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Excuse me while I kiss the sky + Nela

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(#) Lun 10 Fév 2014 - 22:02
Nela Coelho

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Coelho, effluves chauds et parfumés, rires et chants, c'est ce qui t'apparaissait avec ce patronyme. Coelho, c'était la douceur de vivre, les rêves un peu fous, l'espoir plus fort que tout.Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Un petit mot, quatre petites lettres. Nela. Quatres lettres. Comme Ciel. Comme Joie. Nela. C'était mieux avant ♆ 20 ans. Déjà.  Première Bouffée d'air ♆ Il pleuvait ce soir là, d'une pluie diluvienne. Étonnant pour un mois d'Octobre à Salvador da Bahia. La nouvelle s'est répandue dans le quartier, que le ciel pleurait de laisser partir l'une des siens sur Terre. Peut être que c'est là que tout a commencé. Peut être que c'est le premier signe annonciateur du fait que tu n'étais pas de ce monde. Tu venais de là haut, tu étais faîte pour vivre là-haut, parmi les oiseaux.Papa et Maman ♆ Le Brésil dans le sang, dans la peau, dans les gènes, depuis toujours selon la légende. Coelho et Salvador étaient une paire, un couple incassable. Jusqu'à toi.Dans mon lit ♆ Dans ton lit, il n'y a personne. Même pas toi, la plupart du temps. Tes nuits, tu les occupes à contempler le ciel, à observer les étoiles. Degré de solitude ♆ Tu connais pas la solitude. Tu aides, tu souris, tu nourris. C'est ça, ta vie. Le ciel et les autres. Il n'y a pas de place pour toi, dans l'équation. Il y en a peut être eu un jour, il y a des siècles, tu en paies le prix. Tromper l'ennui ♆ Un sourire et une assiette, c'est tout ce que tu as à offrir, mais tu y mets de toi, un peu pour chacun, pour réparer les cœurs, pour effacer la noirceur.Tombé dans le trou à rat ♆ Tu ne sais plus vraiment. Des siècles, des années. 3 à ce qu'on dit. Question d'espace temps sûrement. La nouvelle famille ♆ Salaud


