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je vais errant par le monde que j'aime + Brünn

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(#) Mer 22 Jan 2014 - 17:33
Brünnhilde cortesão

âme égarée
Héritage Infortuné ♆ cortesao patronyme aux consonances brésiliennes hérité de sa belle-mère adoptive, la femme qui l'a accueilli en dépit de l'aversion de cette dernière envers le géniteur de l'enfant, Brünnhilde le porte fièrement, comme elle porte l'affection qu'elle a eut pour cette femme et botezariu nom de famille depuis longtemps abandonné en tant que partie de son identité et qu'elle devait à sa véritable mère Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Brünnhilde, ou Brynhildr dans sa version ancienne et plus brute un prénom aux consonances étranges et étrangères, celle qui lui a donné la vie et une place dans le monde en la nommant aimait l'inattendu, les légendes et souhaitait prédestiner la petite en la nommant ainsi... avant de l'abandonner. De son fameux homonyme, elle a la force, le courage et un caractère brut. Brünnhilde, la valkyrie. Ses connaissances la surnomme la fille aux sucreries, mais les appellations les plus utilisées pour quérir son attention est Brunny, Bubu ou Brünn. Son second prénom, qu'elle a toujours utilisé que pour d'ennuyantes formalités administratives est Erzsébet. C'est celui-ci dont sa seconde mère s'empare quand elle décide de la houspiller (ça ou ptite garce, c'est selon son humeur, mais toujours affectueux.) C'était mieux avant ♆ Elle a les traits caractéristiques de la jeunesse ; des yeux pétillants, un teint lisse et frais, elle fait parfois un peu plus jeune que ses vingt et un printemps, parfois un peu plus vieille. On peut noter une certaine expérience dans son regard, la connaissance des routes et des voyages. Première Bouffée d'air ♆ Son premier cri, la demoiselle l'a poussé un jour de mai dans une petite chambre crasseuse d'un hôpital de Tijuana. Brünnhilde aime à dire qu'il s'agissait d'un 7, on ne sait pas vraiment pourquoi, elle aime bien ce nombre. Et puis qu'importe après tout. Papa et Maman ♆  Dans ses veines coule du sang danois et roumain d’après ce que lui a dit Coco, celui d'artistes du vieux monde. Quant à celui de son père il s'agissait d'un bâtard sans aucune famille alors pour remonter les traces de ses ancêtres c'est pas gagné. Sa mère était une véritable artiste elle, une actrice, danseuse ratée et son père une crapule quelconque qui a pourtant porté un souffle d'affection envers la mère et l'enfant avant de tailler la route. C'est de lui qu'elle a hérité sa tignasse blonde, vu que maman était rousse comme le crachat d'un volcan. Dans mon lit ♆ Des petits, des grands, des moyens, la fillette n'est pas particulièrement regardante sur le physique. Brünn aime et désire avec la naïveté des enfants. Elle apprécie les curiosités, les étranges, les distants, les tordus, les brisés. Les sucrés, les acidulés, comme des confiseries qu'on déguste, que l'on ressent dans notre être. Elle recherche l'inattendu, le nouveau, ou bien l'habituel, testant, expérimentant, comme une recette. Brünnhilde est fille du plaisir des sens et si elle n'est pas convaincu, elle résille facilement. Quand aux filles, eh bien une fois ou deux ses prunelles ont croisé celles d'individus du beau sexe mais elle n'a l'occasion ne s'est jamais présenté. Degré de solitude ♆ Parfois solitaire toujours roublarde. Nomade, allant de couche en couche, cela fait déjà quelques temps que ses draps sont lisses et immaculés. Elle n'accueille pas, on l'accueille. Sans accroches, Brünn cède quand elle en a envie ou par caprice. Si la jeune femme est satisfaite, elle revient, s'accoutume, et goûte les plaisirs dans des bras. Pure désir et rien de plus. C'est l'ennui sinon. Elle ne dit jamais non à une étreinte enfiévrée au creux des draps. Les sucreries ne sont pas son seul petit plaisir. Tromper l'ennui ♆ Petite dealeuse de douceurs, marchande de sucreries. Elle tient une petite échoppe coincée entre deux autres boutiques de bois peint. Quand elle n'est pas derrière les fourneaux ou la caisse de son magasin, c'est aux côtés du personnel du motel qu'elle s'occupe de faire les chambres, tenir l'accueil ou autre tâche qu'on lui confie dans l'instant. Un marché passé avec la matriarche pour pouvoir garder son lieu des trésors, et avoir un toit au dessus de la tête. Pas drôle la mère. Avant d’atterrir ici, Brünnhilde était membre d'une petite troupe. Cela fait toutefois plusieurs années qu'elle a troqué son petit costume pour un tablier. Tombé dans le trou à rat ♆ Il y a trois ans environ, des raisons personnelles ont amené les Cortesão à São Poeira La nouvelle famille ♆ Fille perdue, sylphe et fée des bois, et enfant des salauds. Brünn est presque une petite abeille exemplaire qui s'affaire à multiples tâches et qui sait se rendre nécessaire si elle en ressent l'envie. Elle apprécie le labeur, le fait de réaliser, de faire, fabriquer, modeler.


