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MALADIE DE NEUF MOIS. (SONGE)

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(#) Lun 5 Mai 2014 - 18:18
songe da fonseca

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Da fonseca comme son cœur, asséché de sentiments. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Songe, la légende du fleuve, le désir des hommes et la folie animale. Songe, qui vit trop vite. Songe, qui se bat contre le reste du monde. C'était mieux avant ♆ vingt-sept, compté au pif et un peu au hasard, par simple déduction. Peut-être plus, peut-être moins, c'est sans importance, elle est coincée ici, à tout jamais. Première Bouffée d'air ♆ inconnue, bâtarde. Papa et Maman ♆ fille de l'eau. Enfant des vagues. Dans mon lit ♆ les hommes qu'elle charme et abuse le temps d'une nuit. Les moins chanceux terminent noyés au fond de l'eau en guise de nourriture aux poissons.  Degré de solitude ♆ Elle est seule, libre et sauvage. Pourtant, on la voit souvent dans les pas d'Abel, à sourire et danser pour lui. Le père de sa fille paraît-il. Une chose est sûre ; eux trois ressemblent à une vraie famille. Tromper l'ennui ♆ Songe et ses contes. Tous les enfants la connaissent et la réclament le mercredi soir. Ils attendent, installés en cercle, les yeux brillants et le sourire aux lèvres. Tombé dans le trou à rat ♆ il n'y a que la terre démoniaque dans son esprit. Le reste n'est qu'un rêve que les autres racontent. La nouvelle famille ♆ Salaud.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ amandine   Pseudo pas beau ♆ l'enfant sauvage Nombre d'hivers endurés ♆ dix neuf Pierre précieuse préférée ♆ tes yeux  Compagnie de voyage ♆ caca-air. Mot doux ♆ suce moi et on verra. perv Degré d'addiction ♆ toujours là Arrow Sésame ouvres-toi ♆ (code du règlement) Écrire ici. Tête de cochon ♆ natalia vodianova ♥ Remerciements ♆ tumblr Mot d'amour en plus ♆   
C' que tu peux être belle quand tu t'y mets. Tu t'y mets pas souvent, Pourtant quand tu t'y mets Tu peux pas savoir. C'que tu peux être garce Quand tu t'y mets. Tu t'y mets pas souvent. Pourtant quand tu t'y mets Tu peux pas savoir. ▲ gainsbourg
la bête du fleuve
Les petits et les adultes sont là, à attendre l'arrivée d'un vieil homme. C'est à cause de lui si ce remue ménage a lieu ce soir, au bord d'un feu en peine. Le peuple n'attend plus que lui pour témoigner de sa colère. Ou simplement de sa peur. Ils l'attendent, tous, un peu perdus et terrorisés. C'est à peine s'ils respirent en le voyant arriver, la barbe trop longue et les cheveux trop sales.
L'homme prend place au milieu de ses fidèles alors qu'une quinte de toux s'échappe de ses poumons malade.
Une femme lui tend son mouchoir de tissu et enfin, les mots fusent. Ils quittent sa bouche, venin, tendant ses doigts de temps à autre. Ses gestes sont grands et son cœur en action ; on peut le voir battre au fond de ses yeux. Ses pupilles se dilatent et le corps s'agite.
Il y a un monstre, c'est ce qu'il dit en premier. Alors, un ado un peu rebelle se marre.
Tu dis des conneries, Juan.
La foule gronde et le silence revient. C'est à lui de parler, à ce vieux taré. Et il ne perd pas une seconde.
Mon fils n'est jamais revenu du fleuve. Je l'ai vu disparaître dans l'eau alors qu'il lavait son t shirt. Je l'ai entendu gémir avant de voir apparaître une chose bien trop hideuse pour être humaine. Je l'ai vu ! Elle mesurait presque deux mètres avec sa nageoire. J'ai aussi vu ses yeux briller sous la lueur de la lune.
Juan cesse de parler. Il a mal à la gorge et le simple fait de crier l'essouffle. Il les sent, les regards contre son corps. Fou, c'est ce que les autres pensent.
Idiot. Perché. Taré. Inconscient. Vieux. Malade.
Les pensées affectent son amour-propre bien plus qu'il ne le prétend. Du moins, jusqu'à ce qu'une femme ne s'élève de la foule. À elle aussi, ses mains tremblent. Comme si la bête avait eu raison de ses témoins.
J'étais avec mon mari au bord de l'eau. Il faisait chaud, c'était il y a quelque mois de ça. Il disait entendre quelque chose. Je me suis moqué de lui jusqu'à ce qu'il en vienne à sauter au milieu de l'eau. J'ai essayé de le rattraper mais il disait entendre quelque chose. J'ai eu l'impression qu'il devenait fou. J'ai paniqué et je n'ai pas su réagir. C'était trop tard, il était déjà mort, noyé, au fond de l'eau. Seul son bras est remonté à la surface. C'est une bête, oui. Une sirène.
Sa voix se brise, les larmes coulent sur son visage. C'est à ce moment là que les autres s'accrochent au débat. Tous en viennent à témoigner, soudainement. Tous semblent la connaître. Une jeune fille en vient même à prétendre que c'est elle, la bête du lac. Elle hurle au dessus des têtes et ressent une certaine fierté à l'idée d'être responsable de ces tragédies.
C'en presque pathétique de l'entendre parler.