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Cécile   Pseudo pas beau ♆ / Nombre d'hivers endurés ♆ 16 ans (environ) Pierre précieuse préférée ♆ Opale  Compagnie de voyage ♆ Hum. Bazzart. On m'avait parlé du projet, j'avais suivi de loin. Mot doux ♆ Mon dieu. Mon dieu. Mon dieu. Beaucoup trop de perfection. Degré d'addiction ♆ Passage tous les jours, Rp aussi souvent que possible. Sésame ouvres-toi ♆ OK PAR CLEB Tête de cochon ♆ Marina Nery Remerciements ♆ (crédits des images) bannière de ademain sur tumblr, avatars de MORIARTY Mot d'amour en plus ♆ Licorne. C'est joli les licornes.
Mais surtout, elle avait l'air douce, bienveillante et sereine. Comme si elle avait pas renoncé. A rien. Comme si elle avait pas douté de la beauté du monde, ni de celle des hommes.▲ FAUVE
Il est grand temps de rallumer les étoiles
Tu te laissais doucement bercer par le rassurant balancier de ton hamac. Tu tenais fermement contre toi une petit couverture pour lutter contre la fraîcheur de la nuit. Tu ne dors pas. Tu ne dors plus vraiment. Mais tu ne t'en plains pas, au contraire. Le sommeil te ferait rater la beauté de la nuit. Tout est calme, Sao Poeira est endormie. Les âmes tourmentées trouvent un repos nécessaires. Et toi, tu es là, au milieu de tout ça. La nuit, c'est ton moment à toi. Le moment où tu peux rêver. Alors, tu ne te prives pas, tu rêves. Rien ne serait arrivé. Tu volerais en ce moment, hirondelle parmi les tiens. Oiseau migrateur et fugace, tu voyagerais au gré des saisons, faisant ton nid où il te plaît. Tu ne t'attarderais jamais, tu vivrais, fort, bien, un sourire au cœur. Parfois, tu rendrais visite à tes parents, à ta famille, à Salvadore. Tu reverrais la maison, tu reverrais les lieux de ton enfance. Puis, tu repartirais. Vous seriez toujours ensemble, toi et les autres. Tu sauverais quelques âmes au passage, d'inconnus croisés l'espace d'une journée, tu leur montrerais le ciel, le ciel si beau. Tu leur montrerais les belles hirondelles, tu leur dirais qu'il suffit de lever les yeux pour savoir, que tout ira mieux, que tout s'arrangera, quoiqu'il arrive. Si quelqu'un passait, on penserait que c'est une larme qui prend son temps pour descendre lentement le long de ta joue. Mais ce n'est qu'une des illusions qu'apporte la nuit. Tu chasses ce rêve. Ce rêve, tu l'auras vécu dans une autre vie. Tu y auras goûté pendant deux ans. C'est long deux ans. Ce n'est rien deux ans. Déjà trois ans que tu es ici. Tu es arrivée hier, rien ne change, tout persiste. Un oiseau en cage regarde les nuages. Ta cage est belle. La nuit est sans nuage. Il n'y a que les étoiles, qui s'étendent, grandes, devant tes yeux, rien que pour toi. Tu n'es pas triste, tu ne l'es plus. Car dans la nuit, tes ailes semblent renaître, comme si elles n'avaient jamais disparu. De là où tu te tiens, tu distingues le clapotis de l'eau. Avec la faible clarté de la lune, tu pourrais presque penser que c'est la mer, celle que tu connaissais, celle que tu aimais. Oh tu le sais que tu la reverras cette mer. Tu reverras tout, pendant tes quelques sommeils agités. Les étoiles te calment, elles sont toujours là, ne s'en iront pas. Pas comme tes ailes. Elles resteront, tout comme ton sourire. Derrière les nuages, les orages, elles n'auront pas bougées. Comme l'espoir.  Même dans les heures les plus sombre, la petite germe reste fermement agrippée dans les recoins de ton esprit. Quand la fatalité te rappelle que tu es là pour toujours, tu te surprends à espérer. Espérer quoi ? Tout espérer. Tu as une nouvelle vie. Tout peut arriver. C'était sûrement écrit dès le jour où le ciel a pleuré pour la première fois. Alors tes rêves, tu les vivras ici. Tes plumes repousseront, et tu rassembleras tes faibles forces pour pouvoir les porter, tous, avec toi, leur montrer la lumière des étoiles, leur montrer que ce n'est pas fini. Jamais.


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(#) Lun 10 Fév 2014 - 22:12
On n'est pas sérieux, quand on a 17 ans.

l'étrange
Un sourire franc orne ton visage. Tes doigts volent, agiles, saupoudrent, arrangent, remuent. Les effluves parfumés font revenir à la surface des souvenirs oubliés. Tu te revois, enfant, te faufiler entre les fines silhouettes entassées dans le petit restaurant familial. Gargote serait le mot approprié. Mais de tes yeux d'enfants, c'était beau, c'était bon, c'était votre restaurant. Vous étiez heureux tous les trois autour de cette petite cuisine. Alors, aujourd'hui, tu célébrais ces moments. Tu étais heureuse, toute seule. C'était faux. Tu n'étais pas toute seule. Il y avait toujours quelqu'un pour te tenir compagnie de l'autre côté du petit comptoir de bois. Tu continuais à couper, hacher, broyer. Aucune recette, aucune astuce, il n'y avait rien pour t'aider. Mais tu n'en avais plus besoin. Tu avais le petit plus. Tu mettais un peu de toi dans ce que tu servais. Tu ne cherchais pas seulement à les nourrir, tu voulais les aider. Ici, avec tes assiettes et tes sourires, tu pouvais les réparer un peu, combler les fissures, effacer la noirceur. Parfois un bon repas était plus bénéfique que des mots. La plupart ne disaient pas merci, leurs yeux le faisaient. Certains parlaient de malédiction. Tu n'étais pas d'accord. C'était ton don, ton cadeau, pour que tu puisses le partager avec les autres. En essayant d'apporter de la lumière dans leurs vies, tu t'autorisais à oublier un peu. Même le feu semblait se faire complaisant pour que la cuisson soit parfaite, pour que les arômes soient sublimés. Tous les soirs, quand tu fermais, Atlas se faufilait discrètement derrière le comptoir. Tous les soirs, une assiette l'attendait. Tous les soirs depuis que tu étais là. Tu t'étais mise en tête de le sauver. Tu n'étais pas médecin. Mais tu avais des mains. Alors tu avais cuisiné. Pour lui. Avec ce que tu trouvais, avec ce qu'on t'apportait. On t'avait aidé. Tu avais le petit plus. Avec tes mains et trois fois rien, tu pouvais les aider à ton tour. Tu déposais l'assiette en direction du visage triste qui te faisait face. Désormais, c'était un visage heureux. Quand on te disait don du diable, tu répondais don du ciel.
(c) MORIARTY


