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I know it's a different kind of love when I see you get that.

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(#) Mer 5 Fév 2014 - 15:59
Neymar De Oliz

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ De Oliz, un nom simple, court dont on se souvient, dont on devrait se méfier, et dont les gens se méfient. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Neymar. Les rumeurs courent, il deviendra comme son père, c’est sûr. Ou peut-être pire, non. C’est certain. A côté de lui, son père était un sain, forcément. C'était mieux avant ♆ 23 hivers, une dizaine de glacé, d'ou les crevasses qui sont restées gravé sur sa peau.  Première Bouffée d'air ♆ Neymar est né à Saõ Poeira, il est l’ainé d’une macabre lignée d’enfants. Papa et Maman ♆ Ses parents sont brésiliens. Son père est originaire de Saõ Poeira tandis que sa mère est née à Barreirinhas. Dans mon lit ♆ Les poupées, les tigresses, les aventureuses, les nouvelles expériences. Il déteste passer ses nuits seul. (Plus de détails dans le paragraphe sur son caractère.) Degré de solitude ♆ Neymar est seul la plupart du temps. Ou du moins la journée. Il ne veut pas s’embarrasser d'une femme, préférant largement les surprises que lui réservent ses expériences nocturnes, bonnes ou mauvaises d'ailleurs.  Tromper l'ennui ♆ Homme de main. Tombé dans le trou à rat ♆ Neymar est né à Saõ Poeira, pas longtemps après que son père décide enfin de se caser. Il a toujours vécu ici depuis sa plus tendre enfance. La nouvelle famille ♆ C'est une crapule, une raclure, un vrai connard.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Laura. Pseudo pas beau ♆ Plume. Nombre d'hivers endurés ♆ 18. Pierre précieuse préférée ♆ Azurite. Compagnie de voyage ♆ J’ai connu le forum grâce à Mauuuudeuuh, suite à nos deux semaines de colocations. Comme j’aime bien, non. J'adore en fait, écrire et que l’univers du forum me plaisait vraiment j’ai décidé de tenter l’expérience. Mot doux ♆ J’aime beaucoup l’univers fantastique, qui est sûrement l'univers ou je m'éclate le plus, et j'adore aussi le rôle-play, même si je n'ai jamais eu l'occasion de tester ce genre de plateforme auparavant. Degré d'addiction ♆ J’ai déménagé le week-end dernier, et en ce moment c’est assez la dech d’internet, du coup je ne sais pas quand je vais l’avoir à nouveau. Du coup, quand je me connecterai pour le moment c’est quand je squatterai chez Maude. Sinon, tout le temps ! Sésame ouvres-toi ♆ Enfermons-nous mélancoliques, NDO. Tête de cochon ♆ Sacha M’Baye. Remerciements ♆ Mes images viennent de Tumblr. Mot d'amour en plus ♆ Maude insiste pour que je la complimente donc voilà : « elle est merveilleuse, et emplit de talent, et cette phrase ne suffit pas pour décrire tout ce que je ressens pour elle ». Bon sinon, je suis contente qu’elle m’ait ramené ici, et j’ai hâte de rencontrer les autres joueurs. Peace ♥
I ain’t a killer but don’t push me. Revenge is like the sweetest joy next to getting pussy
▲ 2PAC
Le souffle de mes coups.
Adossé contre un mur aux abords de la place du marché, il scrute la foule avec attention. Son regard se perdant sur les marchands s’affairant derrière leurs étales chargées des différents produits alléchants qu’ils proposent. Parfois, il les entend crier, à l’égard d’un enfant vient de chaparder un fruit ou un légume pour son maigre repas du soir. Mais c’est déjà trop tard, il voit les enfants se faufiler entre les passants, se frayant un chemin. De toute façon, ce n’est pas ça qu’il l’intéresse. Ce qu’il veut lui, c’est une femme qui lui permettra de s’occuper pendant la nuit. Il en avait connu des filles ici, pourtant il n’en avait jamais assez. Il voulait toujours plus. Oh oui, il les aime les femmes, il ne pourrait pas vivre sans elles. Pourtant,  en même temps, il n’en a rien à faire. Toutes pareilles, de simple passe-temps, un morceau de viande, un jouet que l’on jette une fois que l’on s‘en est lassé. Auxquelles on a pris tout ce que l’on devait prendre et qui est devenu inutile, obsolète. Il aime les voir s’émoustiller, se dandiner, mettant en avant leurs formes généreuses ou parfois, tout bonnement inexistantes pour tenter de capter son attention. Il aime les voir frustrées, et atteinte dans leur fierté, lorsqu’il feint de ne pas les voir. Il aime les sentir faillir, les sentir troublées par son regard transperçant, froid et presque dérangeant, les sentir tomber à ses pieds, conquise, par son détachement, qui le rend différent. Il aime les sentir, frêles, fragiles sous ses mains musclées, leur corps se cambrer sous ses coups de reins. Il aimait en faire ses poupées parfois, se délectant de sa position de dominant lorsqu’elles s’abandonnaient totalement à lui. Mais ce qu’il aimait par-dessus tout, c’est jouer. Qu’on lui résiste. Ça l’excédait pourtant au plus haut point, mais il aimait cette traque, et il gagnait. Toujours.