Alors, discrète, je me relève difficilement sur mes jambes. Fatiguée de leur folie, j'entends mon cœur battre et recouvrir le son de leur voix. Je peux sentir mon corps tout entier me brûler. Il est douloureux. J'ai l'impression d'être de ces toxicos en manque. Mon humanité se dissout et plus rien n'a d'importance. Moi, j'avance vers le fleuve désert et j'oublie les imbécillités des autres. Ils désirent peut-être ma mort et pourtant, lorsque mes vêtements tombent au sol, tout cela ne me fait plus rien. En passant mes mains sur mes cuisses, je peux sentir les premières écailles poindre et la douleur qui les accompagne toujours. Déjà à moitié transformée, j'accélère le pas et plonge dans l'eau avec la grâce d'un animal et non d'une humaine. Les courants frais épousent mes courbes alors que mes jambes se nouent et disparaissent, happées par une queue de poisson.
À partir de là, je n'entends plus rien. Je ne ressens qu'un vide profond et bestial.
Nageant dans les abysses du fleuve, les paroles de l'Homme se noient dans les algues et n'atteignent plus mon cœur.
L'extase est si forte que plus rien ne semble exister tout autour de moi. Ni le vent au dessus de l'eau, ni les hurlements des fous furieux. Il n'y a plus que moi.
Moi et cette eau trouble, nageant à travers les vagues.
Je me perds, je disparais. Plus personne ne connaît mon nom.
Je ne suis plus que ça ; une chimère côtoyant liberté et puissance.
Au fond de l'eau, sous un banc de poisson, la réalité n'a plus sa place. Je ne ressens rien. Je suis seule.
Je vis.
Songe n'existe pas. Songe n'a ni fille, ni frère. Seul le fleuve la convoite et la maintient en vie. Et tant pis pour le danger que je peux incarner. Tant pis pour les disparitions douteuses. Tant pis pour tout. Je suis née pour être ainsi ; folle et tueuse. Je suis née pour vivre dans l'humidité du fleuve.
De toute façon, de l'Homme ou de l'animal, le plus grand danger vient de celui qui porte la lettre majuscule.
Ce n'est pas nouveau.


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(#) Lun 5 Mai 2014 - 18:18
le feu des abysses