São Poeira
Au dessus de toi, s'étend le ciel, immense et noir. Ta solitude apparaît donc écrasante. Tes yeux restent rivés sur ce ciel sans étoiles, tu les cherches, fébrile. Seules tes précieuses étoiles pourraient rallumer ton âme, sauver ta conscience. Tu erres. Tel un automate, tu marches, pas après pas, tu avances, poussée par une force invisible. Tu ne sais où tu vas, et ne t'en soucies guère. Ton esprit est éteint. Seul ton corps répond encore. Plus pour longtemps seulement. Tu es épuisée. Tu t'écrouleras sûrement bientôt. Tu ne te relèveras pas. On t'a arraché les ailes. Plumes par plumes. Si tu n'es pas encore au sol, ce n'est plus qu'une question de temps. Tu n'es plus rien. Tout est de ta faute. Si tu avais agis autrement, rien ne serait arrivé. Alors tu préfères faire taire tes pensées. Ne plus penser, ne plus ressentir, ne plus souffrir. Marcher, guidée par le ciel. Marcher jusqu'à en crever. On dit que les chants des oiseaux sont toujours plus beaux l'instant avant leurs morts. Personne ne sera là pour entendre le tien. Tu ne le mérites pas après tout. Tu aurais pu te débrouiller pour que les choses arrivent autrement. C'était trop tard. Le ciel grondait au dessus de ta tête. Ironie du sort certainement. Bientôt la pluie libératrice s'abattrait sur ton visage, et tu l'attendais. Oh oui, tu l'attendais cette pluie, qui te laverait, qui te purifierait. Tu fermes les yeux, un instant, rien qu'un instant, pour accueillir le don que le ciel te faisait. Le dernier cadeau venu d'en haut, avant que tu n'y retournes, pour toujours. Bientôt, tu pourrais être là où tu appartenais, être tout là haut, avec les oiseaux. Une lumière vive te trouble. Te troubler est un bien grand mot, pour cela, il faudrait t'autoriser à sentir, et ça, tu ne le veux pas. Tu aimerais juste partir, en silence, sans un bruit, en finir. Oublier. Tout oublier. La lumière t'aveugle désormais. Tu n'es plus seule. Dommage. Tu ne mérites rien des autres, eux, méritaient de pouvoir t'éviter comme la peste, comme la lèpre. Tu ne pouvais leur offrir que de ne pas les infecter de cette noirceur nouvelle. Le silence n'est plus. Tes pieds s'arrêtent. Ton esprit protesterait si tu lui en laissais le droit. Tu restes là. Immobile et vide. Tes yeux voient mais les informations transmises ne précèdent aucune actions. Tu ne veux pas agir. Tu veux mourir. Ici, maintenant. Sous le ciel noir, sous la pluie qui efface tout. Mais ton corps se met à refuser. Stupide corps se battant pour sa survie. A quoi bon survivre, si c'est en étant souillée du sang de ses ailes passées. En face de toi, la voiture est toujours encastrée dans la barrière. Le silence semble revenir peu à peu. Si tu pouvais penser, tu t’inquiéterais pour les passagers de la voiture qui ne se manifestaient pas. Mais tu ne devais plus penser. Si tu pouvais ordonner à ton corps, tu l'empêcherais de se diriger vers cette voiture. Mais pour contrôler son corps, il fallait penser. La portière s'ouvre. Tu ne sais plus très bien si ta main l'a ouverte, ou si on l'a ouverte. Tu vois seulement un corps, qui semble sans vie. Oh, que tu l'envies ce corps. Tu aimerais que ta conscience arrête d'essayer de reprendre le contrôle, tu aimerais t'éteindre totalement. Mais, ta conscience refuse de se laisser faire, se bat, proteste. Elle proteste tout haut ta conscience, elle te rappelle que c'est dans ta nature d'aider les autres, de tout faire quoi qu'il arrive. Elle négocie bien, ta conscience. Tu lui donnes le droit de revenir, rien qu'une seconde, une toute petite seconde. Tu ne penses à rien. Qu'à lui. C'est pour lui que tu fais ça. La pluie est le dernier cadeau que l'on te fait. L'aider est le dernier cadeau que tu feras avant de t'effacer. Doucement, tout doucement, tu détaches cet homme. Il n'est pas mort finalement. Il est presque vivant. De tes bras écorchés, tu le passes sur le siège passager. A ton contact, il frémit. Il sent que tu es là pour le sauver. Pour te sauver aussi peut être. Quelques mots sont murmurés. Tu comprends la situation. Ta décision est vite prise. Tu prends la place de ton conducteur mal en point et fermes la portière. Tes cheveux mouillés laissent s'échapper quelques gouttes sur ton visage. Peut être, est-ce des larmes ? Cela n'a plus beaucoup d'importance maintenant. Tu vas le sauver. Tu vas te punir. Tu observes encore une fois le ciel. Bientôt, le soleil se lèvera.

