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(#) Dim 2 Fév 2014 - 13:34
giovanni manfred häas

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Häas. Sur sa lippe se découpait un sourire, lorsqu'il dégainait son nom en étendard, comme une protection face au monde. Häas, qu'il sifflait, en faisant rouler la clope sur sa lèvre. Mais pas comme les glaces, hein rajoutait-il, comme si ça avait le moindre rapport. On se rappelle de son éternel ricanement amer, chaque fois qu'il prononçait son nom, comme si c'était un acide brûlant sur sa langue. On se rappelle que, étonnamment, cette malédiction... il l'aimait. C'était le poids adoré de l'épée Damoclès au-dessus de lui. C'était la douleur, c'était la souffrance, c'était le poids qui le traînait parterre et duquel il ne pouvait retirer qu'une énorme fierté. Mais maintenant, même de ça, il est incapable de s'en souvenir plus de trois jours. Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Giovanni. Les origines italiennes suintent dans ce prénom, on ne pose même plus la question et on sourit d'un air entendu. Désormais, on l'entend plus sous le surnom de Nino, tout simplement la contraction du premier prénom, la signification de petit garçon en espagnol (« niño »). Manfred vient en second, mais ce n'est franchement pas important (ça l'était pour son père). C'était mieux avant ♆ Il a vingt-trois ans mais franchement, ça pourrait être en être vingt-quatre, vingt-cinq ou vingt-six. Sait plus. Première Bouffée d'air ♆ Quelque part de sombre il vous ricanerait à la gueule, en continuant de fumer, avant que ses yeux ne roulent dans leurs orbites d'un air exagéré. En Allemagne, à Hamburg, il y a quelques milliards d'années – lui semble-t-il – durant la seconde quinzaine du mois de juillet. Il n'a jamais, pour ainsi dire, fêté son anniversaire. Papa et Maman ♆ Papa est mort, Maman n'a jamais été en vie. Papa, c'est Stephen. Papa, c'est un mec aux lunettes rondes et à la mâchoire carrée, qui te regarde de haut enfin, qui te regarde à peine quand il s'en va, pour la dernière fois. Maman, c'est Marzia, c'est la femme qu'il n'a presque jamais vue, toujours avec langueur et déception, à se dire elle m'aime ou pas ? Il a crevé il y a environ cinq ans, elle est partie il y en a vingt. Mais eux, eux, ils comptent plus, ils n'ont jamais compté. Désormais, y'a plus que Papi, tu sais. C'était un Manfred, lui aussi, c'était un grand homme que Nino n'a jamais connu. Il est mort y'a longtemps mais son ombre, putain, son ombre elle plane encore sur son petit-fils. De mauvais augure. Dans mon lit ♆ Rien, ni personne. Vraiment. Rien ne l'intéresse, rien ne le fait bander, rien ne le distrait, rien ne le fait kiffer. Suffisait, y'a quelques temps, d'une paire de longues jambes et une paire de seins pour le faire tourner la tête. Mais maintenant, je te jure, rien, que dalle, nada. Il est vide à l'intérieur. Degré de solitude ♆ Avant.. bah, tu connais la vie. Avant, c'était les filles, y'en avait trop, ça tombait du lit, c'était horrible. Elles venaient un soir ou deux et puis elles partaient et lui il ricanait – toujours, faut s'y habituer – en roulant une éternelle clope. Mais maintenant, bah tu sais, y'a plus de place, y'a plus rien ni personne. Tout fout le camp. Y'a juste Milla mais c'est une exception, il est là, elle et là et ça suffit. Tromper l'ennui ♆ Pas vraiment. L'ennui va et vient, il ne sait plus ce qu'il faisait avant et il ne saura jamais ce qu'il fera demain. Il survit comme il peut, il vit au crochet d'une fille qui lui donne des tâches à faire, les jours où il veut bien (les autres, on préfère le laisser seul). Tombé dans le trou à rat ♆ Regard vide. J'sais pas, grince-t-il, il regarde autour de lui ; c'est quoi déjà, le trou à rat ? C'est où ? Il est arrivé hier, non ? Bah non. Nino, ça fait trois mois qu'il est là. Pourtant, tous les jours, c'est pour lui un nouveau. Tous les jours, il se réveille, il te demande où il est, qui il est, quand il est. Pour lui, le lieu, la date, tout ça n'a pas de sens. Y'a que les journées qui passent et qui vont et qui viennent et qui s'achèvent avec le soleil. Y'en a eu soixante-dix-sept, les cicatrices sur son bras l'indiquent. La nouvelle famille ♆ Il faut même pas se poser la question, ça se lit dans son regard, dans sa bouche qui s'entr'ouvre, pleine de questions. Tout le monde sait. Nino, il est perdu, il erre. Chien errant galeux dont personne ne veut. Chaque jour est une nouvelle arrivée dans ce monde trop clair pour lui.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ lola.   Pseudo pas beau ♆ sloth. Nombre d'hivers endurés ♆ seize. Pierre précieuse préférée ♆ tes yeux. émeraude.  Compagnie de voyage ♆ par deux petits démons ; elle n'est pas encore inscrite et lui, c'est rosàrio. oh et puis bazzart aussi (il m'a fallu le temps). Mot doux ♆ c'est beau, ça fait un peu peur au début et puis... nan. ça inspire. c'est cool. j'adore. Degré d'addiction ♆ souvent, ça varie beaucoup pour les rps entre « je te réponds le lendemain » et « je te réponds dans trois mois ». Sésame ouvres-toi ♆ OK PAR ADOLF Tête de cochon ♆ diego barrueco. Remerciements ♆ bannière de handsomemales sur tumblr (photo de sophie mayanne), avatars de eylika. Mot d'amour en plus ♆ Écrire ici.
Et pourtant, sous cette couche épaisse d'amnésie, on sentait bien quelque chose, de temps en temps, un écho lointain, étouffé, mais on aurait été incapable de dire quoi, précisément. C'était comme de se trouver au bord d'un champ magnétique, sans pendule pour en capter les ondes. Dans le doute et la mauvaise conscience, on avait affiché l'écriteau « Zone militaire. Défense de filmer ou de photographier ». ▲ PATRICK MODIANO
et surtout, on m'aura aimé
Tu refuses d'y croire, c'est pas possible, tu nies, tu ravales tes larmes, tu serres les dents, tu la regardes, tu lâches pas son regard, tu veux pas ciller, tu la foudroies, tu la transperces et tes lèvres forment un no déchirant à peine atténué par les larmes qui jaillissent de tes yeux comme autant de fontaines.
Mais c'est la vérité.
Tu le sais, évidemment que tu le sais, ton cœur le crie, ton cœur se déchire, tes veines s'ouvrent, tes tempes te font mal, c'est comme si tous leurs cris se mêlaient dans ton esprit et ne formaient qu'une voix, qu'une seule énorme voix, qui te scindait en deux et revenait en trémolos et en accents aigus, pour t'arracher des plaintes incompréhensives.
Il n'y plus qu'elle, et toi. Mais plus lui. T'as plus de Papa. Il est où ? Il est mort. Il a dit qu'il reviendrait, il avait pas précisé que c'était en morceaux.
Nouvelle plainte. Les larmes s'attachent à tes trop longs cils, rebondissent sur tes pommettes acérées, viennent se perdent dans quelques rares touffes de barbe du début de l'âge adulte. Ton monde s'écroule, tes genoux menacent de céder tandis que tu coures à travers la maison, avant de t'enfermer à l'étage. Tu fais descendre l'échelle du plafond et tu grimpes dans le grenier. Sa pièce à lui, qui est mort, mort, mort ont dit les flics.
Mais je l'aimais, moi as-tu envie de crier, de griffer, d'écrire sur tous les murs. Je l'aimais, moi, pouvait pas mourir comme ça !