au-delà des dunes
Joli prénom ♆ Noé' enfin c'est le surnom couramment utilisé Pseudo pas beau ♆ mystery machine. Nombre d'hivers endurés ♆ 20, mais les hivers je ne les endure pas, je les apprécie ehe ! Pierre précieuse préférée ♆ Il y en a tellement ! Mais sans hésitation, je dirais l'ambre en tant que pierre semi-précieuse, et sinon l’émeraude. Compagnie de voyage ♆ J'ai suivi d'un œil le sujet sur bazzart, et suis retombé dessus, et n'a pas été déçue de m'y être intéressé. J'ai décidé de faire le premier pas mais le contexte + vos fiches m'intimident, je crains que mon style soit un peu trop simple par rapport à cet univers   (D'ailleurs, je préviens il y a des fautes mais je vais rapidement corriger !) Mot doux ♆ C'est bô  Hope  Degré d'addiction ♆ 7 jours sur 7 si possible Sésame ouvres-toi ♆ Enfermons-nous mélancoliques BC Tête de cochon ♆ Freya Mavor Remerciements ♆  bannière de fuckyeahfreyamavor sur tumblr, avatars de EYLIKA Mot d'amour en plus ♆ Vos personnages sont super, le contexte est génial, franchement je ne regrette pas de m'être inscrite !  :han: 
Mais alors ils s’en allaient, dansant dans les rues comme des clochedingues, et je traînais derrière eux comme je l’ai fait toute ma vie derrière les gens qui m’intéressent, parce que les seules gens qui existent pour moi sont les déments, ceux qui ont la démence de vivre, la démence de discourir, la démence d’être sauvés. ▲ KEROUAC
sugarplum fairy
Ses doigts caressent la surface rugueuse, elle entend presque les accords s'élever dans les airs qui la charment et l'emporte. D'un geste précieux, sa main dépose le disque antique sur le tourne disque. Un bricolage ingénieux, signé par une connaissance de la dame, permet à la musique grésillante de s'élever discrètement dans la petite boutique. On la regarde, on l'observe. Elle, la fille malingre aux yeux au fond desquels on peut capture une lueur chafouine, enfantine. Les odeurs douces titillent l'odorat comme le palais. On retient son souffle, on observe, on caresse du regard. Gâteaux de miel, biscuits, guimauve collantes aux couleurs affriolantes qui invitent à la fête. Les petites curieuses froncent le nez, s'accoutument à cette explosion agressive de senteurs. On salive, on humecte ses lèvres, on tend une main tremblante vers les trésors qui s'étalent devant ses yeux. Il y a cette surface azurée, ce mur de bois grossièrement peints. Ces petits paniers tissés qui contiennent les plus beaux et les plus appétissants des trésors. Avec hésitation, les doigts se soulèvent pour s'arrêter à quelques centimètres de leurs contenus. Sur les étagères vulgairement bricolées, les pots en verres maculés de poussière tiennent fragilement en équilibre. Caramels, guimauves, gommes à mâcher... bricolés avec les moyens du bord et pourtant si alléchants. Une simple bouchée et on s'étourdit, on plonge dans les jardins de l'eden, aux arbres recouverts de sucre. C'est l'extase, l'orgasme, la danse sensuelle et la caresse sur les papilles.

