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Neves | She would be half a planet away, floating in a turquoise sea

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(#) Mar 28 Jan 2014 - 20:59
Neves Annika Cremonesi

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ Cremonesi Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Neves Annika, parfois Nev'. C'était mieux avant ♆ 27 ans Première Bouffée d'air ♆ Elle en sait rien, on lui a jamais dit. Dans une grande ville suédoise, y a 27 piges, en gros. Elle n'a jamais demandé, peut-être qu'elle s'en fout, au fond. Papa et Maman ♆ Parents biologiques : elle a oublié, et ne veut peut-être pas vraiment creuser la question. Tout ce que Neves sait, c'est qu'ils étaient suédois. Parents adoptifs : père brésilo-italien et mère libanaise, les Cremonesi.Dans mon lit ♆ Neves ne fait pas vraiment attention au sexe des gens, elle suit son instinct. Degré de solitude ♆ Célibataire, constamment célibataire. Tromper l'ennui ♆ Travaille avec sa sœur, Neves fait tout ce qu'elle lui demande, ou presque.Tombé dans le trou à rat ♆ Cinq ans, cinq longues années coincée dans le coin La nouvelle famille ♆ Errant. 


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Pauline  Pseudo pas beau ♆ Lyn, parfois, mais pas besoin de pseudo. Nombre d'hivers endurés ♆ 22 déjà Pierre précieuse préférée ♆ J'aime pas les pierres précieuses, les minéraux bruts, c'est plus intéressant. Compagnie de voyage ♆ Via les deux fourbes, Magda et Issaï. Mot doux ♆ J'avais dit que je craquerais pas pour un nouveau forum. Vous m'avez eue.  Degré d'addiction ♆ Régulière. Pour le rp ça peut varier de délais très courts à un poil plus longs en fonction du boulot et bientôt du stageSésame ouvres-toi ♆ OK PAR CLEB Tête de cochon ♆ Chloe Norgaard, la magnifique. Remerciements ♆ Avatar de Rebelsflowers et bannière de Tumblr. Mot d'amour en plus ♆ J'mords pas, mais j'fais pas de câlins. Vous avez quand même l'air sympa.
 « This fall I think you're riding for—it's a special kind of fall, a horrible kind. The man falling isn't permitted to feel or hear himself hit bottom. He just keeps falling and falling. The whole arrangement's designed for men who, at some time or other in their lives, were looking for something their own environment couldn't supply them with. Or they thought their own environment couldn't supply them with. So they gave up looking. They gave it up before they ever really even got started. »   ▲ J. D. SALINGER
Into the darkness
Les minutes défilent, l'aiguille file, fait le tour du cadran, et Neves la fixe, sans sourciller. Une heure. Ou deux. Ca doit bien faire une heure ou deux qu'elle est là, assise sur le lit, à regarder les secondes passer. Parfois, ses doigts montent à ses lèvres, et elle ronge, elle ronge ses ongles, jusqu'à ne plus rien trouver que la peau. Ici et là, au bout de l'index, elle saigne un peu, arrache une petite peau et reposer ses mains sur ses genoux. Magda va l'appeler. Magda va l'appeler, n'est-ce pas ? Elle ne sait pas quand, mais ça ne devrait tarder. Magda finit toujours par l'appeler, par la tirer de sa chambre, et Neves ne sait pas dire non. Pas lors de ces journées-là. Celles où tout va mal, où son esprit est de travers, mal foutu, mal agencé ; ces journées où elle tuerait quelqu'un par caprice,  ces journées où elle avait envie, à chaque fois, d'acheter un billet pour le bus qui la tirerait hors de ce trou à rats. Neves respire bien fort, bien profondément, pour se calmer, coinçant ses doigts entre ses cuisses. Elle imagine la Suisse, puis l'Espagne, la Russie et l'Australie, les journées passées au bord de la mer, et les couleurs. Les tas de couleurs, du sable, des fleurs, des cieux et des nuages. D'un geste vif, elle se lève, fait face au miroir et observe sa tête. Son visage, dénué d'artifice, rarement maquillé, et ses cheveux. Ils sont rose en ce moment, mais peut-être que du bleu leur ferait du bien. Du bleu vif, électrique, ou un jaune drôle, un peu bizarre. Neves se détourne, envoie la montre contre le mur, attrape la bouteille de rhum cachée derrière les vieux livres écornés, et s'en sert un verre. Un, deux, trois, elle le boit. Le verre rejoint la montre dans un geste de rage, les morceaux de verres s'écrasent sur quelques ours en peluche, quelques bibelots colorés, arc-en-ciel de son esprit tordu. Magda l'appelle.  « Neves ! » Ses yeux se ferment, elle manque de trembler, de hurler, mais se dirige vers la porte, et descend. Magda l'appelle, et Neves aime sa sœur; et Neves la déteste.


