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(M) FASSBENDER ; LES GRIMACES DU VIEUX CHASSEUR

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(#) Lun 20 Jan 2014 - 21:36
Deil Glimt

ange déchu
Héritage Infortuné ♆ Glimt (changeable). Appellation aux Origines Contrôlées ♆ Deil (changeable). C'était mieux avant ♆ Minimum 39 le mieux serait vers les 42-43 ans. Première Bouffée d'air ♆ Le Montana, USA et il est Sagittaire. Papa et Maman ♆ Américain de base donc. Dans mon lit ♆ Tout c'qui bouge. Degré de solitude ♆  Extrêmement inquiétant. Tromper l'ennui ♆  Boulot totalement libre, pas proxénète pitié. Malédiction ♆ Chie des billets. Joke. En fait il peut "marquer" les gens. Comme un chien qui ferait pipi sur son territoire. Il décide de les marquer et bim, elles dégagent une odeur que lui seul peut sentir. Nommons plus simplement ça la marque du chasseur.  Tombé dans le trou à rat ♆ Depuis environ quatorze ans. La nouvelle famille ♆ Libre.


au fond du lagon
Moros ♆  N'en faite pas un salopard fini, ni une guimauve larmoyante. Faites en un homme, meurtrie mais pas fracassé, comme seul les hommes savent l'inscrirent dans leur rides de lion.  Avatar ♆ Michael Fassbender, extrêmement dur de me faire changer d'avis. Pas impossible cela dit, vous voyez le genre alors si ce n'est pas lui, ne vous en écartez pas trop non plus. Présence ♆ Perso je répond vite et j'aime mieux qu'on me répond rapidement, après si c'est qu'une réponse par semaine je survivrais.  Autre ♆ J'ai une sainte horreur des rps de trente mille lignes et qui ne parle de rien d'autre que de la manière dont la mouche sur le rebord de la fenêtre rappel à votre personnage la mort de son chiot pendant son enfance. Qualité et surtout action. Donnez moi de quoi mâcher ou je vous chie à la gueule. Je déconne pas.  
Nous ne sommes pas de mauvaises personnes, nous venons juste du mauvais endroit. ▲ SHAME
Homme au bain
-L'anecdote si dessous vous semblera peut-être étrange. Elle me semblait pourtant essentiel et suffisante pour appréhender le personnage. Elle parle des heures qui suivent le décès du père de Deil.-

C'est une nuit de février où le froid semble vieux comme le monde. Il vient des profondeurs, comme si des capsules polaires enterrées là depuis la nuit des temps n'attendaient qu'un séisme pour libérer leur contenu. Les frissons chuintent hors du sol en une fumée légère et un peu brillante, ils mordent chevilles et racines de leur haleine ancienne et frigorifiée. La végétation se berce dans cette étreinte de glace, frêles silhouettes de chlorophylles se tordant dans les bras étincelants de l'hiver. Quand Deil marche, l'herbe expire des gémissements plein de gel. Sa peau se hérisse sous ses vêtements, comme irritée par les approches taquines de doigts à glaçons. Ses mains, elles, se serrent au fond de ses poches pour retenir un peu de tiédeur.

Il essaye de ne pas penser à ce qu'a dit son père, il y a à peine quelques heures. A ces paroles exhalées comme des sons mourant dans l'obscurité de la chambre d'hôpital, avant que ses yeux ne roulent dans ses paupières et que le dernier sommeil ne le fauche juste à côté de lui. A chacun de ses pas, une fumerole opaque et laiteuse s'échappe de la bouche de Deil ; quand sa respiration siffle dans sa poitrine comme un vent carbonisé, une expectoration vaporeuse de cendres nouvelles. Son père disait que quelque chose n'était plus. Il disait que ça avait dépéri avec l'automne, pourri dans la terre. Et qu'un étrange embryon à tentacules se plantait là où tout avait été emporté par le sable des jours.

A chacun de ses pas, Deil suffoque. L'air est trop froid pour ses poumons. Ça le réfrigère de l'intérieur, ça le perce ; de minuscule stalactites, épineuses comme des aiguilles de glace, tricotant un dessin complexe dans ses bronches. Il ne pensait pas que son père le ferait. Quelque part dans le coma de l'attente, il l'avait entendu se redresser en poussant un cri. Comme si son père avait put sentir ce genre de chose, à l'instant exact où elles se produisaient. Son père s'était redressé, avait crié, et il était parti.

Deil lit ses pas sur le gel, tremblant et oppressé dans sa cage thoracique. Alors qu'il contourne le lac, il distingue soudain la digue en bois, comme une lune sombre posée sur cet endroit d'où les enfants plongent en été. Il lui semble qu'un cri veut jaillir de sa poitrine. A la place, ses jambes sont prises d'une impulsion et il se met à courir. Il s'arrête en atteignant le bout de la jetée et plisse alors les yeux. Le lac est comme une abime sous ses pieds, un trou de ciel à même le sol avec les étoiles pour tapisser la surface lisse ; une réplique à l'identique de la voûte astrale, sauf que ce duplicata est rempli, qu'on peut y plonger et y mourir. Une cavité de ciel plein d'eau, une baignade céleste de marasmes gelés.