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(#) Mer 5 Fév 2014 - 16:04
L'appel du Diable

l'étrange
Chaleur. Haine. Brulures. Rage. Douleurs. Elle a pénétré sa carapace et à contaminé une grande partie du reste d’humanité qui lui restait. Son sang s’enflamme dans ses paumes torturées. La douleur camouflée par la colère qui l’habite et le ronge de toute part dans son être. La moindre contrariété, la moindre chose qui ne se passe pas comme il le souhaite, parfois une simple émotion forte éveille le diable dont il est le pantin. Le diable qui le rend plus fort. Elles brûlent comme si le feu de la rage et la rancœur qui le hantaient s’extirpaient par ses mains qui l’ont tant protégé. Aujourd’hui elles sont une arme, une putain de malédiction, une pompe à inhumanité, sans que ni lui ne puisse la contrôler. Tu parles d’un don ! En même temps, ça aurait pu être sacrément utile s’il arrivait mieux à la canaliser et à la contrôler et s’il ne souffrait pas le martyr à chaque fois que son démon s’éveillait, trouvant comme seule source d’apaisement le contact d’une chair fraiche. « Dieu en a décidé ainsi ». Alors c’était lui, le Dieu, le tout puissant qui l’attirait ainsi vers l’abîme de la perversion et du mal ? Tu parles. Une belle connerie ouai.
(c) WeHeartIt


São Poeira
Malédiction. Tout ça n’est qu’une putain de malédiction. Comme si le sort avait décidé de s’acharner encore et encore sur ses pauvres épaules. Comme s’ils n’avaient pas assez souffert. Il fallait maintenant qu’il reste coincé ici, face à son passé. Dans cette ville pourrie, qui rendait tout le monde pourrit, qui rongeait les chairs, les cœurs –pour ceux qui en avaient encore- et les âmes. Oubliés de tous, maudits dans cette putain de ville. Il rassemble quelques affaires dans un vieux sac, et l’avait jeté sur son épaule, déterminé. Ce n’était pas de sa faute si les rares couillus qui avait essayé de partir avaient rien dans le bide, mais lui il était fort, un homme, un vrai. Pas une de ses petites merdes qui avaient une grande gueule plus qu’autre chose. Lui il allait partir, pour de bon. Et montrer à toutes ces faibles que lui il pouvait. Pourtant, il ne prévint personne. Et puis de toute façon, il n’avait personne à prévenir. Non, il allait s’en aller, disparaître de ce trou à rat, pour toujours. Il sortait de chez lui, laissant ses dix-sept ans de vie ici derrière lui. Sa vie commencerait maintenant, quoiqu’il arrive. Même s’il faillirait, il aurait essayé, et aurait respiré pendant plusieurs minutes, plusieurs heures, ou même plusieurs jours -peut-être s’il tenait jusqu’à là- l’air pure de l’extérieur, loin de ce gaz, de leur prison, il aura pu marcher loin de cet enfer. Ou alors pour toujours. Toute façon, il n’avait rien à perdre ici, sauf quelques salopes peut-être, mais il ne doutait pas que peut-importe où il irait, il en trouverait à la pelle.
(c) WeHeartIt