Bah si. Et quand la lumière grésille, que l'ampoule frétille en s'allumant spasmodiquement, tu regardes la pièce exigüe et poussiéreuse. Il y a des meubles recouverts de voiles blancs, avec les tissus filandreux des araignées qui les rejoignent comme dans un jeu. Tu vois ton reflet brisé quelque part, des liasses de papier parterre, papier jauni, papier carton, papier dessin, papier de soie, papier trop blanc, papier tout propre, papier froissé, papier mort.
Tu es seul.


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(#) Dim 2 Fév 2014 - 13:34
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l'étrange
Tu sais pas, tu sais plus, mais c'est ça qui est drôle. C'est ça qui fait s'arrondir sur la lippe des autres des sourires amusés, des sourires complètement ironiques. À quoi ça sert de lui demander ? Te regardera toujours pareil. L'air vide. Paumé. Tes lèvres s'entr'ouvrent : indécision. Tes yeux se plissent : réflexion. Ton nez se fronce : plus rien. Le vide intersidéral dans ta tête. C'est là toute la beauté du truc : même toi, tu sais pas. T'es autant perdu que les gens qui te regardent chercher des réponses – les mêmes – chaque jour. C'est ça ton pouvoir. Enfin, toi même tu sais, c'est pas un pouvoir. C'est une malédiction. C'est le prix que tu dois payer parce que tu as trop essayé de savoir, trop essayé de te rappeler. Tu voulais te remémorer des choses que tu n'avais pas vécu, Nino, tu piges le problème ? Bah voilà, maintenant t'es amnésique. Tous les soirs – ou tous les deux soirs, ça dépend – bah t'as le mémoire qui s'efface. Pfft. On appuie sur le bouton reset et c'est reparti. Le plus longtemps que t'aies tenu, c'est trois jours ; et le moins, douze heures (enfin, ça, c'est ce qu'on t'a dit vu que t'en sais trop rien toi-même. D'ailleurs, t'as oublié). Quand tu te laisses aller au sommeil tu sais (ou pas) que, invariablement, lorsque tu rouvriras les yeux, t'auras tout zappé. Mais ça va plus loin t'as cru quoi, sinon c'est pas drôle. Y'a plein de trucs dont tu te souviens pas. C'est quoi ton nom ? C'est quoi ton père ? C'est quoi ta mère ? Tu viens d'où ? Chaque jour, une nouvelle page s'efface et tu te souviens de moins en moins de ta vie avant São Poeira. Mais même ça, eh, tu le sais pas évidemment. C'est le pire. Des fois, t'as des flashs, t'as des trucs qui vont et qui viennent et t'as des mots gravés sur ton corps (par les précédents tois, des étrangers) qui apparaissent, des lettres que Milla ressort pour t'aider comme elle peut. Mais ça ne suffit pas.
(c) EYLIKA


