Ca brûle en elle, passée à côté de trop de choses, elle rattrape. Crie, pleure, rit. Vagabonde aux mains baladeuses et au regard fiévreux. Elle veut sentir des bras qui l'encerclent, elle veut plus être seule, dans son silence insoutenable. Poupée camée qui garde pourtant sa virginité comme la tentation ultime. Poupée névrosée se tire, de ville en ville. Poupée ivre, salope et impudique, vile tentatrice comme le fut Salomé avant elle.

Romy veut que sa peau brunisse. Que ses bleus disparaissent. Romy, elle veut une place au soleil, même miteuse. Romy elle hait son pays, sale, impie. Alors Romy, elle va au sud. Romy elle va au diable. Romy, la nonne au service du diable. Romy avec son sourire christique, sa silhouette esquintée, sa croix de bois moisie au tour du cou. Romy dans la ville du diable, Romy, messagère du Dieu Cornu. Romy, elle ne croit plus. Romy, elle veut du bruit, du soleil et des bras qui l’encerclent. Elle attise le malheur, luciole dansante attirée par la folie humaine.




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(#) Dim 11 Mai 2014 - 1:03
ashley et ce prénom, j'adhère totalement et puis le début perv
bienvenue ici et courage pour le reste de ta fiche
( par contre pour le code, il manque une petite partie encore )
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(#) Dim 11 Mai 2014 - 12:16
Oh merci pour cet accueil, c'est trop gentil   
Pour le code, je crois que j'ai trouvé le morceau qui manque,  Arrow 
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(#) Dim 11 Mai 2014 - 13:42
BIENVENUE
Cette petite a l'air prometteuse perv Bon courage pour le reste de ta fiche
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(#) Dim 11 Mai 2014 - 13:57
Merci beaucoup   
(Oh un Andrew, on le voit pas assez sur les forums celui là   )
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(#) Dim 11 Mai 2014 - 14:37
Ashley est magnifique sur ton avtar

Bienvenue et Bonne chance pour ta fiche
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(#) Dim 11 Mai 2014 - 16:33
Je te retourne le compliment. Elle a un de ces regards sur ton avatars, pfiooouuu. Ca émoustille Romy Arrow

Merci beaucoup
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(#) Dim 11 Mai 2014 - 16:52
bienvenue parmi nous
bonne chance pour la suite ! perv

j'aime ashley et ton début
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(#) Dim 11 Mai 2014 - 17:00
Ouh merci

L'histoire arrive bientôt normalement, j'espère qu'elle vous plaira aussi   
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(#) Mer 14 Mai 2014 - 14:27
Bienvenue à toi ! Bonne chance pour ta fiche :)
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(#) Mer 14 Mai 2014 - 18:31
Merci beaucoup
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(#) Mer 14 Mai 2014 - 19:11
bienvenue   j'ai lu ta fiche et vraiment je l'ai dévorée, ta beauté promet  :**: 
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(#) Mer 14 Mai 2014 - 19:14
Rho merci beaucoup et contente qu'elle te plaise, ça me fait chaud au coeur
(moi j'aime beaucoup le caractère de Raquel  :han: )
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(#) Mer 14 Mai 2014 - 19:14
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


c'est triste mais j'arrive pas à lire le titre de ton histoire sans chanter. Arrow
alors, alors, j'aime beaucoup l'histoire de Romy. on s'attache bien vite à la petite et aux malheurs qui lui arrivent. j'adore le personnage et ça me donne des idées de lien alors compte sur moi pour venir à toi.  Hope 
donc, tu es bien évidemment validée.   
bienvenue et bon jeu avec ta vermine.   

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient  ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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