En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur. ▲ Mahatma GANDHI
Les mains du Diable.
Il jetait son maigre sac sur son dos, prêt à partir. Partir loin, loin de son passé, de sa douleur, de ses dix-ans de vie ici, loin de cette ville maudite, rongeant de l’intérieur tous les gens qui avaient le malheur d’y habiter. Il siffla lorsqu’il vit un molosse couleur sable se balader dans les bidonvilles, non loin. Il s’arrêta, avant de se ruer dans les jambes de son maître. Neymar s’agenouilla à sa hauteur, caressant sa tête.
« Allez mon gros, on y va », déclara-t-il faisant signe au chien. Il avait trouvé le Pitbull, quelques années auparavant, errant dans le village la peau sur les os, affamé. À l’époque, il était deux fois moins gros, beaucoup moins fort aussi. Les gens en avaient peur, de ses dents pointues qui dépassaient un peu de ses babines, d’être mordus, qu’il mange leur repas. Pourtant Neymar, lui inconscient c’était approché de la bête, partageant son triste dîner avec lui. Le chiot l’avait suivi, se blottissant contre sa maigre carcasse meurtrie pendant la nuit, lui apportant l’attention qu'il lui manquait depuis des années maintenant. Ils ne s’étaient plus quittés, même si le chien était libre d’aller et venir comme bon lui semblait. Il arrivait qu’il parte gambader pendant plusieurs jours, sans que son maître ne s’inquiète, de toute façon, il ne pouvait pas aller très loin.
Il avanca vers les limites du village, les traversant sans hésitation. Déterminé. Face à eux se tenait une étendue de sable, comme un immense nuage qui s’étendait à l’horizon, sur le côté commençait la verdure timide du grand Parc National. Il avait abandonné l’idée de passer par la forêt, enjamber sans cesse la végétation, les racines,  et éviter les animaux qui y vivaient lui paraissait plus épuisant et dangereux, ils longeraient donc la forêt, et tout irait bien.
Après quelques minutes de marche, l’air semblait différent lorsqu’il pénétrait dans ses poumons, défait de ce fichu gaz, presque un peu brûlant. Il se sentait un peu bizarre, comme si son corps était en train de se laver de toute la merde qui l’avait entouré pendant huit ans. Le chemin était long et fatiguant, ses pieds étaient lourds, s’enfonçant dans le sable. Et des dunes, toujours des dunes à l’infini tandis qu’à leur droite, la délicate barrière verte s’étendait elle aussi. Lorsqu’il eut fini de gravir une dune, il se retourna. Bordel ! C’est pas possible ! Le village était là, à quelques centaine de mètres derrière eux, un kilomètre tout au plus… Il avait l’impression d’être partit depuis des heures au vu de la fatigue qui le gagnait. Le clebs avait l’air d’avoir du mal aussi. Il décida de faire une pause, dans les premiers sous-bois du Parc. Cette putain de soleil lui brûlait le crâne. Il trouva un endroit calme, bien à l’ombre, pourtant la chaleur était toujours aussi suffoquant. Sa vue se troubla un peu, un mal de tête s’installa doucement. Il grogna. Il sortit une des bouteilles d’eau qu’il avait pensé à emporter, et en vida un peu au-dessus de la gueule du Pitbull qui lapait avec avidité le liquide. Il passa sa main sur son front, essuyant les gouttes de sueurs qui y avait perlé. Malgré qu’il ait bu, sa gorge lui semblait toujours horriblement sèche. Il valait mieux rester un peu à la fraîcheur de la forêt, juste quelques heures, le temps que le soleil s’adoucisse un peu. Il s’adossa à un arbre, fermant les yeux quelques instants. Il frotta ses mains sur son pantalon, elles étaient moites, créant un picotement désagréable dans ses paumes. Le chien couina, en courbant le dos. Il le regarda avec surprise. Il aboya deux fois, avant de couiner à nouveau. « Ça va aller Kevlar, on est bientôt arrivé. » Il se mentait à lui-même. D’ailleurs, il ne savait même pas ou il voulait aller, enfin si, mais il n’avait aucune idée de comment s’y rendre. Barreirinhas. La ville d’où venait sa mère. Il essuya à nouveau ses mains, raah. Foutue sueur. Sauf que cette fois les picotements s’étaient transformés en brûlures, des brûlures gênantes et plus que désagréable. Il fit glisser un peu d’eau sur ses paumes meurtries, pour les soulager, ça n’y fit rien. Les brûlures s’intensifiant un peu plus.