São Poeira
La ville, elle est belle tu dis chaque jour. Quand on te pose la question, tes yeux étincellent, friands (tu as oublié depuis longtemps ce que tu fais ici, sinon, tu n'aurais pas cette réaction), scannent les environs avec délice. C'est beau, c'est la vie, la vraie, pas celle des magazines. Tu te souviens des magazines, bravo, mais pas de la ville dans laquelle tu vis depuis quoi, trois mois je crois ? Plus ou moins ? Tu sais pas. Pour toi, tous les jours, t'es comme un touriste qui vient d'arriver et à qui on a promis d'aller voir les dunes (vous les connaissez tous, les pigeons comme ça) et tu t'étonnes à chaque fois de ne pas avoir de cash ou d'appareil photo. La ville, tu la redécouvres tous les jours par hasard. Les gens te connaissent (chiot perdu à la mine implorante, niño ! crient d'autres pour te héler mais tu ne te retournes pas) mais toi tu ne les reconnais pas, tu les regardes avec ces sourires contrits des grands rêveurs, ces sourires perdus de ceux qui ne comprennent pas mais qui font mine que si. Tu ne sais pas trop si ta vie est réelle, ici, tant elle te semble étrange et floue et lacunaire et avec des bonds dans le temps incompréhensibles. Soixante-dix-sept jours que t'es là, tu le sais, mais ça veut rien dire, c'est juste un nombre comme un autre. Mais la ville, putain, la ville. Tu l'adores. Chaque jour, tu l'adores.
(c) EYLIKA

I didn't think like a normal person, you said. I looked at sunsets like other people looked at funerals. ▲ ELISABETH HEWER
jour un

Tu te réveilles en criant à la mort : aaaaAAAAAARGghhhhh.
Tu t'étouffes. T'as l'impression que ta gorge se referme de l'intérieur. Tes yeux roulent dans leurs orbites. Tu t'es redressé dans le lit humide de sueur et ce n'est que quand on te prend à bras-le-corps que tu daignes te calmer. Ta poitrine se soulève difficilement au rythme de ta respiration erratique, les yeux fous, l'écume aux lèvres, tu regardes autour de toi. Analyses, comme toujours, les environs. Sur tes gardes ? Non, juste cette curiosité malsaine, cette curiosité suintante qui te définit, qui t'a mené ici. Aux portes du Diable. « Où suis-je ? Je suis où ? » tu scandes, en anglais puis en allemand – machinalement – avant de croiser enfin un regard sombre, aux sourcils en accent circonflexe qui se haussent d'incompréhension. Le mec se détache – c'est lui qui a calmé tes spasmes par la force – pour te regarder dans les yeux, avant de se détourner en laissant une flopée d'injures en portugais sortir de sa bouche comme du venin. Tu vois, derrière lui, une jeune femme. Elle te regarde avec ses grands yeux sombres, défiante. Quand tes yeux couleur abysse rencontrent les siens, t'as l'impression qu'elle t'a provoqué en duel et que tu ne peux pas te désister. Brésil. São Poeira. Portugais. Tu baragouines donc, à nouveau où suis-je en portugais cette fois. Dois attendre cinq bonnes minutes avant que la fille comprenne, ses yeux s'illuminant un instant avant qu'ils ne se plissent. Entre suspicion et, te semble-t-il, une certaine compassion. Ses yeux sont grands et noirs comme le ciel la nuit et à part quelques éclats, on n'en distingue pas grand chose. Le mot, unique, est craché, dans un anglais plus qu'approximatif : « Hell. »

jour six
« T'rappelles pas d'moi ? » s'étrangle-t-elle, tes yeux se plissent. Tu la détailles. Non. Tu ne l'as jamais vue. Qui est-elle ? Elle semble blessée. Puis son front se barre d'un trait soucieux. Puis elle fait la moue, baisse les yeux et toi tu ne comprends pas, tu t'assieds au bord du lit et te penches machinalement vers elle pour mieux la détailler. Elle t'est inconnue ; tu le sais au plus profond de toi. Tu n'as jamais vu ce regard si sombre avant, ni ces lèvres pulpeuses, ni ces boucles inoubliables qui tombent en cascade autour de son visage, comme pour mettre son grain parfait de peau en avant. Jamais. Et pourtant l'impression impérissable qu'elle t'est chère et importante ne te quitte pas. « Qui êtes-vous ? » réponds-tu simplement après un bref silence. Elle semble blessée. Soupir qui s'exhale lentement de sa bouche. « Comme si t'en avais que'que chose à foutre, d'mon nom. »