Cet art, Brünnhilde, dont le nom respire courage, grâce, force, le maitrise non sans quelques adresses. Dans l’arrière boutique, un espace étroit comme le reste de l'endroit, une petite cuisine dans laquelle on peut trouver bocaux, sacs de sucres dégotté au marché noir, des casseroles avec un fond de caramel figé. Pour quelques pièces, elle troque ses créations. Certes, surement inutile diraient quelques mauvaises langues. Et pourtant lors des jours d'ouverture, quelques habitués s'y pressent. La marchande de douceurs. Brünnhilde est la passionnée, la légère, l’amère, l'acidulée. Fille du plaisir, fille de l'oubli, joueuse, délicate. Elle a aussi le caractère bien trempée, ces mots pas si jolis qui pourtant ne détonne pas dans sa bouche encore enfantine. Brünn est disciplinée et pourtant si sauvage dans les plaisirs et la joie. Par ses créations, ou par sa présence, elle arrive à faire naître un sourire ou un soupir au creux des lèvres. Son temps à São Poeira se partage entre son petit boulot au motel, ses heures de succès à la cabane sucrée et ces moments fugaces dans les draps d'inconnus. La valkyrie de São Poeira. L'éternelle roublarde, la fille sauvage aux robes légères, aux cuisses découvertes.


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(#) Mer 22 Jan 2014 - 17:33
salute your solution

l'étrange
Brünnhilde est légère. Si légère. Pas maigrichonne, ça jamais. Ses courbes, la douceur de ses traits, de son visage. Certes, elle n'a pas volé une certaine finesse. On a dirait tout droit sortie d'un de ces contes pour enfants dont elle était si friande enfant, avec son air de sylphide, ses yeux translucides, ses bouclettes blondes. C'est la fiancée de Puck, la servante d'Obéron et de Titania, l'enfant des forêts au pied léger, feu follet, l'elfe aux sourires sauvages, difficile à saisir. Oui, une chose que l'on peut dire c'est qu'il faut user de ruse pour s'en emparer de la petite. Peut-être rêve-t-elle beaucoup trop des étoiles, peut-être qu'elle veut les atteindre. Brünnhilde est une acrobate sans câbles ni filet, elle n'en a pas besoin. Ce don l'a effrayé, ce don l'a... perturbé ? En aucun cas. Comme sa mère un peu avant elle, des phénomènes étranges se sont manifestés. Comme une part d'elle même. Ses pieds ont quittés le sol, plus de gravité, libre de toutes accroches, amusant, amusant oui. Comme un ballon remplit d'hélium qu'une petite main d'enfant aurait lâché. Et l'impossibilité de garder les pieds sur terre. L'altitude ne l'a dérangeait pas. L'insolente qui défie la gravité. Les premiers temps, les manifestations de ce don se firent pataudes, elle s'envola au plafond. D'un bond, elle rejoignait le vieux lustre de l'accueil du motel en un bond. Sans pouvoir redescendre sans une aide quelconque. Maintenant, elle peut presque toucher le sol sans le petit système ingénieux mis en place, mais ce n'est pas tout à fait encore ça. Seulement si elle se concentre, mais ça ne dure pas très longtemps. Elle reste légère, poupée d'air. Aucun poids ou presque. Pour parer aux inconvénients, une paire de solides chaussures lestées de plomb par un des clients du motel. C'est dommage. Pour les cieux, pour l'orée des arbres, mais qui peut-t-elle nécessité fait loi et peut-être faut-t-il avoir les pieds sur terre parfois. Et sinon ? Pour l'intérieur, la fille aux pieds nus se pare de ces deux splendides bracelets de métal ouvragé, ces petits trésors qu'elle ne se laisserait pas facilement escamoté. Bien entendu, il y eut - et a - des inconvénients. Si on veut rester parmi les terriens, on garde des chaînes et poids d'acier. La démarche se fait lourde, la course difficile, l'équilibre instable.
(c) EYLIKA

São Poeira
Peut-être qu'elles n'avaient rien à perdre, peut-être qu'elles se doutaient de ce qui les attendaient . Brünnhilde, impatiente - une touche de naïveté qu'elle devait sans doute à la femme qui l'avait pondu, voulait quitter Rio et partir. Ailleurs, autre part, vivre les folles aventures qu'elle s'imaginait le soir dans son lit. Voir le brut, le violent, le sauvage. Sa mère et elle ont donc quitté la grande ville, la première ayant été informé que sa sœur - et éventuellement sa mère - s'y trouvait. C'est la jeune fille qui l'a pressé pour qu'elles s'y rendent et puis plus rien ne les raccrochaient à Rio. Brünn a été attiré par ces dunes, ces cabanes. C'est deux femmes malades qu'elles trouvèrent là bas, et en moins de deux Carolina se retrouva à participer à la gestion d'un établissement tout à fait convenable, le petit motel de la ville. Impossible de partir, impossible de quitter ce trou. Brünnhilde quant à elle s'y est accoutumé, à ce trou, à ce village maudit, et désormais il lui colle à la peau.
(c) EYLIKA
Nous parvînmes au pied d'un noble château sept fois entouré de hauts murs et défendu par une belle rivière. Nous la passâmes comme terre dure, et par sept portes j'entrai avec ces sages arrivant en un pré à la fraîche verdure. ▲ DANTE
CROSSROADS




Coco Cortesão avait toujours raison.