Des images de son passé se mirent à danser devant ses yeux, lorsque petit sa mère le prenait dans ses bras le serrant contre elle, lui se perdant dans sa longue chevelure brune. Il essayait de chasser ses douces images, il voulait les oublier. Il les avait ignorées pendant des années, enfermé dans sa carapace de glace. Elle fut remplacée peu à peu par une autre image. Lorsqu’après l’école, il courrait voir sa mère, caresser son gros ventre où se tenait l’enfant qu’elle portait depuis plusieurs mois déjà. Il se rappelait que quelques semaines plus tard, le ventre avait disparu, mais le bébé n’était jamais sorti. Il secoua la tête, pour supprimer les souvenirs qui remontaient petit à petit. A nouveau le ventre de sa mère avait gonflé.

Les cris de sa petite sœur, qui hurlait à s’en arracher les poumons, à vous en glacer les tripes. « N’entre pas Neymar, Maman s’occupe de Lucia. » De nouveaux hurlements naquirent, l’enfant qu’il était sursauta, restant devant la porte close qui le séparait de sa petite sœur. Elle, qui avait attiré toute l’attention de ses parents depuis qu’elle était née, il y a deux ans. L’enfant tant désirée, celui qu’ils avaient eu tellement de mal à avoir. Il s’était senti mis à part, comme moins aimé. C’est horrible pour un enfant de neuf ans d’avoir l’impression de n’être pas aimé par ses parents. Toute façon, y’en a toujours que pour les filles , pensait-il. Maman ouvrait la porte un instant, pour en sortir. Il vit Lucia par l’entrebâillement, se débattre dans tous les sens. Elle était attachée au lit, ce qui restreignait ses mouvements. Elle se jetait d’avant en arrière, s’écrasant sur le matelas qui était devenu sa prison. Il était figé devant la scène. Le voyant ainsi sa mère referma la porte avec hâte. Elle lança un regard à Papa, le petit ne comprit pas. Elle avait l’air tellement triste Maman, et Papa, il ne l’avait jamais vu comme ça. « Je vais aller en ville, voir si je peux trouver quelques médicaments », dit-elle, faiblement. Etant Infirmière elle avait accès à certains médicaments à l’hôpital, mais elle devait faire attention à ne pas se faire surprendre. On n’aimait guère les voleurs ici, et puis, Maman ne voulait pas que les gens savent ce qu’il se passait. Elle voulait simplement protéger la famille. Papa retourna dans le salon, se laissant tomber sur le sofa en cuir brun. Neymar, lui resta planté là, tressaillant un peu à chaque nouveau hurlement. Après quelque minute, il posa sa petite main sur la poignée, hésitant un instant. Il appuya, s’avançant timidement dans la pièce peu éclairée. Lucia se jeta en avant, retenu par ses poignets liés, ses yeux étaient révulsés, elle ne le regarda pas. Elle l’ignorait elle aussi. Mais il ne savait pas lui, qu’elle ne pouvait pas le voir, qu’elle n’était plus elle. On aurait dit que le diable l’avait envahi. Elle poussa un nouveau cri, entre le hurlement, les pleurs et les gémissements. L’enfant