Tu roules. Vite. Trop vite. Tu transportes deux mourants après tout. Ton passager s'est endormi. Il a usé de ses dernières forces pour tenter de te dissuader, pour te prévenir. Tu l'as ignoré. Tu vas le sauver. C'est tout ce qui importe. Les hirondelles sont des oiseaux migrateurs. Tu ne migrerais plus. Tu entrais dans ta cage, un timide sourire sur les lèvres. Tu étais arrivée. C'était fini. Il était sauvé. Il était rentré chez lui. Jusqu'à ce qu'il soit rétabli, tu porterais le monde sur tes épaules. Même Atlas avait le droit à un peu de repos. Tu savais ce qu'il t'arriverait si tu tentais de t'enfuir. Tu étais satisfaite. Une peine à perpétuité pour ne pas avoir pu sauver tes ailes. Tu étais devenue un oiseau sans aile, un oiseau en cage, mais un oiseau qui pouvait commencer à guérir. .
(c) MORIARTY

And I walked into the doorway. He slid across the room. My heart, it started racing, I just didn't know what to do. And he laid me on the floor. And my screams they go unheard▲ JULIA STONE
Maman, est-ce que le vent il est vivant ?
Tous les matins, tu te levais en posant cette question. Tous les matins, ta mère répondais différemment. Mais toi, tu connaissais la réponse. Tu avais compris. Le vent, c'était juste un géant. Un géant invisible. Il portait les oiseaux sur ses grands bras, et secouait les feuilles sur son passage. C'était ton ami, le vent. Quand tu parcourais les ruelles de Salvador, il t'accompagnait, te suivait, te chatouillait la joue, passait dans tes cheveux, faisait voler les plis de ta robe. Un jour, il te prendrait dans ses bras, et tu monterais tout en haut. Tu verrais Salvador de loin et tu resterais avec tes autres amis, les oiseaux. Tu jouerais dans les nuages. Au gré du vent, tu verrais tout, tu voyagerais partout.   C'était votre petit secret. Vous partiriez tous les deux dès que tu aurais l'âge. En attendant, tu te remplissais de tout ce que tu pouvais trouver dans ta ville. La mer, le ciel, les arbres, les gens. Tu capturais chaque moment, pour l'enfermer précieusement. Quand tu serais loin, quand tu serais grande, tu ouvrirais ta mémoire comme un livre, et tu feuilletterais tout ça. Tu ignorerais ce qui ne comptait pas beaucoup. L'école. Tu n'aimais pas rester enfermée à l'intérieur, tu avais besoin de voir le ciel, si bleu, si grand tout au dessus de toi, pour respirer. Tu n'avais pas besoin de l'école, tu voulais vivre en grand. Plus tard, tu te souviendrais plutôt des gens. De Papa. De Maman. L'ombre au fond de leurs yeux quand ils pensaient à leur enfant perdu, toujours suivi d'un sourire, car tu étais là, avec tes grandes prunelles colorées. Il avait été là, avant toi, tu ne savais pas bien, on n'en parlait jamais. Il avait été. Il n'était plus, mais tu étais là. Alors, tu voulais leur faire oublier cette tristesse, la faire disparaître, leur arracher, et l'envoyer au loin, pour qu'elle n'existe plus. Tu souriais autant qu'ils en avaient besoin, peut être même plus, pour après, quand tu te serais envolée avec le vent, pour qu'eux aussi, ils aient les souvenirs. Tu te souviendrais des clients aussi. Les habitués, les passagers. Restaurant de rue, restaurant de tous. Il ne fallait pas grand chose, juste eux et toi. Toi, la petite hirondelle qui ne supportait pas d'arrêter de bouger, tu restais assise sur ton petit tabouret, tout à côté de ton père, fascinée par la rapidité à laquelle il tranchait les aliments, la dextérité avec laquelle il disposait sa cuisine sur les petites assiettes de métal. Ce n'était pas grand chose, on mangeait debout, on mangeait vite, mais pour toi, c'était beau. Tous vos clients devaient repartir heureux, c'était ta partie du travail. Un mot, un regard, un sourire, ça suffisait toujours. Ca ne durait peut être pas, mais c'était toujours ça. C'était ça Salvador, il y avait toujours un sourire prêt à vous sauter sur les lèvres. Puis quand tes petites jambes s'impatientaient trop, que l'attente se faisait trop longue, tu repartais en courant. Tu rentrais vers la maison, jusque sur ton petit pont, et tu jouais, les yeux vers le lointain.