l'étrange
Songe et son pouvoir. Songe et sa liberté. Être Sirène, c'est aussi ne plus appartenir à la terre. Ses pieds, si cela ne tenait qu'à elle, ne fouleraient plus la terre. Petite déjà, on pouvait la voir rester dans une bassine d'eau des heures durant, sous un soleil de plomb. Elle riait aux éclats, le corps trempé et le cœur en bataille. Songe était accro, sans même le savoir. Le diable était déjà dans ses veines, prêt à surgir de nulle part, lui offrant la plus folle des capacités.
Sirène, donc.
C'est ce qu'elle est, de façon totalement aléatoire. Elle ne contrôle rien, la bête féroce. Tout lui vient comme ça, naturellement. Un pied dans l'eau et les écailles s'éveillent. Son pouvoir, c'est sa liberté mais aussi sa prison. Songe le sait, même si les souvenirs sont flous. Les disparitions du fleuve, c'est de sa faute. L'excitation des hommes à son égard, aussi. Une fois transformée, la beauté ne contrôle plus rien. Son caractère n'est plus le reflet de lui-même. C'est un peu comme une seconde personnalité ou une connerie du genre. Mais avec Songe, c'est bien plus profond et poétique que ça.
Elle n'est pas une bête de cinéma, seulement une tueuse. Et ça l'amuse, de jouer, de charmer, de glisser à travers les éléments, d'emmerder les pirates. Songe, elle va, elle vient. Personne ne la contrôle, c'est elle qui tire les ficelles. Elle est la charmeuse, vous n'êtes que son serpent. Tentez une seule chose contre elle, un seul faux pas et cela sonnera la fin de tout.
Songe n'hésitera pas une simple seconde, non, à vous emporter avec elle tout au fond de l'eau. Avec un peu de chance vous aurez pris votre respiration. Avec encore plus de chance, la bête saura suffisamment se contrôler pour ne pas vous noyer.
(c) EDEN MEMORIES


São Poeira
Songe le connaît, ce territoire. Elle y a visité les moindres recoins. Sao n'a plus de secrets pour elle. Il lui arrive de le regarder avec une certaine lassitude. Il l'a vu grandir et il l'a verra sans aucun doute mourir. Ses racines sont ici, dans la merde du diable qu'elle n'a jamais eu le temps de craindre réellement. Le village regorge de souvenirs, aussi bons que mauvais.
Il y a la rencontre avec le père-paysan. Les premières lectures de contes. La découverte de l'amour et du sexe. L'accouchement douloureux. Les pertes nombreuses et trop tragiques. Les imbécillités du frère. Les premiers baisers, au bord du fleuve. Les crises de jalousie insupportable.
Sao porte tout, dans les moindres détails. La terre maudite conserve ses larmes mais aussi ses cris. Ses rires cristallins et les battements de son cœur, parfois trop rapides.
Prise au piège, la sirène ressent parfois un goût de trop peu. Étouffée par cette cage invisible, elle ne peut s'empêcher de hurler, une fois la nuit tombée. Hurler à la lune et lui implorer un pardon. Juste de quoi la laisser partir, elle et sa famille.
Songe a besoin de plus.
La mer interminable, c'est ce dont elle rêve, à chaque seconde.
(c) EDEN MEMORIES

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique, Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir, Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique, Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir. ▲ BAUDELAIRE
lettres au ciel

Mon frère et moi, nous sommes tombés du ciel.
Ou plutôt d'une voiture.
Mais Vital, lui préférait choisir la première option. Il racontait souvent, de sa voix un peu brisée, que nous étions nés sur un nuage. Que le ciel nous avait rejeté dans l'unique but de mettre un peu de beauté sur Terre. Il mettait tellement de passion dans ses mots et dans ses gestes que je n'ai jamais essayé de le contredire.
Je n'ai rien essayé à son égard, d'ailleurs. C'est à lui que je dois tout. Nous savons tout faire.
Chasser. Pêcher. Lire. Écrire. Cuisiner.
Et même nous battre. Surtout nous battre. Petite, on m'appelait la tornade. Un vent de poussière tournait autour de moi lorsque je frappais le gamin du coin. De nous deux, c'était lui qui repartait la queue entre les jambes et un œil au beurre noire. Je n'ai jamais eu peur de lui. Ni de personne d'ailleurs.
Les villageois riaient à voir la sale gosse que j'étais. Ils étaient là, à me pointer du doigt et poser leurs mains contre mes épaules.
« Alors la Tornade, comment va ton frère ? »
Mon frère. Plus jeune que moi de deux ans. Brun et presque trop sombre de peau. L'opposé de mes yeux bleus, à la limite du transparent. C'est avec lui que j'ai passé le plus clair de mon temps. Perdu entre ses bras, couchés sur un tas de paille piquant et pourtant confortable. Le vent soufflait si fort, parfois, qu'on était persuadé que la cabane finirait par s'envoler et nous avec. Les deux orphelins finiraient peut-être par retourner un jour ou l'autre au ciel. La lune serait notre mère et les étoiles nos tantes.
Je n'ai rien vécu d'extraordinaire. Abandonnée au bord de la route avec un autre gamin, un vieux paysan a trouvé l'amour nécessaire pour nous recueillir.
J'ai grandi, sans me rendre compte du reste. Sans me soucier des détails tragiques de l'avant Sao.
J'ai grandi et je l'ai vu mourir, de mes yeux de gamine de dix ans. C'est avec mon frère que nous avons jeté le cadavre de Vital dans le Fleuve.
Depuis, il m'arrive d'aller voir ses restes, au fond de l'eau.