frissonna, faisant quelque pas en arrière, terrorisé. Il se cogna dans quelque chose, une main chaude se posa sur son épaule. « Ne reste pas là fiston. » Ses pieds quittèrent le sol, se retrouvant contre le torse dur de son père qui l’emmenait loin du diable qu’était devenue sa sœur. Il ne parla plus de la soirée, les images d’horreur lui tournaient dans sa tête sans cesse. Les cris retentissaient encore dans la modeste maison qu’ils habitaient.  Maman rentra, retournant aux chevets du démon qui avait pénétré leur demeure. Son père lui, prit la main de son fils, l’emmenant dehors. Lui non plus n’en pouvait plus des cris de son enfant, qui lui déchiraient le cœur. Ils marchèrent quelques minutes,  arrivant à l’église. Ses parents y allaient tous les jours depuis que Lucia était malade, et se rendait à la messe du Dimanche chaque week-end, comme la plupart des gens d’ici. Lui ça l’embêtait la messe, il s’y ennuyait profondément. Il regardait les autres enfants comme lui, gesticulant sur leur chaise, impatients. Mais là, l’église était vide, pas de messe, pas de foules. Son père le traîna à l’avant, puis il s’assit, la tête courbée vers l’avant les yeux clos, il priait. Priait pour que sa petite s’en sorte.  Il était resté un bon moment, en silence, suppliant le tout puissant de les aider. Puis, il s’était levé, prenant Neymar dans ses bras. Ça faisait longtemps que son père que l’avait pas serré comme ça dans ses bras. Papa avait les yeux rouges, et ses joues étaient trempées. Il se dirigea ensuite vers la sortie de l’édifice, croisant le regard hostile de certains habitants. Bien sûr ils savaient que se passait quelque chose, on entendait les plaintes de Lucia à travers les murs de leur habitation. Les gens étaient curieux, et s’imaginait n’importe quoi. Ils parlaient, c’est tout. Quand Papa poussa la porte d’entrée, les cris n’étaient plus, Maman était assise dans le sofa, la tête entre les mains, son corps secoué par des sanglots. En entendant la porte, elle releva la tête, le visage décomposé, brûlé par les larmes. Ils se regardèrent un instant avec Papa, sans se parler. Il savait. Maman ouvrant la bouche difficilement, articulant un maigre « C’est fini. Elle est partie… », avant de fondre en larmes à nouveau, dans les bras de son mari. Le corps de l’enfant tremblait, pourtant aucunes larmes n’en sorti. Il courra dans le couloir, poussant la porte de la chambre dans laquelle sa sœur était restée cloîtrée pendant trois jours. Il s’approcha doucement d'elle, inerte. Ses poignets étaient déliés, reposés sur le matelas, à vif, brûlés par les liens qui les avaient encerclés. « Lucia, Lucia », chuchota-t-il, espérant qu’elle ouvre à nouveau les yeux. Qu’elle recommence à l’embêter comme avant, parce que même si il en était jaloux, il en était fou de sa petite sœur. Elle ne se réveilla pas, jamais. Rependant vide, tristesse et distance dans leur famille.