jour dix
« Désolée, j't'ai volé ça. » Presque cérémonieuse, elle te tend le carnet. Toi, tu clignes des yeux, difficilement, les rares rayons de soleil venant t'agresser la pupille. Tu regardes autour de toi et, comme les neuf jours précédents, ne reconnais pas l'endroit. Pourtant, tu ne paniques pas. Ton cœur tambourine en rythme dans ta poitrine, apaisant, ta cage thoracique se soulève calmement, tout va bien. Tu n'as pas cette sensation de faire face à une étrangère quand tes yeux croisent ceux de la jeune femme, et même un sourire vient écorcher ta lippe. Un sourire tendre, tu sais, qui laisse apercevoir les parenthèses aux coins de tes lèvres et tu la vois presque s'empourprer alors qu'elle laisse tomber le carnet noir entre vous, soudainement troublée. Tu ne comprends pas. Tu occultes l'incompréhension, comme toujours (après tout, tu baignes dedans désormais ; tu as appris à t'y habituer). Tu t'empares machinalement du carnet, tes doigts s'invitent sous l'élastique, tirent dessus afin de libérer la couverture. Elle a détourné le regard. Tu n'as toujours rien dit depuis ton réveil – depuis ta réinitialisation – comme si, à chaque fois, tu n'avais pas besoin de mots pour t'exprimer. Pas avec elle. Plus avec elle. Tu vis ces silences tranquilles et détendus des routines imaginaires. « Me l'a rendu. C't'important. » tu mâchonnes dans sa langue, alors qu'elle fait des efforts dans la tienne (tu le devines à son nez froncé et à son accent pâteux) (ceci dit, tu ne dois pas faire meilleure figure). Tu parcoures quelques pages et, étonnamment, tu sembles reconnaître ton écriture. La jeune femme à côté de toi semble angoissée à l'idée que tu te relises. « Sûr qu'tu veux lire ? » « Ouais. » T'ignores que la dernière fois, tu t'es roulé en boule parterre en pleurant toutes les larmes de ton corps : j'veux pas oublier, j'veux pas oublier, j'veux pas oublier comme dans un rare moment de lucidité. T'ignores que ça fait dix jours que tu squattes le lit de Milla et qu'elle dit rien car t'as des beaux yeux et des grands cils et ce sourire – putain, ce sourire pense-t-elle souvent – et cet air perdu qu'elle aime bien. T'ignores que t'oublies tout le temps, dès que ton cerveau se repose. T'ignores ce que tu fais là. Tes yeux parcourent les lignes, écrites à la hâte au feutre noir.
Mort mort mort, rappelle moi ce que je fous là mais tu sais je l'ai trouvé très bien n'oublie pas il faut continuer quoiqu'il arrive il faut y aller sinon ça n'aura servi à rien tu sais à rien c'est super important d'y aller bref j'ai pris les tickets et j'ai réservé les billets et je vais à Berlin demain pour prendre l'avion maman m'a rien dit et en fait, elle est repartie juste après la mise en terre donc on a même pas pu parler et j'étais un peu triste mais bon putain, mort mort mort tu sais, il est mort et moi, moi je cherche parce que je suis perdu et je suis enfin seul et j'ai pas envie alors je cherche mais je fais un chemin à contre sens en sachant qu'il ne mènera nulle part.
Tu lèves une paire d'yeux troubles vers Milla, qui guette toujours le moindre de tes cillements, la moindre de tes réactions. « T'es qui d'jà ? » tu demandes, presque candide, en la détaillant comme un enfant qui voit pour la première fois une adulte qui a l'air franchement cool. Elle semble surprise, puis choquée, puis en colère – et l'instant d'après, semble s'adoucir. La pression dans ses épaules disparaît, remarques-tu. Soupir. « Milla. Te souviens ? » « Oui oui. »