Hanches fortes, bassin large et robuste esquissé du bout d'un pinceau, putain elle avait été. Ses mots étaient teintés de vérité, de dureté, et d'une certaine honnêteté. Peu connaissait son histoire, et après tout peu importait. On la connaissait par son caractère, sa démarche, son visage. Jamais par son passé, uniquement par son futur. Elle avait abandonné son prénom dès qu'elle avait fait ses premiers pas dans le métier même si sa bouche chuchotait encore celui-ci -par nostalgie sans doute. Ce surnom - Coco - lui avait collé à la peau et était devenu sien. Sa nouvelle identité en somme. Un nom aux consonances agréables, amicales, qui semblait vous indiquer que vous étiez en compagnie de quelqu'un de familier. Une femme qui vous rappelle la douceur de l'enfance, la chaleur d'un chez soi. Elle embrassait à pleine bouche, adulte et enfant, homme et femme. C'était ainsi qu'elle aimait, l'humanité. Avec aisance, Coco pardonnait. C'était l'Amour, l'amour avec un grand A. Croyante, jamais sa petite médaille à l'effigie de la vierge ne l'avait quitté. Elle avait beau avoir vécu une vie loin d'être pieuse et catholique, avoir beau ouvert ses cuisses aux premiers venus et courber l'échine pour des milliers d'hommes jamais cette femme n'avait perdu la fois. Ce n'était pas son sourire ravageur qui l'avait élevé au rang des hautes putains. C'était cette poitrine ferme et généreuse, une chevelure sombre, des yeux, ses caresses qui vous donnait l'impression d'être quelqu'un, qui vous remplissais de chaleur. De prostituée, elle était passée au rang de mère maquerelle, à celui de tenancière d'un petit établissement de P. - bourgade mexicaine à quelques lieues à peine de Tijuana - qui regroupait une petite dizaine de pensionnaires. Elle les traitait bien, les protégeait, les câlinait même, et les aimait comme la chair de sa chair, comme si il s'agissait de ses propres filles. Élever des enfants de son propre n'avait malheureusement pour elle jamais été son petit plaisir. Et cela même si elle paraissait avoir été taillé pour cette tâche que ce soit par son physique, son allure, sa personnalité. Toujours les bras tendus. Avec nostalgie, et mélancolie, celle que l'on nommait la Mère se rappelait cette enfance crasseuse dans un bidonville crasseux de Rio où elle manipulait son seul trésor, une poupée tressée immaculée, comme si il s'agissait d'un véritable poupon. D'ailleurs, qu'est-ce qu'elle l'avait aimé cette satanée poupée, qu'est-ce qu'elle avait pleuré sa disparition quand une bande de garçons vilains l'avait jeté, qu'elle avait passé des heures à fouiller les fougères, qu'elle en était ressorti les genoux en sang déchiré par les épines, ses blessures qui piquaient  à cause des plantes urticantes. Sa mère lui avait foutu une de ces volées pour être arrivé en retard, plus de plusieurs heures après le coucher de soleil lui causant la peur de sa vie. A la daronne. Ah douce enfance. Larmes aux yeux, elle cracha qu'elle partirait. Un jour.

Coco Cortesão avait bel et bien toujours raison.

La femme au teint bien du pays, aux yeux marrons, aux regards profonds. Certes, il n'est pas question d'elle, du moins pas que d'elle dans cette histoire. Cela faisait déjà deux années qu'elle avait quitté les draps des clients pour monter sa petite entreprise. Une chose à dire c'était une sacrée femme d'affaire, Coco le savait, tout le monde le savait, c'était un de ses habitués qui lui avait soufflé l'idée au creux de l'oreille. 28 longues années. Une dame ne dit pas son âge, mais elle les comptait ces petites garces qui s'alignaient impitoyablement. Prenant ses cliques et ses claques, elle avait quitté ses clients, son merdeux de patron, et s'était installé à Tijuana. Organisé ses affaires, se faire des contacts entre autre. Cela lui avait pris une bonne année pour tout mettre en place. La bâtisse n'était pas d'un luxe affolant, mais menée par la femme à la poigne d'acier ses affaires iraient sans aucun doute parfaitement. Coco était partie pour se bâtir sa renommée, et se glissé dans les pantoufles d'une patronne se fit si naturellement qu'elle en laissa plus d'un bouche bée.