Quand on tue de grands rêves, il coule beaucoup de sang.

Les étoiles étaient parties. Elle s'étaient toutes enfuies. Il faisait noir. Tu ne savais plus très bien. A cet instant précis, la Terre tournait beaucoup plus vite qu'elle ne devait. Si tu n'étais pas déjà au sol, tu serais sûrement tombée. C'est peut être ce que tu avais fait, tomber. Tu ne savais plus trop. Ca devait être ça. Tu ne voyais pas vraiment d'explication. Si tu savais comment faire, tu te relèverais peut être. Ou pas d'ailleurs. Ca pouvait être bien aussi ici. Quand les étoiles reviendraient, tu serais là pour les voir au moins. Ta vision était un peu troublée, mais les étoiles brilleraient plus fort pour que tu puisses les voir quand même. Ton corps était paralysé. Ce n'était pas très grave, une légère brise caressait ton visage. Quand tu voudrais partir, le vent se ferait plus fort, plus grand, il te prendrait sur ses épaules et il t'emmènerait où tu voudrais. Seul le goût de sang, tenace, dans ta bouche, te troublait un peu. Tu ne savais pas d'où il venait ce sang. Ton cerveau engourdi refusait de te donner une réponse. C'était peut être mieux de ne pas savoir. Mais les étoiles ne voulaient pas revenir. Peut être avaient-elles vues un spectacle trop horrible pour pouvoir être supporté, et avaient préférées partir sans se retourner. D'en haut, tu devais ressembler à un cadavre. Immobile, impassible, de la terre un peu partout, des tâches de sang par endroit. Tu étais poisseuse, tes cils collés entre eux par des larmes dont les sillages avaient laissés des marques sur tes joues maculées de boue. Tu étais l'oiseau tombé du ciel, qui refuse de se relever pour ne pas voir sa chute. Tu étais seule. Hier, ou peut être il y a cent ans, vous étiez deux. Vous étiez bien. Il y a plus longtemps encore, tu étais avec d'autres, les derniers vestiges de Salvador. Mais tu étais partie, tu les avais laissé, pour être deux. Mais là, tu étais une. Tu étais une, et les étoiles ne revenaient pas. Tu tentais un mouvement, mais des poignards invisibles te faisaient comprendre qu'il valait mieux ne pas bouger. Attendre. Attendre quoi, tu ne savais pas. Attendre qui, tu ne savais plus. Un instant, tu essayais de te souvenir. Tu poussais un cri. Tu ne voulais pas te souvenir. Rassemblant toutes tes forces, tu te redressais. Une fois dans cette position, tu vomissais. A quelques pas de toi, tu apercevais ta petite jupe d'été. Tu avais toujours aimé cette jupe. Elle était longue, et elle tournait avec toi quand tu dansais. C'était celle de ta mère, mais elle avait tenu à ce que tu l'emportes, afin d'avoir à tes côtés un petit bout d'elle. Le fantôme d'un sourire flottait près de toi. Avec un peu d'efforts, tu l'atteignais et la portait à ta joue. Les traces de ta mère étaient bien loin, remplacée par d'autres, glauques et douloureuses. Cette fois ci, la douleur n'était plus physique. C'en était surprenant. Tu portais la main à ton cœur. Ça faisait mal, tout à l'intérieur. Tu tournais la tête tout autour de toi. Il n'y avait personne. L'air ne semblait plus vouloir prendre la peine de remplir tes poumons. Tu étais morte de toute façon, à quoi bon. Sa voiture était partie. Celle de ses amis aussi. S'il n'y avait les cadavres de bouteilles et les cendres presque froide du petit feu de camp, on aurait pu croire que ce n'était qu'un rêve. S'il n'y avait tout ça, on aurait pu croire que rien ne s'était passé. Tu aurais pu dire que tu retournais à Salvador. Ça ne prendrait pas longtemps. Tu ouvrirais grand tes ailes, et avec l'aide d'un vent complice, tu te laisserais voler jusqu'à chez toi. Tu arriverais par le restaurant. Petit hirondelle se poserait sur le toit de tôle et observerait les passants, flânant et profitant de l'atmosphère chaleureuse. Tu te ferais jolie pour que tout le monde soit content. Tu mettrais ta jolie jupe, et tu tresserais tes cheveux. En t’agrippant à un tronc, tu te relevais. Tu enfilais ta jupe, fébrilement. Pour repousser la nausée qui t'enserrait le ventre, tu fermais les yeux. Tu retournais à Salvador. Tu avais retrouvé les étoiles. Elles étaient là, elles t'attendaient. Elles étaient partout, dans le ciel, sur la mer, dans les yeux de tes parents. Ton esprit faisait la forte tête. Il voulait superposer d'autres images à celles que tu avais choisies. Tu rouvrais les yeux et revenais à la réalité. Tu ne voulais plus d'images. Aucune. Tu ne pouvais pas retourner à Salvador. Tu ne pouvais plus. Tu éteignais tes pensées qui commençaient à se réveiller, se questionner, à faire mal. Tu ne voulais plus avoir mal. Tu te mettais à marcher. Pas après pas. Tu effaçais la douleur. Tu effaçais tout. Tu marchais. Tu marcherais. L'amour rend aveugle. Dans le noir, tu allais continuer de marcher, en refusant de tomber. Tu ne voyais plus, ne sentais plus, ne pensais plus. Tu marchais. Et tout au fond, tu savais la vérité. La vérité c'était que les étoiles, c'était toi qui les avait fait partir, tu leur avais demandé de t'emmener avec elles. Tu avais éteint la lumière, tu étais partie, tu avais laissé faire. Tout ça, parce qu'on n'est pas sérieux quand on a 17 ans.