jour vingt-trois
« J'peux ? » « Ouais, bah ouais, vas-y. » Tu te lèves alors et puis tu fais passer ton t-shirt – moite de sueur, noir, trop grand pour toi, un peu déchiré et crasseux – au-dessus de ta tête et te place devant le miroir pour te voir, pour te découvrir, pour ne pas oublier à quoi tu ressembles. T'as des cheveux bruns, bon d'accord, très bien coupés en plus comme si tu ressortais de chez le coiffeur (tu y es sans doute allé avant ton départ pour le Brésil, ça doit remonter à quelques jours non ? à peine. Tu ne souffres même pas du décalage horaire). T'as des sourcils qui se froncent aisément si bien qu'en les relâchant intentionnellement, ça te fait bizarre sur le front et les tempes (tu dois être ronchon, oui, c'est ça). T'as des yeux, putain tes yeux, on dirait qu'ils sont prêts à tout avaler, toi y compris, sans faire trop exprès ou attention. Ils sont marrons mais dans le clair-obscur des tôles froissées battues de soleil, tu n'y vois que du noir, un noir abyssal douloureux. Ton visage et ton corps sont gangrénés de petites tâches brunes plus ou moins épaisses, comme des jets de peinture incontrôlés, et tu en découvres les principales en laissant tes doigts curieux les effleurer. Le tatouage, sur ton bras, t'étonne, il a un goût d'acide électrique, tu sais, trop de saturation et de couleur. Que signifie-t-il ? Et puis ces marques encore rouges sur ton bras. Tes doigts les caressent, tes poils se dressent, ta colonne frémit. Tu sens le souffle de Milla (elle a dit s'appeler comme ça mais tu penses qu'elle ment) sur ton épaule quand elle parle. Elle s'est rapprochée (trop). « Ça c'les jours. T'as dit faut qu'tu marques pour pas oublier. » Tu comptes. Vingt-deux. Tu caresses la dernière, encore à vif. Il y a encore de la place. « Oublier quoi ? » Ca lui semble douloureux de te dire ça. Elle lève le regard vers toi, le plante dans le sien. Tu soutiens ses yeux couleur ombre sur l'asphalte. « Tout. »

jour trente
« Tiens j'avais oublié d'te donner ça. Tu l'avais 'vec toi. » bougonne-t-elle en te donnant le carnet. C'est un test. Oui, vraiment, c'est un test pur et simple. C'est le même carnet, qu'elle fauche tous les soirs pour le lire religieusement ; c'est le même carnet qu'elle t'a cédé vingt jours plus tôt précisément après sa première lecture. C'est le carnet noir à l'élastique noir qui compte tant à tes yeux, ce qu'elle ne comprend pas – du papier et de l'encre dit-elle naïvement. Mais c'est bien plus. Tellement plus que ça. Elle espère que tu la rembarres ou que tu t'énerves mais elle perd tout espoir lorsque, après qu'un de tes sourcils ne se soit arqué, tu acceptes de t'emparer du bouquin sans rechigner. Tu sembles ne pas le reconnaître. « C'quoi ? » « Carnet. L'est à toi. » « Ah. » Tu fais glisser l'élastique d'un mouvement impatient et l'ouvre à une page – une nouvelle fois – au hasard.
Il est revenu vivant, ça, j'en suis sûr. Mais où ? Comment ? Avec qui ? A-t-il fui ? J'en doute, ce n'était pas son genre et personne ne l'aurait accepté dans la famille. Je sais qu'il est allé en Hongrie où il a rencontré Mamie mais après ? Je ne sais pas. Juste qu'il est mort en essayant de protéger Papa, qui a fui. Tout a commencé là. Il est mort en protégeant la vie de Papa. Papa est vivant grâce à lui. Et moi je fais tout ça à cause de ce petit moment, ce singulier instant perdu dans le temps. C'est ça qui a tout changé, dans ma famille et dans celle des autres et dans l'espace-temps. Ce petit instant où Papi a retenu les SS et où Papa a pu s'enfuir. Tout a commencé à cet instant très précis.
Tu pointes des doigts le mot SS qui éveille en toi une incompréhensible colère, une envie de te rebeller, de sauter sur tes pieds et de gueuler à tout le monde d'aller se faire foutre, ouais, comme ça. Milla hausse les épaules (elle s'est assise à côté de toi pendant que tu lisais et elle est vraiment proche maintenant. Son menton est presque posé sur ton épaule). Vous ignorez que c'est le vocabulaire d'un autre monde, d'une autre guerre tellement différente que celle que vous menez chaque jour pour vivre. Tu ne comprends pas.

jour trente-cinq
« J'peux sortir ? J'ai l'impression qu'ça fait une éternité que j'suis à l'intérieur. » Elle grimace. Tu sais pas que tu sors tous les jours et que tout le monde te regarde avec des yeux ronds dès que t'ouvres la bouche : putain mais t'as dit la même chose hier, niño !. Tu sais rien mais bon, elle s'y habitue. C'est un jour avec. C'est pas un jour où tu t'énerves pour rien, où tu t'emportes sauvagement contre elle, où tu piges rien, où tu te roules en boule et que tu pleures car tu sais, au fond, tu sais qu'un truc ne va pas, qu'un truc manque. Mais t'ignores encore que c'est ta mémoire. Tu te souviens de ton arrivée à Sao Poeira ? T'aimerais y croire. Maintenant, tu te souviens plus que de ton réveil, le jour un (tu regardes la première des trente-quatre marques sur ton bras, rougeâtres) et t'as oublié ta véritable arrivée en 4x4 et aussi comment t'es tombé malade comme un chien en un jour, en un instant, et que t'as failli perdre la vie. Tu sais plus. « J'sais pas, tu te sens bien ? » « Ca va, ouais. » tu réponds avec un haussement d'épaules puis tu grimaces en sentant ton omoplate te lancer. Et le côté de ton visage. « Putain. » « Tu t'es battu. Te souviens ? » Tu la regardes avec des yeux ronds. « Quand ? » « Hier. » « Ah. » Tu grimaces, essaie de te masser l'épaule mais ça ne fait que tout empirer. Te prenant de court, le grand frère de Milla arrive, baragouine une diarhée de mots en portugais – trop rapidement pour que tu comprennes – en te lançant un regard noir, avant de repartir aussi sec. « C'qui s'passe ? » « Rien. On sort oui ou merde ? »