***

Autre part, un autre temps. • A peine deux ans avant que l'ancienne putain endosse les habits d'une respectable tenancière de maison de passe de province, une frêle gamine d'à peine 24 ans révolus pose le pied sur la terre sèche et craquelée du Mexique des étoiles pleins les yeux, à des lieux du pays qui l'a vu naître. Petrica Botezariu. Petite précieuse de sang roumain tout droit venue de Copenhague où ses parents se sont installés pendant la guerre froide, danseuse accomplie et "véritable artiste" comme elle se plaisait à dire. Naïve, innocente, et surement beaucoup trop crédule pour le monde qu'elle souhaitait côtoyer. L'Amérique. Hollywood. Le succès est à portée de main, elle en est sure.  Cette petite écervelée. Elle avait trouvé un prétexte pour quitter le cocon familial avec la bénédiction des anciens et rejoindre une amie résidant à Mexico. Une dénommée Vitra qui l'avait bercé des perspectives qu'offrait le copain de celle-ci : une possible place de choix dans une production quelconque qui lui permettrait d'être propulsé aux sommets et de rejoindre l'autre côté de la frontière, l'Eden, les states, l'american dream quoi.

Et puis, la maline avait eu la bonne idée de se faire engrosser par le premier venu. Sentimentale, la belle. Quelques jolis mots, un regard, une caresse et elle céda. Aprés tout, se dit-elle, celui-là avait pas mauvais fond. Il ne gagnait pas beaucoup, principalement de la revente d'objets volés ou de substances illicites qu'il réinvestissait immédiatement dans les paris ou les courses. Ce n'était pas un enfant du pays, elle n'avait jamais vraiment réussit à savoir grand chose de lui d'où il venait. Un gamin quelconque, lui avait-t-il répondu en haussant les épaules, sans parents, sans origines. Quand il su pour l'enfant, il la combla de promesses. Puis, un jour le blond aux belles paroles disparut. Purement et simplement. Petrica mena la grossesse à termes, évasive, n'ayant à nouveau en tête que ses rêves de gloire, de pouvoir un jour toucher les étoiles voir vivre parmi elles.

C'est un jour de mai pluvieux que les chemins de ces deux femmes se croisèrent. A Coco, on lui avait fourré dans les bras ce nouveau né gazouillant et les yeux de la maquerelle avait brillé comme ceux d'un gamin attrapé dans une échoppe de jouets. Coco, c'était la mère maintenant. Une vraie. Des années plus tard, légèrement réticente, elle ne lui avait pas dis. Pas dis à sa fille, à la prunelle de ses yeux que cette femme l'avait déposé dans ses bras, et dit dans un souffle de lui dire que sa mère avait disparu. Peut-être la raison, tuée, drogue, maladie... elle était partie la jeune folle, en route pour la gloire et le succès. Et plus tard, plus tard oui, elle reviendrait chercher l'enfant. L'endroit où ses pas la mèneraient n'était sûrement pas pour une si frêle chose. C'était ce qu'elle avait affirmé à la nourrice de fortune. L'idiote. Un mois plus tard, elle finit dans l'appartement d'un hôtel miteux de Tijuana dans les bras d'un prétendu producteur venu de New-York. Overdose. Les circonstances. Peu importait. L'enfant était entre de bonnes mains, et puis peut-être valait-t-il mieux qu'elle ait échappé au destin qui l'aurait attendu si la fragile Petrica avait assumé son instinct maternel. Coco était enfin mère, rien ne l'empêchait de pouvoir l'élever cet enfant, on ne lui arracherait pas des entrailles c'ui-là, on n'irait pas le vendre c'ui-là.

C'était le sien.

La vie avait donc doté l'ancienne prostituée d'un sens aiguë des responsabilités. L'enfant n'était pas le sien, et pourtant elle la traitait comme si la petite était issue de ses propres entrailles. Jamais, la femme n'avait caché que ce n'était elle qui l'avait porté, et puis l'histoire aurait été difficile à avaler, si peu de choses les auraient pu laisser à soupçonner une quelconque filiation. Mais l'enfant s'en moquait.  