j'étais debout ; sur le cadavre de mon enfance.

malade de toi


Je me suis assise sur un vieux banc en bois. J'ai attrapé une cigarette pour la caler entre mes lèvres. Je n'ai jamais aimé fumer mais pour la première fois de ma vie, j'ai eu l'impression que la nicotine y pouvait quelque chose. Qu'elle était enfin capable de calmer mes nerfs. J'ai inspiré son souffle empoisonné et tenté de penser. J'ai posé mes yeux sur ton van.
Quelques mois plus tôt, je passais ce même chemin sans me soucier une seule seconde du futur. Le cœur battant et le sourire aux lèvres, presque heureuse. Pourtant déjà à moitié dans la merde.

Je fais quelques pas vers l'entrée et peine à respirer. Je déteste ce moment parce que je sais que je vais trépigner sur place sans oser avancer ou même reculer. La porte est fermée, bouclier entre mensonge et vérité. Il suffit pourtant de tendre la main pour que tout s'arrête.
Les minutes passent, c'est sans importance. Je fixe la poignée qui ne bouge pas et caresse mon ventre beaucoup trop gros pour ma carrure. Un vent caresse ma joue et mes seins pointent.
Mes seins, énormes du lait qu'ils contiennent.
Mon cœur s'emballe et Bébé le sent. Il tape, fort, contre ma peau. Comme s'il désirait sortir et remettre les choses à leur place. C'est ce mouvement de sa part qui me donne envie de frapper contre ta porte.
De t'appeler, de ma voix maudite et d'attraper ta main. T'obliger à toucher mon ventre et sentir ce que tu as fait naître. Un petit tas de cellules à notre nom.
Les filles disaient que tu n'étais pas un homme à première fois. Encore moins de confiance. Je ne sais même pas pourquoi j'ai dansé ce soir là, pour toi. Peut-être avais-je trop bu.
Non, je ne bois pas. Jamais.
C'est de toi que j'étais ivre.
Ce sont tes yeux sombres qui m'ont donné envie de passer le cap. C'est ton visage, vide de sourire, que j'ai eu envie de voir au dessus du mien. Ce sont tes marques que j'ai voulu contre mon cou.
Mais ça …
Cette chose.
Ce n'était pas prévu au programme. Ni même le fait de t'aimer le temps d'une nuit. Mon estomac se tord et je recule d'un pas. Je ne sais même pas ton prénom, c'est ridicule. Je ne me souviens que du chemin qui mène à ton lit. Tes draps, recouverts de mon sang de pauvre vierge. Ton matelas, encore incrusté de mes conneries d'autrefois et mes sentiments futiles.
Je recule encore, de ma démarche cassée et douloureuse. Je fronce les sourcils et rattrape ma fierté dans un regard lancé au ciel.
Je repars comme je suis venue : seule.
Ivre de toi aussi. Mais surtout en pleine gueule de bois. Huit mois, c'est long.