jour quarante
Quand t'ouvres les yeux, tu vois une épaule et puis tu as plein de cheveux dans la gueule qui menacent de te faire éternuer, et tu te rends compte que tu sens plus ton bras et que ça fait foutrement mal quand t'agites les doigts. Il te faut cinq bonnes minutes pour cligner des paupières (et ça brûle tellement que t'en gémis : tu n'as pas beaucoup dormi) et faire le point. C'est une fille, elle est jolie. Tu la reconnais pas mais, au fond de toi, tu sais qu'elle t'est importante et chère (cette impression impérissable te poursuit chaque jour). Quand elle ouvre les yeux et se retourne vers toi, tu vois qu'elle compte machinalement les tâches de rousseur qui recouvrent ton corps (depuis quand en as-tu autant ? tu ne sais plus) avant de planter son regard dans le tien. Elle est plus jolie de face. « Ca va ? » lâche-t-elle dans un souffle. Tu restes longuement silencieux. « Oui. » tu dis après une longue hésitation, à la fois parce que tu ne sais pas si ça va, mais aussi parce que tu ne sais pas comment répondre à une étrangère. « Je m'appelle Milla. Et toi ? » « Je... je sais pas. »

jour cinquante-six
« Si, je te jure, c'est à toi. » murmure-t-elle avant qu'un sourire ne vienne effleurer ses lèvres. Elle est fière de sa diction, de son vocabulaire, de son accent qui évoluent ; toi, tu ne t'en rends pas compte. Ca fait cinquante-cinq jours que t'es là et tu as la ville dans la peau. Tu le sais pas, hein, évidemment, mais elle s'est immiscée en toi, elle suinte par les pores de ta peau, le gaz est en toi, le mal grandit, il fait partie de toi, tu es le mal. Ca te bouffe. Ca te bouffe un coin du cerveau, un peu plus chaque jour, ça te grignote la mémoire, ça te fait redevenir un nouveau né inconscient et candide chaque jour. « Je n'ai jamais vu ce truc de ma vie. » rétorques-tu dans un portugais parfait et elle roule des yeux en te mettant le carnet – différent du précédent, plus épais et rempli celui-là (elle le gardait pour elle) – dans les mains. « Je te laisse lire. Dois partir. Pas de connerie, hm ? » Tu la regardes sans comprendre, puis hausse la tête car ça te semble être la chose la plus logique à faire. Elle disparaît. Tu te laisses tomber sur la chaise la plus proche et ouvre. Des billets, des papiers pliés, tombent parterre. Tu les déplies et les lis. Ils sont en allemands pour la plupart. Actes de naissance, de mariage, documents officiels aux couleurs de l'administration. Comme un flash, sous tes yeux, tu revois un visage si maigre qu'il en paraît famélique. Ses deux orbes azurées te dardent et d'une voix rocailleuse, on t'aboie : « Vot' nom s'vous plaît ! » pour que t'aies le droit de retirer les dossiers. Tu te souviens de l'Hôtel de Justice et de la file d'attente interminable et ta mère qui arrêtait pas de t’appeler : « Giovanni, rappelle moi, ne fais pas d'idioties, c'est inutile, ton professeur d'histoire m'a demandé de tes nouvelles, explique moi je t'en prie, je t'embrasse je t'aime. » (cette connasse ne s'est jamais occupée de toi après avoir quitté ton père et là, elle semble se rappeler de ta présence). Tu te souviens et, l'instant d'après, le souvenir disparaît. Tu replies les papier et ouvre le carnet au hasard (comme toujours), vers la fin de l'ouvrage.
Je l'ai trouvé ce fils de pute, je sais où il se cache, je vais venger Manfred, je le jure, je le jure. Il s’appelle Erik mais maintenant, c'est plus ça son nom ce fils de pute était compliqué à trouver je vais le trouver, je le jure, et je vais le buter et je le regarderai dans les yeux et je lui dirai : te souviens de Manfred Häas, fils de pute ? Tu l'as tué, fils de pute et il comprendra le goût amer et salé de la mort qui t'emporte et te ramène jamais.
C'est toi qui a écrit ça ? Tu ne te reconnais pas. Une grimace de dégoût s'installe sur ton visage, tu tournes quelques pages jusqu'à trouver la dernière. L'écriture est presque illisible.
Je suis affreusement malade, ça me fait mal, j'ai l'impression qu'on me frappe la tête tout le temps et qu'il y a un truc qui monte, qui monte, qui monte en moi lentement. Je n'ai pas eu le temps d'explorer les environs ou de trouver le fils de pute mais je m'y mettrai demain (Milla m'a dit que si je ne vais pas mieux demain, alors je mourrai). Ca grimpe en moi, je le jure, depuis mes tripes jusqu'à derrière mes yeux. J'espère que je me réveillerai demain.