Brünnhilde aimait sa Mère, elle aimait ce bout de femme qui l'avait gavé d'affection, elle aimait cette enfance bénie qu'elle avait passé dans les jupes de la mère maquerelle a l'observer crier après une fille qui traînait un peu trop un soir d'affluence. La petite blonde détonnait, mais les pensionnaires avaient été agréables avec elle, lui donnant parfois une de ces petites sucreries dont l'enfant raffolait, une barrette, ou un petit bijou cadeau d'un de leurs admirateurs. C'était presque ses sœurs, se disait l'enfant du  haut de ses 9 ans. Car, celle qu'elle considérait comme sa mère avait toujours un petit mot d'affection pour elle. C'était aussi ses filles non ? Brünn trembla. Elle trembla de terreur quand lors d'une soirée fraiche, Coco avait chassé une de ses filles dans le froid. Dure mais juste, murmura Frida sur le seuil de la porte, une des pensionnaires, en serrant son petit châle avant d'intimer à la gamine de rentrer avant d'attraper quelque chose.

Quand, la maquerelle dû fermer son établissement – non sans essuyer une petite larme avant – Brünn la suivit, sa main enserré dans la sienne. Mère et fille. Question de laisser le petit village, Tijuana, la poussière du Mexique, elle décida d'entamer une nouvelle vie ailleurs. Sur le quai du train, elle souleva l'enfant pour la déposer sur la marche du train avant d'elle même s'agripper à la barre pour s'y hisser. Elles parcoururent le couloir avant de engouffrer dans un wagon à moitié vide. Un vieil homme, chapeau vissé sur la tête, yeux mi-clos, ronflait au point de faire trembler la cloison. La fillette s'assit sur le petit banc, et la mère Cortesão s'installa à ses côtés après avoir déposé la valise et les quelques sacs de voyage qui contenaient leurs affaires. Au loin, un long sifflement se fit entendre et le train démarra. Impatiente, Brünn se tortillait. Elle avait pressé sa mère de questions toute la matinée, mais cette dernière s'était enfermé dans son mutisme se contentant d'indiquer ses instructions à sa protégée. La femme se racla la gorge, avant de prendre la parole Approche-toi de moi chica, je vais te raconter une histoire.

Carolina Cortesão, comme son nom l'indiquait à bien des égards, n'était pas née au Mexique mais y avait passé la majeure partie de sa vie. C'était au Brésil qu'elle avait vu le jour, là où elle avait passé toute son enfance, dans une des petites bâtisses d'un bidonville de Rio. Sa mère, ses frères et sœurs, son sang, elle les avait quitté pour chercher autre chose. Ailleurs. C'est à dix-sept ans, que Carolina avait compris qu'ouvrir les cuisses pourrait peut-être lui permettre d'avoir une meilleure vie. Peut-être... C'était à Mexico qu'elle s'était arrêté où un proxénète l'avait pris sous son aile. Ah. Elle en rit encore. La belle aux cheveux d’ébène avait rapidement constituer sa petite clientèle. Elle avait troqué un enfer pour un autre, voilà tout. Mais, la jeune femme s'y accoutuma, les années passèrent, à bosser pour un homme, puis un autre...

C'est votre fille ? Le curieux contrôleur tenait serré dans sa main sa machine à poinçonner. Carolina acquiesça, tapotant d'un air distrait la tête de la blondinette qui dévisagea l'homme. Il a interrompu l'histoire de ma, songea-t-elle en fronçant ses sourcils. Comme le train était presque arrivé à destination, la jeune femme accéléra le rythme de sa petite histoire : un jour, son chemin avait croisé celui d'un homme. Jeune, plusieurs années de moins que Coco, elle prit goût à être dans les bras d'un homme qui lui rappelait un amour de jeunesse depuis longtemps oublié. L'homme... l'homme aux cheveux blonds, dont Brünn était la chair de la chair - la petite fronça le nez. Elle le prenait à crédit, pas par naïveté. Peut-être par pitié. Il la quitta, non sans l'avoir gratifier d'un beau cocard (L'homme était violent). Puis plus de nouvelles.

C'est le sort... ou la Sainte Vierge, dit la femme avant de faire un signe de croix, qui le rejeta sur son chemin, lui et sa conquête du moment. Sans qu'elle n'ait jamais vraiment su en quel occasion, l'homme avait parlé de son ancienne amante à l'actuelle. De cette femme qui l'avait marqué, douce, maternelle. C'était comme ça que la jeune et naïve Petrica s'était jeté sur son chemin. Et t'avais confié à moi, sourit-t-elle. Brünnhilde posa son regard azurée sur le visage rond de sa mère, songeuse. Parfois, celle qui l'avait élevé se perdait dans les méandres de ses souvenirs, un discours décousu de sens pour bien des gens mais pas pour elle. Elle connait sa mère.