hushpuppy


Les heures se creusent et le silence s'étire. L'inquiétude se lit maintenant sur nos visages. Après des heures de cris et de douleurs, le voilà, l'enfant maudit.
Ou plutôt, la voilà. Petit trésor aux yeux brillants. Couchée sur mon ventre, un sourire se dessine sur mes lèvres. Les doigts de mon frère se posent sur mon front brûlant. Je n'ai même pas le courage d'attraper ses doigts où ceux d'Abel.
Alors, muette, je souris et tremble d'émotion. Une larme doit se mêler à la danse, un peu curieuse après tout ce remue ménage. Le lit est recouvert de sang. Je le sens, glacé, contre mes jambes.
Je ferme les yeux, paupières trop lourdes. J'ai l'impression de mourir, à l'instant. La sensation que mon corps ne tiendra pas le choc.
C'est beaucoup trop, trop d'un coup.
Je n'ai pas le temps de faire un deuil, qu'un autre s'ajoute.
Toute une liste de petites choses s'accumulent.
Le plus dur, le plus insurmontable.
La mort de Vital.
L'arrivée de la Tentation.
Cette grossesse.
Et puis l'accouchement.
J'ai n'ai pas eu le temps de m'y faire qu'elle est déjà là. J'ai donné vie. Nous avons donné vie, tous les trois. Le frère, Abel et moi. Et c'est lui, sous ses cheveux longs et bruns qui s'approche et coupe le cordon. C'est lui, qui, sans le savoir, se lie à Hushpuppy.
Un simple geste, qui, pourtant dessine tout dans ma tête.
Ce sera lui, le Papa. Lui, le Père de famille. Lui, dans l'ombre d'une gamine. Lui, qui veillera sur son futur. Abel, l'exemple à suivre. La jolie figure paternelle. Il lui apprendra tout un tas de choses, comme il sait si bien le faire. Et tant pis si parfois des trous de mémoire lui prendront. Je sais que c'est Lui.
Avec ses cheveux longs, je suis sûre qu'il saura dompter les cheveux d'Hushpuppy. Les mêmes que son père. Son père biologique, je veux dire.
Mais ça, personne n'a besoin de le savoir. Il est mon secret. Mon fantasme et mon rêve d'autrefois. Ma honte dissimulée. On ne peut pas vivre sans faire de faux pas.
Et cette petite, elle en est la preuve réelle et palpable. Mais à la voir, comme ça, les yeux plissés et la peau un peu rouge, je ne peux qu'entendre mon cœur s'affoler d'amour. Une force si profonde semble nous unir que l'idée même de regretter me noue la gorge.
Si c'était à refaire, je ne changerai rien. Pas le moindre détail. Pas la moindre chose. Mes doigts se posent contre son minuscule dos et mes lèvres se perdent contre son crâne.
Elle est là. Après neuf mois de torture psychologique et des heures de douleurs physiques.
Elle est là, et plus personne ne peut rien contre ça.
Des milliers d'étoiles fondent contre mon âme. Doux artifice.
Maman, je suis Maman.