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(#) Mar 28 Jan 2014 - 21:02
And I'll die in roses

l'étrange
Son pouvoir c'est de la connerie, de la foutaise, de l'inutile. Neves a des crayons au bout des doigts, et s'en amuse, s'en accommode. Depuis qu'elle a mis les pieds à  São Poeira, elle peut utiliser le bout de ses doigts pour dessiner. Elle n'a pas bien maîtrisé la chose au début, s'est retrouvée à faire des tâches bleues, vertes, oranges, sur le bras du cadavre dont elle s'occupait, avec Magda. Des petits points, des traces de doigts, des paumes entières, parfois ; ses doigts se sont changés en craies ce jour-là, et depuis, les murs de ce trou paumé sont régulièrement décorés de fresques de son invention. C'est souvent qu'elle se fait engueuler, pour avoir dessiné une scène, un paysage, plus ou moins haut en couleur, plus ou moins joyeux, plus ou moins glauque. Elle officie sans se soucier des propriétaires, des passants, des enfants et des vieux qui la regardent de travers, de ce qu'on dit dans son dos, sur la tarée qui dessine sur les murs. Quand elle s'ennuie, que Magda est trop longue, ou qu'elle la laisse seul avec un corps, elle improvise quelques tatouages post-mortem, en rit et attend qu'ils disparaissent, au bout de quelques heures, pour en faire d'autres, sur d'autres cadavres, sur d'autres passant, des volontaires, d'autres qui ne le sont pas, d'autres murs, à rêver d'ailleurs. Mais jamais, jamais elle ne pose les doigts sur Magda. Pas une couleur ne court sur la peau de sa sœur.
(c) TUMBLR


São Poeira
São Poeira, c'est cinq de vie pourrie, encore plus pourrie qu'avant. Cinq ans à faire tout ce que Magda a bien pu demander, cinq ans à l'affronter, à affronter tous ces gens réunis dans un si petit espace. Trop petit pour Neves et son goût du grand large, trop petit pour son esprit coincé entre les frontières de cette terre maudite. Il y a bien quelques trucs que Neves apprécie : s'occuper des légumes, l'absence de télévision, de téléphone ou encore d'internet ; cette drôle de vie rustique, presque simple, presque naturelle. Aller voir les dunes, traîner près du fleuve, dessiner sur les morceaux de bois des maisons branlantes et troquer un livre contre un autre à qui peut lui offrir quelque chose qu'elle n'aurait pas encore lu. Oui, dans d'autres circonstances, elle aurait peut-être aimé un coin pareil. Mais São Poeira, les mauvais jours, ne lui apparaît comme l'enfer qu'elle est. Une vie de violence, un tas de mauvais sorts balancés à l'aveuglette sur une poignée de personnes ; toujours les mêmes têtes, ces visages, tous ces visages qu'elle ne peut plus voir, parfois, qu'elle oublie, confond, a envie de déchirer, d'écorcher. São Poeria est trop petit, bien trop petit pour Neves, pour son corps et son esprit abîmés. Ce n'est pas faute d'avoir essayé de partir une fois, et de l'avoir payé cher – pire que le manque de drogue, l'absence de gaz l'avait laissé dans un état pitoyable, et la réaction de Magda, sa punition, n'avait pas adouci le châtiment. Les jours fastes, les jours où sa radieuse humeur est au rendez-vous, Neves ne fait qu'évoluer comme une enfant dans un univers qu'elle connaît par cœur, dont tous les recoins lui sont familiers. Les deux faces d'une même pièce.
(c) TUMBLR