Consciente du regard de sa petite fille, elle se rattrapa : Au Brésil. C'est là bas que l'on va, dit-elle en souriant. Sans doute avait-t-elle besoin de quitter ses souvenirs en bonne et due forme ou peut-être avait-t-elle juste eut envie de conter à la gamine cette partie obscure de son passé. Franche. Toujours.


A 12 ans révolus, Brünnhilde courait les rues de Rio aux côtés de ses nouveaux compagnons d'aventure. Elles s'étaient installées dans un coin tranquille, loin des bidonvilles et de l'effervescence des quartiers aisés. Coco avait tenté de retrouver sa famille, sans beaucoup de succès. Ses sœurs avaient du partir ailleurs sans doute, pareil pour ses frères. Et ses parents... La pré-adolescente commençait quand à elle à se créer sa propre petite vie, à gagner sa petite indépendance, à piquer des caprices et à cueillir les regards des garçons. Les années passèrent. Elles vivaient simplement, et avaient rejoint une petite troupe de quartier qui faisait de petites représentations toutes simples. Parfois, la jeune fille assistait sa mère lors d'un des nombreux petits boulots qui leur permettait d'assurer leur train de vie - ménage chez des particuliers, ou bien travail après l'école dans la pâtisserie où elle appris notamment l'art de la confiserie. Amateurs peut-être, mais on s'amusait. La jeune blonde fut éduquer sévèrement mais sans une certaine clémence. Ancienne prostituée peut-être, mais cela ne l'empêchait pas d'élever sa fille dans le respect de la Vierge et de ses ainés. Bien sur, il y eut les petits caprices, les cris, lors que l'enfant passa la puberté ou quand Coco ouvrit la porte de la chambre un soir pour trouver un garçon entre les cuisses de sa petite. Les remontrances pleuvèrent, pas pour avoir ouvert la porte à un jeune freluquet de 19 ans, juste pour pas avoir eut une certaine tenue à l'égard du foyer.  

C'est le sort qui convainquit Carolina de rejoindre São Poeira. Le mauvais homme avait visité les draps de la matrone; marié, haut placé, peu importait, et l'adolescente n'eut pas vent de l'affaire. Elles rejoignirent le petit village, pour se faire oublier, et suite à une histoire que la mère Cortesão avait trop fait trainer. Le train, la route à pieds, les bras remplis d'affaires, de bagages. La jeune fille avait ce goût dans la bouche, cette impression de partir pour ne plus se retourner. Quelque chose... qui avait une teinte définitive lui semblait-t-il.

La suite vaut-t-elle vraiment la peine d'être contée ? Les jours qui passent, le gaz, les dunes, le bidonville, les drogués, la crasse, les putains. Mais qu'avait-t-elle à y voir la jeune fille ? Rien, c'était son monde désormais, l'adaptation avait pu être brutal mais on s'habitue au malheur. Grâce à quelques petites connaissances, son rêve d'une petite boutique avait pu être réalité. Cet endroit de couleurs et de plaisirs, de senteurs. Cigarette au bout des lèvres, yeux rivés au plafond, ces lattes de bois mal agglutinées, elle crache une bouffée de fumée, puis l'écrase sur la table de nuit - le semblant de table situé à côté de la couche et se relève vivement. En sous vêtements, elle attrape le reste de sa tenue pour se rhabiller rapidement. Il fait encore nuit, et des instants qu'elle a passé avec le jeune homme il ne reste plus que les traces dans les draps. D'un geste distrait, sa main lisse le tissu léger de sa robe, en remet distraitement la bretelle sur son épaule, et ébouriffe sa chevelure, triture évasivement une de ses mêches. «Tu r'viendras ?» dit-il d'un ton nonchalant. Un sourire s'étire sur les lèvres de la jeune fille qui se relève rapidement et se dirige vers la porte, jetant un peut-être dans les airs.  

Peut-être pas.

C'est un gamin d'une vingtaine d'années comme elle, qui a passé la porte de sa petite échoppe et l'a maladroitement charmé. La jeune fille a accepté, une nuit, deux nuits. L'ennui. Ils se quittent sur des aux revoir même pas chagriné. C'est un petit jeu, et ce jeu l'ennuie à présent. Il était sympa, maladroit dans sa façon de la prendre. Dans la rue, ses yeux fixent une ligne imaginaire, ses bottines se posent sur celle-ci et le suit dans un faux équilibre précaire. Elle va arriver en retard au petit motel qui se trouve un plus d'un quart d'heure de ce quartier. Maman va pas être contente. Elle repousse la pensée d'un haussement d'épaules, profitant de cette nuit fraîche et sans histoires.