Le chien couina à nouveau, Neymar remua un peu, tiré de ses souvenirs qui l’empoisonnaient peu à peu. Le molosse aboya encore. Un couinement de douleur, de plaintes, de peur résonna. Il tourna un peu en rond, comme s’il devenait fou. Le chien prit la manche du haut de son maître, le forçant à se lever.
Neymar s’appuya sur une main, pour se relever, avant d’hurler de douleur. Ses mains elles le chauffaient encore plus qu’avant. Il fallait qu’il rentre au village, il savait qu’il avait eu tort de s’enfuir, de fuir le diable. Il se vengeait, les faisant souffrir pour qu’ils reviennent. Les rumeurs étaient vraies, ils ne pouvaient pas partir de cet enfer qu'étaient devenu leur vie. Sa vision se troubla un instant, comme si un voile s’était posé pendant quelques secondes sur ses yeux. Il avançait en chemin inverse, trébuchant un peu tellement ses jambes lui paraissaient lourdes. Il ressortait des sous-bois, les longeant de près, espérant qu’ils les cacheraient un minimum du soleil, et évitant ainsi les dunes. A l’orée du parc, à l’endroit où la végétation se transformait peu à peu en sable, le sol était plus dur, il faisait un peu moins chaud aussi, sûrement, pourtant il avait l’impression que toute l’eau de corps était en train de s’évaporer. Il tira une grimace, gémissant de douleur, sa joue, elle le brûlait. Il passa ses doigts eux aussi bouillant dessus, et sentit la petite crevasse sous son oeil droit. Les souvenirs, commençaient à danser à nouveau sous ses yeux.

Ça faisait maintenant deux mois que Lucia était partie, libérée de son démon, libérée de sa vie de souffrance. La maison semblait terriblement calme, privée de ses pleurs, de ses caprices mais surtout de son rire. Son rire respirant l’innocence, la joie. Elle lui manquait un peu quand même sa petite sœur… Sa mère avait repris le travail, ça lui permettait de penser à autres choses à ce qu’elle disait, mais son regard semblait tellement vide, comme s’ils avaient perdu leur éclat. Papa lui aussi avait eu du mal à s’en remettre, beaucoup plus que Maman, même s’il ne le montrait pas. Il s’était battu avec un client du garage où il était mécanicien quelques jours après la mort de sa petite princesse. Depuis, il passait ses journées vautrée sur le canapé, une bouteille à la main. Il buvait trop, et s’énervait beaucoup. Un soir, Papa était en rogne, il criait contre Maman, c’était la première fois qu’ils les entendaient se disputer si fort. Neymar sortit de sa chambre, se rendant discrètement dans le salon. Des cadavres de bouteilles jonchaient le sol, il titubait un peu, il ne semblait pas dans son état normal.  « C’est ta faute, si elle est morte la petite ! » cria-t-il à sa femme. L’enfant entrouvrit la bouche, choquée des paroles. Il vit sa mère devenir pâle, les larmes lui monter aux yeux. Avant qu’elle ne parte se réfugier dans la cuisine, s’appuyant sur le plan de travail, les larmes roulant ses joues. Neymar courra vers elle, la serrant dans ses bras, il n’aimait pas la voir pleurer. Elle caressa doucement son crâne rasé, du bout des doigts. « Pourquoi il dit ça Papa ? Elle était malade Lucia, c’est pas de ta faute Maman. » Elle sourit un peu, « Il ne le pense pas mon ange. Papa est très triste, ce n’est pas de sa faute. »
Pourtant les jours suivant, c’était la même chose, il criait contre Maman. Parce qu’elle ne lui avait pas rapporté si, parce qu’elle n’avait pas fait ça. Et un soir, les coups partirent. Elle était rentrée beaucoup plus tard que d’habitude, retenu à l’hôpital pour une urgence, pour sauver des vies. Dès qu’elle passa la porte, il lui hurla dessus, l’interrogatoire commençait. « T’étais où ?! Avec qui ?! Tu me prends pour un con ?! Je suis sûre que tu étais avec un homme ! Tu me trompes, j’en suis sûr ! » Les faibles réponses de Maman se perdaient dans les cris de Papa. Il la poussa contre le mur avec force, sa tête cognant contre celui-ci dans un bruit glauque. Elle le suppliait, recroquevillée au sol, pleurant, pourtant il n’arrêta pas. Il lui mit plusieurs claques, il se contre-fichait de si elle disait la vérité, le mal le rongeait de l’intérieur, c’était déjà trop tard. Chaque soir, ça recommençait, cris, coups, pleurs. Une fois, Neymar s’était interposé, et lui aussi s’était fait battre, son petit corps d’enfant meurtris à l’intérieur comme à l’extérieur. Puis il y a eu cette histoire de gaz, Maman devait travailler beaucoup plus à l’hôpital avec tous les gens qui étaient tombé malade. Puis un soir, elle n’est pas rentrée, le lendemain non plus,  elle n’est plus jamais rentrée.
« C’est de ta faute si ta mère est partie ! Tu le sais ça ? C’est de ta faute ! », puis les coups tombaient, encore et encore, jusqu’à ce que, épuisé, son père le délaisse sur le sol, retrouvant le sofa et sa bouteille de Whisky. Du haut de ses dix ans, son corps était décoré d'un bon nombre de bleus, d’égratignures, et de cicatrises. Il avait fui la maison, dormant où il pouvait, parfois il rentrait par la fenêtre durant la nuit, pendant que son père sommenolait pour être à l’abri.