“I am a forest, and a night of dark trees: but he who is not afraid of my darkness, will find banks full of roses under my cypresses.” ▲ F. NIETZSCHE
I come in pieces
La plage s'étend à perte de vue et Neves, debout, dans son vieux short de jean déchiré, se sent apaisée. Elle observe, autour d'elle, et en ne voit rien, littéralement, rien du tout ; le soleil, si fort, si chaud, l'éblouit et elle ne retient pas un petit rire ravi. C'est comme être sur une île déserte, c'est un peu le cas en fait, seul le bruit de vagues s'écrasant sur le sable lui parvient. La paix, la paix ultime, le repos après la fuite, voilà tout. Ses pieds foulent le sable blanc, chaud, et elle ne tarde pas à aller se réfugier auprès des vagues pour se rafraîchir, prenant de front l'écume et l'eau qui lui paraît si fraîche. Elle est à peine habillée, et sa peau pâle a pris des couleurs pendant leur voyage, affiche un hâle dorée qui sied plutôt bien aux couleurs de ses cheveux: orange, vert, un peu de tout, un harmonieux n'importe quoi. On s'approche d'elle, Neves le sent, ne s'inquiète pour rien au monde. Enoch, avec un sourire, lui tend une bouteille de bière miraculeusement froide. «On devrait s'installer ici, Nev'. Çà te dirait pas? » « Et comment on vivrait, avec juste du sable? » « Déjà, on pourrait pêcher. Et puis là-bas, y a des arbres, on se ferait un abri. Un truc sympa, avec des grandes feuilles là, sur le toit. On trouverait des matelas, au village, il est pas loin. Le sable est confortable, au pire. » Neves se marre, se laisse tomber sur le sable et avale une gorgée en levant les yeux vers son ami, son meilleur ami, celui qu'elle connaît depuis toujours, depuis des siècles, des vies. « On pourrait peut-être leur acheter des vivres. Ou les troquer, au moins des noix de coco. C'est cliché, non? » « On s'en fout, des clichés. Moi j'veux vivre là. Regarde ça. » Et d'un geste de sa bouteille encore pleine Enoch indique l'océan, le vaste, l'immense. Il a pas tort. Neves se rend compte, à cet instant précis, qu'elle pourrait tout abandonner s'il lui demandait. Après tout, est-ce qu'elle ne l'a pas déjà fait ? Est-ce qu'elle n'est pas partie, quelques semaines plus tôt, juste pour le retrouver ? Après des années de silence, des années d'absence pesante, à la rendre malade, à la rendre folle, il n'a fallu que quelques minutes pour qu'elle prenne sa décision.