Il appuie ses pieds contre la berge pour se propulser plus au centre du lac et ça creuse un large sillon dans l'eau, comme un missile de peau. A l'instant où ses pieds quittent le bois râpeux de la digue, cette seconde où il se sent tomber et que ses phalanges touchent la surface, il sait que c'était une mauvaise idée. Mais il n'y a plus rien à faire ; il s'enfonce et le lac l'engloutit. Cette fois, le cri fuse de sa gorge comme une giclée de sang. L'eau froide est cent fois pire que l'air. Elle n'a pas de doigts à glaçons ; elle a des dents à calottes glaciaires. Et elles se plantent en lui, les dents de l'hiver, de ses pieds au creux de ses côtes. Ses orteils se crispent dans la vase. Sa mâchoire frémit. Il voulait juste voir si on pouvait les arrêtait avec le froid. Deil retient son souffle, bien qu'il ne sente pas grand chose en vérité. Quelque part dans ses entrailles, une bestiole anesthésiée par le gel tente sans résultat de sortir de son hypothermie.


Atom Akaso
" La fin de l'enfance coïncide avec une certaine volonté d'oublier les choses ; les utopies, les espoirs déraisonnés, les mondes imaginaires et autres bagatelles. On devient un peu adulte lorsque l'on évacue toutes ces illusions confortables, que l'on reconnaît leur impuissance sur nos maux, et que l'on apprend à être malheureux comme une grande personne : sans se faire d'idées. Quoi, qu'est-ce qui te fait marrer ? Tu te penches avec émotion sur ma théorie de vieux romantique oui ou non ? Sincèrement At', fais un effort, ce que je dis là n'est pas complètement dénué d'intérêt. " Elle hoche la tête en ravalant son fou rire d'une bonne rasade de thé. Rien de mieux qu'un peu de plantes dilués d'eau chaude pour vous remettre la cervelle en bon ordre. " La vérité, c'est que la névrose nous guette dès le sortir de l'âge tendre. Une fois hors des jupons maternelles, nous nous confrontons à des choses de grands. Certaines de ces expériences, sitôt vécues, appellent en nous la fâcheuse envie de les éradiquer de nos crânes : je parle de ces petites histoires noirâtres et acrimonieuses, qui pourrissent les branches de nos existences. " Elle ne rit plus du tout. Elle baisse plutôt le regard, pas honteuse, mais à la recherche des bons mots. Pourquoi lui dire ça, alors qu'elle fait si bien semblant. Mais puisque c'est l'heure des grandes révélations, imprimons nos remords sur des tablettes de pierres mentales. Allons y, ouvrons les vannes. Pauvre idiot. Elle s'élance d'une voix désincarnée, presque blanche. " Il y a ces choses - lancinantes, mauvaises - qui se sont incrusté dans ma chair comme des métastases endormies ; j'aimerais les garder toujours à vif, et me les repasser, rejouer le morceau à en connaître chaque frémissement, chaque hésitation, chaque craquement sur la bande ; me rappeler jusqu'au "je t'aime" avortés, toute la douleur déçue de ces fétus interrompus avant d'éclore, tout ces sourires qui n'ont pas vus plus loin que mon utérus ; les ressentir dans mes nerfs avachis et les rappeler à la vie par les sentiments odieux qui m'ont traversée. " Maintes fois il ouvre la bouche, prêt à l'arrêter. Ce n'est pas ce qu'il voulait, ou si. Mais, pas comme ça. Maintes fois il veut la toucher, taire le flot de flèches syllabiques. Mais, ça il ne peut pas. " J'aime lorsque, suffisamment épurée pour un temps, je puis arrêter mes introspections acharnées, freiner mon masochisme. J'ai tout le loisir alors d'user le vinyle de ma mémoire, de m'en contenter, oh, d'une façon si douce. Je l'invente vivre dans mes souvenirs, à tous les âges, à travers toutes ses émotions. Sans doute est-ce pour cela que le temps a filé si vite pour moi. Que presque quinze ans ont été avalés. Je me suis usée à force de catharsis. Ah. Quel mot savant. Et si chic. J'aimerais avoir l'occasion de l'utiliser plus souvent. Allez, devinette. Qu'est-ce que la catharsis ? " Échange de chiens en porcelaine, un vieux souvenir de complicité amoureuse, de devinettes au fond de la couette qui entaille toujours plus la plaie. " Bref. Je me demande pourquoi tu as envie d'entendre ça... Est-ce que tu as besoin d'expurger tes péchés ou quelque chose comme ça ? Prend garde à tes vices Deil, il me semble que je sois sur le point de te laver blanc comme neige avec nos drames. " Cette fois-ci il intervient. Il lève le bras, vengeur et haineux. Il frappe du plat de la main au dernier moment. Un soupçon de tendresse fantôme, sûrement. Il crie, et cela s'avère bien plus violent qu'un uppercut. "Ça aurait été aussi mon fils !" Elle se lève et s'enfuit en claquant le porte d'un point définitif. Une ponctuation claire. La parenthèse romantisme a bien assez duré. Pour aujourd'hui en tout cas.
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