Kevlar grogna, tirant sur la manche de Neymar pour le presser. L’adolescent était comme hors de son corps, la douleur qui torturait chaque partie de son anatomie en était presque ridicule face aux souvenirs qui lui brûlaient l’esprit. Soudain il sentit une douleur violente à la main. Le molosse l’avait chiqué laissant une trace nette des crocs qui avaient pénétré sa chair, le faisant prendre soudainement conscience de son mal-être physique. Il fallait… qu’ils… rentrent. Le village n’était plus très loin, à peine à cinq cent mètres. Il voyait les bidonvilles au loin, pourtant courte distance lui semblait insurmontable. La seule idée qui lui restait après ses remontées amères, c’était la sensation d’une vie volée. Sa vie d’enfant. On lui avait pourrie.  La haine montait dans son corps, ses mains lui brûlant plus que jamais. Abandonnée par sa putain de mère alors qu’elle savait très bien ce que lui ferait son père. Les filles et leurs beaux yeux qui mettaient le monde à leur pied en un clignement de cils. Il était écœuré. C’était fini tout ça. Les choses allaient changer.

Puisqu’on ne peut pas fuir le Diable, autant le devenir.


Et elles avaient bien changées. Du haut de ses vingt-trois ans, il était bien loin du petit homme qu'il était il y a six ans. Ses souvenirs, ils les avaient enfermé, coincés quelques part, bien enfouit dans sa carapace.
Neymar grogna faiblement, la douce sauvage aux formes avantageuses se mouvant avec grâce et fureur sur son bassin, leur tirant à tout deux quelques soupirs de bien-être. Elle caressa son torse mat du bout des doigts, tandis que ses mains à lui étaient posées sur ses hanches parfaitement dessinées, accentuant les mouvements de la belle. Il roula sur le côté, reprenant le dessus, dominant sa partenaire, frêle, presque fragile entre ses mains. Il coinça son visage clair entre ses doigts avec férocité, avant de lui tourner un peu la tête sur le côté. Il dégagea sa longue chevelure brune de son autre main, faisant glisser ses lèvres vers son cou, mordillant sa peau moite et parfumée en un mélange agréable de sueur et de vanille. Il l’entendit gémir un peu, de douleur surement, mélangé au plaisir qu’il exerçait entre ses cuisses. Il fit redescendre sa main vers sa poitrine, palpant ses seins fort, trop fort, mordant sa chair avec un peu plus de force, jusqu’à en faire perler quelques gouttes de liquide au gout de fer. Elle se cambra un peu, gémissant plus fort, le picotement des dents du fauve sur sa peau fragile et l’excitation procurée par la danse sensuelle que menaient leurs deux corps, glissant l’un contre l’autre, bouillonnant de plaisir et de passion. Il léchait la blessure avec avidité, il pouvait voir la marque qu’il avait laissée au creux de son cou, illuminé par quelques lueurs de lune qui passaient à travers l’entrebâillement des volets de la chambre. Il augmenta les coups de reins, plus forts, plus profond, transporté par une espèce de transe passionnelle, presque violente. Elle hurlait presque sous ses assauts de plus en plus durs, de plus en plus brutaux, mais elle aimait ça la salope. La tendre salope. Enfin, elle laissa tomber, vaine de résister, s’abandonnant à lui. Entière. Un sourire satisfait se dessina sur les lèvres du prédateur, avant qu’il ne roule aux côtés de la fille dont il n’avait pas retenu le nom un peu essoufflé par son sport favoris. A quoi bon de toute façon ? Demain soir ça ne serait surement pas la même qui partagerait son lit. Elle se tourna vers lui, caressant son torse voulant l’embrasser. Il la repoussa, se levant du lit, ramassant ses vêtements éparpillés un peu partout dans la pièce. Il se revêtit,  sa peau collant un peu, et sortit de la chambre. La salope assise dans le lit, un air triste sur son visage sale du surplus de maquillage qui avait coulé sous l’effort.