Enoch est signe de vie, signe de bonheur, d'engueulades et de remises en question. Enoch est souvenir, souvenir d'une enfance bizarre, somme toute heureuse, mais étrange ; souvenir de leurs jeux, de leurs premières cigarettes et des premiers verres d'alcool, des amours éphémères, et des découvertes douloureuses. Lui a eu du cran, il est parti, a quitté le Brésil, a quitté tout ce qu'ils avaient avec une facilité qui blessa Neves, qui lui fait mal, encore, quand elle y pense, quand elle le voit, quand elle se rappelle qu'elle devra peut-être rentrer, un jour. Alors elle se plonge, à corps perdu, dans cette utopie toute neuve, cette installation impossible sur une plage de l'Océan Pacifique. Ils ont marché des heures, ont navigué des heures, pour arriver à cet endroit, loin de toutes civilisations connues, en dehors de ce pauvre petit village presque coupé du monde. Ils ont parcouru des bouts d'Inde, de Nouvelle-Zélande, avant de finir ici. Les couleurs lui sautent aux yeux, alors que la bière froide lui emplit la gorge, colle des frissons le long de ses bras et de sa nuque. « On pourrait rester là, ne jamais rentrer. Qu'est-ce que t'en dis? » Les vagues lui répondent d'abord, et la lucidité la rattrape un instant. Quelque part, on l'attend, on attend qu'elle rentre, comme à chaque fois qu'elle est partie. Neves a envie de hurler, de briser quelque chose, et sa mâchoire se contracte sous un accés de cette rage, cette drôle de colère qui l'emplit brusquement. La main d'Enoch sur sa nuque, la main d'Enoch, chaude et apaisante, canalise toutes les horreurs qui dansent dans son crâne et elle déglutit, difficilement. Fait descendre l'énorme boule coincée dans sa gorge. « Ça me plairait, ouais. »

XXX


Magda. Magda, Magda, Magda. Comme Magdalena. Magdaglagla. Magda-viensiciNeves. Magda-oùestcequetuesbonsang. Magda c'est la sœur à qui Neves ne ressemble pas, pas pour un sous, et elle, à vrai dire, ne lui ressemblera jamais. Magda, ce n'est pas le même sang, ni les mêmes parents, c'est une personne toute autre, bien différente, si différente que Neves ne sait pas comment elle peut se trouver si attachée à un être pareil. Elle l'aime, Magda, pour sûr. C'est sa sœur, la seule, la seule qu'elle aura, qu'elle n'a jamais eu. Elle l'aimait beaucoup, vraiment beaucoup, quand elle venait le soir se glisser dans son lit, entre deux hurlements ; quand elles jouaient ensemble, ou que Magda prenait le temps de glisser ses doigts dans ses cheveux aussi blonds que les siens sont sombres. A leur manière, elles ont été proches, le sont encore, se suivent, se fuient. Enfin non, Neves s'enfuit, s'enfuit toujours, le plus loin possible des Cremonesi, de cette vie qu'elle n'a pas demandé, dont elle n'a jamais voulu, dans laquelle elle a été plongée violemment. Elle a passé des mois d'adolescence à l'autre bout du pays, dans des coins si perdus, dans des villes si grandes ; ses anniversaires d'adultes se sont souvent fêtés à l'autre bout du monde. Mettre des océans entre Magda et elle, des océans et des milliers et des milliers de kilomètres, comme si ça pouvait changer quelque chose. Et toujours Neves revient, et toujours Neves plie, malgré les résistances, les « non » à répétition, les cris, les coups, les larmes.

Neves a grandi avec comme seul modèle, Magda. Elle a imité ses gestes, ses mimiques, son intonation, a tenté d'emprunter ses poses de femmes qui ne lui vont pas. Elle a tenté de la haïr pour de bon, de la rayer de sa vie, mais trouve en sa sœur un pilier, une stabilité tordue, morbide, violente, qui nourrit ses propres accès de folie, de plus en plus fréquents depuis qu'elle a atterri à São Poeira. Maintenant, elle est coincée. Enfermée dans leur duo, Neves ne peut plus échapper à l'influence étrange de Magda, ce pouvoir qu'elle a sur elle depuis toujours, depuis qu'elles sont gosses. Sa sœur peut certainement lui demander de faire n'importe quoi, tuer quelqu'un, ou s'occuper d'un corps déjà mort, voilà qu'elle le fait. Elle s’exécute, disparaît quelques heures, écumant le territoire maudit de fond en comble, jusqu'aux dernières limites, et revient. Toujours. Ce n'est pas tant pour son père que pour Magda, que Neves s'est retrouvée dans ce trou paumé, cet antre du diable qu'elle ne pourra jamais quitter – ne lui dites pas de vive voix, par pitié. Quand elle observe sa si belle sœur, cette faucheuse merveilleuse, terrible, elle sent alors son crâne s'ouvrir, se scinder en deux. L'enfant s'émerveille, voit des couleurs, des dessins, des gestes qui font naître la couleur, et d'autres qui subliment les morts ; l'enfant rit et s'amuse, insouciante, comme immunisée contre les problèmes et les réalités de ce monde minuscule. Le monstre, lui, l'autre bout de sa tête, se marre sombrement dans un coin, rêverait de mettre la main sur un bout de chair, vivant cette fois, à frapper. La cohabitation la plus épuisante n'est pas celle de Neves et Magda, mais celle qui se tient dans son esprit ; à peine adoucie par l'alcool.