naufragé




Ce soir, je me déteste plus que je ne te déteste. Je me perds dans le passé et celui-ci ne me sert plus à rien. Ce sont toujours les mêmes schémas. Les mêmes scènes qui se déroulent dans ma tête.
Je ne t'aime plus. C'est une certitude.
Mais les mensonges sont trop gros et trop pesants pour les supporter à moi seule. Ce doit être pour ça que je nage à travers le fleuve pour rejoindre son bateau. Son ridicule bateau que j'ai déjà essayé de retourner par le passé. J'ai attrapé ses chevilles pour le faire tomber. Mon regard a dégringolé sur ses tatouages. Et de ça, j'ai appris à l'apprécier.
Un pirate.
Et un sirène.
C'est presque logique au final. On se croirait dans un conte. Je l'ai écouté parlé alors que je me perdais dans ses yeux sans même m'en rendre compte. Caleb. Il a quelque chose en lui de différent des autres hommes.
Surtout différent de toi.
Des sentiments, peut-être. Quelque chose de réel et de précieux, que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. C'est lui qui a déclenché ce déclic en moi.  Ce Pirate, il est un peu comme Toi et Abel. Surtout Abel. Mais il a aussi un peu de Toi : il aurait pu être Papa mais il n'en a pas eu l'occasion.
J'ai eu l'impression d'être la pire personne à te faire endurer ça. Je sais que tu ne connais pas ce que je te cache et pourtant, moi, je le sais et c'est déjà trop.
Mes doigts se posent sur le bateau et je saute sur celui-ci tel un animal sauvage. Je le vois sursauter tandis que je ris. Un doux rire, un peu faux. Le premier réflexe est de plonger dans ses yeux colorés. J'aime m'y perdre pour y oublier mes fautes. J'y nage et y noie mes sentiments pour être au clair avec moi-même.
J'ai peur, parfois, que la vérité éclate et que tout parte en vrille.
C'est juste une nouvelle erreur, celle de te cacher l'existence de ta fille. Un erreur de plus. On est plus vraiment à ça prêt, tous les deux. Toi, ça ne te touche pas. Ça ne t'effleure pas. Mais moi, je me brise doucement sous l'horreur de ma bêtise colossale. Ce n'est pas toi qui me fait souffrir mais seulement la place que tu as dans ma vie sans être là. Des relents de tristesse remontent le long de ma gorge. J'aimerais t'effacer de ma mémoire, bâtir une vie loin de ton visage mais je n'y arrive pas. Même Hushpuppy arbore tes traits. Par cette ressemblance, j'ai l'impression qu'elle te réclame.
J'ai seulement voulu bien agir. Je me suis trompée. Je suis seule fautive.
Tremblement du cœur.
Le pirate sourit et je t'oublie, comme j'oublie le reste. Même mon apparence de bête du fleuve quitte mon corps. Je redeviens humaine, nue, dans une couverture douce. C'est comme ça que j'aime commencer les soirées. Une légère musique en fond et le sourire aux lèvres. Des silences, parfois, bercés par la nuit et les lumières tamisées. À chacun nos maux. On les balance, sans réellement savoir pourquoi. Peut-être comme un but à atteindre.
Une finalité obligatoire pour se dire 'ça y est, je suis transparent, vide de mes peurs'. Je peux boire et renaître au lever du soleil.
On sait pourtant que c'est faux, tous les deux. Mais sur le moment, c'est agréable.
Parler, encore et encore, jusqu'à ne plus avoir de voix.
Parler, jusqu'à ne plus savoir qui l'on est.
Je n'ai même plus envie de reprendre l'eau ce soir. Caleb est bien plus riche qu'un océan.

abel



Je crois que les réponses viennent seules, au fil du temps. Il n'y a pas à les chercher ou les forcer. Le faire reviendrait à se perdre soi-même. Elles sont là, dans un recoin de vie, à l'ombre d'un arbre ou contre les lèvres d'un autre.
On peut les trouver, un peu partout, plus ou moins dissimulées.
Ce n'est pas une question de volonté ou de sentiments. Seulement une fatalité à laquelle on ne peut rien y faire. Ce serait comme vouloir modifier le futur sans savoir à l'avance ce qui nous attend. Marcher aveugle et tenter de trouver la lumière.
Laisser les choses se faire, c'est ça, la clé de tout.
Mes doigts s'enroulent dans une de ses mèches de cheveux. Je souris.
Ma lumière, elle se nomme Abel. J'ai grandi avec elle. Je l'ai toujours eu dans mon ombre ou au bout de mes doigts. Main dans la main, c'est comme ça que ça se passe ; depuis le début. Même la tornade que je suis n'a jamais trouvé le courage de lui faire du mal.
Avec le temps, Abel est devenu Anatol.
Je ne l'ai pas vu changer. Dans ma tête, il reste toujours le même. Cette âme que j'ai connu et que je n'oublierai jamais. J'ai peur, souvent, de le voir perdre la tête, complètement.
Peur, qu'il en vienne à m'effacer.
Abel.
Le nom quitte mes lèvres, pincement au cœur. Abel, tu vas quand même pas m'oublier, c'est ridicule.
Ridicule, parce que je t'aime. Bien plus que j'ai pu aimer n'importe qui.