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(#) Lun 10 Fév 2014 - 22:17
ma belle. ma perfection si tu savais comment tu me fais plaisir, mondieu je t'aime et j'ai hâte de lire la suite courage et bienvenue - le code est validé, d'ailleurs -
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(#) Lun 10 Fév 2014 - 23:13
Nela  :han:  

Oh mon dieu... J'ai pas fini ma fiche okay mais j'ai trop hâte de lire la tienne  :**: 
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Mar 11 Fév 2014 - 14:43
elle cite rimbaud
NELAAAAAA :han: (j'ai mon coeur qui fait un petit bond dès qu'un pv est tenté Arrow Laughing)
et puis j'adore le début
hâte de lire la suite, ma jolie perv

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Mar 11 Fév 2014 - 19:01
il me semblait t'avoir souhaité la bienvenue.. je deviens folle. :smoke:
bienvenue. perv
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(#) Mar 11 Fév 2014 - 21:13
Merci mille fois à vous tous   

Ouf, j'ai la pression maintenant  Laughing J'espère que j'vais pas vous décevoir  Arrow 
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(#) Jeu 13 Fév 2014 - 17:39
Nela, la superbe.

bienvenue.

puis tes mots
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(#) Jeu 13 Fév 2014 - 18:36
Bienvenuuuuuue
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(#) Ven 14 Fév 2014 - 21:31
Merci vous deux   
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(#) Dim 16 Fév 2014 - 21:17
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


oh, ma petite nela si belle, si merveilleuse. j'crois que t'as merveilleuse bien compris le personnage, et je t'aime encore plus pour attends toi à avoir cleb souvent dans les pattes, affamé comme il peut bien être

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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