XXX


Du sang partout. Tout ce que voit Neves, du haut de ses sept ans, ce sont de longues traces rouges le long du mur. Elle n'a pas pensé à s'asseoir, et cela doit bien fait des heures qu'elle est là, au milieu de la pièce, à regarder le sang couler, puis s'arrêter, après avoir laissé de grosses traînées sur la peinture dont elle ne souvient pas, aujourd'hui, la couleur. Des hommes sont entrés, un peu plus tôt dans la journée ; beaucoup de bruit, des éclats de voix, et son père la poussant dans la cachette qu'il lui avait montré. Celle contre les méchants et les monstres, où elle devait toujours être en sécurité. A croire qu'ils avaient raison, de la mettre là, en lui disant de surtout ne pas faire un bruit. Ne rien dire, ne pas crier, cesser de respirer s'il le fallait, jusqu'à ce que tout danger soit écarté. Tout est allé très vite, et Neves, de sa cachette pas loin du canapé, n'a rien vu ; seulement tout entendu. Les cris de sa mère et les supplications, à moitié dans leur langue natale, à moitié dans une qu'elle ne connaissait pas du tout. Un coup de feu, puis un autre, des bruits de pas, et plus rien. Quand l'enfant a enfin mis le nez dehors, elle n'a pas hurlé ; est allée voir sa mère, pour la secouer, couvrant ses petites mains fines de sang, et d'autres matières qu'il ne vaut pas mieux décrire. Ni l'un ni l'autre ne se sont réveillés, le crâne de son père à moitié arraché lui tira d'horribles sanglots, déchirants, effrayants, et la terreur l'a clouée là. Il y a peut-être eu un peu de folie dans tout ça, celle qui frappe les enfants témoins des pires atrocités, les enfants en contact avec le sang, la mort la plus pure, la plus physique qui soit.

Luciano Cremonesi a passé la porte en premier, et l'odeur lui a sauté au nez, manquant de le faire gerber sur le tapis déjà perdu. La mort, le sang, la merde, et quelque chose de pire, de pire encore. Ses yeux balayent la pièce, s'attardent sur les corps enchevêtrés, qui puent horriblement. « Putain de merde, Luciano. C'est pas vrai. » Ils n'avaient pas fait attention, n'avaient pas regardé assez minutieusement, avec tout ce sang. Alors, enfin, quand ils ouvrent les yeux, ils la découvrent là, la petite Neves. Recroquevillée dans un coin, face à la scène, les yeux grands ouverts, couverte d'un sang qui n'est pas le sien. Les yeux grands ouverts sur les dessins rouges, sur les lignes, les formes, les personnages affreux qui dansent depuis des heures, depuis deux jours, en fait, dans le salon. Son pantalon est lourd de pisse et d’excréments, ses cheveux emmêlés comme si elle avait tenté de les arracher. Les trois hommes, des caïds, des ordures de premières, restent sans dire un mot pendant un moment, sans oser la toucher, ni même l'approcher. Luciano le premier avance et la prend dans ses bras, ne se voyant opposé d'abord aucune résistance. Une poupée de chiffon qui ne criera pas avant qu'on l'emmène à la clinique illégale où passent tous les autres mafieux, où elle percera les tympans de l'infirmière de fortune. Elle leur brisera un peu le cœur aussi, à tous, qui se découvrent tout à coup une humanité disparue depuis des lustres. Le père Cremonesi n'hésite pas bien longtemps avant d'embarquer la gamine, les horreurs et les traumatismes qui vont avec, la ramenant chez lui, en faisant une des leurs ; l'adoptant, officiellement, après quelques pots-de-vin nécessaire, ici et là. Et il lui offrira une famille, dysfonctionnelle, une éducation, qu'elle ne suivra jamais. Une sorte de vie.