C'était tellement évident que je l'ai pas compris tout de suite. C'est dans ton cœur que je veux  me lover. Dans tes yeux que je veux vivre. Je le sais, j'en suis persuadée. Et même Hushpuppy le veut.
Mon corps doit être taillé pour ça : t'aimer et te désirer. Les dieux m'ont envoyé pour ça sur terre. Et si Vital avait raison ? Si j'étais tout simplement tombé du ciel pour toi … J'ai les lèvres qui tremblent lorsque je me perds contre les tiennes, trop douces et agréables pour m'appartenir.
Et lorsque que tes yeux sont vides. Lorsque ton âme se retrouve fondue au milieu des autres, j'aimerais vivre comme dans un rêve, dans ta tète. J'adorerais t'accompagner dans tes délires les plus fous, pourvu que je reste là, à tes côtés. Mais si ta réalité se déchire, la mienne reste ancrée en moi. C'est comme ça, une difficulté de plus. Qu'importe, je suis là. Je serais toujours là, pour t'apprendre et te réapprendre à aimer nos souvenirs. Je n'ai pas peur, non, de passer des heures à te faire retrouver la mémoire.
Ton esprit, je le compare à de l'eau. Il te berce et t'aspire vers le fond. Il est partout, un peu capricieux et effrayant. Mais moi, l'eau, je la connais. Et je n'ai pas peur d'elle. Je sais l'affronter la dompter. Je peux t'aider à nager, Abel, dans les vagues folles de tes âmes.
C'est ce qui fait notre force.
Alors, je t'en supplie, de toute mon âme : ne nous laisse pas tomber, Hushpuppy et moi.
On t'aime, qu'importe le temps qui passe. Les personnes qui vont et qui viennent. Les âmes que tu gobes. Les hommes que je tue.
Je n'ai que toi, là, tout au fond de mon cœur un peu fragile.
Et puis prends-moi dans tes bras aussi. Allez.
Écoute comme je t'aime.
Surtout, ne l'oublie pas.




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(#) Lun 5 Mai 2014 - 18:20
SI C'EST PAS LA MAMAN DE MON BÉBÉ
comme quoi, joao a déjà couché avec quelqu'un ayant une queue, hein
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(#) Lun 5 Mai 2014 - 18:25
je t'aime, tu es trop parfaite, j'ai hâte de te voir à l'oeuvre              

ma chérie, tou es magnifaïke !  :beat:
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(#) Lun 5 Mai 2014 - 18:28
bah si j'étais les mecs, j'serais vachement complexé de passer après elle. Laughing

soren, moi aussi je t'aime mais quand même, un peu de retenue. ö   
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(#) Lun 5 Mai 2014 - 18:33
même pas j'édite, t'es trop puissante pour moi !
si tu édites ce message, je reviendrai pour te faire du mal et bouffer ton anus avec de la sauce mexicaine, euké ? ee

mais je t'aime quand même
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(#) Lun 5 Mai 2014 - 18:35
ce message est trop romantique pour que je l'édite par contre
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(#) Mar 6 Mai 2014 - 9:44
T'es trop belle
Cette petite a l'air parfaite, bon courage pour la suite, hâte de voir ça perv
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(#) Mer 7 Mai 2014 - 1:47
Raaaah, Natalia Vodianova.
Re-bienvenue !
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(#) Mer 7 Mai 2014 - 3:37

:**:       :enor: 

parce qu'on est parfait, quoi
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(#) Mer 7 Mai 2014 - 4:03
merci les garçons   

anachaton       
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(#) Mer 7 Mai 2014 - 4:26
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


ce fut un long et périlleux chemin pour cette petite, je crois. une grossesse difficile, avant qu'elle en vienne à naître sur FV Laughing mais elle est là, la belle sirène - je suis pas du touuuuut en train d'écouter la chanson en écrivant le mot de validation Arrow - elle est belle, songe. elle est belle avec tes mots, et elle est belle avec son caractère. avec la petite, mondieu j'ai pas besoin de dire qu'on fera plein de choses avec elle, parce que ça, tu le sais déjà perv dans tous les cas, cleb est partant pour faire une pièce de théâtre de la petite sirène avec elle, en jouant le rôle d'éric, pour le plaisir des enfants du village et si dans le coeur d'abel, il y a plusieurs battements distincts venant de plusieurs âmes, le plus fort c'est celui qui claque depuis des années, depuis toujours pour songe

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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(#) Mer 7 Mai 2014 - 8:53
Oh ce qu'elle est belle cette petite **
(Re)-bienvenue, alors !
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