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(#) Mer 22 Jan 2014 - 18:14
oh ce début je l'aime, cette petite. j'aime le choix de la tête - freya quoi - perv
bienvenue ici dans tous les cas, et n'oublie pas de me réserver un lien, surtout
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(#) Mer 22 Jan 2014 - 19:54
Bienvenue
Bonne chance pour la suite perv

Super choix d'avatar !
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(#) Mer 22 Jan 2014 - 20:05
Cleb ; Merci.  :han: J'avais un peu peur que le début soit maladroit, donc merci beaucoup franchement.   Et pour le lien obligé !  ange 


Soren ; Oooh merci beaucoup !   J'ai toujours voulu jouer Freja et là l'occasion s'est présenté à moi car le contexte m'a donné pas mal d'idées sur comment je pourrais la jouer.   :han: 
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(#) Jeu 23 Jan 2014 - 18:37
oh oui freya, je l'aimais bien, puis je l'aime toujours  What a Face sinon, non, le début n'est pas maladroit, j'aime beaucoup.

bienvenue et bonne fin de fiche (  )

p.s : sinon il manque une partit du code du règlement, relis bien correctement ;)
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♆ MALÉDICTIONS LANCÉES : 464
♆ PSEUDO : AMIANTE.
♆ AVATAR : CILLIAN MURPHY.
♆ ALIGNEMENT MORAL : CHAOTIQUE BON
♆ PERDITION : FABRICATION DE SOUVENIRS.
♆ ENNUI TROMPÉ : FIGURE PATERNELLE DES ENFANTS VOLEURS. SAINT PATRON DES ORPHELINS. LES BONNES INTENTIONS SE SONT ÉRODÉES AVEC LA POUSSIÈRE. IL LEUR A TOUT APPRIS, LES DOIGTS MAGIQUES POUR DÉTROUSSER SANS SE FAIRE ATTRAPER, LA SOLIDARITÉ DANS LE BUTIN QU’ILS PARTAGENT ET MÊME LES VICES AU CREUX DES DRAPS.

(#) Ven 24 Jan 2014 - 13:07
oh dis donc j'aime beaucoup le prénom, c'est ringard et beau à la fois (et ça me fait penser à django unchained *fangirl*) pis j'aime la jolie fille derrière aussi, et son histoire, de ce qu'on peut en voir perv donc un grand bienvenue parmi nous :han:

♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆ ♆♆♆♆♆♆


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(#) Ven 24 Jan 2014 - 19:18
Alcide ; Pour le code,c'est bon (normalement) je n'avais pas trouvé tout de suite la fin, mais après avoir relu je l'ai déniché ! Merci à toi en tout cas.   Je suis ravie que le début aille. :han: 

Adolf ;  DJANGO.  Pleins de câlins pour le fait que as remarqué la mini référence. Hope (J'y ai pensé quand j'ai songé au prénom.   ) En tout cas, merci beaucouuup.

Bon fiche finie. Je vais trottiner au sujet consacré.   
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(#) Ven 24 Jan 2014 - 19:44
bienvenue à São Poeira
la vie est finie, mais tu survis.


oh, je l'aime j'aime comment simple elle peut être, et puis l'histoire, mondieu j'étais tellement captivée que j'ai pas fait attention aux fautes, donc aucune idée s'il y en a compte sur moi pour venir te chercher un lien dans les prochaines minutes, dans tous les cas. j'ai déjà une petite idée perv

Il y a ce sourire, là, si grand, si laid, sur ses lèvres gercées par les morsures et le sang versé. Il t'observe, là, le torse ouvert, le coeur entre ses mains, maintenant. Plus rien ne t'appartient ; tu es à lui tout entier, maintenant, qu'importe ce que tu choisis de faire. Ses ongles, si abîmés, s'enfoncent dans ton pauvre coeur et y glisse son venin. La malédiction est lancée ; te voilà captivé.

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(#) Ven 24 Jan 2014 - 19:48
:han: :han: :han: :han: :han: :han: 

Je trouve pas vraiment de mots, alors je dirais juste, merci merci merci merci merci milles mercis.   J'avais quelques appréhensions pour la fiche, et ce que tu as dis n'aurais jamais pu plus me faire plaisir.    Et pour le lien c'est avec joie.  :han: 
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