Une fois dehors, sa peau frémit un peu du au changement brutal de température, quelque chose bougea dans l’ombre, se redressant. Il siffla, le molosse sur ses talons, il l’avait attendu. Il sortit son paquet de tabac de la poche arrière de son jeans, s’en roulant une. Prenant la direction de sa maison. Il ouvra la porte brutalement, retrouvant comme toujours son père avachis sur le canapé, endormit torse nu, sa bouteille de Whisky à la main. Il le regarda un instant, un air de dégoût envahissant sa bouche. Il se retint de lui cracher dessus. Kevlar grogna, comme il le faisait à chaque fois en présence de l’ivrogne. On pouvait voir les bras de celui qui avait été son père autrefois, marqué d’innombrables marques de morsures. Depuis qu’il avait le chien, il avait compris qu’il valait mieux qu’il arrête de le battre. Ça le rendait presque heureux de voir son père ainsi mourir à petit feu à cause de l’alcool. Il fit bouger ses doigts, ses paumes chauffant sous la haine qu’il ressentait pour cette loque. Il était comme les camés, il ne lui inspirait que dégoût et pitié.
Même si c’était devenu un putain de connard, un vrai enculé, il était fier de ne pas être un de ses déchets rongé par la drogue. Sa seule drogue à lui, celle dont il ne pouvait pas se passer, c’était la baise.





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(#) Mer 5 Fév 2014 - 16:06
bienvenue, bienvenue. perv
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(#) Mer 5 Fév 2014 - 16:09
Bienvenue à toi !
Bonne chance pour ta fiche :)
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(#) Mer 5 Fév 2014 - 16:16
Bienvenue, elle à l'air chouette, cette Maude perv Arrow
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(#) Mer 5 Fév 2014 - 20:43
Oui elle est chouette cette Maude ! :3 Merciii
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(#) Mer 5 Fév 2014 - 23:39
J'crois que j'te l'ai dit sur la cb ou alors par mp, mais tant pis
Bienvenue ici perv
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(#) Jeu 6 Fév 2014 - 18:02
oh, j'aime beaucoup l'avatar !
bienvenue.   
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(#) Ven 7 Fév 2014 - 10:39
Merci merci
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Ven 7 Fév 2014 - 15:09
J'EN NEYMAR :han:
oui bon je sors Arrow
bienvenue ici, j'adore le choix d'ava  je l'avais jamais vu avant perv
du coup bienvenue ici, hâte de voir la suite et fin

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Ven 7 Fév 2014 - 19:37
alors je le connais pas lui mais il est super beau.

bienvenue.
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(#) Sam 8 Fév 2014 - 19:02
Oui, il est pas encore très connu mais j'suis sûre qu'il va le devenir :ouioui: c:
Merci ! :)
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(#) Lun 10 Fév 2014 - 4:32
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


oh, l'histoire de la soeur est si triste. et puis le chien il suffit d'un chien comme ça pour avoir raison de moi une de mes amies en a un tout petit, il est adorable bref j'aime ton neymar, il est beau, il a une certaine sensibilité malgré son caractère j'crois qu'il va bien s'entendre avec Joao perv

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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(#) Lun 10 Fév 2014 - 10:08
Merciiiiiiiiiiiiiiiiii, j'suis trop contente   
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