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(#) Mar 28 Jan 2014 - 21:08
Norgaard.  :han: Ta damoiselle m'intrigue j'ai hâte d'en savoir plus sur elle.   Bienvenue et bonne chance pour la suite de ta fichette !
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(#) Mar 28 Jan 2014 - 22:09
Oh chloe, elle est si merveilleuse; ses cheveux et puis son sourire, aussi J'ai hâte de voir la suite, mais juste à voir ceux qui te ramènent, je sens que ça va donner un truc bien. perv
Bienvenue ici et je valide le code, donc
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(#) Mar 28 Jan 2014 - 22:40
Bienvenue ici

J'avoue que je plussoie Brün en disant que ce personnage est intriguant et que j'ai hâte d'en savoir plus  :han: 

Bonne chance pour ta fichette   
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(#) Mar 28 Jan 2014 - 22:45
chloe est magnifique ! **
bon courage pour ta fiche et bienvenue !
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(#) Mar 28 Jan 2014 - 22:48
oh ouii, j'veux en savoir plus, j'veux savoir plus sur le lien avec magda   
en tout cas vous arrivez à plusieurs et j'aime ça   

bienvenue, puis je trouve ta plume belle, même si j'ai pas lu beaucoup, c'est déjà un régal de lire ces quelques mots  
et inutile de parler de chloe   
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(#) Mar 28 Jan 2014 - 23:02
Merci à tous, vous êtes des amours! J'ai très très hâte de continuer ma fiche, j'essaierai de finir ça pour ce week end.

Les filles >   
Cleb > Elle sourira, tu verras, elle est pas juste toquée ! Eheh
Alcide > Ouais, ils m'ont corrompue, même si j'ai pas trop résist". Et merci    (en vrai ça me touche à mort)
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(#) Jeu 30 Jan 2014 - 15:47
excellent choix.
bienvenue !
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Jeu 30 Jan 2014 - 17:35
ohlala j'aime quand ça débarque en groupe aussi classe perv
j'ai trop envie de voir ce que ça va donner à la fin
en tout cas, bienvenue jolie chose perv

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Jeu 6 Fév 2014 - 21:20
Je suis toujours vivaaaante.

Mais serait-il possible d'avoir quelques jours de délais, s'il-vous-plait? Y a des petits aléas IRL, mais je vais me mettre à jour  ange 
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(#) Jeu 6 Fév 2014 - 21:28
oui bien évidemment jusqu'au 15, c'est bon pour toi ? Hope
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(#) Jeu 6 Fév 2014 - 21:30
Oh oui c'est parfait, j'espère que j'aurai terminé avant!

Merci beaucoup   
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(#) Dim 16 Fév 2014 - 0:13
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.



au début je le suis dit : " mais il y a un problème " puis non, je n'avais pas imaginé que neves était la soeur adoptif de magda donc je me répète mais j'aime votre lien.
Puis son pouvoir, ses doigts arc-en-ciel, c'est beau tout ça. c'est plutot bien pensé.
bon, bienvenue à Sao sans ne plus jamais fuir.

   Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient  ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.


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(#) Dim 16 Fév 2014 - 23:16
Mais. Mais d'où je t'avais pas officiellement souhaité la bienvenue ?
Je lis ta fiche le plus vite possible et on s'trouve un lien What a Face
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