jour soixante-trois
« Non, je m'en fous, tu peux rien y faire ! Je vais partir, je vais sortir et tu verras, tu verras qu'on peut le faire si on y croit ! » Ta voix est pleine de trémolos et elle est toute rauque et inégale et franchement pathétique. Ta gorge te fait mal. Ta tête te fait mal. Tes yeux te font mal. C'est comme si on essayait d'extraire quelque chose de toi, lentement, douloureusement, et qu'on tirait progressivement sur le fil. Le fil craque. « Nino, arrête ! » « Et puis t'es qui toi, hein ? T'es rien ! T'es personne ! » « Je t'en prie, arrête de-- » « Non, toi t'arrêtes, tu la fermes ! T'es qui ? C'est qui qui me fait ça, hein ? Hein ?! » Tu t'énerves. Le sang pulse dans tes veines. Tu te sens mal. « Tu vas crever, Nino, c'est tout ! Reviens par ici ! » « J't'emmerde ! J'peux pas crever, pas ici, pas avant d'avoir fini ! » Fini quoi ? Tu ne sais pas. Mais tu sais qu'il y a un truc à l'oeuvre. Que tu dois faire quelque chose. Quelque chose d'important. Un devoir, te souviens-tu vaguement. Oui, c'est ça ! Un devoir. Mais lequel ? Tu tournes sur toi-même, tu sens finalement tes genoux céder sous toi, tu te retrouves face contre terre et Milla se précipite vers toi. Un devoir penses-tu encore, les yeux dans le vague, comme si cette réalisation soudaine avait zappé tes dernières forces. Tu fermes les yeux, le sang coule lentement de ton nez, la jeune femme aussi tremblote comme une feuille par grand vent. Elle te tire jusqu'au village duquel tu as vainement essayé de t'échapper. Un devoir de mémoire.

jour soixante-quinze
Tu sors rarement alors tu plisses des yeux devant la luminosité de ce vendredi après-midi, tu sens ta peau brunir et rougir au soleil, t'as l'impression que les regards meurtrissent ta peau. Salut Nino. - Salut et puis, soufflé à l'adresse de ta gardienne : c'était qui ? comme à chaque fois. Il n'y a qu'elle, cette constante dans ta vie. Milla, elle s’appelle (tu vérifies chaque jour qu'elle s'appelle pareil. T'as marqué ton prénom et le sien sur ton bras, en t'ouvrant la peau et en faisant couler de l'encre. Le tatouage est encore rouge et s'infecte lentement, tu fais mine de rien) et elle est toute petite à côté de toi, avec ces frisottis guillerets qui volent autour de son visage. Elle attrape ton bras et se serre contre toi. « Ca va ? » « Ouais. » tu réponds simplement, avant de continuer de défier le monde du regard. Finalement, vous vous asseyez dans un coin, sur les marches de ce qui a été, il y a des milliards d'années, une école. Elle te tend un morceau de papier jauni, corné. Dessus, ton écriture (tu la connais par cœur à force de lire, à chaque réveil, ton carnet de voyage). « Pourquoi tu gardes autant de traces comme ça ? » demande la jeune femme quand tu déplies le papier soigneusement. Parce que t'as envie que des gamins comme toi, quand tu seras grand-père, partent à ta recherche à travers les mondes et à travers les océans et à travers les pays. Tu laisses des traces comme des cailloux derrière toi, pour qu'on retrouve ta piste dans des années et des siècles. Pour qu'on te venge si besoin est. Tu fais tout ça parce que tu veux qu'on te venge, comme tu veux venger ton feu grand-père. Devoir de mémoire. Devoir de mémoire. Devoir de vengeance. « Sais pas, » tu réponds, et c'est la vérité. Aujourd'hui, tu ne sais rien. Comme hier et comme demain. T'oublies. T'oublies tout. « Veux pas qu'on m'oublie, » marmonnes-tu en suivant avant de te plonger dans le texte.
N'oublie pas ceci, je t'en prie, n'oublie pas ceci. Milla te donnera ça demain, je l'espère du moins, et il faut que tu le gardes absolument. Le nom sur ton bras, c'est Milla, c'est la seule personne qui reste pour toi. N'oublie pas, n'oublie pas, n'oublie pas, j'essaie d'implanter la pensée mais rien n'y fait... peut-être que le Nino du jour précédent a essayé de le faire ? Je ne sais pas. Mais cette fois, n'oublie pas. Milla, c'est grâce à elle que tu es en vie, que tu le resteras, ne l'oublie pas. Ton nom est Giovanni Manfred Häas, tout le monde t'appelle Nino. Ta mère s'est barrée quand t'avais trois ans et ton père est mort quand t'en avais dix-huit. Tu te souviens ? N’oublie pas, surtout pas, faut que tu te raccroches à tout ça si tu veux pas finir fou comme eux. On est en enfer, Nino, et le seul moyen de s'en sortir, c'est de s'en rappeler. Tu te souviens de Papa, il était grand et tu l'aimais mais il buvait trop alors il est mort. Tu te rappelles du journal de papi, aussi, quasiment illisible, c'est lui qui t'a mené au Palais de Justice d'Hamburg, oui ? Tu te souviens du vautour à la réception, et ses yeux bleus ? N'oublie pas. N'oublie pas tout ça, c'est important, on n'existe que grâce à son passé, que grâce à sa mémoire. Je t'en prie, n'oublie pas ta quête, tout ce qu'on a fait pendant cinq ans, tout ce qu'on a pu faire, tout ce que l'on fera. N'oublie pas. Tu l'as trouvé, le fils de pute. Erik Rösseler (souviens toi de ce nom, c'est important), il était là et puis maintenant, maintenant... je sais plus. Je crois qu'il est mort, peut-être le Nino d'hier ou d'avant-hier mais je suis sûr, au plus profond, qu'il est mort. Tu vois ton bras ? Tu vois ton prénom et celui de Milla juste en dessous (c'est moi qui les ai fait tout à l'heure et ça fait très mal) ? En dessous il y a : fait mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Ca date d'il y a moins d'une semaine je pense, vue la douleur (Milla est incapable de me le dire. Je crois qu'elle évite mon regard). N'oublie pas qu'on a réussi, n'oublie pas que c'est fait, que cette quête est achevée, que Papi est vengé, que Papa peut sommeiller tranquille. Ce n'était pas un lâche. Il a vu sa chance, il l'a prise, voilà tout, étouffe ta rancoeur et ton amertume, je te jure, tout va bien mais n'oublie pas. Souviens-toi de moi, souviens-toi de toi, souviens toi de nous tous, tous les soixante-deux Ninos perdus à São Poeira, je t'en prie, n'oublie pas, n'oublie pas.
Nino Häas, jour soixante-deux.

jour soixante-seize
Tu ouvres les yeux. Tu ne te souviens de rien.


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(#) Dim 2 Fév 2014 - 13:41
Tu sais que t'es beau ? pervperv

BIENVENUE
Bonne chance pour la suite ♥

J'adore le début, je viendrais t'harceler pour un lien
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♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
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♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Dim 2 Fév 2014 - 13:48
han j'attendais que tu postes ta fiche pour venir fangirliser :han: (ici, celle qui zieute amortentia depuis deux mois Laughing) ahem.
donc j'étais à peu près sûre que t'allais faire un bête de truc et je suis pas déçue je l'adore déjà le petit nino (pis j'crois même avoir une idée de lien avec mon dc, c'est dire What a Face)
du coup, BIENVENUE, officiellement, la jolie chose perv
pis t'as vaincu le code du règlement du premier coup, donc bravo Laughing

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Dim 2 Fév 2014 - 13:54
oh, oui, je le sais - mais toi encore plus, scar.  Cool  

fangirlise tant que tu peux, je crains ne plus rien à voir avec ce forum.   perv (et moi qui fangirlise sur fv depuis si longtemps et sur toi un peu partout ou j'te croise...  :han: :han: ) (FANGIRLISONS ENSEMBLE.)
j'espère que le personnage en entier ne sera pas trop confus et décevant malgré tout, vues les bombes du forum.   
j'ai trop hésité pour le code, je l'admets.

merci beaucoup à vous deux en tout cas ?  perv :han: 
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(#) Dim 2 Fév 2014 - 13:59
le pseudo, l'avatar, la signature. waouh, bienvenue ! perv j'viendrais probablement te demander un lien.
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(#) Dim 2 Fév 2014 - 14:17
cannelle, j'adore ce prénom c'est officiel.
merci à toi, le lien sera avec plaisir.  :han: perv 
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(#) Dim 2 Fév 2014 - 16:22
oh lui, il est beau et le prénom lui correspond si bien.   

bienvenue, et même si j'ai pas tout lu, je trouve déjà tout super.   
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(#) Dim 2 Fév 2014 - 17:44
oh, t'es gentil. (j'adore le prénom d'alcide, il n'est que trop peu utilisé sur le rpg.  :han: )
merci à toi !
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(#) Dim 2 Fév 2014 - 19:21
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


mondieu, cette idée. elle est merveilleuse, tout bonnement. et puis, les mystères qui englobent encore le personnage, ça fait que mettre l'eau à la bouche encore plus, sincèrement perv j'aime le petit, j'aime la manière dont l'histoire a été écrite, j'aime son lien avec milla, c'est... pfff. bref, tu m'as conquise

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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(#) Dim 2 Fév 2014 - 19:26
oh, je.     
merci beaucoup, ça fait plaisir et puis la validation rapide et tout et puis et puis... love.   
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